Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Christopher Flowers, qui détient actuellement avec des proches encore 23,7 % de la banque, estime que si l’Etat fédéral l’expropriait de ses parts dans Hypo Real Estate (HRE) conformément au texte adopté par le gouvernement mercredi, il faudrait prendre en compte le cours qui prévalait durant les deux semaines ayant précédé les premières rumeurs de nationalisation, le 8 janvier. Cela représenterait pratiquement 3 euros par action, alors que Berlin veut retenir les deux semaines avant l’expropriation, ce qui donnerait un prix de 1,60 euro par titre. Le capital-investisseurs avait payé ses parts 22,50 euros l’unité, de sorte qu’il risque de perdre environ 1 milliard d’euros si l’expropriation s’effectue selon les vues du ministre fédéral des Finances. Berlin devrait payer environ 270 millions d’euros aux minoritaires (Christopher Flowers, ses alliés et 10 % d’isolés).
L’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, évoque l’idée d’une nationalisation temporaire des banques US afin de dégeler le système financier et les marchés de crédit, dans une interview publiée sur le site du Financial Times, mardi matin.
Selon L’Agefi, qui cite Reuters, le gouvernement allemand pourrait prendre le contrôle Hypo Real Estate mais pendant une durée limitée, en confisquant, en quelque sorte, l’actionnariat, y compris celui de l’investisseur américain J.C. Flowers qui détient près d’un quart du capital de la banque. «Lors d’une interview télévisée dimanche soir, la chancelière Angela Merkel a déclaré qu’une nationalisation d’Hypo Real Estate ne pouvait être exclue», précise l’Agefi.
Dans le cadre d’une interview publiée par le site Boursorama, Philippe Berthelot, responsable de la gestion monétaire et crédit Europe chez Axa Investment Managers, estime que #la rentabilité actuelle des obligations d"entreprises culmine à un niveau jamais atteint depuis 1929 !# et que, malgré la remontée du taux de défaut, # (?) du point de vue du couple risque/rendement, la classe crédit est hors catégorie#. Pour s’adapter à l’environnement économique, Philippe Berthelot propose #une approche diversifiée privilégiant les secteurs défensifs à court terme et un profil de risque plus offensif à moyen terme#.
Le fonds multiclasses d’actifs Robeco Active Quant Allocation I Eur (RAQA), qui met en ?uvre la stratégie c?ur-satellite dynamique (CSD) mise au point par les professeurs Noël Amenc et Lionel Martellini de l’EDHEC, accuse certes une perte de 3,53 % depuis le lancement le 2 mars 2008, mais le DJ Euro Stoxx 50 a subi dans le même temps une perte de 39,94 %. De plus, sa perte maximale (maximum draw down ou MDD) s’est limitée à 4,10 % (jusqu’au 31 octobre) alors que celle du DJ Euro Stoxx 50 se situait à 41,52 % du 30 avril 2008 au 30 janvier 2009.Compte tenu de l’environnement de crise financière, la stratégie n’a pas encore pu donner sa mesure en période de marchés porteurs. Mais Robeco Gestions s’avère suffisamment convaincu de la validité de la formule pour proposer, sous forme de mandats, une extension de l’horizon temporel du concept. Alors que la RAQA se fixe un objectif de préservation du capital sur un an glissant (lire notre article du 2 avril 2008), le gestionnaire a en effet #packagé# une offre sur mesure d’allocation CSD avec intégration de limites de risques sur cinq ans, comme l’a précisé Yves Maillot, directeur de la gestion diversifiée.Les objectifs de ce produit tiennent en une préservation de 95 % de la valeur de la partie #c?ur# sur un horizon de 1 an glissant, un plafonnement à 10 % de la perte par rapport au plus haut jamais atteint et une préservation du capital sur 5 ans glissants, par introduction d’un plancher. Sur ces bases, Robeco Gestions se propose d’atteindre une performance annuelle absolue supérieure à celle d’un indice de référence composé à 65 % d’obligations d’Etat de la zone euro et à 35 % de grandes capitalisations de la zone euro. De plus, compte tenu de la cible de clientèle, le gestionnaire est en mesure de pratiquer une allocation intégrant les différentes contraintes d’allocation de l’investisseur.La repondération intervient, comme pour le RAQA, en principe une fois par mois, pour assurer une bonne réactivité et mener une gestion véritablement active. Ce #rebalancement# est initié par l’EDHEC, à charge pour l'équipe Robeco Gestions de la #mettre en musique# avec les instruments appropriésUne rétropolation du modèle sur la période 31/12/1998-30/11/2008 fait ressortir que cette stratégie aurait permis de dégager un rendement annualisé de 6,68 % contre 2,97 % pour le benchmark 65/35, un MDD de 6,29 % contre 15,46 pour l’indice, le tout avec une volatilité limitée à 4,20 % contre 6,27 %.
