Les fonds de long terme en Europe ont enregistré des rentrées nettes de 39.095 millions d’euros en mai contre 40.334 millions en avril, ce qui porte le total des cinq premiers mois de l’année à 195.743 millions, selon les statistiques de Morningstar. Parallèlement, les fonds monétaires ont subi des remboursements nets de 3.578 millions d’euros contre des souscriptions nettes de 677 millions pour le mois précédent, de sorte que la période janvier-mai se solde pour cette catégorie par des sorties nettes de 7.692 millions d’euros.Par classe d’actifs, les plus fortes souscriptions nettes de mai ont été constatées pour les fonds obligataires (20.047 millions d’euros contre 26.540 millions en avril) et ceux d’allocation (11.404 millions contre 10.700 millions en avril), qui enregistrent leur meilleur mois à ce jour. Les fonds alternatifs ont drainé 2.663 millions d’euros contre 3.062 millions le mois précédent. Sur les cinq premiers mois de l’année, les produits obligataires ont collecté en net 90.172 millions d’euros, les fonds d’allocation attirant 51.800 millions et les fonds alternatifs affichant des rentrées nettes de 14.505 millions.A l’échelon des groupes, les plus fortes collectes nettes ont été enregistrées par Franklin Templeton (3.625 millions d’euros en mai et 7.796 millions pour les cinq premiers mois de l’année), devant JPMorgan (3.399 millions et 7.094 millions). En mai, BlackRock a enregistré des rentrées nettes de 1.735 millions d’euros, contre 1.732 millions pour BNP Paribas, 1.677 millions pour Pimco et 1.399 millions pour DWS.
Le gouvernement tentera de dégager 14 milliards d’euros d'économies l’an prochain et un montant du même ordre en 2015, a déclaré le ministre des Finances, Pierre Moscovici. A quelques heures du débat d’orientation des finances publiques à l’Assemblée nationale, il a dit ne pas savoir à combien s'élèverait précisément le déficit public à la fin de l’année, le gouvernement prévoyant de le ramener à 3,7% du PIB. « Il y aura 9 milliards d'économies documentées et la dépense de l’Etat baissera de 1,5 milliard d’euros en 2014 » , sur un total de 14 milliards d’euros d'économies prévus l’an prochain, a dit Pierre Moscovici sur RMC et BFM TV. Prié de dire, à propos de ces 14 milliards d’euros, à combien s'élèveraient les économies en 2015, il a répondu : « Ce sera du même ordre. »
La Grèce a trois jours pour rassurer ses bailleurs de fonds internationaux sur sa capacité à respecter les conditions posées au versement de la prochaine tranche d’aide, ont déclaré mardi quatre responsables de l’Union européenne, cités par Reuters. Athènes a repris les discussions avec ses créanciers après une interruption de deux semaines marquée par la décision du gouvernement de fermer le groupe audiovisuel public RTE. La gestion par les autorités grecques de la réforme du secteur public, qu’il s’agisse des services fiscaux ou de la santé, suscite une insatisfaction générale.
Selon un décret signé vendredi dernier 28 juin par le ministre de l’Economie et des Finances, l’établissement public est officiellement chargé d’attribuer les LEI (Legal Entity Identifier) réclamés par le G20 pour une traçabilité des acteurs de la finance au niveau mondial. L’Insee a prévu d’ouvrir cette semaine une première version du site permettant aux intervenants sur les marchés d’accéder au formulaire d’enregistrement. L’identifiant obtenu, de 20 caractères, sera fabriqué à partir du numéro Siren et sera réputé conditionnel, l’Insee devant encore se faire enregistrer auprès du centre mondial des identifiants, lui-même en cours de constitution. Une démarche prévue d’ici la fin de l’été. Les régulateurs ont toutefois veillé à ce que l’évolution du pré-LEI vers un LEI définitif se fasse sans intervention de la part des acteurs de marché ni modification du code dans leurs systèmes.
