Le britannique Rolls-Royce a remporté un contrat de 1,8 milliard de dollars en vue de la motorisation de vingt appareils de la compagnie aérienne Air China. C’est la deuxième commande d’envergure qu’obtient le motoriste en Chine ce mois-ci.
Une première série d’offres pour Nan Shan Life, filiale taïwanaise d’American International Group, sera sans doute lancée peu après la période de consultation des comptes qui doit prendre fin début décembre. Quatre parties procèderont à cette consultation (due diligence): Chinatrust Financial, Fubon Financial, Cathay Financial et le président de Ruentex Group qui agit en tant que particulier.
Australia and New Zealand Banking Group (ANZ) ne prévoit pas de surenchérir sur l’offre de Hana Financial Group pour acquérir une part du capital de Korea Exchange Bank (KEB). Hana a émis une offre d’achat de plus de 4.500 milliards de wons (2,89 milliards de dollars) sur une participation de 51% dans KEB détenue par la société de capital-investissement Lone Star.
L’italien Prysmian a annoncé lundi une offre amicale de 840 millions d’euros sur son homologue néerlandais Draka pour donner naissance au numéro un mondial du câble, un mois après le rejet de l’offre du français Nexans. Le nouveau groupe combinerait la présence de Prysmian dans le sud de l’Europe et celle de Draka dans le nord et sera présent dans les câbles pour les télécoms et l'énergie, précisent les deux sociétés. L’italien propose l'équivalent de 17,20 euros par action Draka, soit 8,60 en espèces et 0,6595 action Prysmian par action Draka, soit une prime de 11,4% par rapport au cours de clôture de Draka vendredi et 14,6% de plus que l’offre en numéraire de 731 millions de Nexans (15 euros par action) il y a un mois. En Bourse, Draka s’adjugeait 9,3% à 16,87 euros en fin de matinée, tandis que Prysmian reculait de 2,07% à 12,77 euros. Nexans gagnait 1,67% à 53,04 euros dans un marché en hausse de 0,3%. Toutefois, le chinois Tianjin Xinmao vient d’annoncer son intention de lancer une OPA sur Draka à raison de 20,50 euros par action ordinaire, soit un milliard d’euros pour la totalité du capital. Le directeur général de Prysmian, a déclaré qu’il n’envisageait pas de relever son offre sur Draka.
L’objectif d’aboutir à un accord sur l’augmentation de capital d’Areva avant la fin de l’année est maintenu. Contrôlé à près de 90% par l’Etat français, Areva doit procéder à une augmentation de capital de 15%, estimée entre 1,5 et 3 milliards d’euros, pour financer ses investissements.
Richemont détient aujourd’hui «moins de 500 actions» Hermès, affirme le PDG du géant suisse du luxe. «Il y a une quinzaine d’années, nous avions quelques actions Hermès, jamais plus de 2 millions (soit moins de 2% du capital), que nous avons revendues en 2006", déclare Johann Rupert dans un entretien publié par Le Monde dans son édition de dimanche.
La moitié restante des activités en Tunisie de l’Egyptien Orascom a été cédée à un consortium dont fait partie la filiale koweïtienne de Qatar Telecom, Wataniya, a indiqué le groupe qatari de téléphonie. Wataniya, qui détenait déjà 50% de Tunisiana, a acheté les parts restantes pour 1,2 milliard de dollars via un consortium emmené par le tunisien Princesse Holding.
Le PDG du groupe Patrick Kron a indiqué attendre une décision de justice sur le conflit l’opposant à Eurostar en 2011. La Haute Cour de Londres, devant laquelle le groupe français conteste l’attribution d’un contrat de trains à grande vitesse d’Eurostar à son concurrent allemand Siemens, a fixé à octobre 2011 la date du procès au fond.