In an interview with Il Sole - 24 Ore, Peter Kurer, chairman of the board of directors at UBS, admits that 2008 was ?very negative,? but predicts that in 2009, the situation will improve. ?I confirm the return to profitability this year,? he says. Kurer also gives assurances that UBS has no plans to sell its wealth management unit in the United States.
In an interview with La Tribune, Philippe d’Arvisenet, director of economic research at BNP Paribas, estimates that the size of the US stimulus package is not sufficient to restart the American economic machine. ?There are many voices in the United States, including the Nobel prize-winning economist Paul Krugman, who say a much larger plan is needed to prevent the American economy from getting even gloomier,? he says.
Dans une interview à Il Sole - 24 Ore, Peter Kurer, président du conseil d’administration d’UBS, reconnaît que 2008 a été «très négatif», mais pense qu’en 2009 la situation s’améliorera. «Je confirme le retour aux bénéfices cette année», affirme-t-il. Peter Kurere assure par ailleurs qu’UBS n’a pas l’intention de céder sa gestion de fortune aux Etats-Unis.
L"agence allemande Kommalpha a annoncé vendredi avoir conclu un accord de coopération avec le suisse Fortune Fund Services (FFS, qui dispose aussi d"une filiale à Luxembourg) dans laquelle la firme de Hanovre prendra en charge le développement et la mise en ?uvre de stratégies d"investissement tandis que celle de Zurich prendra en charge l"aspect distribution et administration de fonds.Ce partenariat intervient en un moment où l"abandon par les autorités helvétiques du «Swiss finish» pour les fonds conformes à la directive OPCVM devrait considérablement faciliter l"accès au marché suisse pour les promoteurs allemands de fonds tandis que la coopération avec Kommalpha permettra à FFS de suivre plus facilement sa clientèle internationale sur le marché allemand.
?In 2008, we recorded a spectacular decline in our assets under management,? admits Karine Hirn, CEO and co-founder of East Capital, a management firm specialised in eastern Europe, at a press conference in Paris. ?Our assets under management have fallen from EUR4.2bn to EUR1.8bn,? she states. ?But this decline is largely related to declines on the markets we invest in, while outflows represented only 10-15% of the total decline.?In this environment, East Capital has been obliged to lay off 45 employees out of its 225 total personnel before the cuts (see Newsmanagers interview of 14 November, 2008). ?We have preserved the management and back-office teams intact,? the CEO and co-founder points out.Despite this setback, ?we remain confident about the future of eastern Europe and East Capital,? says Hirn, who points out that this is not the first crisis the management firm, founded 11 years ago, has been through. And compared with the crisis of 1998, Hirn points out that there are reasons for hope. ?In 1998, the crisis started on the emerging markets. Russia was on the brink of bankruptcy. And we had no idea how many years it would take for the country to find its feet again. Now, I think that the emerging markets will be the first ones to come out of the crisis. And although 2009 will still be tough, we can expect things to be better from 2010 on.? In conclusion, patience will pay off, says Hirn.
TPG, qui avait levé 6 milliards de dollars pour investir dans des sociétés financières en difficulté, a décidé d"en rendre 25 % aux investisseurs, rapporte le Financial Times. Cela intervient alors que certains de ses concurrents lèvent des fonds pour investir dans ces valeurs.
