Le leader britannique de la grande distribution pourrait supprimer jusqu'à 10.000 emplois dans le cadre de ses efforts pour enrayer la baisse de ses profits, rapporte le journal. Jusqu'à 6.000 postes pourraient être supprimés au siège social et dans les magasins dont le groupe a annoncé récemment la fermeture. Le reste serait obtenu en réorganisant la gestion des points de vente.
Alors que la grille de rémunération des établissements de soins doit être arrêtée le 1er mars prochain, le journal rapporte que la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP)vient d’écrire une lettre au ministre du travail François Rebsamen, pour l’ «alerter» sur les projets de sa collègue Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales en charge du secteur de la santé. Comme les hôpitaux publics n’ont pas droit au dispositif du pacte de responsabilité, et par souci de ne pas les désavantager, le ministère de la Santé songerait en effet à récupérer 90 millions d’euros auprès des établissements privés sous forme de baisse de tarifs.
L’équipementier télécoms chinois a recruté John Browne, ancien directeur général de BP, qui deviendra président du conseil d’administration de sa filiale britannique, rapporte le quotidien qui se réfère aux propos de Ken Hu, vice-président du conseil d’administration de Huawei. Cette initiative vise à davantage de transparence au sein du groupe, précise ce dernier.
Plutôt que de procéder à des rachats d’actions, le groupe nippon Fanuc, spécialiste de l’électronique embarquée, prévoit d’investir 130 milliards de yens (961 millions d’euros) d’ici fin 2016 dans l’Archipel, notamment dans les nouveaux systèmes de contrôle numérique, a déclaré son président Yoshiharu Inaba à l’occasion d’une interview accordée au quotidien.
A la suite de l’OPA sur le Club Med, l’AMF réfléchit à l’évolution de cette règle jamais mise en œuvre. Selon des avocats, au lieu de faciliter la conclusion d’une offre, le texte risquerait de faire échouer les projets des deux concurrents voire de contrevenir au libre jeu du marché.
L’AMF réfléchit à l’évolution de la règle dont la mise en œuvre, destinée à faciliter la conclusion d'une offre publique, se révèlerait juridiquement compliquée.
Fininvest, la holding de Silvio Berlusconi, a levé 377 millions d’euros en cédant une participation de 7,8% au capital de Mediaset, le groupe de medias de l’ancien Premier ministre italien. Les 92 millions de titres ont été vendus à 4,10 euros pièce, contre un cours de clôture de 4,26 euros la veille. Une cession au timing très opportuniste puisque le cours du groupe était tombé à 2,42 euros à l’automne. Fininvest détient désormais 33,4% de Mediaset. la holding de Silvio Berlusconi utilisera les fonds levés pour renforcer son capital et pour d'éventuels investissements «destinés à diversifier le portefeuille».
Le groupe pétrolier entamera le 16 février des réunions avec les investisseurs en vue du placement d’un emprunt obligataire hybride en euros multi-tranches. Barclays et Citi devraient diriger le placement, épaulés par HSBC et la Société Générale. Total est noté Aa1/AA-.
Beiersdorf anticipe une croissance de ses ventes de 3 à 5% cette année, après +2,3% en 2014, grâce à l’augmentation de ses parts de marché et à la résistance des économies émergentes. Le groupe allemand, qui a maintenu inchangé son dividende à 0,70 euros par action, a dégagé l’an dernier un résultat opérationnel avant éléments exceptionnels en hausse de 6%, à 861 millions d’euros, légèrement supérieur aux attentes.
Quatre mois après son introduction en Bourse, Rocket Internet a bouclé vendredi matin une augmentation de capital par constitution de livre d’ordres accélérée d’un montant de 588,5 millions d’euros. 12 millions de nouvelles actions ont été émises à 49 euros chacune par rapport à un prix d’introduction en Bourse de 42,5 euros en octobre. La somme doit donner de nouveaux moyens à la société allemande d’investissement dans des sites internet alors qu’elle a déjà dépensé 1 milliard des 1,4 milliards d’euros levés lors de l’IPO d’octobre.
