Trois ans après z15, voici z16, la nouvelle plateforme d’IBM sera disponible le 31 mai. Elle intègre le processeur Telum d’IBM qui comprend un accélérateur d’intelligence artificielle et permet ainsi un traitement de 300 milliards d’opérations par jour. Cette performance accrue servira à traiter des modèles d’intelligence artificielle en particulier dans le secteur financier pour la lutte contre la fraude. IBM modernise ainsi son Mainframe, qui est au cœur des systèmes d’information de nombreuses banques, dont 45 des 50 premiers établissements mondiaux. En combinant la performance du matériel et du logiciel, l’Américain compte réaliser un saut significatif qui permettra aux banques, notamment, de détecter la quasi-totalité de la fraude grâce à l’exécution de modèles d’intelligence artificielle en temps réel, puisque la latence n’est que d’une milliseconde. IBM considère même que, grâce au chiffrement systématique et à l’informatique confidentielle (de haute sécurité), la plateforme z16 sera en mesure de protéger les systèmes d’information contre les attaques quantiques.
Un vote des eurodéputés prévoyant de nouvelles exigences strictes de transparence et de traçabilité pour les transferts de cryptoactifs suscite la fureur du secteur.
D’après Bloomberg, le géant de la technologie travaillerait à une nouvelle structure, entièrement internalisée, pour ses offres de paiement et de services financiers.
Vitesse. La présidence française de l’Union européenne avance au pas de charge sur ses travaux prioritaires : le Digital Markets Act (DMA), présenté il y a 18 mois seulement, a été adopté le 24 mars à l’issue d’un trilogue express et intense. Ce texte a pour objet d’obliger les grandes plateformes incontournables dans l’accès aux services numériques à s’ouvrir à la concurrence, à laisser le choix aux consommateurs et à permettre à des fournisseurs plus petits d’accéder aux marchés. Dans le domaine du paiement, le DMA devrait ainsi obliger Apple à donner accès aux fournisseurs de paiement tiers à son antenne NFC (near field communication) pour permettre le paiement mobile autrement que via ApplePay. En cas d’infraction, le DMA prévoit des sanctions financières allant jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires et jusqu’à 20 % en cas de récidive. Le niveau des sanctions a été élevé pour éviter que ces grandes plateformes ne préfèrent payer une amende plutôt que de se plier à la règle, comme l’a fait Apple face à l’autorité de la concurrence néerlandaise sur ce dossier particulier.
Citoyen. La Banque Postale Consumer Finance se lance dans le paiement fractionné et différé avec une nouvelle filiale baptisée Django. Son objectif ? Diffuser auprès des e-commerçants un ensemble de facilités de paiement « citoyen », c’est-à-dire conforme à son positionnement contre les risques de surendettement adopté il y a dix ans lors de sa création. Paiement en deux, trois ou quatre fois, ou bien à quinze jours, trente jours ou quarante-cinq jours, pour un montant maximal de 6.000 euros d’achat, l’offre se veut à la fois facile à intégrer pour les marchands et facile à utiliser pour les consommateurs. La Banque Postale Consumer Finance estime pouvoir accepter 95 % des candidats au Buy now pay later (BNPL). Actuellement en test auprès d’une dizaine de commerçants, Django fonctionne grâce à Stripe, en tant que prestataire de services de paiement, et à Pledg pour le scoring en remplacement d’Alma, qui a souhaité préserver son propre modèle opérationnel.
Voilà qui ne va pas améliorer l’image du secteur. Jordan Belfort, le courtier dont la vie a inspiré Le loup de Wall Street, s’est en effet lancé dans la vente et la promotion de NFT et autres monnaies numériques. Les crypto-enthousiastes sont emballés. Peut-être ignorent-ils comment se termine le film ? L’idée de recevoir des conseils en investissement de la part d’un escroc condamné (et à qui il est désormais interdit de travailler dans la finance) n’a en tout cas pas l’air de les déranger. Le secteur n’est plus à une arnaque près.
L’avis d’expert d’Alain Rocher, gestionnaire des connaissances chez Société Générale Securities Services et membre de l’Association française des professionnels des titres (AFTI)
Le réseau d’échange de cryptomonnaies Ronin, sur lequel s’appuie le jeu vidéo Axie Infinity, a été victime d’un piratage le 23 mars dernier. Le montant du vol, découvert mardi seulement par les équipes de Ronin, dépasse les 600 millions de dollars (538 millions d’euros) au cours actuel de la cryptomonnaie ethereum (3.370 dollars le 30 mars à 16 heures). Dans le détail, le ou les pirates ont dérobé 25,5 millions d’USDC, une monnaie numérique indexée sur le dollar («stable coin»), et 173.600 ethereum. Il s’agirait du deuxième plus gros vol de cryptomonnaies de l’histoire, selon Reuters, qui reprend des données d’Elliptic.
Goldman Sachs Asset Management a annoncé, mardi, l’acquisition, pour un montant non dévoilé, de NextCapital, une fintech basée à Chicago, qui utilise des «robots-conseillers» pour fournir aux entreprises américaines des solutions destinées aux fonds de pension de leurs salariés. La transaction, qui devrait être bouclée au second semestre 2022, permettra à la filiale de la banque américaine de diversifier son activité en lui apportant un flux de revenus plus régulier que ceux qui proviennent du trading.