«En 2008, nous avons enregistré une baisse spectaculaire de nos actifs», ne cache pas Karine Hirn, directrice générale et co-fondatrice d’East Capital, société de gestion spécialisée sur l’Europe de l’Est, de passage à Paris. «Ainsi, nos encours sous gestion sont descendus de 4,2 milliards d’euros à 1,8 milliard», précise-t-elle. «Mais cette diminution est essentiellement liée à la chute des marchés dans lesquels nous sommes investis, la décollecte n’ayant représenté que 10-15 % du total de la baisse», se console-t-elle.Dans ce contexte, East Capital a dû annoncer dès novembre le licenciement de 45 employés sur un total de 225 à l'époque (lire interview du 14 novembre). «Nous avons laissé intacte l'équipe de gestion et le back-office», souligne la directrice générale et co-fondatrice. Aujourd’hui, malgré tout, «nous restons confiants sur l’avenir de l’Europe de l’Est et d’East Capital», affirme Karine Hirn, qui rappelle que ce n’est pas la première crise que la société de gestion, fondée il y a 11 ans, traverse. Et, justement, lorsqu’elle compare la crise actuelle à celle de 1998, Karine Hirn estime qu’il y a des raisons d’espérer. Ainsi, «en 1998, la crise venait des émergents. La Russie était au bord de la faillite. Et nous n’avions aucune idée du nombre d’années que cela prendrait pour que ces pays retombent sur leurs pieds. Aujourd’hui, je pense que les émergents seront les premiers à sortir de la crise. Et si 2009 devrait rester difficile, on peut s’attendre à des choses meilleures à partir de 2010". En conclusion, la patience est de mise, prône Karine Hirn.
In an interview with Les Echos, the Deutsche Bank currency specialist Bilal Hafeez predicts that the Euro will rise against the dollar in the next few months. He expects that the rate will reach USD1.50 per Euro by the end of first half.
In an interview with Les Echos, the global strategist for JPMorgan Asset Management, David Shairp, predicts that volatility will remain high in the next few months. ?The major indexes will evolve within a narrow range: the S&P will oscillate between 750 and 950 points, and it is not out of the question that it may fall below its low point in November (752.44 points),? he predicts. The markets will not really rebound before the end of 2009, and so this is not really the time to return to equities markets.
Selon Les Echos, la firme paneuropéenne de capital-investissement, cotée à Londres, qui a perdu plus de 70 % de sa valeur sur un an, vient de nommer Michael Queen pour reprendre les rênes, à la place de Philip Yea. Entré chez 3i il y a plus de dix ans, Michael Queen, ancien responsable financier de la société, pilotait l’activité d’infrastructure, plutôt résistante à la crise. Ce changement de direction intervient après la suppression d’une centaine de postes sur 660, dont deux associés de Paris, Jérôme Girszyn et Laurent Savinelli. 3i a subi une baisse de 21 % de la valeur de ses 50 investissements les plus significatifs, soit 61 % de ses 5,9 milliards de livres d’actifs en portefeuille.
Hans-Christoph Hirt, of the British management firm Hermes, has said in an interview with the Frankfurter Allgemeine Zeitung that at the upcoming Porsche general assembly he will call for the resignation of Wendelin Wiedeking, chairman of the board, and that he be stripped of his place as a member of the corporate governance committee. Hermes will present the motion in the name of five pension funds (ABP of the Netherlands, AP2 of Sweden, the British Telecom pension fund BTPS, the Railpen pension fund and the teacher’s pension fund USS). The investors’ accusations will focus on the market turbulence provoked by Porsche when it took control of Volkswagen, the opacity of management pay scales, and the governance model in place at Porsche.
The Financial Times reports that Cremades & Calvo-Sotelo, a Spanish law firm representing hundreds of investors who lost money in the Madoff scandal, is seeking to bring together an international group of lawyers to sue banks who sold Madoff funds in at least 17 countries for damages and interest. ?We are choosing law firms in each jurisdiction to be able to deliver a global response to this global fraud,? says Javier Cremades, of Cremades & Calvo-Sotelo, in an interview with the FT.
