Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, continuera de bien se porter quel que soit le résultat de l'élection présidentielle de novembre, a déclaré le «sage d’Omaha» devant ses actionnaires venus nombreux l'écouter samedi dans sa ville d’Omaha, dans le Nebraska. Warren Buffett, fervent soutien de la candidate démocrate Hillary Clinton, a ainsi minimisé l’impact éventuel d’une victoire en novembre de Donald Trump. La société a estimé son bénéfice net à 5,59 milliards de dollars (4,88 milliards d’euros) au premier trimestre, en hausse de 8%, mais son résultat d’exploitation devrait reculer de 12% à 3,73 milliards de dollars. Les comptes détaillés seront publiés le 6 mai.
Anheuser-Busch InBev compte vendre des actifs en Europe de l’Est de SABMiller pour s’assurer du feu vert des autorités européennes de la concurrence au rachat pour 100 milliards de dollars de son rival. AB InBev a déjà retenu l’offre du japonais Asahi Group Holdings pour les marques de bière Peroni, Grolsch et Meantime de SABMiller pour un montant de 2,25 milliards d’euros. Le groupe a indiqué vendredi qu’il avait mis en vente les actifs de SABMiller en République tchèque, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie et en Slovaquie.
Le gouvernement a décidé de reconduire pour un an, jusqu’au 14 avril 2017, le dispositif de suramortissement afin d’accompagner la reprise de l’investissement productif en France. A l’occasion de cette prolongation, le gouvernement a annoncé l’extension de cette mesure aux réseaux de communication par fibre optique, notamment dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, ainsi qu’aux serveurs informatiques dès lors qu’ils sont prévus pour une utilisation au sein d’une baie informatique.
Gemalto regarderait des actifs vendus le cas échéant par Safran, a déclaré vendredi Olivier Piou, directeur général du spécialiste de la sécurité numérique. Safran, qui se recentre sur l’aéronautique et la défense, avait annoncé mi-mars qu’il se donnait six mois pour décider du sort de ses activités d’identité (passeports) et de biométrie, indiquant qu’il pourrait les céder. Olivier Piou a également noté que les équipes de Morpho, le pôle sécurité de Safran, ressemblent beaucoup à celles de Gemalto, «très techniques et impliquées».
SES va prendre le contrôle de l’opérateur O3b Networks. L’opérateur de satellites paiera 20 millions de dollars pour faire passer sa participation de 49,1 % à 50,5 %, portant à 323 millions de dollars le montant de sa participation globale dans la société. À la clôture de l’opération, SES consolidera la dette nette d’O3b, qui s’élève actuellement à 1,2 milliard de dollars. « La consolidation d’O3b – le réseau de satellites à la croissance la plus rapide – améliore considérablement le profil de croissance à long terme de SES, la constellation devant générer un chiffre d’affaires annualisé compris entre 32 et 36 millions de dollars par satellite en état stable », explique Karim Michel Sabbagh, PDG de SES. Soutenu par Google notamment, O3b Networks vise, grâce à une constellation de satellites en orbite moyenne, à apporter l’accès à internet dans les zones actuellement non ou difficilement connectées.
Gemalto regarderait des actifs vendus le cas échéant par Safran, a déclaré vendredi Olivier Piou, directeur général du spécialiste de la sécurité numérique. Safran, qui se recentre sur l’aéronautique et la défense, avait annoncé mi-mars qu’il se donnait six mois pour décider du sort de ses activités d’identité (passeports) et de biométrie, indiquant qu’il pourrait les céder. «Bien entendu, nous serions ravis de les regarder parce qu’elles entrent exactement dans notre stratégie de diversification et de transformation», a déclaré le directeur général, Olivier Piou, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes à l’occasion de la publication du chiffre d’affaires trimestriel. Olivier Piou a également noté que les équipes de Morpho, le pôle sécurité de Safran, ressemblent beaucoup à celles de Gemalto, «très techniques et impliquées», indiquant ainsi que son groupe saurait éviter un clash culturel et intégrer de manière fluide ses nouveaux collaborateurs. «Mais il y a beaucoup d’opportunités qui sont apparues aux Etats-Unis et nous devrons choisir», a toutefois noté Olivier Piou, citant les cessions d’actifs auxquels Dell s’est engagé à la suite de son rachat d’EMC.
Atlantia, le groupe d’infrastructures contrôlé par la famille Benetton, envisage d’ouvrir le capital de sa filiale de concessions autoroutières Autostrade per l’Italia, indique Bloomberg. L’opération permettrait de lever près de 4 milliards d’euros. Des fonds de pension et souverains auraient déjà exprimé leur intérêt. Les discussions sont toutefois à un stade préliminaire indique une source. Le groupe pourrait vendre 30% du capital d’Autostrade, de préférence répartis entre deux investisseurs.