Apple et Google ont désactivé les cartes bancaires russes Mir sur leurs porte-monnaies numériques. Apple a supprimé la possibilité d’utiliser une carte Mir avec Apple Pay, a annoncé vendredi le Système national de cartes de paiements, ou NSPK selon son acronyme russe, un organisme de la banque central russe. Les banques russes Sberbank, Gazprombank et Tinkoff Bank, qui émettent toutes des cartes utilisant le système de paiement Mir, ont informé leurs clients vendredi sur les réseaux sociaux qu’ils n’auraient plus accès à Apple Pay. La filiale d’Alphabet, Google, a pour sa part suspendu son projet visant à permettre aux consommateurs russes d’utiliser leurs cartes Mir avec Google Pay. Ce projet avait été évoqué en octobre dernier dans le quotidien russe Izvestia. «Google Pay suspend ses services de paiement en Russie en raison d’une interruption des services de paiement indépendante de notre volonté», a déclaré une porte-parole de Google.
Une intégration européenne au milieu du gué, c’est ce que les acteurs des paiements ont présenté hier lors d’une conférence organisée par le France Payments Forum.
Pilier des échanges interbancaires, la coopérative devient un instrument de politique internationale, favorisant l’émergence de solutions alternatives.
Intervenant sur le sujet de la confiance numérique lors d’une conférence organisée par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, le journaliste Frédéric Filloux est revenu sur le fonctionnement de Facebook (Meta, désormais), décriant les travers fondamentaux de ce réseau social : « Facebook est la boîte la plus perverse au monde, il n’y a pas plus dangereux que cette entreprise au monde ! » Un cri du cœur pour cet observateur avisé des nouvelles technologies qui a rappelé que les algorithmes présidant à la diffusion des messages favorisent les plus outranciers aux dépens des interventions modérées ou raisonnables. Selon lui, le réseau social est irréformable dans la mesure où forcer Facebook à modérer davantage ses contenus reviendrait à briser son modèle économique. Frédéric Filloux se montre également sévère avec les médias traditionnels qui se sont largement trompés en croyant utiliser Facebook et les autres réseaux sociaux comme canal de distribution.
Digital. Le groupe de règlement-livraison rejoint le consortium Fnality, dédié à la construction d’un réseau distribué de systèmes de paiement utilisant des monnaies digitales de banques centrales (MDBC). Créé en 2019, Fnality compte 14 groupes bancaires internationaux à son capital, outre le Nasdaq. Et va lancer une première expérimentation en octobre prochain avec la Banque d’Angleterre pour créer une monnaie digitale reflétant la livre sterling et l’injecter dans les réseaux de paiement et règlement-livraison. L’objectif est ensuite d’étendre les expériences à d’autres banques centrales. Euroclear pourra se positionner sur l’euro et proposer ainsi cette monnaie digitale à ses clients réalisant des transactions en blockchain. Le spécialiste du post-marché a participé à une expérience concluante de « delivery versus payment » en blockchain avec la Banque de France l’an dernier.
La souveraineté économique est une notion à la mode en Europe. Encore faut-il pouvoir accorder les actes aux paroles. 2022 devait être l’année du décollage de l’European Payments Initiative (EPI), cet ambitieux projet visant à créer un système de paiement par carte (scheme) paneuropéen, susceptible de rivaliser avec les géants américains Visa et Mastercard. Mais l’Airbus du paiement ne parvient pas à allumer tous ses moteurs. Trois ans après que ce grand dessein a été rendu public, le nombre de ses promoteurs s’est réduit à 13 banques en raison de la défection récente des principaux réseaux de détail espagnols et allemands. La société en charge de l’EPI vient d’annoncer qu’elle remettait sur l’étagère son système de carte, pour se concentrer dans l’immédiat sur le paiement instantané et la création d’un porte-monnaie électronique.
La plateforme japonaise d’échange de cryptomonnaies Coincheck a annoncé, mardi, qu’elle entrerait en Bourse aux Etats-Unis en fusionnant avec la société d’investissement cotée Thunder Bridge Capital Partners IV, dans le cadre d’un accord de 1,25 milliard de dollars. L’accord assurerait une levée de 237 millions de dollars à la société combinée, à partir des liquidités détenues dans la fiducie de la special purpose acquisition company (Spac), en supposant qu’il n’y ait pas de rachats. Coincheck, basée à Tokyo, compte environ 1,5 million de clients. L’entité combinée, qui s’appellera Coincheck Group NV, sera cotée au Nasdaq sous le symbole CNCK. L’accord devrait être conclu au cours du second semestre.
La plateforme japonaise d'échange de cryptomonnaies Coincheck annoncé mardi qu’elle entrerait en Bourse aux États-Unis en fusionnant avec la société d’investissement cotée Thunder Bridge Capital Partners IV, dans le cadre d’un accord de 1,25 milliard de dollars.
La plateforme de trading FTX poursuit sa croissance folle avec l’ouverture d’un nouveau siège, cette fois en Australie, a annoncé son CEO, Sam Bankman-Fried, lors d’une prise de parole à la Blockchain Week 2022 en Australie. Le géant des services de trading de crypto-actifs a obtenu une licence de la part des régulateurs locaux pour émettre des produits dérivés de gré à gré (OTC), ce qui inclut notamment les options ; les contrats à terme (futures) ; les CFD ; ainsi que les tokens à effet de levier.
Clearbank a levé 175 millions de livres sterling (208 millions d’euros) auprès d’un seul investisseur, la société de capital-investissement Apax Partners, rapporte le site Techcrunch. La startup – fondée en 2015 et lancée en 2017 – ne divulgue pas sa valorisation, mais le PDG Charles McManus a déclaré que la société avait auparavant levé 195 millions de livres sterling auprès d’investisseurs, dont l’homme d’affaires canadien John Risley et les sociétés de capital-investissement PPF Group et Norther Private Capital. La fintech britannique a bâti des services financiers basés sur le cloud permettant aux banques et autres clients de déduire en temps réel les transactions de paiement et autres services financiers. ClearBank compte actuellement 200 clients - de grandes institutions financières, des entreprises britanniques comme Tide et Oaknorth, et Coinbase.