Pour Patrick Artus, le directeur de la Recherche et des Études de Natixis, le brassage des gestions d"actifs de la Société Générale et du Crédit Agricole peut déboucher sur la création d"un troisième modèle bancaire. Sur le fond, la gestion alternative a perdu son rôle de parangon depuis la crise de 2008, souligne Patrick Artus.Newsmanagers.com : Un rapprochement des gestions d"actifs de la SogGen et du CA est-il souhaitable ?Patrick Artus : Je n"ai pas d"informations particulières sur cette opération [l’interview a été réalisée le 23 janvier, avant la confirmation de l’opération, ndlr.], mais ce que l"on peut dire c"est que la gestion d"actifs est une activité où il y a des rendements d"échelle croissants, ce qui n"est pas forcément le cas pour la banque de détail, ni pour la banque d"investissement. Les marchés sont persuadés que cette opération aura lieu. Si elle se réalise, elle va créer un nouveau modèle.- Pourquoi un nouveau modèle ?P. A. : Jusqu"à présent, on ne trouvait que 2 modèles dans le monde bancaire : l"architecture fermée, dans le cadre de laquelle une banque ne distribue que ses produits financiers. Et l"architecture ouverte où, à l"inverse, une enseigne vend surtout des produits fabriqués par les autres.Un rapprochement entre la SocGen et le CA pourrait créer un modèle intéressant et situé entre ces 2 extrêmes. Il permettra à deux banques de construire une usine commune où seront fabriqués des produits financiers ? SICAV, FCP, etc. ? qui seront ensuite distribués de manière sélective dans chaque réseau de distribution. Un peu comme dans l"industrie automobile, il y a une plateforme commune, puis une mise en vente dans des show rooms séparés. Ce troisième me modèle me paraît plus pertinent que les deux autres.- Comment, selon vous, le métier de la gestion d"actifs va-t-il évoluer en 2009 ?P. A. : La réponse à cette question va résulter de ce que les investisseurs et les épargnants voudront faire de leur argent. Aujourd"hui, on constate la priorité donnée à la prudence, ce qui dope les liquidités, les titres d"Etat et les corporates de bonne signature. Les autres classes d"actifs sont à la peine. Si cette tendance se maintient, la gestion d"actif va se recentrer sur les Sicav monétaires et sur les Sicav obligataires AAA ou assimilées. Ce serait une évolution majeure, une rupture de tendance.- Que va-t-il se passer pour la gestion alternative ?P. A. : Avant la crise de 2008, c"est la gestion alternative qui avait tendance à s"imposer comme parangon, la forme de gestion dominante. Tout était revu à cette aune. Mais la donne a changé : la gestion alternative n"a plus la cote. L"encours des hedge funds a été divisé par deux et il est revenu de 2.400 à 1.200 milliards de dollars. On assiste à un retour de la gestion traditionnelle, ringardisée durant un temps, avec toutes ses composantes, assez classiques.- Le nombre d"acteurs intervenant dans la gestion d"actifs va-t-il diminuer ?P. A. : La réponse à cette question est la résultante de ce qui a été dit plus haut : dans le cadre d"une gestion traditionnelle, il y a une prime au regroupement à cause des économies d"échelle. Avec l"alternatif, en revanche, la taille n"est pas un atout. Un fonds de 500 millions est suffisant pour obtenir une bonne performance. C"est l"alternatif qui a provoqué la multiplication des petites sociétés de gestion. En résumé, si la gestion traditionnelle s"impose à nouveau, il y aura sûrement d"autres rapprochements, ce qui ne sera pas le cas si l"alternatif repart.
La Financière Responsable, jeune société de gestion dédiée à l"investissement responsable détenue en partie par La Française des Placements (LFP), a lancé fin août son deuxième fonds. Il s"agit d"un fonds solidaire, appelé LFR Actions Solidaires. Géré par Stéphane Prévost, fondateur et président de LFR, le produit est investi au minimum à 75 % dans des actions de sociétés cotées de la zone euro, en privilégiant celles qui valorisent le capital humain. Les entreprises sont ainsi analysées sous l"angle social, des droits de l"homme et de l"engagement sociétal. #Nous serons particulièrement vigilants au comportement des entreprises en cas de restructuration, de licenciements et de délocalisation#, souligne Stéphane Prévost. Il ne s"agit pas d"exclure toutes les entreprises qui licencient, mais celles qui le font sans minimiser les impacts sociaux de ces suppressions d"emplois. A l"inverse, les entreprises affichant les meilleures pratiques et évaluations sont favorisées. Pour justifier sa nature solidaire, le fonds est investi à hauteur de 5 à 10 % de l"actif dans des titres non cotés d"entreprises solidaires. Là encore, LFR a choisi le thème de la valorisation du capital humain qu"elle décline en trois domaines : l"insertion professionnelle, l"insertion par le logement social et la solidarité intergénérationnelle. Pour l"instant, la société de gestion intervient sur les deux premiers champs seulement, à travers deux lignes. Il est ainsi investi à 3 % dans les titres de la foncière Habitat et Humanisme, une fédération spécialisée dans le relogement et l"accompagnement vers l"insertion de familles, et à 6 % au capital de France Active, qui favorise la création d"entreprises solidaires.Le fonds est ouvert aux institutionnels et aux particuliers. Pour l'épargne salariale, LFR a lancé le FCPE Actions Solidaire, nourricier de LFR Actions Solidaire.