Le ministre portugais des Finances Vitor Gaspar, l’un des artisans du plan d’aide de 78 milliards d’euros accordé à son pays par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, a démissionné, a fait savoir lundi la présidence. La démission de Vitor Gaspar est inattendue même si de nombreux Portugais lui reprochaient personnellement d’avoir mis en œuvre les politiques d’austérité de ces dernières années et qu’il était critiqué par l’un des partis de la coalition de centre-droit au pouvoir à Lisbonne. Il sera remplacé par l’actuelle secrétaire au Trésor Maria Luis de Albuquerque. Ce passage de témoin intervient deux semaines avant le début de la prochaine tournée d’inspection de l’UE et du FMI dans le cadre du plan d’aide. L'économie portugaise est entrée dans sa troisième année de récession et le taux de chômage a dépassé 17% au premier trimestre, un niveau record. L’UE a appelé le pays à poursuivre le rythme des réformes.
Edité par la banque JPMorgan, l’indice manufacturier mondial est ressorti stable en juin - à 50,6, son niveau de mai. Cette quasi-stabilité se retrouve dans une bonne partie des composantes, à l’exception de celle de l’emploi - qui recule à 49,6 contre 50,3 - et des commandes à l’exportation qui refluent à 48,5 contre 50,2.
Selon le département du Commerce, les dépenses ont augmenté de 0,5% au rythme annualisé de 874,9 milliards de dollars, après un gain révisé à 0,1% en avril. C’est le rythme le plus soutenu depuis les 880,3 milliards de septembre 2009. Les chantiers publics ont vu leurs dépenses progresser de 1,8%, une hausse sans précédent en près d’un an, après deux mois de tassement.
Les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats indiquent que la croissance de l’activité du secteur manufacturier américain est revenue en juin à son rythme le plus faible depuis huit mois avec la dégradation de la demande étrangère. L’indice PMI manufacturier est revenu à 51,9 après 52,3 en mai et une première estimation à 52,2. L’indice ISM manufacturier affiche en revanche une remonté à 50,9 contre 49,0 en mai.
Le secteur britannique des services financiers aurait supprimé 10.000 emplois au deuxième trimestre 2013, selon CBI et PwC cités par le Financial Times. Le secteur s’attend à créer 1000 emplois sur le trimestre prochain. La finance et l’assurance emploient 1,1 million de personnes au Royaume-Uni et ont perdu 63.000 emplois depuis 2008.
Le marché des fusions et acquisitions est à la peine en Europe depuis le début de l’année, rapporte Les Echos. D’après les données de Thomson Reuters, le volume des opérations y a chuté de 43 % au premier semestre, à 221 milliards de dollars. Il faut remonter à 1997 pour trouver un aussi faible niveau. La France, elle, a touché un point bas depuis dix ans (- 31 %, à 33 milliards de dollars). Les acquisitions étrangères dans l’Hexagone sont en recul de 7 % et celles de la France à l'étranger de 77 %. Les opérations domestiques ont néanmoins augmenté de 40 %. Au plan mondial, le repli a été limité à - 9 % (978 milliards de dollars) grâce au dynamisme du « M&A » aux Etats-Unis (+ 34 %, à 437 milliards) dans le sillage de quelques opérations géantes, comme les rachats de Heinz et de Virgin Media.
Les autorisations des autorités de concurrence compétentes ayant été accordées, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a annoncé avoir investi 150 millions de dollars sous forme d’obligations remboursables en actions (ORA) dans le groupe de transport maritime CMA CGM, et ce conformément au protocole d’accord signé en février dernier avec CMA CGM et Mérit, son actionnaire majoritaire.Le FSI sera représenté au conseil d’administration de la société par Denis Ranque, président du conseil d’administration d’EADS et ancien PDG de Thalès. Thomas Devedjian, directeur et membre du comité exécutif, sera censeur au sein de ce conseil d’administration.
Dans son étude «Target-Date Series Research Paper: 2013 Industry Survey», Morningstar rapporte qu'à la fin du premier semestre 2013, l’encours des fonds à horizon aux Etats-Unis a franchi la barre des 500 milliards de dollars.L’agence précise aussi que les commissions de gestion continuent de diminuer, revenant à 0,91 % de l’encours contre 0,99 % en 2011.Les trois leaders, Vanguard, Fidelity et T. Rowe Price, conservent une part de marché d’environ 75 %, malgré la forte montée en puissance de certains petits acteurs. Parallèlement, quatre maisons ont mis un terme à leur activité fonds à horizon : American Independance, Columbia, Oppenheimer et Goldman Sachs.Par ailleurs, Morningstar constate que les gestionnaires de gammes de fonds à horizon ont considérablement augmenté l’exposition de leurs produits aux actions non américaines : l’allocation aux actions internationales est passée de 24 % pour la moyenne des fonds à échéance 2040 en 2005 à 36 % au 31 décembre 2012.
