La cure d’austérité s’est généralisée dans la finance. En chute, voire complètement absentes, les parts variables attribuées cette année subissent l’impact de la crise. Pour la sixième année consécutive, L’Agefi Hebdo, dans son édition du 26 avril au 2 mai, publie les résultats de son enquête exclusive sur les bonus des professionnels de la finance à Paris, réalisée en partenariat avec quatre cabinets de chasseurs de têtes, Vendôme Associés, Singer & Hamilton, Hudson, Eric Salmon & Partners. Il en ressort notamment une chute d’environ 40% sur les bonus en BFI, des impacts limités sur les métiers du risque et même des «zéro bonus» dans le cash actions. L’enquête porte sur 10 métiers de la banque.
Comment les professionnels du secteur de la finance en France vivent-ils l'évolution des salaires fixes et des bonus en 2011? A l'évidence, mal. D’après l’enquête annuelle du site eFinancialCareers.fr d’offres d’emploi dans les secteurs de la banque et de la finance, les salaires fixes n’ont en effet pas augmenté. Dans le détail, ils ont été plus de la moitié (55%) à avoir des salaires qui stagnent – contre 42% des professionnels du marché financier qui ont eu une augmentation. Résultat, 44% se sont déclarés mécontents de leur rémunération mensuelle, contre seulement 26% qui se sont dit plutôt ou très satisfaits. Le tableau est encore plus sombre du côté des bonus. En 2011, ces derniers se sont inscrits globalement en baisse, plus de la moitié des personnes concernées (53%) ayant reçu un bonus inférieur à l’an passé – contre 28% seulement ayant reçu une prime supérieure. En conséquence, près de la moitié des professionnels interrogés se disent mécontents, 24% d’entre eux avouant être plutôt mécontents et 25% très mécontents. Pis, pour 62% des sondés, les bonus perçus ont été décevants et ne répondaient pas à leurs attentes. Sans réelles surprises, 44% des professionnels concernés envisagent de fait de changer d’employeur au cours de l’année 2012. Et ce d’autant qu’ils sont 67% à affirmer que la diminution des bonus est liée à la performance de leur entreprise. .
La banque, qui a dévoilé des résultats jugés «solides» au titre du premier trimestre 2012, se révèle en avance sur ses objectifs. Les actifs pondérés du risque ont chuté à 294 milliards de francs suisses, contre 312 milliards annoncés initialement et 280 milliards visés à fin 2012
L’association de défense des consommateurs a déposé plainte contre des magasins de grande distribution, mais aussi contre les sites internet d'établissements de crédit spécialisés, pour non respect de la loi française sur le crédit à la consommation. «Faisant fi de la loi, les grandes surfaces restent les supermarchés du crédit renouvelable», lit-on dans un communiqué. Elle a également saisi la DGCCRF «pour que la loi Lagarde soit respectée et les infractions sanctionnées».
La holding d’investissement s’est engagée à injecter 90 millions d’euros au capital du loueur de véhicules, qu’elle contrôle, dans le cadre du refinancement en cours de sa dette. Europcar a notamment obtenu de repousser à 2015 une ligne de crédit revolving ainsi qu’une facilité de financement de sa flotte au Royaume-Uni. Le loueur doit encore refinancer sur le marché high yield des obligations à taux variable remboursables en mai 2013.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a convenu mercredi qu’il avait espéré que les prêts massifs consentis ces derniers mois par l’institution aux banques européennes profiteraient plus rapidement à l'économie réelle. La BCE a prêté quelque 1000 milliards d’euros sur trois ans à des conditions très avantageuses aux banques de la zone euro. Le président de la BCE a précisé que l’un des effets notoires de ces prêts géants avait été de faire «augmenter le portefeuille d’obligations d’Etat des banques». Les résultats de la nouvelle étude trimestrielle de la BCE sur le crédit en zone euro, publiés mercredi, témoignent par ailleurs de conditions de crédit qui continuent à se resserrer, mais à un rythme moindre que les trimestres précédents.