Dans une interview accordée ce jeudi matin à France 2, Patrick Devedjian, ministre chargé de la Relance, a proposé la mise en place d"un système de «malus» pour les dirigeants d’entreprise ayant obtenu de mauvais résultats. «On pourrait par exemple geler pendant cinq ans le bonus, et l’affecter des pertes qui viendraient à indiquer un malus», a-t-il notamment proposé.
Dans une interview publiée jeudi par le Parisien, Jérôme Kerviel reconnaît avoir perdu le « sens des réalités » mais il continue à mettre en avant la responsabilité de ses supérieurs et dénonce #une instruction sponsorisée par la Société générale# dans le cadre de laquelle « les expertises indépendantes » lui seraient refusées par le juge Renaud Van Ruymbeke.
At the end of 2008, assets at Aberdeen Asset Managers Deutschland in Germany and Austria totalled EUR1.7bn, compared with EUR1bn twelve months earlier, as net subscriptions more than compensated for negative market effects, says Hartmut Leser, CEO, in an interview with Börsen-Zeitung. Leser also says that Aberdeen is more interested in assets at Credit Suisse, particularly in its money market funds, than in the 550 employees of the Global Investors division of the Swiss group. In addition, the acquisition was achieved at a very low price, corresponding to 0.6% of total assets, while the usual price was 2% to 2.5% before the financial crisis.
L"Association luxembourgeoise des fonds d"investissement (Alfi) vient de créer un comité d"experts sur l"affaire Madoff, avec comme mission d"en analyser les rouages et d"en tirer les enseignements. C"est ce qu"a annoncé Charles Muller, directeur général adjoint de l"association professionnelle, lors d"un point presse organisé mardi matin à Paris. L"occasion pour l"Alfi et l"Agence luxembourgeoise pour le développement du centre financier, aussi présente, de faire entendre leur voix après la polémique avec la France sur le niveau de protection des investisseurs dans le Grand-Duché, suite à l"affaire Madoff.Cette «task force», présidée par le directeur général de l"Alfi, sera composée de membres du conseil d"administration de l"association, «mais d"aucune partie du dossier Madoff», souligne Charles Muller. «L"objectif est de déterminer ce qu"il faut changer pour que cela ne se reproduise plus», poursuit-il. Un rapport sera présenté cet été. «L"Alfi pourrait formuler des recommandations, comme une nouvelle circulaire de la CSSF, un changement de la loi luxembourgeoise ou de la législation européenne». En créant ce comité, le Luxembourg ne veut pas pour autant donner l"impression qu"il a quelque chose à se reprocher. «Cela ne doit pas être interprété comme un aveu de protection insuffisante des investisseurs», insiste le directeur général adjoint de l"Alfi. Comme il l"avait déclaré lundi dans une interview à Newsmanagers, Charles Muller souligne que «la réglementation luxembourgeoise en matière de responsabilité du dépositaire du secteur des fonds est conforme à la directive OPCVM et équivalente à celle de la France». Autrement dit, l"obligation de restitution des fonds existe bel et bien, comme en France, puisque cette disposition est inscrite dans le Code civil. C"est d"ailleurs aussi ce que prévoyait de répéter Charles Muller mardi lors d"une réunion de l"Efama, l"association européenne de l"industrie de la gestion, qui se tenait à Paris au siège de l"Association française de gestion financière (AFG). Au cours de cette réunion, où chaque association professionnelle nationale était censée présenter les implications de l"affaire Madoff sur son industrie des fonds, l"Alfi devait également réaffirmer que la première décision de justice luxembourgeoise dans le cadre de Madoff-Luxalpha, qui a concerné Oddo, «a démontré que les tribunaux luxembourgeois étaient prêts à statuer rapidement, fermement et en faveur des investisseurs, même si la base juridique de ce cas précis ne peut s"appliquer à tous les épargnants, puisque Oddo avait demandé remboursement de ses titres Luxalpha