A - 14%, la baisse de l’encours des fonds de droit français ne laisse aucun doute sur la difficulté de l’année 2011 pour la gestion collective hexagonale. Selon l'étude d’Europerformance-SIX Telekurs, au 31 décembre, les actifs sous gestion sont tombés à 726,5 milliards d’euros. En montant, 118 milliards d’euros ont été perdus ramenant le niveau d’encours à son plus bas niveau depuis le départ de la crise en 2007. Dans le détail, du côté des fonds de long terme, les OPCVM actions ont vu leurs encours diminuer de 43,8 milliards d’euros (-20,9%), devant les fonds diversifiés dont les actifs gérés ont baissé de 19 milliards d’euros (- 13,9 %). Pour leur part, les fonds obligataires ont perdu 13,8 milliards d’euros (-18,1 %) tandis que les fonds garantis se sont contractés de 8,5 milliards d’euros (-12,4%) et les OPCVM de fonds alternatifs de1,8 milliard d’euros (-23,9%) . Du côté des OPCVM de court terme, la baisse de l’encours est aussi significative. Les fonds de trésorerie ont perdu au cours de l’année dernière 30,8 milliards d’euros (-8,9%),On retiendra néanmoins quelques exceptions dans ce panorama : les fonds à capital garanti, les fonds d’obligations à haut rendement, ainsi que les fonds sur actions du nord de l’Europe ont attiré des flux d’investissement. Cela étant, il s’agit de produits spécifiques, «bien dans l’air du temps» (fonds garantissant le capital), ou investi sur des zones géographiques précises, souligne l'étude.Toujours selon Europerformance SIX Telekurs, la gestion collective française a non seulement enregistré en 2011 une quatrième année de sorties nettes sur les cinq derniers exercices mais il s’agit de la plus importante décollecte de son histoire : elle atteint 82,1 milliards d’euros. Et pour la première fois, toutes les classes d’actifs ont été touchées par les retraits. Dans ce panorama, les mouvements de collecte ont favorisé certains assureurs tandis que les grands réseaux bancaires ont continué d’enregistrer des retraits quelle que soit la nature des fonds de leur gamme (risqués ou non). «Les résultats des banques privées, avec le transfert d’une partie de la collecte depuis des actifs à risque vers des supports de trésorerie, marquent leur réactivité aux conditions de marché», précise l'étude. Enfin, on notera qu’au niveau européen, l’année a aussi été marquée par d’importants rachats, notamment au second semestre, sur les OPCVM de long terme. Cela dit, les marchés de fonds de droit irlandais, britannique et luxembourgeois, ont affiché une forte résistance. Les demandes d’autorisation de commercialisation en France pour les produits étrangers ont progressé de 10% l’année dernière. L'étude peut être téléchargée sur le site : http://www.europerformance.fr/publications/bilan-annuel/16.html
Alors que la Réserve fédérale américaine a manifesté sa volonté de maintenir les taux d’intérêt à leur bas niveau actuel pendant trois ans encore, la collecte dans les fonds d’actions et d’obligations émergentes a atteint des niveaux jamais vus depuis le deuxième trimestre 2011.Selon les statistiques communiquées par EPFR Global, les fonds d’actions ont drainé en net 8,62 milliards de dollars durant la semaine au 25 janvier, dont près de la moitié pour les fonds d’actions émergentes. Depuis le début de l’année, la collecte des fonds d’actions émergentes approche la barre des 6 milliards de dollars. Les obligataires ont enregistré de leur côté une collecte nette d’un peu plus de 6 milliards de dollars, un montant jamais vu depuis le début du troisième trimestre 2010. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires affichent une collecte nette de 20,3 milliards de dollars contre 17,4 milliards de dollars pour la période correspondante de 2010. Le regain d’appétit pour le risque s’est également traduit par une collecte nette de plus de 2,5 milliards de dollars dans les fonds d’obligations à haut rendement. A noter que les rachats dans les fonds d’actions sont tombés à leur plus bas niveau depuis plus de six mois. Les fonds monétaires ont terminé la semaine au 25 janvier sur une décollecte de 7 milliards de dollars.
L’agence a abaissé les notes d'émetteur long terme de la région Ile-de-France et de la ville de Paris de AAA à AA+. La méthodologie de notation de S&P ne lui permet pas d’attribuer à une collectivité locale une note supérieure à celle de l’Etat. La perspective des notes long terme des deux collectivités reste négative.