Double satisfaction pour les promoteurs de l’épargne salariale. L’année 2011 a été marquée à la fois par une bonne progression du nombre des entreprises équipées et par une hausse des versements du côté des salariés. Le tableau est néanmoins terni par un niveau d’actifs sous gestion qui s’affiche en légère baisse par rapport à 2010, lié à la baisse des marchés.En chiffres, selon l’Association française de la gestion financière, 260.230 entreprises disposaient à la fin de l’année dernière d’un plan d’épargne salariale, soit une hausse de 17.000 entreprises par rapport au 31 décembre 2010. Cette croissance repose essentiellement sur l’augmentation du nombre de PME équipées d’un dispositif. A 254.000, leur nombre est est en hausse de 7%.De leur côté, les versements sur des dispositifs d’épargne salariale ont atteint 16,3 milliards d’euros en 2011, soit une progression de plus de 20% (13,3 milliards en 2010). Ce résultat repose sur l’augmentation du nombre de salariés qui bénéficient d’un plan d’épargne (PEE et/ou PERCO) ainsi que sur le rebond des résultats des entreprises en 2010 par rapport à 2009. En nette hausse, les versements volontaires des salariés ont progressé de 24 % hors participation et intéressement. Les versements sont issus de la participation (4,8 milliards d’euros), de l’intéressement (3,7 milliards), de l'épargne volontaire des salariés (5,2 milliards) et de l’abondement des entreprises (2,6 milliards).Le montant des rachats s’élève quant à lui à 11,3 milliards, soit des souscriptions nettes de 5 milliards d’euros dont plus de 1,3 milliard d’euros dans les PERCO. Enfin, les encours d’épargne salariale se sont établis à 85,3 milliards d’euros en baisse de 3,5 % par rapport au 31 décembre 2010. L’effet marché a particulièrement pesé sur les fonds d’actionnariat salarié qui captent 32,1 milliards d’euros (38 % du total) alors que les fonds «diversifiés» sont restés stables. Ces fonds largement investis en actions représentent 53,2 milliards d’euros (62 % du total). Par ailleurs, les fonds investis principalement en actions représentent 45 milliards d’euros. A noter enfin que les fonds solidaires ont vu leur actif passer à 1,7 milliard d’euros, soit une progression de 13 % tandis que les les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) ont vu leur encours passer à 10,2 milliards d’euros (+ 17 % en 2011)
En Europe centrale et orientale, 2011 aura été selon BNP Paribas Real Estate une année très positive pour l’investissement dans les bureaux. Dans les sept villesd’Europe centrale et orientale étudiées, soit Moscou, Varsovie, Saint-Pétersbourg, Bucarest, Belgrade, Bratislava et Sofia, le volume global a totalisé 4,6 milliards d’euros (en hausse de 24 % par rapport à 2010). En 2011, les taux de rendement «prime» des bureaux ont continué à se contracter dans la majorité des pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Le taux de rendement «prime» moyen des bureaux s’est établi à 9 %, contre 5,6 % en Europe de l’Ouest, «un chiffre qui illustre le creusement de l’écart des taux de rendement qui se montait à près de 250 pb avant la crise», note l'étude. En 2011, le volume des transactions de bureaux a totalisé 2,8 millions m² sur les sept marchés d’Europe centrale et orientale étudiés, en hausse de 25 % par rapport à l’année précédente. À l’exception de Bratislava, les transactions sont en hausse dans la totalité des PECO, portées, pour l’essentiel, par des déménagements d’entreprises.Si, sur l’année, les performances d’investissement sont très bonnes pour l’Europe centrale et orientale, la région n’est pas à l’abri d’une détérioration qui pourrait notamment être liée à l’absence de financements, ajoute BNP Paribas Real Estate.