Sept investisseurs fortunés sur dix estiment que les marchés financiers sont actuellement trop compliqués pour ne pas se faire assister par un conseiller, selon un sondage réalisé par Charles Schwab.Un tiers des participants au sondage indiquent que leur appétit pour du conseil en investissement a augmenté au cours des douze derniers mois, et les trois quarts d’entre eux soulignent qu’ils sont beaucoup plus confiants lorsqu’ils prennent une décision d’investissement avec l’aide d’un professionnel.La confiance et la transparence sont au cœur des relations entre client fortuné et conseiller. Mais le sondage indique que 72% des participants accordent leur confiance à des spécialistes individuels de la finance alors qu’ils ne sont que 42% à se confier à des sociétés de services financiers.
Selon certains investisseurs cités par The Wall Street Journal, la vague de vente sur les obligations émergentes pourrait ne pas être terminée. Elle résulte à la fois de la perspective d’un ralentissement des achats d’obligations par la Fed et d’un ralentissement de la croissance des pays émergents. Cela devrait inciter les investisseurs à se montrer plus sélectifs à l’avenir.Sergio Trigo Paz, qui gère environ 4 milliards de dollars de dette émergente chez BlackRock, préfère le Brésil à l’Inde, dont les rendements sont équivalents, parce que les fondamentaux brésiliens sont meilleurs et le marché brésilien plus liquide.Colm McDonagh, qui gère 755 millions de dollars de dette émergente chez Insight, privilégie la dette souveraine émise par le Mexique et les Philippines, des pays budgétairement solides, qui commence à devenir attrayante. En revanche, l’Afrique du Sud devrait rester sous pression, faute de progrès d’assainissement budgétaire.Quant à Tim Dingemans, qui gère 80 millions de dollars de dette émergente chez Adelante Asset Management, il s’attend que le Chili et l’Indonésie, exportateurs de matières premières, restent sous pression, de même que la Turquie, à cause de l’instabilité politique.
La volonté réaffirmée de la Réserve fédérale de mettre progressivement un terme à son programme d’assouplissement quantitatif a encore pesé sur le comportement des investisseurs. Les fonds obligataires ont ainsi subi une décollecte record de 23,3 milliards de dollars durant la semaine au 26 juin, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Parmi les différentes catégories de fonds obligataires, les fonds américains, globaux, émergents, municipaux, high yield et total return ont tous affiché des décollectes hebdomadaires exceptionnelles. Les fonds obligataires italiens, espagnols, canadiens, mexicains et suédois ont en revanche terminé la semaine sur une collecte supérieure à 1 milliard de dollars.Les fonds d’actions ont parallèlement enregistré une décollecte nette de 13,1 milliards de dollars, avec des rachats importants sur les fonds d’actions à dividende. Les fonds d’actions chinoises ont continué d’afficher des rachats si bien que depuis la dernière semaine de février, ils enregistrent une décollecte supérieure à 7 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont terminé la semaine dans le vert, mais avec une collecte nette modeste.EPFR Global relève, sans citer de chiffres, que les fonds d’actions françaises enregistrent des souscriptions nettes pour la troisième semaine consécutive, les fonds d’actions allemandes pour la quatrième semaine consécutive. Du jamais vu depuis le troisième trimestre 2011.
L’indice sur l’activité dans le secteur manufacturier a montré des signes de stabilisation en juin et sera probablement en hausse ce trimestre. L’indice PMI manufacturier est remonté à un plus haut de 16 mois à 48,8 en juin contre 48,3 en mai. L’indice PMI manufacturier allemand a perdu du terrain en juin en raison d’une baisse des nouvelles commandes, il ressort à 48,6 en juin contre 49,4 en mai. Le ralentissement de la contraction de l’activité dans le secteur manufacturier français au mois de juin est confirmé L’indice PMI sectoriel définitif est ressorti à 48,4, son plus haut niveau depuis seize mois, après 46,4 en mai.