Les distributeurs Auchan et Système U ont annoncé vendredi leur entrée en négociations exclusives en vue d’approfondir leur partenariat, engagé depuis cinq mois dans les achats, afin de mieux affronter la guerre des prix déclenchée ces dernières années par la crise de la consommation en France. Les discussions portent notamment sur «la recherche de synergies dans le domaine du développement, de l’organisation des réseaux et des fonctions commerciales et organisationnelles», indiquent les deux groupes dans un communiqué. Auchan et Système U sont respectivement numéro cinq et six de la distribution en France.
L’avocate et ancienne ministre Corinne Lepage a annoncé le lancement d’une action collective contre les sociétés d’autoroutes pour réclamer «un juste prix de péage» sur cinq portions construites depuis des décennies. «Selon nos estimations, le tarif actuel est d’au moins 20% supérieur à ce qu’il devrait être», indique-t-elle dans une interview publiée vendredi dans Le Parisien Aujourd’hui en France. Les cinq portions d’autouroute concernées sont l’A1 (Paris-Lille), A6 (Paris-Lyon), A7 (Lyon-Aix en Provence), A9 (Montpellier-Le Perthus) et l’A13 (Paris-Caen). Le coût de ces portions, construites dans les années 1960-1970, a depuis longtemps été amorti, fait valoir Corinne Lepage qui espère rassembler jusqu'à 50.000 contributions. Dans un communiqué, l’association des sociétés françaises d’autoroutes dénonce une «approche caricaturale» qui ne ne repose «sur aucune réalité juridique ou économique».
Après avoir réduit de moitié sa perte annuelle à 168 millions d’euros en 2014, Nexans entend redresser durablement sa rentabilité, ce qui faisait progresser l’action de plus de 11% en fin de matinée. Sur l’exercice écoulé, son taux de marge opérationnelle à cours des métaux constants s’est légèrement redressé à 3,2% du chiffre d’affaires, contre 3% en 2013. Le fabricant de câbles, qui compte supprimer 500 postes en Europe et plus de 300 en Australie, a précisé qu’il voulait diminuer ses coûts de 100 millions d’euros à moyen terme.
L’action Seadrill plonge de plus de 10% vendredi matin à la Bourse d’Oslo. Le groupe norvégien spécialisé dans le forage en mer a annoncé devoir remettre en cause plusieurs renouvellements de contrats avec Petrobras, au coeur d’une vaste enquête de corruption au Brésil. «En raison de certains développements au sein de Petrobras, l’entreprise ne pense plus que les contrats vont être conclus à temps ou selon les modalités commerciales préalablement convenues», a expliqué Seadrill dans un communiqué. Ces contrats représentent un montant de 1,1 milliard de dollars (963 millions d’euros).
Le premier sidérurgiste mondial prévoit pour l’exercice en cours un excédent brut d’exploitation compris entre 6,5 et 7 milliards de dollars (entre 5,7 et 6,1 milliards d’euros), en dessous du consensus et des 7,2 milliards de dollars dégagés en 2014. Au quatrième trimestre, le groupe a néanmoins réduit sa dette nette de 2 milliards de dollars, à 15,8 milliards, au plus bas depuis le rachat d’Arcelor par Mittal Steel voici près de neuf ans. Il vise toujours un endettement net de 15 milliards à moyen terme.
Le deuxième fabricant mondial de moteurs d’avions a publié au titre de 2014 un résultat courant avant impôts de 1,6 milliard de livres (2,2 milliards d’euros), en baisse de 8% d’un an sur l’autre. Alors qu’il tablait en octobre sur une stabilité de son résultat pour 2015, il anticipe désormais un bénéfice courant compris situé entre 1,4 et 1,55 milliard de livres, soit une diminution pouvant aller jusqu'à 13%, en raison d’une détérioration du contexte macroéconomique pour ses clients dans le secteur du pétrole et du gaz.
Les députés ont adopté l’amendement du socialiste Razzy Hammadi encadrant plus strictement les systèmes de retraite chapeau, dans le cadre de la loi Macron. Il limite l’acquisition de ces droits à un taux de remplacement de 3% par année de présence dans l’entreprise. Il renforce aussi «en amont l’information disponible publiquement pour anticiper les montants de rente des dirigeants de grandes entreprises au titre des régimes de retraites chapeau ainsi qu’aux montants des retraites en question».
