Le ministère espagnol de la Défense a confirmé aujourd’hui que Madrid avait cessé de vendre des bombes à l’Arabie saoudite pour éviter qu’elles ne soient utilisées dans le conflit au Yémen. La chaîne de télévision publique Cadena Ser avait rapporté un peu auparavant que le ministère avait entamé une procédure de résiliation d’un contrat signé en 2015 en vue de la vente à Ryad de 400 bombes guidées par laser.
L’Union européenne doit renforcer les synergies en matière d'équipements militaires pour optimiser les dépenses de défense des Etats membres, ce qui passe notamment par une consolidation du secteur à l'échelle européenne, estime le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, dans un discours prononcé devant l’université d’été du Medef. A ses yeux, cela permettra de mettre sur pied une politique de défense commune plus intégrée, à même de permettre à l’Union européenne de garantir sa sécurité mais aussi de devenir un «acteur sérieux» de l’architecture militaire mondiale.
Les pilotes italiens ont largement approuvé l’accord négocié par leur syndicat, Anpac. Les pilotes irlandais votent actuellement le projet accepté par leur syndicat, Forsa.
Alors que le nouveau directeur général est attendu au plus tard fin septembre, les menaces de grève fusent du côté des syndicats d’Air France mais aussi des pilotes de KLM.
Airbus veut renégocier les contrats de ses sous-traitants sur l’A220 et réduire les coûts du programme de 20%, en échange d’une hausse des volumes, afin de relancer les ventes de l’ex-CSeries de Bombardier, indiquait vendredi le quotidien Les Echos. Cet effort a été demandé à la centaine d'équipementiers aéronautiques présents sur les deux modèles, A220-100 et A220-300, de 110 à 160 sièges, précise l’article des Echos, soulignant que le redécollage du programme a creusé «pendant dix ans les pertes de Bombardier».
Le président exécutif d’Airbus s’est dit ouvert à la fusion des activités de son entreprise dans le domaine des avions de chasse avec celles de BAE Systems, rapportait ce week-end le Sunday Times. Tom Enders a jugé le moment venu d'«envisager sérieusement de regrouper et de fusionner les efforts», estimant qu'«il n’y a pas de place pour trois programmes différents, ni même pour deux».
L’avionneur européen revendique 431 commandes pendant le salon, contre 673 pour le groupe américain. Le marché aéronautique reste porteur à long terme.
Boeing a relevé hier de 3% sa prévision pour le marché aéronautique sur 20 ans, mais en abaissant ses projections pour les gros porteurs et avions régionaux, au moment où sa bataille avec Airbus s’intensifie dans les plus petits appareils. Au salon de Farnborough, le premier avionneur mondial prévoit désormais 42.700 livraisons d’avions sur les deux prochaines décennies, au lieu de 41.030 livraisons prévues voici un an. Cette nouvelle estimation représente une valeur totale de 6.300 milliards de dollars (5.370 milliards d’euros) contre 6.100 milliards de dollars auparavant. Une large part des livraisons, attendues en hausse de 5%, viendra des monocouloirs grâce à une croissance annuelle du trafic de 4,7%. Le groupe américain prévoit une petite hausse de la demande sur le marché du fret, un baromètre du commerce et de la confiance des entreprises, grâce à la croissance de l’e-commerce, en particulier en Chine.
La Grande-Bretagne investira deux milliards de livres (1,7 milliard de dollars) d’ici à 2025 pour développer un avion de combat baptisé Tempest qui pourrait être utilisé avec des pilotes ou comme un drone, a annoncé hier le secrétaire britannique à la défense, Gavin Williamson. Ce projet, dévoilé à moins de neuf mois de la sortie prévue du pays de l’Union européenne, apparaît comme une concurrence au projet d’avion lancé en juillet 2017 par la France et l’Allemagne. Gavin Williamson a dit être ouvert à des partenariats avec d’autres pays sur ce programme.
Fincantieri a démenti vendredi des informations selon lesquelles le groupe naval italien serait confronté à des affaires de corruption présumée et soupçonné de liens avec des organisations criminelles. Dans un communiqué publié au lendemain d’un article de La Tribune, Fincantieri fait également planer la menace de poursuites judiciaires. Le groupe français (ex-DCNS) et son homologue italien, propriétaire à 50% des chantiers navals STX France, œuvrent depuis l’automne dernier à la constitution d’un «géant naval européen».
