Pénalisé par la dégradation des marchés de la construction, des hydrocarbures, des mines et du rail, le leader mondial des engins de chantier a ramené vendredi sa prévision de chiffre d’affaires pour 2016 entre 40 et 42 milliards de dollars, contre 40 à 44 milliards auparavant. Il table désormais sur un bénéfice par action situé entre 3 et 3,70 dollars hors charges de restructuration, contre une prévision antérieure de 4 dollars. Son bénéfice net hors exceptionnels est tombé au premier trimestre à 494 millions, soit 0,67 dollar par action, contre 1,70 milliard (2,07 dollars par action) un an plus tôt.
Schlumberger a déclaré vendredi s’attendre à une baisse « importante » de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre en raison de la réduction de ses activités au Venezuela, conséquence de problèmes de paiement, et de l’impact de la chute des cours du pétrole. Sur les trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du groupe a chuté de 16% par rapport au trimestre précédent. «Notre secteur connaît actuellement la plus grave crise financière de son histoire, la rentabilité et les flux de trésorerie étant à des niveaux insoutenables pour la plupart des opérateurs pétroliers et gaziers», a dit Paal Kibsgaard, directeur général du groupe.
McDonald’s a publié vendredi des chiffres de ventes à données comparables aux Etats-Unis supérieures aux attentes, signe que ses offres, de petit-déjeuner notamment, attirent de nouveaux clients. Les ventes des restaurants américains ouverts depuis au moins 13 mois ont augmenté de 5,4% au premier trimestre alors que les analystes prévoyaient en moyenne une hausse de 4,6%. Le bénéfice net part du groupe a progressé à 1,1 milliard de dollars (978 millions d’euros), soit 1,23 dollar par action, contre 811,5 millions (84 cents/action) un an plus tôt. Le chiffre d’affaires total a reculé de 1% à 5,90 milliards.
HSBC a annoncé vendredi à l’occasion de son assemblée générale une modification de sa politique de rémunération des dirigeants. La réforme de la rémunération des leaders du groupe bancaire, qui pourrait réduire de 7% le montant maximal perçu par ses administrateurs exécutifs, survient à la suite de frondes des actionnaires chez BP et Anglo American sur le même sujet. La participation en numéraire au financement de la retraite des dirigeants va ainsi passer de 50 à 30% de leur salaire de base et l’'octroi de mesures d’incitation de long terme sera désormais soumise à des critères de performances définis pour une période de trois ans.
General Electric a publié ce matin un bénéfice net ajusté de 1,9 milliard de dollars (1,7 milliard d’euros), soit 21 cents par action. Le consensus Bloomberg tablait sur 19 cents par action. Le titre GE accusait toutefois un net recul de 0,9% avant l’ouverture de la Bourse de New York. Son bénéfice opérationnel pourrait atteindre 1,45 à 1,55 dollars par actions pour l’ensemble de l’exercice, a réaffirmé le groupe américain. Ses revenus organiques devraient croître de 4%.
Le conseil de surveillance de BPCE a approuvé ce matin une nouvelle composition du comité de direction et du directoire de la banque, présidé par François Pérol. Laurent Roubin devient directeur général, en charge du pôle banque commerciale et assurance, annonce la banque mutualiste. Agé de 46 ans, il était jusqu’à présent président du directoire de la Caisse d’Epargne Brie-Picardie.
Présent à l’assemblée générale d’AccorHotels vendredi, le président du groupe hôtelier chinois Jin Jiang, Yu Minliang, a dit partager la vision d’expansion à l’international et dans le numérique de son homologue français. Il a également déclaré qu’il voulait saisir les opportunités de développement. Jin Jiang monte depusi plusieurs mois au capital d’AccorHotels. En date du 31 mars, il détenait 14,98% du capital et 13,07% des droits de vote du groupe. Le PDG d’AccorHotels, Sébastien Bazin, a déclaré lors de l’AG que ce serait «une bonne chose» si Jin Jiang était représenté au conseil d’administration.
Interparfums a confirmé vendredi son objectif de chiffre d’affaires annuel après avoir signé une solide croissance au premier trimestre, porté par les ventes des parfums Montblanc et Jimmy Choo. Le concepteur de parfums sous licence a dégagé sur les trois premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 83,7 millions d’euros, en hausse de 8,5% en données publiées et de 7,3% à devises constantes. «La performance du premier trimestre conforte l’objectif d’un chiffre d’affaires de 340 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2016», commente la société dans un communiqué.
