La Caisse des dépôts (CDC) est prête à examiner un investissement dans RTE, la filiale d’EDF en charge du réseau de transport d'électricité, a déclaré jeudi le directeur général de la CDC. « Oui nous sommes disponibles », a assuré Pierre-René Lemas lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion des résultats annuels de la Caisse. L’ancien secrétaire général de l’Elysée de François Hollande s’est par contre déclaré beaucoup plus réticent à participer aux augmentations de capital envisagées pour EDF et le groupe nucléaire Areva. « J’ai une disponibilité plus tempérée » pour participer à ces deux opérations de recapitalisation « loin des bases » du cœur de métier de la CDC, a-t-il dit, ajoutant que la Caisse des dépôts n'était pas « une machine à tout faire ».
Vivendi a déclaré que sa décision d’investir au capital de Telecom Italia ne visait pas à réduire les effectifs de l’opérateur télécoms, réagissant ainsi à des informations de presse évoquant une menace sur 15.000 postes. « Vivendi est en Italie pour se développer et investir à long terme, pas pour supprimer des emplois », a déclaré un porte-parole du groupe français dans un courrier électronique. Le groupe dirigé par Vincent Bolloré est le premier actionnaire de Telecom Italia avec 24,9% du capital. Des médias italiens ont rapporté ce matin que 15.000 salariés de Telecom Italia pourraient voir leur emploi menacé par la concurrence nouvelle du groupe public d'électricité Enel dans la fibre optique.
Le fonds d’investissement américain Elliott vient d’annoncer avoir saisi la justice italienne pour qu’elle relève le prix de l’offre d’achat des participations minoritaires d’Ansaldo STS, à 15 euros par action au lieu de 9,68 euros. Hitachi avait payé l’an dernier 9,50 euros par action pour acquérir une participation de 40% dans la firme de signalisation ferroviaire, ex-filiale du groupe de défense Finmeccanica. Le groupe japonais détient désormais un peu moins de 51% de son capital. Il est visé par plusieurs plaintes de fonds spéculatifs qui s’estiment lésés par l’offre obligatoire sur les participations minoritaires. Elliott, le fonds du financier Peter Singer, est le deuxième actionnaire de la société italienne avec des actions ou options représentant 29% du capital.
L’assemblée générale de HiMedia du 3 mai s’annonce mouvementée. «Préoccupé par la dérive de HiMedia», Benjamin Jayet, le premier actionnaire du groupe de marketing digital, a déposé des projets de résolutions visant à modifier la composition du conseil d’administration. Outre sa nomination au conseil, ainsi que celle de trois administrateurs qualifiés d’indépendants (Marie-Pierre Bordet, directrice générale de l’Association des agences conseil en communication, Justin Ziegler, l’un des co-fondateurs de PriceMinister, et Thierry Debarnot, cofondateur de Digischool), Benjamin Jayet propose de révoquer Cyril Zimmermann, le PDG de HiMedia. La révocation de deux autres administrateurs, Jean-Charles Simon et Eric Giordano, sera également soumise au vote des actionnaires. Eric Giordano est également directeur Europe de HiMedia. Benjamin Jayet détient directement et via sa holding BJ Invest un peu plus de 15% du capital de HiMedia.
Pfizer a officiellement renoncé hier à acquérir Allergan et lui versera une indemnité de 150 millions. Le rachat de Tyco par Johnson Controls est en péril.
Les autorités européennes de la concurrence ont réduit hier de près de moitié, à 227,72 millions d’euros, l’amende infligée à la Société générale pour entente illicite sur le marché de l’Euribor sur la base d’un nouveau calcul de la valeur des ventes proposé par la banque. La Société Générale, l’une des sept banques accusées de manipulation du marché de l’Euribor, avait écopé d’une amende initiale de 446 millions d’euros en décembre 2013.
Saisi au titre du contrôle des investissements étrangers en France, le ministère de l’Economie a donné hier son feu vert à l’entrée du groupe qatari Mannai dans GFI Informatique. De même, les services de la concurrence de la Commission européenne ont accepté l’opération qui prévoit l’acquisition par Mannai de 25% du capital de GFI auprès de ses actionnaires majoritaires Apax et Boussard & Gavaudan au prix de 8,5 euros par action. Cette transaction devrait être bouclée le 8 avril. Dans un second temps, le groupe qatari lancera une OPA sur le solde du capital, toujours à 8,5 euros, avec l’objectif de monter à 51%.
