SFR devra adapter ses effectifs après mi-2017 pour rester compétitif face à ses concurrents sur un marché français des télécoms très concurrentiel, a déclaré mercredi le PDG du deuxième opérateur français, filiale d’Altice. «Il est assez évident que des adaptations seront nécessaires pour que SFR puisse rester compétitif sur le marché très difficile qui est le nôtre», a souligné Michel Combes lors d’une audition à l’Assemblée nationale. «Nous avons pris des engagements sur l’emploi a la demande du gouvernement et des partenaires sociaux. Nous respecterons évidemment ces engagements même s’il s’agit d’une situation inédite, frustrante pour les salariés (..) et pénalisante pour l’entreprise», a-t-il ajouté. En rachetant SFR au groupe Vivendi en 2014, Patrick Drahi, le propriétaire d’Altice, s'était engagé à ne pas toucher à l’emploi pendant trois ans, soit jusqu’en juillet 2017. Il a toutefois relancé récemment les craintes d’un plan social, en évoquant devant la presse des problèmes d’effectifs chez SFR. Le groupe, qui a dit consulter à ce sujet les partenaires sociaux, entend simplifier l’organisation de SFR, issue du rapprochement de plusieurs entreprises, en unifiant notamment les systèmes d’information et les fonctions support.