Le fonds est monté à 14,6% du capital de l'éditeur de jeux, visé par une OPA hostile de Vivendi. De quoi faire monter les enchères entre Vincent Bolloré et les Guillemot.
Volkswagen et la justice américaine sont parvenus à un accord de principe concernant les 600.000 véhicules concernés aux Etats-Unis par le scandale du trucage des tests anti-pollution, a annoncé hier le juge fédéral chargé du dossier. Le magistrat a déclaré que l’accord devra inclure une proposition de rachat concernant près de 500.000 véhicules et une éventuelle réparation. L’accord prévoira aussi la création d’un fonds d’indemnisation. Les autorités fédérales et le constructeur allemand ont jusqu'à fin juin pour signer un accord définitif.
Le producteur d'énergie solaire s’est placé hier sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, devenant l’une des plus grosses entreprises non-financières à déposer son bilan depuis une dizaine d’années. Après avoir enregistré pendant plusieurs années le taux de croissance le plus élevé du secteur des énergies renouvelables, SunEdison s’est engagé dans une stratégie d’acquisitions qui l’a conduit à accumuler des dettes. Il a déclaré 20,7 milliards de dollars (18,3 milliards d’euros) d’actifs et 16,1 milliards de dettes au 30 septembre 2015.
A l’image de l’ensemble des secteurs pétrolier et parapétrolier, pénalisés par la faiblesse récurrente des prix des hydrocarbures, Schlumberger a publié un bénéfice net en chute de 48,6% au premier trimestre, à 501 millions de dollars. Ses revenus perdent 36%, à 6,52 milliards. Le numéro un mondial des services pétroliers est frappé de plein fouet par les coupes franches décidées par les compagnies pétrolières dans leurs investissements.
Microsoft a publié hier un bénéfice inférieur aux attentes pour son troisième trimestre (clos le 31 mars), affecté par la faiblesse du marché des ordinateurs personnels et par un dollar fort. Le bénéfice net a chuté de 25% à 3,76 milliards de dollars, soit 47 cents par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action atteint 62 cents ; les analystes anticipaient en moyenne 64 cents par action. Le chiffre d’affaires s’est effrité de 5,5%, à 20,53 milliards. La hausse de 3,3% de l’activité dans l’informatique dématérialisée (à 6,1 milliards) n’a pas compensé l’impact du déclin du marché des PC.
Anglo American a survécu à la révolte d’une partie de ses actionnaires concernant la rémunération de ses dirigeants. Le rapport de rémunération a été adopté à près de 60% selon des résultats préliminaires, malgré l’opposition des deux agences de conseils de vote ISS et ShareSoc. Celles-ci reprochent notamment au directeur général du groupe minier, Mark Cutifani, les piètres performances de l’action en Bourse, qui a perdu 75% de sa valeur en 2015 – la pire performance de l’indice FTSE 100. La rémunération totale de Mark Cutifani a été réduite de 8,3% en 2015, à 3,4 millions de livres (4,3 millions d’euros). L’entreprise indique que la partie liée au bonus a reculé de 40%.
Le bénéfice net de GM a plus que doublé au premier trimestre, à deux milliards de dollars, un montant bien supérieur aux attentes des analystes, pour un chiffre d’affaires qui a progressé de 4,5% (à 37,3 milliards de dollars). L’Amérique du Nord a représenté 85% du bénéfice de GM avant intérêts et impôt, attestant de la forte contribution au bénéfice des SUV et pick-up. En Europe, GM est parvenu au point mort alors qu’il avait subi une perte de 200 millions de dollars au premier trimestre 2015.
Les chaînes Canal+ pourraient accuser une perte d’exploitation supérieure à 400 millions d’euros en France cette année si aucune mesure n’est prise pour riposter à l’inflation de ses coûts d’acquisition de droits sportifs et à l'érosion de sa base d’abonnés, a prévenu jeudi le président du directoire de sa maison mère Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe. Canal+ a subi 405.000 résiliations d’abonnements en France en 2015, ce qui s’est traduit par une perte annuelle - la quatrième consécutive - de 264 millions d’euros.
La National Credit Union Administration a lancé hier une consultation sur les mesures d’encadrement des rémunérations variables dans le secteur financier américain, l’un des derniers pans de la loi Dodd-Frank votée en 2010. Les règles autoriseraient un établissement à reprendre les bonus de ses employés qui prendraient des risques inappropriés ou provoqueraient une intervention des autorités. Selon les cas, ce principe de ‘clawback’ pourrait survenir sur une période de 7 ans et s’appliquer également aux employés ayant quitté la société. Les cadres supérieurs d’établissements affichant plus de 250 milliards de dollars de bilan verraient le versement de 60% de leur bonus repoussé d’au moins quatre ans. Les dirigeants des sociétés ayant entre 50 et 250 milliards de dollars d’actifs verraient la moitié de leur variable différé d’au moins trois ans. Cinq autres agences fédérales, dont la Fed et la SEC, doivent faire passer ces mesures.