Tata Steel lancera lundi prochain au plus tard le processus officiel de vente de ses actifs au Royaume-Uni, a déclaré hier Sajid Javid, ministre britannique aux entreprises à l’issue d’une rencontre avec le président du groupe sidérurgique indien à Bombay. «J’ai également insisté sur le fait que le gouvernement britannique ferait tout ce qu’il peut pour soutenir tout acquéreur sérieux, par tous les moyens dont nous disposons, afin d’assurer l’avenir à long terme de cette industrie», a souligné le responsable politique.
Le tribunal de Séville a approuvé hier l’accord de restructuration soutenu par 75% des créanciers d’Abengoa qui a jusqu’au 28 octobre pour convaincre les autres banquiers et détenteurs d’obligations d’en faire autant. Dans le cadre de cet accord, certains créanciers prêteraient jusqu'à 1,8 milliard d’euros à la société sur une période de cinq ans, contre le droit d’acquérir 55% du capital du groupe. Parallèlement, environ 70% de la dette existante serait convertie en actions, ce qui donnerait aux autres créanciers le droit de prendre 35% du capital, a annoncé Abengoa. Les créanciers ayant avancé les 800 millions d’euros supplémentaires de garanties financières pour permettre la mise en œuvre de projets auraient 5% de la société restructurée. Cette décision signifie que le groupe, qui croule sous une montagne de dette de 9,4 milliards d’euros, restera sous la protection de la justice en attendant l'échéance d’octobre.
Le groupe Crédit agricole a confirmé hier, à la suite d’une décision rendue le jour même par l’Autorité des marchés financiers (AMF), que le projet de simplification de sa structure capitalistique devrait être réalisé dans le courant du troisième trimestre. Le gendarme de la Bourse a considéré que ce projet «n’avait pas pour conséquence une réorientation de l’activité sociale de CASA, et que, par conséquent, il n’y avait pas lieu à la mise en oeuvre préalable d’une offre publique de retrait au bénéfice des actionnaires minoritaires de CASA».
Dans la foulée du rachat de son concurrent Alcatel-Lucent, Nokia a lancé hier un programme de suppressions de postes qui touchera principalement ses effectifs en Finlande et en Allemagne. L’Allemagne devrait être touchée par 1.400 suppressions de postes, tandis que la Finlande perdra 1.300 de ses effectifs sur un total de 6.850. La France est relativement épargnée, Nokia ayant confirmé lors d’un comité de groupe européen qu’il conserverait un total de 4.200 postes sur le territoire jusqu'à fin 2017, comme il s’y était engagé auprès du gouvernement français.
L’Etat français détient désormais 26,05% de droits de vote de Renault en vertu de l’application de la loi Florange sur les droits de vote double, selon une déclaration adressée hier par le constructeur automobile à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Afin de préserver l’équilibre de l’alliance Renault-Nissan, l’Etat confirme qu’il envisage de céder, en fonction des conditions de marché, 14 millions d’actions Renault, ajoutant qu’il entend conserver ses deux représentants au conseil d’administration.
Vinci a annoncé hier que sa filiale Vinci Construction avait obtenu, en groupement avec Spie Batignolles, un contrat d’un montant total de 496 millions d’euros pour réaliser la nouvelle gare de La Défense et ses tunnels adjacents. Les travaux confiés au groupement s’inscrivent dans le cadre du prolongement de la ligne E du RER vers l’Ouest de Paris. Les premiers travaux débuteront durant l'été 2016 et seront réalisés en 61 mois.
Kering a annoncé hier que son conseil d’administration soumettra à l’approbation de la prochaine assemblée générale les nominations de Laurence Boone, de Sapna Sood et de Sophie L’Hélias en tant qu’administratrices. Laurence Boone avait déjà été membre du conseil entre 2010 et 2014. Le conseil d’administration de Kering comptera alors onze membres, sept femmes et quatre hommes, les mandats de Luca Cordero di Montezemolo, Philippe Lagayette et Jochen Zeitz arrivant à leur terme et n'étant pas renouvelés.
