Le plus important stablecoin du monde, tether, une cryptomonnaie qui promet la parité avec le dollar, a annoncé se payer les services d’une société d’audit et d’assurance italienne, BDO Italia, qui se portera garante de la fiabilité des réserves qu’il publie. Tether envisage par ailleurs de publier le montant de ses réserves plus fréquemment, sur une base mensuelle contre trimestrielle pour le moment. Tether met en avant sa capacité à assurer la parité de son stablecoin avec le billet vert grâce à des réserves libellées en dollars d’un montant supérieur ou égal à la valeur des tethers en circulation. A fin mars, Tether revendiquait 82 milliards de dollars de réserve dont 39 milliards en obligations souveraines américaines.
Contrairement à la banque privée et au monde des paiements, l'asset management n'a pas encore été bouleversé par les nouvelles technologies. Une question de temps, selon le nouveau directeur général de DWS.
La plateforme de cryptomonnaie basée à Singapour Crypto.com a indiqué mercredi avoir obtenu l’agrément du régulateur britannique des services financiers, la Financial Conduct Authority (FCA). Crypto.com est ainsi autorisée à offrir des services et des produits reposant sur les cryptoactifs à des clients au Royaume-Uni, un marché «stratégique», selon son PDG. La FCA a déjà refusé d’accorder son autorisation à des dizaines de sociétés dans ce secteur. Affichant une base de clientèle de 50 millions de personnes à l'échelle mondiale Crypto.com a obtenu la semaine dernière son agrément en Corée du Sud et celui des autorités italiennes en juillet.
Les pertes issues de piratages de cryptomonnaies se sont élevées à 1,9 milliard de dollars sur la période allant de janvier à juillet 2022, selon les décomptes réalisés par la société d’analyse blockchain Chainalysis, dévoilés mardi sur son blog. Soit une envolée de 60% d’une année sur l’autre. Chainalysis a noté que la tendance ne devrait pas s’inverser de sitôt. Dès la première semaine d’août, le piratage de 190 millions de dollars du bridge Nomad et celui de 5 millions de dollars de plusieurs portefeuilles Solana sont intervenus. «Les protocoles de finance décentralisée (DeFi) sont particulièrement vulnérables au piratage, car leur code open source peut être étudié jusqu'à la nausée par les cybercriminels à la recherche d’exploits et il est possible que les incitations des protocoles à atteindre le marché et à se développer rapidement conduisent à des manquements aux meilleures pratiques de sécurité», estime Chainalysis.
La mise à jour qui doit changer le protocole d’Ethereum et lui permettre d’économiser 99,5% d’énergie sur la validation de ses blocs a été activée avec succès le 11 août sur Goerli, le dernier réseau test qui est passé avec succès de la preuve de travail à la preuve d’enjeu. Les développeurs doivent encore observer comment l’ensemble du réseau réagit pour corriger d’éventuels bugs. Après avoir été maintes fois repoussée, le grand passage à une version plus économe en énergie d’Ethereum est annoncé pour le 19 septembre. Il n’a en tout cas jamais été aussi proche.
À la suite des sanctions américaines, Circle a décidé de geler environ 75.000 jetons de ses USDC liés à des adresses du mixeur. Or le Dai en est très dépendant pour sa collatéralisation.
Un homme de 29 a été arrêté mercredi 10 août a révélé un communiqué du FIOD, le Service d’information et d’enquête fiscales des Pays-Bas. Les autorités l’ont identifié comme étant un développeur du mixeur crypto Tornado Cash, placé sur liste noire par le Trésor américain le 8 août qui accuse le protocole d’avoir servi à blanchir «plus de sept milliards de dollars» depuis son lancement en 2019. Les autorités néerlandaises évoquent de leur côté le montant «d’un milliard de dollars». L’homme est accusé «d’avoir participé à la dissimulation de flux financiers criminels et d’avoir facilité le blanchiment d’argent» avec Tornado Cash, selon les autorités néerlandaises qui n’excluent pas d’autres arrestations dans les prochains jours, Elles soupçonnant les personnes à l’origine de Tornado Cash «d’avoir tiré des profits à grande échelle» de ces transactions.
Le mixeur crypto a été placé sur liste noire par les autorités américaines, entraînant une levée de bouclier chez de nombreuses figures de l’écosystème qui dénoncent une atteinte à la vie privée.