Les prix à la consommation en Allemagne ont reculé de 0,4% en janvier, ramenant l’inflation à 2,0% sur un an, montre la première estimation nationale, conforme aux attentes des économistes, ce qui pourrait fournir un argument à la BCE pour poursuivre la baisse de ses taux d’intérêt. En décembre, les prix avaient augmenté de 2,1% en rythme annuel.
Le groupe bancaire mutualiste s’est présenté hier sur le marché de la dette senior non sécurisée en euro pour un placement de 750 millions d’euros à 10 ans. Le prix indicatif a été fixé à 225 points de base au-dessus des midswaps. Natixis est le seul teneur de livre de l’opération. L’émetteur est noté Aa3 par Moody’s, A par S&P et A+ par Fitch.
Le président de la Fed de Philadelphie à révélé être l’un des trois membres du Comité de politique monétaire de la Fed à réclamer une hausse des fed funds dès cette année. Il s’est dit mécontent de voir le FOMC s’engager sur un environnement de taux «exceptionnellement bas» jusqu'à la «fin 2014», fustigeant une politique «accélérationniste».
François Fillon a abaissé hier à 0,5% contre 1,0% auparavant la prévision de croissance économique du gouvernement pour 2012. L’impact budgétaire sera de 5 milliards d’euros et il sera compensé sans demander d’efforts supplémentaires aux Français, a précisé le Premier ministre. La nouvelle prévision gouvernementale est la même que celle choisie par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande. Elle est supérieure à celles des économistes et de plusieurs institutions internationales, dont le FMI (0,1%) et l’OCDE (0,2%). La Commission européenne attend de son côté 0,6%. La nouvelle prévision de croissance sera intégrée au projet de loi de finances rectificative qui sera présenté au conseil des ministres le 8 février. En revanche, le gouvernement n’a pas encore modifié sa prévision pour 2013 (2,0%), très supérieure à celles du consensus.
Le groupe dit de Visegrad, qui réunit la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie, a estimé dans un communiqué que le «pacte budgétaire» en discussion entre les dirigeants de l’Union européenne devait être modifié pour permettre aux membres potentiels de la zone euro de prendre part aux réunions de celle-ci.
La Banque centrale européenne a acheté pour 63 millions d’euros d’obligations d’Etat au cours de la semaine au 27 janvier, un montant très inférieur à celui de 2 milliards attendu par le consensus. La BCE avait racheté un montant de 2,243 milliards d’euros de titres souverains la semaine précédente.
Le Trésor italien a adjugé hier 7,48 milliards d’euros de dette sur des échéances de 4, 5 et 10 ans, avec des rendements au plus bas depuis octobre. Rome a servi un rendement de près d’un point de pourcentage inférieur à celui qu’elle avait consenti il y a un mois. Le pays doit refinancer quelque 90 milliards d’euros de dettes arrivant à maturité entre février et avril.
Morgan Stanley a relégué BNP Paribas au deuxième rang des spécialistes en valeurs du Trésor sur le seul critère de la participation aux adjudications et aux rachats, selon le classement annuel de l’Agence France Trésor. Natixis et UBS ont également progressé sur le marché primaire. Au classement général, qui comprend aussi l’animation sur le marché secondaire et des critères qualitatifs, BNP Paribas reste premier devant Barclays Capital et la Société Générale.
Malgré ses dénégations réitérées, Wegelin a finalement décidé de trancher dans le vif. Les menaces croissantes qui pèsent sur la situation de Wegelin & Co. Banquiers privés aux Etats-Unis ont conduit les responsables de la banque à une décision radicale, à savoir le transfert de la plus grande partie des clients et collaborateurs à la banque privée Notenstein Private Bank Ltd, que Raiffeisen reprendra à 100%. Ce transfert va durablement renforcer la position de Raiffeisen sur le marché suisse de la gestion de fortune. Le prix de la transaction n’a pas été communiqué. Réalisé le 27 janvier 2012, le transfert permet de sortir les activités d’asset management jusqu’ici gérées en interne à la Banque Wegelin et de les regrouper avec celles de Wegelin Fund Management Ltd dans une entité dédiée, 1741 Asset Management SA, filiale à 100% de Notenstein Private Bank Ltd, a précisé la banque dans un communiqué. L’Autorité suisse de surveillance des marchés financiers, la Finma, a indiqué qu’elle autorisait l’opération.Wegelin & Co. Banquiers privés reste en activité pour traiter jusqu’à leur terme les dossiers de clients américains et pour agir comme partie dans les discussions avec les autorités pénales américaines. «En agissant en qualité de partie indéfiniment responsable, nous assumons clairement notre responsabilité", explique Konrad Hummler, partenaire et directeur de la banque; «nous avons la volonté de faire face aux débats juridiques qui nous attend. Mais en parallèle, nous avons le devoir d’offrir à nos clients et à nos collaborateurs un maximum de sécurité. Tous les partenaires de la banque sont unanimes sur ce constat».
