L’incertitude macroéconomique, due à la situation de la zone euro, continue d’inquiéter les professionnels de la gestion d’actifs, selon le dernier sondage trimestriel « Investment Manager Outlook », réalisé par Russell Investments auprès des gérants d’actifs américains. Interrogés sur les principaux défis qui se posent à eux, 66 % des gérants actifs citent le «risque idiosyncratique, c’est-à-dire le risque spécifique qui affecte tel ou tel titre». 49 % citent les risques réglementaire et d’erreur de politique. Dans ce contexte, pour les douze prochains mois, les grandes valeurs de croissance américaines sont la classe d’actifs préférée (57 % sont positifs à leur égard), même si le sentiment haussier a baissé de 12 points de base depuis le sondage de mars dernier. Compte tenu des difficultés actuelles de l’Europe, l’optimisme des gérants vis-à-vis des actions des marchés développés (hors États-Unis) a également baissé de 22 points à 27 %, le plus bas niveau enregistré par l’enquête depuis 2008. La montée de l’aversion pour le risque est aussi responsable en partie du sentiment positif des gérants à l'égard des liquidités (+11 points par rapport au sondage de mars, à 17 %) et des bons du Trésor américain (+8 points par rapport au sondage de mars, à 12 %). Le sentiment haussier à l'égard des secteurs défensifs traditionnels comme la santé (58 %) et les biens de consommation de première nécessité (45 %) a augmenté de 9 et 14 points de pourcentage respectivement, tandis que le secteur technologique a beaucoup moins suscité l’optimisme des gérants lors de la dernière enquête (en baisse de 16 points depuis mars, à 65 %).