L’agence iranienne semi-officielle Tasnim a annoncé que la République islamique avait réalisé son premier achat dans le cadre d’une importation en cryptomonnaies, sans préciser celles qui avaient été utilisées. «D’ici à la fin septembre, l’utilisation des cryptomonnaies et des smart contracts sera largement répandue dans le commerce extérieur avec les pays cibles», a déclaré sur Twitter un responsable du ministère de l’Industrie, des Mines et du Commerce. Sous embargo économique quasi total imposé par les États-Unis, l’Iran étudie ouvertement depuis mai 2021 la possibilité de contourner les sanctions grâce à l’utilisation des cryptomonnaies.
Ethereum doit prochainement changer de méthode de consensus pour réduire sa consommation énergétique de 99,5%. Un changement qui supprimerait les revenus issus du minage.
L’Etat fédéral américain a publié, dans un communiqué, une liste d’adresses qu’elle place sur liste noire. Parmi elles figure celle de Tornado cash, un crypto mixeur dont le smart contract, programme informatique paramétrable, permet d’anonymiser les transactions ou au moins de les rendre moins traçables. Le protocole lancé en août 2019 sur Ethereum, devenu aujourd’hui une référence, est accusé d’avoir été utilisé pour blanchir «7 milliards de dollars de monnaie virtuelle» selon le communiqué. Son utilisation est apparue à de nombreuses reprises dans des affaires de hacks, les attaquants l’utilisant pour tenter de blanchir les fonds dérobés, comme lors de l’attaque du bridge Harmony (100 millions de dollars) le 24 juin ou de Nomad (190 millions de dollars) le 2 août. « Tornado Cash a échoué à plusieurs reprises à imposer des contrôles efficaces destinés à l’empêcher de blanchir régulièrement des fonds», a déclaré le sous-secrétaire au Trésor pour le terrorisme et le renseignement financier, Brian E. Nelson.
Les deux géants se voient reprocher d’être à l’origine d’une faille qui a permis le vol de 4 à 5 millions de dollars dans des portefeuilles d’utilisateurs de la blockchain.
Placé sous le régime des faillites américain depuis le 5 juillet, Le courtier américain en crypto-actifs a annoncé qu’il allait rétablir les retraits en dollars pour ses utilisateurs qui ne peuvent plus accéder à leurs avoirs depuis le 1er juillet. Au total, 270 millions de dollars pourraient être débloqués dans un premier temps. Selon le document transmis aux autorités américaines au moment de déposer le bilan, Voyager disposait d’environ 1,3 milliard de dollars de valeur en crypto-actifs déposés par ses clients sur sa plateforme. Le 22 juillet, Voyager avait refusé une offre provenant d’Alameda research et de la plateforme de trading de crypto-actifs FTX, deux entités contrôlées par Samuel Bankman-Fried.
La plateforme de cryptomonnaies Voyager Digital, qui s’est mise en faillite le mois dernier, a fait savoir vendredi qu’elle prévoyait de rétablir à partir du 11 août l’accès des utilisateurs à son application pour les retraits en espèces sur des avoirs libellés en dollars. Après l’aval donné la semaine dernière par le tribunal des faillites de New York, ses clients pourront en outre déposer des réclamations contre Voyager pour leurs avoirs en cryptomonnaies avant la date limite du 3 octobre.
Les attaques à répétition dont sont victimes ces sortes de passerelles indispensables à l’interopérabilité entre blockchains, posent la question de leur viabilité à long terme.
Seuls les institutionnels à la fois clients de la plateforme de BlackRock, Aladdin, et du spécialiste des cryptos Coinbase bénéficieront du partenariat.
Déjà très critiquée ces derniers mois à cause d’incidents de réseau l’obligeant à stopper son activité, Solana se retrouve de nouveau dans la tempête. Dans la nuit du 2 au 3 août, près de 8.000 portefeuilles rattachés à la blockchain ont été siphonnés pour une perte d’environ 5,3 millions de dollars. Les attaquants ont réussi à compromettre les clés privées pour s’emparer en majorité de SOL, la crypto-monnaie de Solana et d’USDC, le stablecoin de Circle. Pour le moment, les causes exactes de la faille « restent inconnues », a déclaré l’un des porte-parole de Solana Austin Federa. Cette fois, ce n’est pas le réseau à proprement parler qui est mis en cause mais les wallets basés sur Solana comme Phantom et Slope. Le courtier en NFT (jeton non fongible) Magic Eden a également confirmé être touché par l’attaque.
L’éditeur de logiciels informatiques a indiqué que son PDG allait se concentrer sur la gestion de ses cryptoactifs, lourdement dépréciés au deuxième trimestre.