Les autorités européennes de la concurrence ont réduit de près de moitié, à 227,72 millions d’euros, l’amende infligée à la Société générale pour entente illicite sur le marché de l’Euribor sur la base d’un nouveau calcul de la valeur des ventes proposé par la banque. La Société Générale, l’une des sept banques accusées de manipulation du marché de l’Euribor, avait écopé d’une amende initiale de 446 millions d’euros en décembre 2013. «L’amende révisée est établie sur la base de la valeur révisée des ventes fournie par la Société Générale en février 2016 après que la banque eut réalisé qu’elle avait initialement communiqué des données incorrectes à la Commission», a expliqué l’exécutif européen dans un communiqué.
Le Crédit Mutuel Arkéa annonce mercredi la mise en place à compter du 2 mai d’un nouveau comité exécutif pour conduire le plan stratégique Arkéa 2020. Aux côtés de Jean-Pierre Denis, président de la banque, et de Ronan Le Moal, directeur général, le nouveau comex comptera neuf membres.
Les deux conditions préalables à l’entrée du groupe qatari Mannai au capital de GFI Informatique ont été levées. Saisi au titre du contrôle des investissements étrangers en France, le ministère de l’Economie a donné son feu vert. De même, les services de la concurrence de la Commission européenne ont accepté l’opération. Annoncée en novembre 2015, celle-ci prévoit l’acquisition par Mannai de 25% du capital de GFI auprès de ses actionnaires majoritaires Apax et Boussard & Gavaudan au prix de 8,5 euros par action. Cette transaction devrait être bouclée le 8 avril.
TAP Portugal sera la première compagnie aérienne à faire voler l’Airbus A330neo, dernière version plus économe en carburant, du gros porteur de l’avionneur européen, ont déclaré mercredi les deux entreprises. L’appareil, qui sera équipé de deux nouveaux moteurs Rolls-Royce Trent 7000, doit entrer en service à la fin de 2017. TAP en a commandé 14 exemplaires l’an dernier. La compagnie portugaise sera également la première à se voir livrer un nouvel aménagement de la cabine, appelée «Airspace» et actuellement présenté lors d’une manifestation à Hambourg.
Monsanto a publié mercredi des résultats en baisse et inférieurs aux attentes pour son deuxième trimestre clos le 29 février, le numéro un mondial des semences ayant dû consentir d’importantes promotions en réponse à un recul de la demande aux Etats-Unis. Il a fait état d’un bénéfice net de 1,06 milliard de dollars (931 millions d’euros) pour les trois mois au 29 février, soit 2,41 dollars par action, contre 1,43 milliard de dollars (2,92 dollars/action) un an plus tôt. Le résultat par action des activités poursuivies est ressorti à 2,42 dollars. Le chiffre d’affaires a de son côté reculé de 12,8% à 4,53 milliards de dollars.
Tata Steel lancera lundi au plus tard le processus officiel de vente de ses actifs britanniques, a déclaré mercredi Sajid Javid, ministre britanniques aux entreprises à l’issue d’une rencontre avec le président du groupe sidérurgique indien à Bombay. «J’ai également insisté sur le fait que le gouvernement britannique ferait tout ce qu’il peut pour soutenir tout acquéreur sérieux, par tous les moyens dont nous disposons, afin d’assurer l’avenir à long terme de cette industrie», a souligné le responsable politique.
Le tribunal de Séville a approuvé mercredi l’accord de restructuration soutenu par 75% des créanciers d’Abengoa qui a jusqu’au 28 octobre pour convaincre les autres banquiers et détenteurs d’obligations d’en faire autant. Dans le cadre de cet accord, certains créanciers prêteraient jusqu'à 1,8 milliard d’euros à la société sur une période de cinq ans, contre le droit d’acquérir 55% du capital du groupe. Parallèlement, environ 70% de la dette existante serait convertie en actions, ce qui donnerait aux autres créanciers le droit de prendre 35% du capital, a annoncé Abengoa. Les créanciers ayant avancé les 800 millions d’euros supplémentaires de garanties financières pour permettre la mise en oeuvre de projets auraient 5% de la société restructurée. Cette décision signifie qu’Abengoa, qui croule sous une montagne de dette de 9,4 milliards d’euros, restera sous la protection de la justice en attendant l'échéance d’octobre.