S’il boucle l’année sur une croissance organique à deux chiffres (+11,1%), Hermès International a ralenti la cadence au quatrième trimestre (+9,6%), touché comme ses concurrents par le ralentissement chinois et l’effondrement du tourisme russe. Le quatrième trimestre est tiré par la maroquinerie et la bijouterie, tandis que l’horlogerie poursuit sa glissade. Hermès fixe un objectif prudent de 8% de croissance en 2015, au lieu des 10% retenus ces dernières années.
Inquiets de la mise en vente de Verallia par Saint-Gobain, les syndicats du producteur de bouteilles en verre seront reçus par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, le 18 février. Interpelé à l’Assemblée nationale le 10 février, le ministre avait assuré : «l’Etat se porte garant» de la préservation de Verallia. Plusieurs fonds sont intéressés par la reprise de ces actifs.
Le secteur des agences de voyages en ligne se consolide. Expedia a annoncé jeudi une offre d’achat sur son concurrent Orbitz Worldwide pour un montant de 1,33 milliard de dollars (1,17 milliard d’euros). Le prix de 12 dollars par action, payé en numéraire, représente une prime de 24,7%.
John Laing Group a fixé le prix de son IPO à 195 pence par action, soit le point bas de la fourchette indicative (195 à 245 pence), qui le valorise à 715,5 millions de livres (962,5 millions d’euros). Le groupe britannique de projets d’infrastructures, dirigé par l’ancien président de la Saur, Olivier Brousse, avait été retiré de la Bourse par le groupe de capital investissement Henderson en 2007.
BT a lancé jeudi l’augmentation de capital destinée à contribuer au financement du rachat de l’opérateur mobile EE auprès d’Orange et de Deutsche Telekom. Le groupe veut lever un milliard de livres (1,3 milliard d’euros). L’opération se fera par le biais du placement d’actions nouvelles de cinq pence chacune, représentant environ 3% du flottant. BT précise que l’opération sera menée à son terme même si le rachat de EE devait échouer.
Renault a triplé son bénéfice net en 2014 à 1,89 milliard d’euros, profitant d’une baisse des dépréciations mais aussi de l’augmentation de la productivité issue de l’accord triennal conclu avec les syndicats en 2013. Le résultat d’exploitation du constructeur est redevenu positif, à hauteur de 1,1 milliard d’euros, contre une perte de 34 millions en 2013, grâce à 844 millions de réductions de coûts. L’action a bondi de 11,54% hier, à 77,2 euros.
Les députés ont autorisé hier la privatisation des deux plus grands aéroports en dehors d’Ile-de-France, dans le cadre du projet de loi Macron. Ils ont rejeté des amendements UMP et Front de gauche qui proposaient de supprimer l’article 49 du projet de loi, qui autorise le transfert au secteur privé de la majorité du capital des sociétés gérant ces infrastructures. L’Assemblée a aussi rejeté un amendement UMP proposant que les actionnaires privés restent minoritaires.
L’Oréal a publié un résultat opérationnel 2014 en progression de 3,5% (à 3,9 milliards d’euros), sauvant son année grâce à une forte accélération dans les produits de luxe et au redressement de sa division grand public au quatrième trimestre. Sa croissance était en effet tombée à 2,3% au troisième trimestre (son plus bas niveau depuis 2009), puis s’est reprise à 4,9% au dernier trimestre -les analystes attendaient +3,3%. La division grand public a redressé la barre, signant une croissance de 3% au dernier trimestre, après un recul de 0,4% au trimestre précédent. La croissance dans les produits de luxe a quant à elle grimpé de 8,6%, permettant à la division d’afficher une hausse 7,1% en 2014. Pour 2015, dans «un environnement économique incertain, mais plus porteur sur le plan monétaire», le groupe veut surperformer le marché des cosmétiques. Le bénéfice net avance de 3,1% à 3,12 milliards et le dividende proposé ressort à 2,7 euros, contre 2,50 euros en 2013
Publicis veut tourner la page de 2014, marquée par l'échec du projet de mariage avec Omnicom. En 2015, grâce à l’intégration de Sapient, «on sera dans le marché et probablement, à partir de la fin de l’année, on commencera à surperformer sur l’ensemble de nos concurrents», a déclaré Maurice Lévy, le président du directoire du groupe de communication. En 2014, Publicis a dégagé un chiffre d’affaires de 7,25 milliards d’euros, soit une croissance organique de 2%.