Le motoriste britannique a annoncé hier chercher des partenaires pour un projet de taxi volant qu’il espère voir décoller dès la prochaine décennie. Le groupe a déjà conçu le système de propulsion pour son aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux, qui pourrait transporter quatre ou cinq personnes à une vitesse d’environ 400 km/h sur une distance de quelque 800 km. Rolls-Royce présentera son projet sous forme numérique au salon aéronautique de Farnborough qui débute aujourd’hui. Airbus, Uber et plusieurs start-up, dont l’une soutenue par Larry Page, cofondateur de Google, travaillent aussi sur des projets de taxis volants.
Le président américain, Donald Trump, a suggéré hier aux membres de l’Otan de doubler leurs dépenses militaires en les portant à 4% de leur PIB, soit bien au-delà de leur objectif actuel de 2% qu’ils ont déjà du mal à remplir, a annoncé la Maison Blanche. Le président américain n’a cessé de réclamer ces dernières semaines que les Européens accroissent leurs dépenses militaires. Mais il s’agissait jusqu'à présent de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024, pas d’aller jusqu'à 4%, soit au-delà même du niveau américain de 3,5%.
Airbus se retrouve avec un stock d’A330 dont la valeur totale dépasse largement le milliard de dollars et qui n’ont pas été livrés à des compagnies aériennes affiliées au groupe chinois endetté HNA à la suite d’un différend lié à des retards de paiements, selon des sources industrielles citées par Reuters. Des compagnies appartenant au conglomérat chinois ont décalé de plusieurs mois leurs paiements, obligeant Airbus à renoncer à leur livrer leurs avions plutôt que de les financer lui-même, ont dit ces sources.
Airbus a dévoilé mardi la nouvelle identité du CSeries, de 110 à 130 sièges, qu’il veut rendre plus compétitif en réduisant ses coûts, étendant aux petits avions de ligne son traditionnel combat avec Boeing. L’avionneur européen a rebaptisé l’avion «A220», le positionnant ainsi juste en dessous de la gamme A300 qui va de l’A319 de 124 sièges à l’A380 qui en compte 544. Les deux modèles, jusqu'à présent connus sous les noms de CS100 et CS300, seront désormais baptisés A220-100 et A220-300 respectivement.
En 20 ans, la flotte mondiale d’avions passagers va plus que doubler pour atteindre 48.000 appareils, avec une croissance annuelle du trafic aérien de 4,4%, selon les nouvelles prévisions de marché d’Airbus. Cela entraînera un besoin de 37.390 avions passagers et cargos neufs, précise l’avionneur européen.
La France et l’Allemagne ont offert à l’Espagne un «statut d’observateur» sur le programme de développement d’un nouvel avion de combat européen, souhaitant que ce projet reste une initiative binationale afin de s’assurer de son avancement rapide, selon Reuters qui citait hier une source gouvernementale allemande. Ce nouvel appareil devrait replacer le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter construit par un consortium composé d’Airbus, du britannique BAE Systems et de l’italien Leonardo. Dans une lettre adressée à ses alliés de l’Otan en décembre, l’Espagne avait demandé à participer à cet important projet industriel. Madrid n’a pas encore répondu à la proposition franco-allemande.
L’administration Trump a signifié par courrier aux alliés des Etats-Unis, dont le Royaume-Uni - son allié le plus loyal dans les guerres en Irak et en Afghanistan - qu’ils ne contribuaient pas suffisamment au budget de l’Otan, une dizaine de jours avant le prochain sommet de l’organisation à Bruxelles. Dans une lettre envoyée le 12 juin au ministre britannique de la Défense Gavin Williamson et consultée hier par Reuters, le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, menace Londres de faire de la France le principal allié des Etats-Unis si les Britanniques n’augmentent pas leurs dépenses militaires.
L’administration Trump a signifié par courrier aux alliés des Etats-Unis, dont le Royaume-Uni - son allié le plus loyal dans les guerres en Irak et en Afghanistan - qu’ils ne contribuaient pas suffisamment au budget de l’Otan, une dizaine de jours avant le prochain sommet de l’organisation à Bruxelles. Dans une lettre envoyée le 12 juin au ministre britannique de la Défense Gavin Williamson et consultée par Reuters aujourd’hui, le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, menace Londres de faire de la France le principal allié des Etats-Unis si les Britanniques n’augmentent pas leurs dépenses militaires.