La banque centrale de Corée vient d’obtenir auprès des autorités chinoises une licence d’investisseur institutionnel étranger qualifié (QFII), rapporte Asian Investor.La Banque de Corée espère ainsi investir dans des actions chinoises dès le premier semestre de cette année. Dès qu’elle recevra son quota qui pourrait être compris entre 200 et 300 millions de dollars. Les réserves de change de la Banque de Corée s'élèvent à 310 milliards de dollars.
Il y a cinq ans, le fonds de pension public de Caroline du Sud avait interdiction d’investir dans des hedge funds et autres produits alternatifs. A présent, rapporte The Wall Street Journal, ce type de placement représente près de la moitié de l’encours de 26 milliards de dollars (dont 20 % de hedge funds, soit 6 fois l’allocation moyenne des fonds de pension).Le Treasurer de l’Etat, Curtis Loftis, a l’intention de réduire considérablement cette proportion, non seulement en raison du risque mais aussi à cause des frais, car les commissions de gestion payées par le fonds ont augmenté pour l’exercice au 30 juin 2011 de 11 % à 344 millions de dollars alors que la performance avant frais était de 18,6 %, contre 21,4 % pour la moyenne des grands fonds de pension publics, selon Wilshire Trust Universe Comparison Service.
Andreas Grünewald, président de l’association allemande VuV des gestionnaires de fortune indépendants, a indiqué selon Investment Europe que les 673 fonds lancés par les adhérents ont affiché une performance moyenne de 15,61 % sur les trois ans à fin 2011, les produits agressifs gagnant 27,5 % contre 22,6 % pour les diversifiés et 8,75 % pour les défensifs.En revanche, la taille des fonds reste modeste, avec environ un quart des produits sous la barre des 10 millions et seulement 27 fonds pesant plus d’un milliard d’euros.
L'étude «Redefining Asset Management in New Realities» publiée récemment par Roland Berger Strategy Consultants suggère quelques pistes qui devraient permettre au secteur de la gestion d’actifs de surmonter une mutation structurelle liée principalement aux suites de la crise financière, à l'évolution de la réglementation et à la déformation de l’environnement démographique.L’intensification de la concurrence, les exigences croissantes des investisseurs institutionnels et particuliers ainsi que le déplacement des marchés vers l’Asie et le Moyen-Orient vont obliger les gestionnaires d’actifs à repenser leurs stratégies et leurs business models s’ils veulent conserver une croissance profitable.Pour survivre à une concurrence acharnée, les gestionnaires d’actifs devront se focaliser sur les besoins de leurs clients, avec davantage de produits sur mesure et transparents. La gestion du risque va dès lors prendre encore plus d’importance comme argument de vente et les gestionnaires devront se recentrer sur leur cœur de métier, ce qui devrait renforcer la tendance à l’externalisation, non seulement pour réduire la base de coûts mais pour rendre le business model plus souple afin de pouvoir surmonter les crises futures.Si aucun acquéreur n’est alors trouvé, certains gestionnaires d’actifs pourront se trouver confrontés à une problématique nouvelle, comme celle de réduire la voilure, voire de fermer une activité.
Selon les données de l’association Inverco des sociétés de gestion, 665 fonds sur les 2.655 commercialisés en Espagne ont enregistré des souscriptions nettes l’an dernier, rapporte Funds People. Cela correspond à un ratio de 25 %.Deux fonds garantis d’InverCaixa, le Foncaixa Estabilidad et le Foncaixa Estabilidad Plus ont été en tête du palmarès des rentrées nettes avec respectivement 2.444 millions e 514 millions d’euros. Le numéro trois est un fonds conservateur du Santander, le Santander Select Prudente, avec 437 millions d’euros.Sur les 20 premiers fonds pour la collecte nette, 14 sont des fonds garantis.Inverco a indiqué par ailleurs que l’encours moyen des fonds espagnols à fin décembre se situait à 53 millions d’euros. Seuls huit fonds affichent plus d’un milliard d’euros d’encours, contre 13 en octobre 2010. Les trois plus importants sont le Foncaixa Estabilidad, dont l’encours a gonflé de 88 % à 2.533 millions d’euros, la Santander Banif Inmobiliario, dont les actifs sous gestion ont diminué de 4,6 % à 2.400 millions (dont 93 % détenus par le Santander), et le BBVA Ahorro C/P, dont l’encours a plongé de 18 % à 1.798 millions.
