Michelin s’attend à un environnement de marché moins porteur au deuxième semestre, après avoir réalisé un solide premier semestre. Le groupe a réduit de 2 points de pourcentage ses prévisions pour le marché du pneu tourisme en 2016 en raison d’un ralentissement en Amérique du Nord et en Europe ; le marché du poids lourd est attendu désormais au mieux stable à cause du recul en Chine. Mais Michelin maintient sa prévision de croissance supérieure au marché. Il a dégagé un bénéfice opérationnel sur activités courantes de 1,4 milliard d’euros (+11,3%) et un bénéfice net de 773 millions (+9%).
Contrairement à TF1, M6 a publié un chiffre d’affaires et un résultat opérationnel courant (Ebita) en hausse au premier semestre grâce à l’Euro de football. La filiale de RTL Group a enregistré une croissance de 5,3% de ses revenus publicitaires, à 427,1 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires total de 645,5 millions (+2,5%). L’Ebita a augmenté de 32,6% à 136 millions, en raison d’une indemnité exceptionnelle de 42 millions. « La visibilité reste limitée sur le marché publicitaire dans un contexte macroéconomique incertain », nuance toutefois M6.
L’opérateur télécoms Verizon, qui a annoncé l’acquisition des activités internet de Yahoo, a publié hier un recul plus important que prévu de son chiffre d’affaires. Son bénéfice net, en forte baisse, a reculé de 83% à 702 millions de dollars, affecté par une grève de 7 semaines et par une charge comptable de 2,2 milliards liée aux nouveaux contrats de travail et à des cessions d’actifs à Frontier Communications. Le chiffre d’affaires opérationnel a reculé de 5,5%, à 30,53 milliards de dollars. Les analystes prévoyaient en moyenne 30,94 milliards.
LVMH a affiché au premier semestre des résultats meilleurs qu’attendu dans un environnement difficile pour le luxe, notamment en raison des attentats en France. Ses ventes ont progressé de 3% à 17,2 milliards d’euros, en particulier grâce aux vins et spiritueux (dont la branche affiche un revenu en hausse de 9% et une marge en hausse de 250 points de base à 27,5%). Le résultat opérationnel courant atteint 2,96 milliards, mais la marge s’est dégradée de 50 pb à 17,2%. Le résultat net a progressé de 8% à 1,7 milliard. Un acompte sur dividende de 1,40 euro sera versé le 1er décembre.
Valeo a confirmé hier ses objectifs de croissance pour 2016 après un premier semestre soutenu par la demande pour ses systèmes d’aide à la conduite et ses solutions de réduction de la consommation. L'équipementier automobile a fait état d’une hausse de 11% de son chiffre d’affaires (à 8,1 milliards d’euros). Il a dégagé un résultat opérationnel de 647 millions (+20%) et un bénéfice net en hausse de 23% à 422 millions. Valeo reste «confiant» malgré les incertitudes nées du Brexit.
BP a fait état d’un bénéfice inférieur aux attentes au deuxième trimestre, en raison de la faiblesse des marges dans le raffinage et des prix du pétrole. La compagnie pétrolière britannique a publié un résultat net de 720 millions de dollars (-44,6%). Les marges dans le raffinage sont tombées à un plus bas de six ans sur la période, a précisé BP. Il a annoncé en conséquence une nouvelle réduction de son budget d’investissement pour cette année, sous l’objectif initial de 17 milliards.
McDonald’s a vu la croissance de ses ventes ralentir plus fortement que prévu aux Etats-Unis au deuxième trimestre et a reconnu être confronté à un « environnement difficile sur plusieurs marchés clés ». A périmètre comparable, les ventes des restaurants américains ont augmenté de 1,8% au deuxième trimestre, loin de la hausse de 3,2% que les analystes attendaient selon le consensus de Consensus Metrix. En données brutes, le chiffre d’affaires a diminué de 3,5% à 6,27 milliards de dollars. Le bénéfice net baisse de 9,1% à 1,09 milliard de dollars.
Les actionnaires d’EDF ont donné mardi leur feu vert au conseil d’administration pour mettre en œuvre son augmentation de capital de 4 milliards d’euros, à laquelle l’Etat français s’est engagé à participer à hauteur de 3 milliards. Les résolutions ont été approuvées par l’assemblée générale de l'électricien, dont l’Etat français détient 84,9% du capital. L’opération doit permettre à EDF de renforcer son bilan.
Les obligations du groupe de prêt-à-porter IKKS ont atteint leur niveau le plus faible depuis plus d’un an hier après la décision de S&P de dégrader sa note de crédit d’un cran supplémentaire dans la catégorie spéculative, à B-. La souche de 320 millions d’euros à échéance juillet 2021 a chuté de 3% à 90 cents pour un euro, portant son rendement à 9,3%, selon les informations de Bloomberg. L’agence de notation justifie sa décision par des anticipations de bénéfices dégradées, qui pourraient amener IKKS à rompre certaines clauses de contrats de crédit.
United Technologies a publié des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre. Le groupe industriel, fabricant des moteurs d’avion Pratt & Whitney, fait état d’un bénéfice net en baisse de 11% à 1,37 milliard de dollars, pour un chiffre d’affaires en hausse de 1% à 14,87 milliards. Le consensus Thomson Reuters les voyait respectivement à 1,26 et 14,7 milliards. United Tech a relevé de 15 cents la limite basse de sa prévision du bénéfice par action 2016 à 6,45 dollars, en maintenant la borne haute à 6,6 dollars.
