IPD annonce le lancement d’un indicateur trimestriel de transaction du marché français de l’immobilier, disponible également pour les principaux pays européens. L’indicateur de transaction présentant les évolutions du marché de l’investissement immobilier est calculé en utilisant une double approche. Celle-ci consiste à déterminer le rendement en capital des actifs immobiliers grâce aux valeurs d’expertise (VIB) puis à ajuster cet indice à partir des prix de transaction constatés sur le trimestre. Au dernier trimestre 2011, les valeurs immobilières ont enregistré une baisse de 1,1% selon cet indicateur.En attendant la première édition de cet indice, IPD vient de publier le 9ème Baromètre IPD, qui se base tous les trimestres sur les réponses décideurs des plus grandes structures d’investissement de la place. On y constate que l’incertitude quant aux évolutions de l'économie française dominent chez les acteurs de l’immobilier d’investissement en France. Lors de la dernière parution du Baromètre en mars 2012, les panélistes du Baromètre IPD tablaient sur une croissance du PIB français de 0,4% pour 2012 et de 1,0% en 2013. Si la prévision pour 2012 est restée stable, celle de 2013 a été révisée à la baisse et n’atteint plus que 0,6%. Dans ce contexte, selon les panélistes, les bureaux devraient souffrir de la baisse de l’emploi tertiaire et les centres commerciaux de l'érosion de la fréquentation en 2012. Quant au volume global investi en France, il devrait tomber à 12 milliards d’euros en 2012 et 13 milliards d’euros en 2013. Ce sont les acteurs riches en fonds propres qui seront les plus dynamiques. «Ainsi, compagnies d’assurance, sociétés gestionnaires de SCPI et d’OPCI, mais également investisseurs moyen-orientaux devraient être particulièrement actifs en 2012", souligne IPD.La stratégie des acteurs donne encore et toujours la priorité aux actifs de qualité. Les panélistes se tournent donc principalement vers des actifs à revenu sécurisé que sont les bureaux dans le Quartier Central des Affaires parisien ou encore les commerces en pied d’immeuble ou dans les centres commerciaux.On constate également un attrait attrait pour la dette immobilière, que ce soit les grandes sociétés d’assurance, qui viennent se substituer aux établissements financiers en proposant des financements immobiliers sur le marché primaire, ou les sociétés de gestion d’actifs, qui montent des fonds dédiés au rachat de dettes immobilières sur le marché secondaire. «Reste à savoir si ce mouvement sera durable», commente IPD.*Ont participé à la neuvième session du panel semestriel: Mahdi Mokrane - AEW Europe, Xavier Mouette - Allianz Real Estate France, Albert Malaquin - Altarea France, Cécile Blanchard - Amundi Immobilier, Nathalie Robin - BNP Paribas Assurances, Jacqueline Faisant - BNP Paribas REIM, Arnaud Taverne - Caisse des Dépôts et Consignations, Bruno Cohen - CBRE Global Investors, Philippe Le Trung - Foncière des Régions, Philippe Depoux - Generali Immobilier France, Paul Joubert - Invesco Real Estate, Alexia Jaeger - KanAm Grund, Frédéric de Klopstein - Klépierre, Jean-Marc Coly - La Française REM, Jean-Christophe Bourreille - LaSalle Investment Management, Antoine de Broglie - STAM Europe, Dominique Dudan - Union Investment France et Frédéric Bôl - Viveris REIM.