Les hedge funds ont affiché ces 17 dernières années une performance supérieure à celle des classes d’actifs traditionnelles que sont les actions, les obligations et les matières premières, conclue une étude du Centre for Hedge Fund Research de l’Imperial College de Londres commandée par KPMG et l’association professionnelle de la gestion alternative, l’AIMA.Ainsi, les hedge funds ont chaque année dégagé un rendement moyen de 9,07 % après frais entre 1994 et 2011, contre 7,18 % pour les actions, 6,25 % pour les obligations et 7,27 % pour les matières premières à l’échelle mondiale.Cette performance a été réalisée avec une volatilité et une «value at risk» moindres que celles des actions et des matières premières, indique l’étude (pour les obligations, les scores sont similaires). Cette dernière montre aussi que les hedge funds sont des générateurs d’alpha, ayant dégagé une moyenne de 4,19 % par an sur la période sous revue.Les portefeuilles comprenant des hedge funds ont aussi surperformé ceux composé uniquement d’actions et d’obligations.Cette étude, dont l’objectif est manifestement de démontrer l’intérêt des hedge funds, est la première d’une série de deux sur l’état du secteur mondial des hedge funds. La seconde partie du rapport, publiée en mai, se fondera sur un sondage des gérants de hedge funds et explorera les tendances du secteur.
Selon State Street, au mois d’avril, l’indice mondial de la confiance des investisseurs est passé de 91,6 à 87,7 points, en recul de 3,9 points. Une diminution de la confiance chez les investisseurs institutionnels en Asie est le principal facteur de ce repli, l’indice régional ayant affiché une chute de 7,5 points, de 94,5 à 87,0. Ailleurs, la confiance est restée relativement stable, avec un indice de la confiance pour l’Amérique du Nord en baisse de 0,7 point à 88,8. L’indice européen perd 0,1 point à 100,5."L’indice régional de la confiance en Asie est désormais à son plus bas niveau, reflétant des ventes d’actions particulièrement concertées de la part des institutions domiciliées en Asie. Il semblerait que les inquiétudes quant aux effets d’une croissante ralentie, en Asie et en-dehors, aient eu un impact concret, ayant motivé les investisseurs dans la région à accroitre leurs positions en actifs monétaires et obligataires», selon State Street. «Parmi les investisseurs nord-américains et européens, nous avons observé ce mois-ci une approche quelque peu sélective des allocations en actions», ajoute un auteur. Les investisseurs ont diminué leur positions en Amérique latine au profit de l’Europe et du Royaume-Uni.
L’opération valorise la société de conseil en restructuration à plus d’un milliard de dollars (758 millions d’euros), contre 870 millions de dollars lors de son rachat par Hellman & Friedman en 2006. Le fondateur et les dirigeants d’Alix Partners conservent une part minoritaire.
La capitalisation de la foncière valorisait hier la part d'Eurazeo à 470 millions d'euros. Mais la valeur d'actif net réévalué est estimée à 600 millions
La Banque européenne d’investissement a démenti des articles de la presse grecque prétendant qu’elle se préparerait à une sortie de la Grèce de la zone euro en introduisant de nouvelles clauses dans ses contrats de prêts. De sources proches, la BEI a bien modifié à partir de décembre les clauses de change (currency clauses) présentes dans ses contrats pour s’assurer de leur efficacité. Mais l’institution avait déjà comme politique de se faire rembourser dans la même devise que celle du prêt. Cette règle s’applique à tous les emprunteurs de la zone euro et pas seulement à la Grèce.
La chambre de compensation a signé un accord non-engageant en vue de l’acquisition d’International Derivatives Clearing Group (IDCG), filiale de la Bourse transatlantique Nasdaq OMX. LCH.Clearnet est déjà actif dans la compensation des swaps de taux outre-Atlantique via son service SwapClear. Dans le cadre de cette transaction, Nasdaq OMX deviendrait actionnaire de LCH.Clearnet.
La collecte du Livret A et du Livret de Développement Durable (LDD) au mois de mars s’est élevée à 1,27 milliard d’euros. Sur les trois premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 8,24 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 295,1 milliards d’euros à fin mars.
Le conseil non exécutif de Deutsche Bank doit faire face à la fronde d’investisseurs emmenés par Hermes concernant sa politique de rémunération et son plan de succession, rapporte le Financial Times. Ce groupe d’investisseurs de 27 fonds de pension et fonds d’investissement, détenant 0,5 % des actions de la banque, demande aux actionnaires de ne pas voter pour une résolution en assemblée générale approuvant la performance du conseil de surveillance l’année dernière.