Le régulateur des services financiers de l’Etat de New York a infligé une amende de 30 millions de dollars à Robinhood Markets pour des manquements dans sa division dédiée au trading de crypto-actifs. Le New York State Department of Financial Services reproche à l’application de courtage en ligne de ne pas avoir mis en œuvre les moyens nécessaires à la lutte contre l’argent sale et contre le cyber-risque. Dans le cadre de ce règlement, Robinhood devra aussi faire appel à un consultant externe pour évaluer ses pratiques de conformité. Le broker, au coeur de la folie sur les ‘meme stocks’ début 2021, a déjà été visé à plusieurs reprises par les différents gendarmes des marchés aux Etats-Unis.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé dans un communiqué qu’elle poursuivait les personnes à l’origine de la création en janvier 2020 du site Forsage qui se voulait être «un site web qui permettait à des millions d’investisseurs particuliers de conclure des transactions via des contrats intelligents» sur les blockchains Ethereum, Tron et de Binance. Le régulateur américain considère que son activité reposait sur un schéma de Ponzi. Forsage aurait été lancé par Vladimir Okhotnikov, Jane Doe alias Lola Ferrari, Mikhail Sergeev et Sergey Maslakov. Certains régulateurs auraient ordonné à Forsage de cesser son activité, comme la SEC des Philippines en septembre 2020 et le Commissaire aux valeurs mobilières et aux assurances du Montana. Forsage aurait «nié les allégations» tout en continuant à le «promouvoir», selon le communiqué.
Une telle requalification pourrait faire peser de lourdes charges supplémentaires sur l’entreprise française dont le jeu de cartes de football basé sur les NFT connaît un succès mondial.
Le géant américain de la cryptomonnaie accumule les déboires depuis le début de l’année. Des signes de faiblesse inquiétants à deux semaines de ses résultats du 2e trimestre.
Victime d’un hack évalué à environ 100 millions de dollars le 24 juin, le Bridge Harmony, sorte de passerelle qui permet de faciliter la circulation de cryptos entre blockchain, en l’occurrence ici entre Ethereum, la Binance Chain et Bitcoin, propose d’indemniser les utilisateurs ayant perdu des crypto-monnaies avec son jeton, le ONE. Une proposition moyennement appréciée par les détenteurs du jeton puisque cette création ex-nihilo augmenterait le nombre en circulation et donc ferait baisser sa valeur. Les victimes du hack pourraient aussi se retrouver lésées, ne retrouvant pas leurs actifs d’origine, perdus dans l’attaque. Indemniser les victimes d’attaques avec son jeton est une pratique assez courante pour les bridges.
Troisième plus gros actionnaire de Coinbase derrière Brian Armstrong et Andreessen Horowitz (a16z), Cathie Wood a vendu plus de 1,4 million de ses actions Coinbase à travers trois de ses fonds pour un total d’environ 75 millions de dollars, en accusant une perte de 82%. Les actions avaient été achetées à un prix moyen de 254 dollars l’unité et revendues à 53 dollars. Mardi, l’action du géant américain clôturait à -21%, le marché réagissant à l’arrestation d’un ancien cadre accusé de délit d’initié. Depuis le début de l’année, Coinbase subit de plein fouet la baisse des cours des cryptomonnaies avec une action qui a chuté de plus de 80%. Les résultats du premier trimestre ont été décevants et l’entreprise dirigé par Brian Armstrong a annoncé mi-juin qu’elle allait se séparer de 18% de ses effectifs.
Dans un document officiel relatif à son placement sous le régime des faillites américain, Voyager Digital a accusé la plateforme FTX et Alameda research, deux structures contrôlées par le crypto- milliardaire Samuel Bankman-Fried aussi surnommé SBF, d’être des prédateurs en ne respectant pas la procédure des faillites. En réponse, SBF a accusé sur Twitter les entités en charge de la restructuration de faire volontairement traîner la procédure pour « saigner lentement à blanc les actifs gelés du client avec les honoraires de consultation [...] Vous vous souvenez de Mt. Gox ? ». Il assure que sa proposition de reprise aurait permis aux clients de Voyager de retrouver « rapidement » la valeur de leurs actifs. Dans le document, Voyager affirme que FTX et Alameda voulaient proposer à ses clients de récupérer leur mise en dollars américains pour ouvrir un compte sur la plateforme FTX.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) ont annoncé vouloir créer « un module spécifique au secteur financier du certificat de l’influence responsable lancé en 2021 par l’ARPP avec l’objectif de présenter de façon pédagogique les bonnes pratiques et les règles s’appliquant dans ce domaine ». Directement cité dans le document, le développement des cryptoactifs est visé par les deux entités qui veulent instaurer plus de transparence notamment vis-à-vis des contenus rémunérés diffusés par les « influenceurs ».
C’est le constat de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. Toutefois la vigilance s’impose sur la progression des fraudes par manipulation.