Nokia a lancé mercredi un programme de suppressions de postes dans la foulée du rachat de son concurrent Alcatel-Lucent qui touchera principalement en Europe ses effectifs en Finlande et en Allemagne. L’Allemagne devrait être touchée par 1.400 suppressions de postes tandis que la Finlande perdra 1.300 de ses effectifs sur un total de 6.850. La France est relativement épargnée, Nokia ayant confirmé lors d’un comité de groupe européen qu’il conserverait un total de 4.200 postes sur le territoire jusqu'à fin 2017 comme il s’y était engagé auprès du gouvernement français.
L’assemblée générale des actionnaires de Vallourec a validé ce matin le projet d’augmentation de capital du spécialiste français des tubes sans soudure en acier pour un montant de 1 milliard d’euros, dont les modalités et le calendrier doivent encore être précisés. L’opération sera composée d’une émission d’obligations remboursables en actions réservées à Bpifrance Participation et Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC) et d’une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires. Bpifrance et NSSMC détiennent respectivement 10,32% et 1,45% du capital de Vallourec et visent un niveau de 15% chacun à l’issue de la levée de fonds.
La compagnie italo-suisse MSC Cruises, principal client des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), annoncera en fin de journée une nouvelle commande portant sur la construction de quatre paquebots géants pour un montant de 4 milliards d’euros, a déclaré le porte-parole du gouvernement français. Les dirigeants de MSC Croisières et de STX France donneront une conférence de presse commune à l’Elysée dans l’après-midi en présence de François Hollande. L’armateur a déjà fait construire chez STX France 10 paquebots, livrés par les chantiers de Saint-Nazaire entre 2003 et 2013. Il en a commandé 4 autres dans le cadre du programme Vista.
Le cours de l’action Air France-KLM a perdu jusqu'à 8,5% dans la matinée, en réaction à l’annonce mardi soir du prochain départ du PDG Alexandre de Juniac. En fin de matinée, le titre a réduit ses pertes avec une baisse de 3,35% à 7,865 euros. «Lorsque j’ai été nommé, le conseil d’administration d’Air France m’a dit: il faut ramener la maison à l'équilibre et la désendetter. Ça c’est fait», a déclaré le PDG d’Air France-KLM sur RTL. Ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, Alexandre de Juniac a succédé à Jean-Cyril Spinetta à la tête d’Air France-KLM en 2013, après avoir dirigé Air France pendant près de deux ans, depuis la fin 2011, menant une profonde restructuration sans mouvement social majeur. «Air France est sortie de la zone de risque mais elle n’est pas revenue dans le peloton des trois ou quatre meilleurs mondiaux. Et c’est ça qu’il faut pour Air France», a ajouté Alexandre de Juniac. Il quittera le groupe franco-néerlandais pour prendre la tête de l’Association du transport aérien international (Iata) au plus tard le 1er août. Le nom de son remplaçant n’est pas connu. Un cabinet de chasseur de têtes a été mandaté par le conseil d’administration d’Air France-KLM.
Daimler a confirmé qu’Amazon et Microsoft négociaient la prise d’une participation minoritaire dans HERE, le service de cartographie et de navigation routière acquis en août 2015 par le consortium de constructeurs automobiles BMW, Audi (groupe Volkswagen) et Mercedes (groupe Daimler) auprès de Nokia. «Nous discutons avec Amazon, Microsoft et de nombreux constructeurs automobiles», a déclaré Thomas Weber, membre du conseil d’administration de Daimler chargé de la recherche et du développement, dans le cadre d’une interview accordée au Wall Street Journal.
Transdev a pris une participation minoritaire au capital de Navendis, une société de services de chauffeurs privés à destination des entreprise. «Transdev confirme que le transport à la demande constitue un axe privilégié de son développement», indique la filiale de la Caisse des dépôts et de Veolia. Déjà présente en Ile-de-France et à Lyon, Navendis prévoit de déployer son offre à Toulouse, à Nice et prochainement dans les autres grandes villes françaises. Transdev avait déjà déployé son propre service, avec Greentomatocars, sur le secteur du VTC à destination des entreprises de l’Ile-de-France. Fin mars, Keolis, l’un des concurrents de Transdev, avait annoncé son entrée au capital du groupe de VTC Le Cab.