Le fonds souverain chinois aurait reçu une rallonge du gouvernement de 50 milliards de dollars, un montant inférieur aux 100 à 200 milliards prévus qui indique que Pékin souhaite accroître son contrôle sur les investissements réalisés. Selon le journal, CIC aurait réalisé des investissements immobiliers en Chine et aurait été un large acquéreur lors l’augmentation de capital de Bank of Communications.
La Chine devrait augmenter ses investissements dans les réseaux routiers et ferroviaires ainsi que dans les services collectifs pour doper sa croissance économique, rapporte le quotidien économique officiel China Securities Journal, en citant des économistes proches du gouvernement. L’augmentation des dépenses publiques d’infrastructures, déjà entamée, s’inscrira dans le cadre de la politique «d’ajustement fin» préférée par les autorités de Pékin à une relance massive comparable à celle lancée fin 2008.
BNP Paribas Securities Services vient d’ajouter Hong Kong à son réseau de distribution de fonds transfrontalier. Les gestionnaires de fonds basés hors de Hong Kong ont désormais accès à la région et peuvent plus facilement enregistrer des fonds à Hong Kong.Selon Lawrence Au, responsable de l’Asie-Pacifique chez BNP Paribas Securities Services, plus de 75% des 50 plus importantes sociétés de gestion ont établi des réseaux de distribution à Hong Kong au cours de la dernière décennie.
L’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) vient de publier un guide pratique déclinant les interactions entre les risques opérationnels dans le référentiel Bâle II et les risques ESG au travers du référentiel ISO 26000 et sa déclinaison sous forme d’indicateurs répertoriés par le GRI (Global Reporting Initiative) et l’Effas (Fédération européenne des associations d’analystes financiers). Le document donne par ailleurs des exemples de bonnes pratiques mises en oeuvre par les organisations dans le cadre de leurs démarches RSE pour compléter les dispositifs existants dans la maîtrise des risques opérationnels et les processus de décision qui leur sont liés. «En effet, si la montée en puissance de la RSE peut être à la source de nouveaux risques, elle est aussi une démarche de progrès», estime l’Orse. Selon Daniel Lebègue, Président de l’Orse : «Ce guide permet un double enrichissement. D’une part, il complète les référentiels des directions des risques en leur apportant un éclairage complémentaire à travers le prisme ESG. D’autre part, il vient compléter l’approche des analystes extra financiers et des agences de notation extra financière qui ne couvrent pas systématiquement les questions liées aux risques opérationnels».
L’indice Lyxor Hedge Fund a progressé de 1,5 % au premier trimestre 2012. Un résultat qui masque des disparités importantes entre stratégies. Ainsi, l’indice Lyxor L/S Equity Long Bias a affiché une hausse de 6,92 % tandis que le Lyxor L/S equity Short Bias Index perdait 7,17 %. Sur le seul mois de mars, l’indice général a reculé de 0,5 %.
«Les investisseurs ont conscience que le secteur des media est confronté à des risques spécifiques liés en particulier à la confiance et à l’éthique, lesquels peuvent avoir des impacts financiers importants, comme l’a montré l’affaire des écoutes téléphoniques au Royaume-Uni», a déclaré François Passant, le directeur d’Eurosif, dans un communiqué annonçant la sortie d’une nouvelle étude sur les enjeux extra-financiers dans le secteur des media (cf. pièce jointe). «Dans notre rapport, nous recommandons aux éditeurs d’être plus transparents sur la fiabilité de leurs sources, d’adhérer à des normes éthiques reconnues et de faire plus clairement la distinction entre faits et opinions. En renforçant la confiance, les éditeurs augmentent leur audience et leurs recettes publicitaires, ce qui est attrayant pour les investisseurs», poursuit-il.L’étude, réalisée avec l’aide d’Ethix SRI Advisors, souligne que la diversité des activités des entreprises de media limite la capacité des investisseurs à analyser les implications environnementales, sociales et de gouvernance du secteur. Elle relève néanmoins sept points clés pour les investisseurs soucieux des enjeux ESG : la confiance, la liberté d’expression, l’éthique, la sécurité et la protection de la vie privée, l’environnement, les droits d’auteur et la diversité du contenu.