Après Renault en janvier, c’est au tour du groupe PSA de faire l’objet de perquisitions de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dans le cadre des enquêtes sur les émissions polluantes dans le sillage du scandale Volkswagen. Ses quatre sites de R&D en France sont concernés. Le constructeur français assure que ses véhicules sont conformes aux réglementations et collabore « pleinement » avec les autorités. Les enquêteurs ont saisi des disques durs et des ordinateurs, et ont placé des bureaux sous scellés.
Le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF a demandé hier une consultation préalable sur le projet de réacteur EPR à Hinkley Point, en menaçant de porter le dossier en justice. Le conseil d’administration de l’électricien doit se réunir vendredi. Dans un communiqué, le CCE souhaite « qu’un point d’information complet [...] soit présenté pour information en vue d’une consultation ultérieure [...] avant toute décision de la direction ou de son conseil d’administration ». A défaut, cela constituerait un délit d’entrave, estime-t-il. Par ailleurs, le groupe a confirmé Xavier Girre au poste de directeur financier, qu’il occupait à titre provisoire depuis mars.
Renault a publié hier un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 11,7%, à 10,5 milliards d’euros. Il a bénéficié de la vigueur inattendue du marché européen. Ses immatriculations ont crû de 7,3% à 692.453 véhicules, avec une hausse de 8,2% en Europe et de 4,7% hors du continent. L’Afrique, l’Inde (qui devient son 8e marché devant la Russie) et le Moyen-Orient ont compensé la faiblesse en Russie et au Brésil. Renault a révisé à 2% sa prévision de croissance du marché en 2016, contre +1% à 2% jusqu’ici, en raison de son optimisme en Europe (au moins 5% contre +2% précédemment). Mais le Brésil est désormais attendu en chute de 15% à 20%, contre -6% précédemment.
Volkswagen et la justice américaine sont parvenus à un accord de principe concernant les quelque 600.000 véhicules concernés aux Etats-Unis par le scandale du trucage des tests anti-pollution, a annoncé aujourd’hui le juge fédéral chargé du dossier. Le magistrat a déclaré que l’accord devrait inclure une proposition de rachat concernant près de 500.000 véhicules équipés d’un moteur diesel de 2,0 litres de cylindrée et une éventuelle réparation si celle-ci est validée par les autorités. L’accord prévoira aussi la création d’un fonds d’indemnisation. Les autorités fédérales et le constructeur allemand ont jusqu'à la fin du mois de juin pour signer un accord définitif.
Le producteur américain d'énergie solaire s’est placé aujourd’hui sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, devenant l’une des plus grosses entreprises non-financières à déposer son bilan depuis une dizaine d’années. Après avoir enregistré pendant plusieurs années le taux de croissance le plus élevé du secteur des énergies renouvelables, SunEdison s’est engagé dans une stratégie de croissance externe qui l’a conduit à accumuler des dettes. Il a déclaré 20,71 milliards de dollars (18,3 milliards d’euros) d’actifs et 16,14 milliards de dettes au 30 septembre 2015.
Le gouvernement britannique s’est déclaré aujourd’hui prêt, si nécessaire, à prendre jusqu'à 25% du capital des activités du sidérurgiste Tata Steel pour favoriser leur reprise. Le groupe indien a annoncé le mois dernier son intention de se désengager de Grande-Bretagne, où il emploie quelque 15.000 personnes, en invoquant l’impact de la concurrence chinoise à bas prix, de la hausse de ses coûts de production et de la faiblesse de la demande. Il a déjà conclu la cession d’une partie des activités concernées à Greybull Capital, un spécialiste du redressement d’entreprises, pour une livre symbolique.
L'équipementier automobile a annoncé jeudi au titre du premier trimestre 2016 un chiffre d’affaires total en progression de 6% à 1,54 milliard d’euros, qui inclut la quote-part des coentreprises du groupe. A changes constants, la hausse ressort à 7,8%. Plastic Omnium a confirmé son objectif de dépasser de cinq points environ la production automobile mondiale, attendue en hausse de 2% à 3% en 2016. Il table en outre sur une reprise pour sa division environnement dont le chiffre d’affaires trimestriel a reculé de 6,6%.