avant la découverte de la fraude». Rassurer les investisseurs sur la sécurité des OPCVM est un enjeu de taille pour le Luxembourg, dont la place financière représente 25-30 % du PIB et qui chérit particulièrement son secteur des fonds. Et cela est d"autant plus important que la directive Ucits IV vient d"être adoptée par le Parlement européen, et qu"elle inclut notamment le passeport des sociétés de gestion, une mesure qui permettra à une société de gestion de gérer un OPCVM coordonné dans un autre Etat membre que celui où elle est implantée. Une disposition qui pourrait constituer un danger pour le Luxembourg, et que ce dernier avait d"ailleurs contestée?
Les Echos reports that the Securities and Exchange Commission (SEC) has come under heavy criticism in recent months, which has only increased since the Bernard Madoff fraud scandal. Despite this, the former head of the SEC, David Ruder, does not expect things to change immediately. ?My sources tell me that major reforms will not take place before the end of 2009,? he says in an interview with the newspaper.
In an interview with Financial Times Fund Management, David Butler, a partner at Kinetic Partners, a hedge fund consultant based in London, says that 30 new managers are currently in the process of launching hedge funds, ?which is more than at any time in the past 12 years.? He adds that traders are leaving large hedge funds and investment banks to found their own long/short equities, distressed credit, and macro funds.
Dans une interview vidéo au FT.com, Francisco González, le président de BBVA, en appelle à un régulateur financier européen unique pour gérer les risques bancaires transfrontières. Il critique par ailleurs les dirigeants qui se concentrent sur leurs bonus, plutôt que sur l"avenir à long terme de leurs établissements.
In a long interview with Ignites Europe, Patrick Littaye, who co-founded Access International Advisors along with Thierry de la Villehuchet, who was recently found dead, discusses the Madoff case, in which his company is implicated. ?As investors, we trusted Madoff. Since our other funds were not performing as well as his fund, we naturally put everything in Madoff,? he explains to the daily online news source. ?It is clear that we will sue Madoff,? he also confirms.
In an interview with the Financial Times, Jamie Dimon, CEO of JPMorgan, predicts that the financial and economic crisis in the United States will get worse this year. ?The worst is not yet behind us. ... In our sector, the situation for consumer credit and credit cards will continue to worsen.? The JPMorgan chief claims that the banking sector will go back to basics: serving individuals and enterprises as well as possible.
Shareholders in Fortis are seeking to have a direct role in renegotiating the sale of EUR14.5bn in assets to BNP Paribas, and are planning to sue the Netherlands government over its nationalisation of the group in the Netherlands, according to a lawyer representing the shareholders, Mischaël Modrikamen, interviewed by the Financial Times. A suit claiming damages and interest will be filed next week.
Dans une interview accordée à la La Tribune, Jean-Pierre Jouyet, le nouveau président de l"AMF, fixe ses deux priorités : réorganiser le contrôle des produits financiers en France et donner des pouvoirs au comité européen des régulateurs. «Le scandale Madoff, qui a éclaté juste avant ma prise de fonctions il y a à peine trois semaines, nous montre l’impérieuse nécessité de renforcer le contrôle de la commercialisation des produits financiers et d'épargne», indique-t-il notamment.Au niveau européen, «il n’est pas normal aujourd’hui d’avoir des règles et des responsabilités différentes d’un État à un autre, comme dans le domaine de la responsabilité du dépositaire, alors qu’un passeport européen permet à un produit enregistré dans un État membre d'être commercialisé dans toute l’Europe», estime le président de l"AMF qui plaide pour un renforcement du rôle du CESR.