Le numéro un européen de l’automobile compte investir 51,6 milliards d’euros d’ici 2015. A cette somme doivent s’ajouter 10,6 milliards d’euros investis par les coentreprises du groupe en Chine sur la même période, et financés sur leurs liquidités propres. L’accent sera notamment mis sur les propulsions hybrides et électriques.
Le gouvernement de la province australienne du Queensland a levé 4,6 milliards de dollars australiens (3,3 milliards d’euros) à l’occasion de l’introduction en Bourse de QR National, son activité de fret ferroviaire. Le gouvernement cède 60% du capital. Le prix d’introduction a été fixé à 2,55 dollars par action, soit vers le bas de la fourchette indicative (2,50 à 3 dollars par titre). Les investisseurs particuliers, qui ont droit à un rabais de 10 cents par action, ont emporté 34% des titres offerts. La cotation de l’action a débuté aujourd’hui à Sydney, et le titre gagnait jusqu’à plus de 5% en milieu d’après-midi, à 2,68 dollars. Il s’agit de la deuxième IPO la plus importante jamais réalisée en Australie. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un plan de cessions d’actifs d’une valeur de 15 milliards de dollars qui doit permettre au Queensland de retrouver une notation de crédit AAA.
D’après la presse américaine, Google serait en discussion avec le site de commerce communautaire et serait prêt à offrir plus que les 2 à 3 milliards de dollars proposés plus tôt dans l’année par Yahoo. Selon le site Sharespost, les dernières transactions réalisées sur ce groupe non coté le valorisaient autour de 1,5 milliard.
Le groupe français s’est fixé pour priorité de prendre le contrôle de la totalité de SFR. Le président du directoire Jean-Bernard Lévy a indiqué qu’il espérait conclure l’an prochain un accord avec Vodafone sur le rachat des 44% que le britannique détient dans le deuxième opérateur français.
Le directeur financier de Siemens, Joe Kaesser a déclaré qu’une mise sur le marché de Nokia Siemens Networks, sa coentreprise de télécommunications avec le finlandais Nokia, était une option à moyen terme.
L’Assemblée générale des actionnaires d’International Power se réunira le 16 décembre 2010 pour approuver le rapprochement avec GDF Suez Energie International. International Power a mis à disposition de ses actionnaires le document d’information relatif à cette opération, visé par les autorités boursières britanniques compétentes.
L’Armée de l’air américaine a annoncé avoir reporté au début d’année prochaine l’attribution pourtant très attendue du contrat de renouvellement de ses avions ravitailleurs d’un montant potentiel de 50 milliards de dollars. Le contrat aurait dû être attribué le 20 décembre.
«Si cela se fait (l’ouverture du capital), je pense qu’il y a un créneau intéressant début 2011 pour initier le processus», a indiqué Jean-Michel Vernhes, président du directoire de l’aéroport Toulouse-Blagnac, à Reuters. Il a noté que si le processus était retardé, l’entrée du secteur privé pourrait être repoussée au-delà de l'élection présidentielle de 2012.
Le spécialiste américain des équipements de routage du trafic internet a ajouté jusqu’à 10 milliards de dollars à son programme de rachats d’actions. Le conseil d’administration avait déjà autorisé des rachats de titres pour un montant allant jusqu’à 72 milliards de dollars. L’action Cisco a dévissé de 17% la semaine dernière en raison de prévisions inférieures aux attentes.
Le tribunal correctionnel de Paris a repoussé au 21 janvier le jugement dans le procès de Jean-Marie Messier, poursuivi pour des délits présumés au moment des déboires de son ex-société Vivendi Universal en 2002.
Le pétrolier américain a confirmé qu’il envisage la cession de ses 100 stations services en Ecosse mais a refusé de commenter un article du Sunday Times évoquant la vente de ses champs pétrolifères de la mer du Nord, estimés à deux milliards de dollars.
Le Journal du Dimanche croit savoir que le chinois Mengniu Dairy serait dans la course pour le rachat de la participation de PAI au capital de Yoplait. Mais selon le PDG de Yoplait Lucien Fa, cité par le journal suisse Le Matin Dimanche, Nestlé fait figure de «candidat idéal».