C’est une première en France. Les actionnaires de Renault, réunis aujourd’hui en assemblée générale, ont majoritairement rejeté la rémunération attribuée à son président-directeur général Carlos Ghosn au titre de l’année 2015. Ils se sont prononcés contre à 54,08%, tandis que 45,88% ont voté en sa faveur et 0,04% se sont abstenus. Cet avis n’est que consultatif, mais il oblige néanmoins le conseil d’administration à se justifier. Suite à ce camouflet, l’administrateur indépendant Patrick Thomas a indiqué que le comité des rémunérations du constructeur se réunirait avec le conseil d’administration « pour analyser la signification de ce vote » et qu’un communiqué serait diffusé à l’issue de cette réunion.
Casino estime qu’un retrait de la cote de sa filiale Cnova est la meilleure solution préalable à la réintégration de sa filiale de commerce électronique, indique Reuters de source proche du dossier. Casino rachèterait les parts des actionnaires minoritaires de Cnova, qui serait ensuite scindée en trois entités distinctes en France, au Brésil et en Colombie. CDiscount, la branche française de Cnova, serait réintégrée aux activités françaises de Casino et Nova.com, la branche brésilienne, serait reprise par Via Varejo, la filiale d'électroménager et d'électronique grand public du groupe au Brésil. Jeudi, la filiale de Casino a déclaré, en réponse à des informations parues dans la presse brésilienne, qu’elle envisageait un éventuel rapprochement de ses activités de e-commerce au Brésil avec celle de Via Varejo. Selon Reuters, Casino financerait ce projet avec une partie du produit de la vente de sa filiale vietnamienne Big C Vietnam, annoncée vendredi pour une valeur d’entreprise d’un milliard d’euros. Environ 6% du capital de Cnova sont cotés sur le Nasdaq. Sur la base de son cours actuel, un retrait de la cote pourrait avoisiner les 100 millions de dollars. La société fait l’objet d’une action de groupe aux Etats-Unis pour divulgation d’informations trompeuses. Introduite à 7 dollars par action en novembre 2014, l’action Cnova ne valait plus que 3,39 dollars jeudi en clôture du Nasdaq.
Medivation a annoncé que son conseil d’administration avait rejeté à l’unanimité l’offre d’achat non sollicitée de 9,3 milliards de dollars présentée par Sanofi, jugeant qu’elle sous-évaluait l’entreprise et son portefeuille de produits. Sanofi a proposé jeudi de prendre le contrôle de Medivation pour 52,50 dollars par action. «Notre conseil d’administration est convaincu que le plan stratégique de Medivation créera une valeur pour les actionnaires bien supérieure à l’offre de Sanofi et a rejeté à l’unanimité votre proposition», écrit Medivation dans un communiqué. «Malgré le refus aujourd’hui de Medivation d’entamer des discussions dans le cadre d’une transaction créatrice de valeur, Sanofi reste déterminé à poursuivre ce rapprochement et à engager le dialogue directement avec les actionnaires de Medivation», a répondu Sanofi.
Anheuser-Busch InBev prévoit de vendre des actifs en Europe de l’Est de SABMiller pour s’assurer du feu vert des autorités européennes de la concurrence au rachat pour 100 milliards de dollars de son rival. AB InBev a déjà retenu l’offre du japonais Asahi Group Holdings pour les marques de bière Peroni, Grolsch et Meantime de SABMiller pour un montant de 2,25 milliards d’euros. Le groupe a dit vendredi qu’il avait mis en vente les actifs de SABMiller en République tchèque, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie et en Slovaquie. AB InBev a dit en avoir informé les autorités européennes de la concurrence qui doivent rendre leur décision sur la fusion avec SABMiller d’ici au 24 mai.
Dans un avis transmis à l’Autorité des marchés financiers, Vivendi a annoncé avoir franchi en hausse, le 27 avril 2016, le seuil de 15% des droits de vote d’Ubisoft. Le groupe de médias détient 17,73% du capital et 15,66% des droits de vote de l'éditeur de jeux vidéos. Dans sa déclaration d’intention, valable pour les 6 prochains mois, Vivendi indique envisager de «poursuivre ses achats en fonction des conditions de marché» mais pas de ''déposer une offre publique» sur Ubisoft «ni d’en prendre le contrôle». En revanche, il «envisage de demander une recomposition du conseil d’administration en vue, notamment, d’y obtenir une représentation cohérente avec sa position actionnariale». Depuis l’annonce de l’entrée à son capital de Vivendi, la direction et le conseil d’administration d’Ubisoft mettent en garde contre un risque de prise de contrôle rampant du groupe de médias dirigé par Vincent Bolloré.