Un accord sur la participation volontaire du secteur privé à un programme d’échange obligataire devrait être finalisé cette semaine en Grèce, selon l’Institute of International Finance (IIF). Les créanciers seraient disposés à accepter un coupon moyen de 3,6% sur de nouvelles obligations à 30 ans. Alors que le Premier ministre Lucas Papadémos recevait hier les dirigeants des partis de sa coalition, le Financial Times évoquait une proposition allemande en faveur de la création d’un « commissaire au budget » qui aurait le pouvoir d’opposer un veto aux décisions budgétaires prises par le gouvernement grec si elles n'étaient pas conformes aux objectifs prévus par les créanciers internationaux. La Commission européenne a toutefois réagi en soulignant que les fonctions exécutives relevaient de l’entière responsabilité du gouvernement grec. «La balle est dans le camp de la Grèce» avertit le ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble dans un entretien au Wall Street Journal.
L’agence de notation a annoncé vendredi l’abaissement des notes de la Belgique, de Chypre, de l’Italie, de l’Espagne et de la Slovénie, et a précisé que de nouvelles dégradations étaient envisageables au cours des deux prochaines années. Fitch explique que ces pays sont vulnérables à court terme aux chocs monétaires et financiers. La note de l’Italie est abaissée à A- contre A+, celle de la Belgique est abaissée à AA contre AA+ et celle de l’Espagne est abaissée à A contre AA-.
Reuters rapporte de source gouvernementale que le gouvernement français reverra à la baisse la prévision de croissance de 1% de l'économie française pour 2012 dans le cadre du projet de loi de finances rectificative présenté le mois prochain pour intégrer les mesures annoncées hier par Nicolas Sarkozy. L’agence indique de même source que cette révision sera compensée par de nouvelles mesures d'économies pour respecter l’objectif de ramener les déficits publics à 4,5% du PIB, mais qu’aucun prélèvement supplémentaire n'était prévu.
Présent à Davos, le commissaire européen à la concurrence a réitéré son opposition au projet de fusion entre Nyse Euronext et Deutsche Börse, sur lequel Bruxelles devrait statuer le 1er février. «Certains problèmes de concurrence ne seront pas résolus, mais au contraire aggravés par cette fusion, a-t-il déclaré à Bloomberg Television. Si l’on superpose deux Bourses et qu’on relie les activités de trading et de post-marché, en établissant un silo, cela soulève de sérieux problèmes de concurrence».
D’après les résultats publiés en ce début d’année par les sociétés d’assurances, la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) fixe le rendement moyen des contrats d’assurance vie en euros en 2011 à 3 %. Quant aux contrats en unités de compte (UC) qui drainent 15 % des cotisations, leur performance est négative (- 5,2 %) ,"mais reste supérieure à celle du CAC 40 (- 17 %), du fait de la diversité des actifs composants les UC», note la Fédération. Par ailleurs, les cotisations en assurance vie ont baissé l’année dernière de 14 % par rapport à 2010 pour atteindre 124 milliards d’euros. Simultanément, les prestations qui représentent notamment les sommes retirées par les assurés sur leurs contrats d’assurance vie se sont élevées à 116,4 milliards d’euros, marquant une progression de 25 %. En pratique, les trois quarts des demandes ont concerné des rachats partiels - le solde correspondant à des rachats totaux (26 %). Pour près de la moitié de ces retraits, les montants étaient inférieurs à 50 000 euros et ont été principalement orientées vers des dépenses de consommation (48 %). «Ces résultats sont principalement dus à la crise financière qui a marqué l’année 2011 et qui a créé un environnement peu propice à l'épargne et à l’engagement long, explique la FFSA. En période de crise, les ménages puisent dans leur épargne pour consommer, comme le montre la baisse de l'épargne financière en septembre et novembre 2011.» Cela dit, lorsqu’ils peuvent épargner, beaucoup de ménages se tournent plutôt vers les placements liquides ou l’immobilier : 13 % des sommes retirées ont ainsi été consacrées à cet objectif. Pour expliquer cette défiance envers l’assurance vie, la Fédération recense les incertitudes économique et celles liées aux dettes souveraines en Europe. A cela s’ajoute l’inquiétude sur la stabilité du régime fiscal de l’assurance vie (particulièrement depuis le débat sur la fiscalité du patrimoine). Dès lors, le placement subit la concurrence de certains produits d'épargne, notamment liquides, comme le Livret A ou les comptes à terme. Quant à l’immobilier, il a profité, d’une part d’un effet d’aubaine compte tenu du durcissement des régimes Scellier et Bouvard à venir (au 31 mars 2012), et d’autre part d’une volonté de nombreux épargnants d’investir «dans la pierre».