Les ventes d’iPhone par Apple ont baissé depuis deux trimestres consécutifs, mais leur recul de 15% au cours du troisième trimestre fiscal de la firme à la pomme (clos le 25 juin) n’est pas aussi prononcé qu’on le craignait. Apple a précisé qu’il avait vendu 40,4 millions d’iPhone, alors que les analystes anticipaient 40,02 millions, suivant le consultant spécialisé FactSet StreetAccount. Le groupe américain avait annoncé une baisse de 16,3% des ventes d’iPhone au trimestre précédent. Apple a annoncé un bénéfice net en recul de 27% à 7,8 milliards de dollars. Son chiffre d’affaires recule de 14,6% (à 42,36 milliards), mais il bat le consensus Thomson Reuters, qui le donnait à 42,09 milliards. Le pôle services, qui regroupe App Store, Apple Pay, iCloud entre autres, a réalisé un revenu de près de 6 milliards de dollars, en hausse de 18,9%.
Seb a affiché sa confiance en ses performances pour 2016 à l’occasion de la publication de ses comptes semestriels. Le spécialiste du petit équipement domestique a vu ses ventes augmenter de 2,4% à 2,16 milliards d’euros (+6% en organique). Son résultat opérationnel d’activité a cru de 17,7% (+60% en organique) à 172 millions, reflet des hausses de prix (en Russie, en Ukraine et en Amérique Latine) et de gains de productivité, malgré un environnement difficile sur les devises. Pour 2016, Seb vise une croissance organique supérieure à 5% et une progression de son résultat opérationnel d’activité à éléments constants supérieure à 10%. Le titre s’est envolé de 7,1% hier, terminant à un record de 122,65 euros.
Le titre Sprint a bondi hier après que l’opérateur mobile américain a fait état hier d’un revenu supérieur aux attentes, les rabais consentis lui ayant permis d’augmenter de 173.000 le nombre d’abonnés postpayés au premier trimestre (clos le 30 juin) – un record depuis 9 ans. Il a également annoncé un retour à un flux de trésorerie positif pour l’ensemble de son exercice fiscal. Mais la perte nette s’est creusée à 302 millions de dollars, contre 20 millions un an plus tôt. Alors que le marché évalue les conséquences des ambitions de son actionnaire SoftBank à l’égard d’ARM, Sprint a indiqué avoir les moyens de financer ses activités et respecter ses échéances cette année.
Gecina a confirmé hier dans un communiqué qu’il n’y avait « pas matière à surenchère, son offre ayant été reconnue comme mieux-disante par les membres du conseil de surveillance de Foncière de Paris qui ne sont pas en situation de conflit d’intérêts », alors que le groupe immobilier est en concurrence avec Eurosic pour acquérir Foncière de Paris.
Europcar a révisé hier en baisse ses objectifs pour 2016 en invoquant un environnement « affaibli », notamment par le Brexit et les attaques terroristes en Europe. Le spécialiste de la location de véhicules vise désormais une « légère hausse » de son chiffre d’affaires organique, ainsi qu’un « corporate Ebitda » ajusté supérieur aux 251 millions d’euros de 2015. Il tablait précédemment sur une croissance de 3% à 5% et un corporate Ebidta supérieur à 275 millions. Europcar confirme toutefois viser un taux de distribution des dividendes équivalent à au moins 30% du bénéfice net. Le groupe a enregistré au premier semestre un résultat net de 3 millions d’euros (contre une perte de 157 millions au premier semestre 2015), un corporate Ebidta de 55 millions et un chiffre d’affaires stable de 948 millions.
Baidu, le premier moteur de recherche en ligne chinois, a annoncé le retrait de l’offre faite en février sur sa participation de 80,5% au capital de la société de vidéos en ligne iQiyi.com. Baidu a précisé que le groupe d’acquéreurs n’avait pas pu se mettre d’accord sur un prix. L’offre avait suscité les inquiétudes de certains investisseurs, car elle émanait des patrons de Baidu et iQiyi eux-mêmes. iQiyi était alors estimé à 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros).
Luxottica, premier opticien mondial, a réduit son objectif de bénéfice pour 2016, après avoir publié un bénéfice opérationnel ajusté (Ebit) en repli de 2,5% à 857 millions d’euros au premier semestre, en raison du mauvais temps et de la faiblesse du marché américain. Son chiffre d’affaires a atteint 4,72 milliards d’euros (+0,7%, +1,6% à devises constantes). Luxottica a réduit sa prévision de croissance de ses ventes à devises constantes pour l’année de 5-6% à 2-3%. Il s’attend à ce que la croissance de l’Ebit soit du même ordre, alors qu’il prévoyait précédemment une croissance de 1,5 fois celle du chiffre d’affaires.
En intégrant les activités de Yahoo, rachetées 4,8 milliards de dollars, et celles d'AOL, l'opérateur américain espère s'imposer dans la publicité mobile.
Le groupe néerlandais de matériel électronique a fait état hier d’un excédent brut d’exploitation (Ebita) de 544 millions d’euros au deuxième trimestre conforme aux attentes. La marge d’Ebita est quant à elle remontée à un niveau de 9,3%, contre 6,8% au premier trimestre et 11% visé par le groupe sur l’ensemble de l’année.
Orange et Canal+ ont annoncé hier le lancement d’une offre commune qui permettra à certains abonnés à la fibre de l’opérateur télécoms de bénéficier sans surcoût d’un bouquet de chaînes payantes distribuées par CanalSat. Vivendi, maison-mère de Canal+, est en quête de partenariats avec les opérateurs télécoms pour améliorer la distribution de ses contenus. Actionnaire de l’espagnol Telefonica et de Telecom Italia, le groupe dirigé par Vincent Bolloré avait déclaré vouloir conclure d’autres alliances en Europe, évoquant pour la France Orange et Iliad.
L’excédent brut d’exploitation est tombé à un niveau insupportable par rapport à l’endettement du groupe. Le plan stratégique devrait être prêt à la fin de l’été.