Luxottica ne poursuit pas à l’heure actuelle de discussions avec le français Essilor ou avec l’allemand Zeiss en vue d’une éventuelle alliance, a déclaré vendredi l’administrateur délégué du groupe italien, Massimo Vian, lors de l’assemblée générale des actionnaires. Essilor et Zeiss sont des fournisseurs du fabricant de lunettes italien et c’est la seule relation que ce dernier entretient avec elles, a-t-il ajouté.
Sanofi s’est dit vendredi confiant dans sa capacité à gagner le soutien des actionnaires de la biotech américaine Medivation qu’il convoite. «Nous sommes confiants que les actionnaires de Medivation finiront par partager notre ferme conviction que notre offre serait significativement et immédiatement créatrice de valeur», a déclaré le directeur général de Sanofi lors d’une conférence de presse téléphonique de présentation des résultats du premier trimestre. Olivier Brandicourt a insisté sur l’intérêt stratégique d’une opération et a dit espérer que le conseil d’administration de Medivation saisirait l’opportunité offerte et «pourra de manière constructive s’engager dans les prochaines semaines». Si elle aboutissait, l’offre à 9,3 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros) sur Medivation permettrait à Sanofi de renforcer assez vite ses positions dans l’oncologie, et de compenser ainsi les conséquences néfastes sur ses ventes de la perte aux Etats-Unis du brevet de son antidiabétique Lantus.
La Commission européenne a annoncé qu’elle autorise le projet de rachat de 2,2 milliards d’euros de la compagnie de transport maritime de Singapour Neptune Orient Lines (NOL) par CMA CGM, à condition que NOL se retire de l’alliance G6, concurrente de l’alliance Ocean Three dont le groupe français fait partie. «Le transport maritime régulier par conteneurs joue un rôle central dans le commerce mondial, de sorte que la concurrence dans ce secteur est essentielle pour les entreprises et les consommateurs de l’UE», a dit Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la politique de concurrence. Les concessions proposées sont identiques à celles fournies par l’armateur allemand Hapag Lloyd et son homologue chilien Compania Sud Americana de Vapores (CSAV) voici deux ans.
Engie pourrait ouvrir le capital de sa filiale belge Electrabel en 2017, a déclaré Gérard Mestrallet, le PDG du groupe d'énergie, lors de la présentation des résultats du premier trimestre 2016. Cette opération est envisagée depuis plusieurs mois déjà mais sa réalisation a été compliquée par les difficultés des centrales nucléaires opérées par Electrabel en Belgique, Doel 3, Tihange 2 et Doel 1. Les réacteurs de Tihange 2 et Doel 3, d’une capacité d’environ un GW chacun, sont restés fermés après la découverte en 2012 de microfissures sur les parois de leurs cuves. Ils ont été brièvement relancés en 2014 avant d'être de nouveau mis à l’arrêt en mars 2014. En novembre 2015, l’AFCN, l’autorité de sûreté nucléaire belge, a autorisé leur redémarrage, estimant que les indications de défauts ne compromettaient pas leur sûreté. La production a repris en décembre.
Casino a annoncé la cession de sa filiale Big C Vietnam au groupe thaïlandais Central pour une valeur d’entreprise de 1 milliard d’euros. Ajoutée à la cession de son autre filiale asiatique Big C Thaïlande, cette opération porte à 4,2 milliards d’euros le plan de désendettement du distributeur français. La cession de Big C Vietnam s’est opérée sur des multiples 2015 de 1,8 fois le chiffre d’affaires, 20,4 fois l’Ebitda et 34,4 fois l’Ebit, précise Casino dans un communiqué. Le produit de cession s'élève à 920 millions d’euros. Big C Vietnam, qui comporte un réseau de 43 magasins et 30 galeries commerciales, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 586 millions d’euros. Le groupe Central est l’un des principaux conglomérats familiaux thaïlandais, présent dans l’immobilier, les grands magasins, la distribution, l’hôtellerie et la restauration.