Selon Reuters, la valorisation de la filiale énergétique du magnat russe de l’aluminium Oleg Deripaska a été fixée en moyenne entre 4 et 5,6 milliards de dollars. EuroSibEnergo doit placer prochainement au moins 25% de son capital en Bourse. Deutsche Bank, Bank of China et VTB Capital sont les chefs de file de l’opération. Merrill Lynch, Credit Suisse, RBS, Sberbank et Renaissance Capitale en sont les teneurs de livre.
Le numéro un mondial des services à l’environnement proposera de maintenir son dividende au titre de 2010, selon son directeur financier Pierre-François Riolacci. Veolia Environnement avait versé un dividende de 1,21 euro par action en 2008 et en 2009.
En renonçant à une OPA hostile sur Zodiac, Jean-Paul Herteman, le président de Safran, a agi sagement. Ce n’est pas que le projet industriel de rapprochement manque de sens. Zodiac s’inscrit bien dans la logique de développement de Safran dans l’aéronautique. Mais une offre hostile, bien que susceptible de réussir, avait trois inconvénients majeurs. Le premier est financier. Une OPA avait toutes les chances d’entraîner le groupe dans une guerre d’usure à l’issue incertaine et plus coûteuse qu’anticipé. Or un prix d’achat élevé aurait été d’autant moins justifiable que l’expérience montre que la création de valeur ultérieure n’est pas indifférente aux conditions de la prise de contrôle. Au terme d’un rachat hostile d’une entreprise à l’histoire actionnariale totalement différente, il n’est pas facile de recréer une culture de groupe unique. Safran le sait bien puisqu’il est le résultat du rapprochement entre Snecma, groupe public, et Sagem, société détenue par ses cadres, et que cette différence de cultures lui a valu pendant des années de sérieux déboires. Enfin, il est contestable de voir procéder par OPA hostile une entreprise encore détenue à 30% par l’Etat, et protégée de plus par le décret Breton de décembre 2005 portant protection des secteurs stratégiques. Dès lors que la réciprocité dans la prise de contrôle ne peut être assurée, le caractère amical de la démarche de l’acquéreur est d’autant plus important à respecter.
Genzyme pourrait selon le quotidien proposer à Sanofi-Aventis une nouvelle structure d’offre qui conviendrait aux deux parties. Sanofi consentirait à inclure une disposition selon laquelle le prix offert aux actionnaires de la cible pourrait augmenter en fonction de la réalisation de certains objectifs, en l’occurrence relatifs au médicament Campath.
«Si tout n’est pas perdu, les incertitudes se multiplient», selon le quotidien évoquant l’opération. Le conseil de surveillance, déjà reporté, «pourrait ne pas avoir lieu cette semaine et aucune nouvelle date de convocation n’est désormais évoquée». «Saut surprise de dernière minute», les trois investisseurs pressentis ne remettront en effet pas leur offre aujourd’hui, souligne de son côté Le Figaro.
L’abandon du projet d’offre de Safran lui permet de s’octroyer une hausse en Bourse de 4,51% à 23,66 euros vers 13h00, tandis que Zodiac dévisse de 4,28% à 43,65 euros, après avoir chuté de 9% en ouverture. Safran avait déjà monté de 5% la veille et Zodiac, baissé de 1,7%, les analystes anticipant en effet un retrait de Safran depuis la sommation lancée mercredi soir par l’AMF. Le gendarme de la Bourse avait demandé à Safran de clarifier ses intentions sur Zodiac. Du côté de Safran, l’abandon du projet d’offre sur Zodiac rend moins urgente toute cession de ses 22,75% dans le fabricant de terminaux de paiement électroniques Ingenico. Le titre de ce dernier en profitait et gagnait 2,63% à 24,60 euros.