Credit Suisse a présenté le 26 janvier, en marge du Forum de Davos, une étude sur l’impact investing, rapporte L’Agefi suisse. Publié en partenariat avec la Fondation Schwab, le rapport de Credit Suisse Research fait le point sur les principales tendances actuelles en matière de stratégie d’investissement visant à générer un impact social ou environnemental tout en offrant un retour financier.Premier constat: l’ouverture du secteur au-delà des grands noms fortunés (Bill Gates, Warren Buffett, etc.) ne fait que commencer. Ces investissements «sont aujourd’hui encore majoritairement l’apanage des personnes très riches ou des fondations, explique Robert Ruttimann, de Credit Suisse. L’implication des clients retail et institutionnels n’en est qu'à son point de départ.Afin de réaliser pleinement le potentiel à long terme du secteur, une prochaine étape sera de rendre disponible des produits d’investissement plus standardisés, afin d’offrir davantage d’opportunités aux investisseurs ordinaires et aux clients institutionnels.
A la demande de ses adhérents désireux de disposer d’un éclairage circonstancié sur des techniques de gestion parfois mal connues et relativement peu développées en France, l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a publié le 26 janvier son «Guide des investissements en gestion alternative et due diligences opérationnelles» (en vente en sur le site Internet http://www.af2i.org/ pour 100 € TTC).Le document, d’une cinquantaine de pages, a été réalisé par un groupe de travail animé par Vincent Ribuot (UMR) et Francis Weber (Réunica), vice-présidents de l’Association, et constitué en partenariat avec HDF Finance et Reinhold & Partners.Ce guide à vocation pédagogique vise à permettre aux investisseurs institutionnels de mieux appréhender les particularités des fonds de gestion alternative, leurs stratégies ainsi que les différents acteurs et types de véhicules rencontrés en tenant compte des contraintes réglementaires qui s’appliquent aux investisseurs français.L’Af2i insiste sur l’originalité de son document, qui décrit «de manière approfondie les différentes phases et particularismes des due diligences». Autrement dit, à la différence de la plupart des ouvrages disponibles, «ce manuel, le neuvième guide que nous publions, met en exergue la sécurité financière avant et pendant l’investissement», a souligné Jean Eyraud, président de l’Af2i. «La due diligence, ce n’est pas un travail ponctuel avant l’investissement, mais un processus continu dans le temps, avec un suivi de la composition du portefeuille pour détecter les anomalies», a d’ailleurs souligné Christian Bartholin, secrétaire général de HDF Finance.La table-ronde qui a suivi la présentation du guide a tout particulèrement mis en exergue l’aspect humain de la gestion alternative. D’abord, Bertrand Gibeau (Reinhold & Partners) a rappelé que les fonds alternatifs ont souvent le statut de société, et que l’investisseur sera donc bien inspiré de s’intéresser à la personnalité des administrateurs, même pour les fonds coordonnés.Christopher Fawcett, senior partner chez Fauchiers Partners, a insisté pour sa part sur le fait que les gérants peuvent arrêter d’un jour à l’autre et qu’il convient de se préparer à toute éventualité, notamment dans la mesure où l’argent du souscripteur, dans un hedge fund, est bloqué au minimum pour 90 jours. Il importe donc d’apporter un grand soin au «background check».Enfin, lors de la discussion, les participants sont convenus que, pour l’investisseur, la gestion alternative n’a de l’intérêt que si elle génère de manière stable une performance supérieure de 300 à 400 points de base au Libor ou à l’Eonia. «Sinon, cela ne vaut pas la peine de se casser la tête», a conclu Christopher Fawcett.
La collecte de fonds de capital-investissement a connu une année difficile en 2011, rapporte L’Agefi. Aussi, selon une étude menée par Private Equity Intelligence (Preqin) en décembre, 73% des investisseurs interrogés ont manifesté leur intention de contracter de nouveaux engagements en 2012, contre 62% au cours du seul premier semestre. Toujours selon Preqin, 35% des investisseurs n’avaient pas encore atteint leur objectif d’allocation de 2011. La demande excède l’offre, note le quotidien, mais il est plus réaliste d’admettre que l’offre n’a pas su satisfaire la demande.