Eranove fait machine arrière. Alors qu’il avait commencé à rencontrer les investisseurs ces dernières semaines, le groupe de production et de gestion d’électricité et d’eau potable en Afrique de l’Ouest préfère reporter son projet d’introduction en bourse sur Euronext Paris «en raison des conditions du marché des IPOs». La société, détenue à hauteur de 18,6% par Axa, prévoyait de lever 200 millions d’euros par augmentation de capital. Eranove avait déjà temporisé fin 2015, après avoir initialement annoncé son projet de mise en Bourse en novembre. «Le groupe n’est pas dans l’urgence pour lever des fonds et préfère attendre des conditions plus optimales», indique une source proche. Le projet d’IPO est dirigé par Crédit Agricole CIB avec l’appui de HSBC.
Plusieurs salariés importants de l'éditeur de jeux pourraient percevoir plus de 10 millions d'euros d'indemnités de rupture en cas de changement de contrôle du groupe.
La création d’une catégorie d’actions sans droit de vote permettra au fondateur de garder le contrôle du réseau social tout en transférant des titres à sa nouvelle fondation.
Priceline a annoncé hier la démission immédiate de son directeur général Darren Huston à la suite d’une relation avec une employée, contraire au code de conduite du groupe. Darren Huston était DG de la maison-mère de Booking.com depuis janvier 2014. «Cela n’a pas de conséquence sur les annonces financières de la société, ses comptes ou ses contrôles internes relatifs à ses finances», a assuré un porte-parole de Priceline. Le président du groupe et ex-directeur général, Jeffery Boyd, occupera la direction par interim le temps de trouver un successeur. En 2011, le directeur général de HP, Mark Hurd, avait également démissionné suite à une affaire personnelle.
L’assemblée générale des actionnaires de Suez a renouvelé hier pour quatre ans les mandats d’administrateurs de Gérard Mestrallet et de Jean-Louis Chaussade, respectivement président du conseil d’administration et directeur général du groupe. Les actionnaires du numéro deux mondial de la gestion de l’eau et des déchets, derrière Veolia, ont en outre modifié les statuts de la société pour porter de 68 à 70 ans la limite d'âge du président du conseil. Gérard Mestrallet, 67 ans, assure par ailleurs les fonctions de PDG d’Engie, qui détient encore quelque 33,4% du capital de Suez.
Cnova, filiale de e-commerce du groupe Casino, a annoncé hier, en réponse à des informations parues dans la presse brésilienne, qu’elle envisageait un rapprochement de ses activités de e-commerce au Brésil avec celle de Via Varejo, autre filiale de Casino. Cnova, qui regroupe aussi CDiscount, un des leaders du e-commerce non alimentaire en France, précise dans un communiqué qu’il n’existe à ce jour «aucune garantie pour qu’une telle opération aboutisse». Cnova, cotée sur le Nasdaq, fait par ailleurs l’objet d’une action de groupe aux Etats-Unis pour divulgation d’informations trompeuses.
La filiale de Comcast débourse 3,8 milliards de dollars pour s’offrir le créateur de Shrek et de Madagascar, soit une prime de 51% sur le cours avant les rumeurs.
Le groupe américain de biotechnologies AbbVie a annoncé hier le rachat du spécialiste des cellules souches Stemcentrix, une opération d’un montant de 5,8 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros) qui doit lui permettre de renforcer son portefeuille de traitement du cancer. AbbVie a précisé qu’il débourserait environ 2 milliards de dollars en numéraire et le solde en actions. Les actionnaires de Stemcentrix, qui n’est pas coté en Bourse, pourraient recevoir jusqu'à 4 milliards de dollars supplémentaires en numéraires si certains critères de performances sont remplis.
Après l'échec de la fusion Pfizer-Allergan et l'enquête sur le dossier Halliburton-Baker Hugues, l'écart entre prix d'offre et cours de Bourse a eu tendance à s'amplifier.
L’industrie française du logiciel a vu son chiffre d’affaires progresser l’an dernier de 13,6% à 7,5 milliards d’euros dans ses activités d’édition, montre la 12ème édition du Truffle 100 France publiée aujourd’hui. Les cinq premiers acteurs représentent 54% de ce chiffre, souligne le classement des 100 premiers groupes du secteur, réalisé par Truffle Capital en partenariat avec CXP Group. Sopra Steria monte en 2ème place derrière Dassault Systèmes, suivie par Murex. Cegedim, précédemment 2ème, descend au 4ème rang et Axway conserve la 5ème place. Le résultat net du Top 100 a quasiment doublé à 1,19 milliard d’euros contre 599 millions en 2014, soit une marge nette passant de 5% à 9,3%. Cette évolution est portée par la croissance des résultats de Dassault Systèmes (576,6 millions d’euros en 2015 contre 465,5 millions en 2014) et de Cegedim qui passe d’une perte de 199,7 millions d’euros en 2014 à un bénéfice de 67 millions en 2015.