Le taux de chômage a légèrement progressé au mois de mai pour s'établir à 12,1% après 12,0% en avril, un niveau révisée en baisse par rapport à une première estimation à 12,2%. Le consensus des économistes interrogés par Reuters anticipait une hausse à 12,3%.
Le taux d’inflation annuel mesuré par l'évolution des prix à la consommation a augmenté en juin, selon des chiffres publiés par Eurostat lundi. En première estimation, ces prix ont ainsi augmenté de 1,6% en juin, contre 1,4% en mai, un chiffre conforme aux attentes des économistes. La hausse de l’inflation est surtout due aux prix de l’alimentaire, de l’alcool et du tabac, qui ont augmenté de 3,2%, comme en mai.
La Commission européenne a accusé lundi 13 banques ainsi que l’agence Markit et l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA) d’enfreindre les règles de la concurrence sur le marché des dérivés de crédit. L’exécutif européen dit avoir communiqué ses griefs aux intéressés. «La Commission juge à première vue que les banques ont agi de manière collective pour exclure des plateformes de négociation du marché parce qu’elles craignaient que ces plateformes aient un impact négatif sur leur chiffre d’affaires en opérant en tant qu’intermédiaires sur le marché de gré à gré», dit la Commission dans un communiqué. Ces accusations interviennent au terme d’une enquête de deux ans. Les banques concernées sont Bank of America-Merrill Lynch , Barclays, Bear Stearns, BNP Paribas, Citigroup, Morgan Stanley, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JP Morgan, RBS et UBS. Certaines de ces banques sont aussi concernées par les enquêtes sur la manipulation des taux de référence Libor et Euribor, a déclaré la commissaire européen à la Concurrence lors d’une conférence de presse. Joaquin Almunia a précisé que les régulateurs européens envisageaient un règlement amiable avec une partie des banques impliquées dans les enquêtes sur la manipulation du Libor et de l’Euribor d’ici la fin de l’année.
L’indice PMI manufacturier britannique a enregistré au mois de juin sa plus forte croissance en plus de deux ans, à 52,5 contre 51,5 en mai, à son meilleur niveau depuis le mois de mai 2011, confirmant ainsi le retour à la croissance de l’activité.
Le gouvernement prévoit de réduire le train de vie de l’Etat de 9 milliards d’euros en 2014, une baisse sans précédent, selon un document transmis à l’Assemblée nationale en prévision du débat d’orientation budgétaire de mardi. L’Etat entend y ajouter 5 milliards d'économies dans les collectivités locales et le système de protection sociale. Les 14 milliards d’économies envisagées représentent 70% de l’effort de 20 milliards que le gouvernement prévoit en 2014 pour tenir ses engagements de réduction des déficits publics, qui pourraient dépasser en 2013 les 3,7% du PIB prévus et tutoyer les 4,0%, du fait de l’atonie de l'économie, selon la Cour des comptes. Les 30% restant viendront d’un «effort structurel» sur les recettes, soit quelque 6 milliards d’euros, précise le député socialiste Christian Eckert, rapporteur général du Budget, dans un rapport diffusé samedi et inspiré du document gouvernemental.
L’indice PMI chinois de production manufacturière a progressé en juin à son rythme le plus faible depuis quatre mois, à 50,1 contre 50,8 en mai selon le Bureau des statistiques, sur fond de pénurie de crédit bancaire. Le promoteur SouFun fait en parallèle état d’un bond de 7,4% des prix de l’immobilier résidentiel neuf le mois dernier à 10.258 yuans (1.280 euros) le mètre carré.
La BCE étudie sérieusement la possibilité d’une communication anticipée mais il serait prématuré de dire si elle en fera un usage plus fréquent, a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, dans un entretien au Times. Cette méthode employée par la Fed et envisagée par la Banque d’Angleterre suppose que l’institut donne par avance des indications sur l'évolution future de la politique monétaire.
L’agence a déclassé la dette souveraine de Chypre, la ramenant de CCC à défaut sélectif. Cette décision fait suite à l’annonce jeudi par Nicosie du lancement d’un programme d'échange de dette d’un milliard d’euros destiné à l’aider à remplir l’une des conditions de son programme de renflouement international. S&P observe qu’après cet échange les tensions financières devraient s’apaiser pour l’Etat. Une fois l'échange opéré, la note devrait remonter à CCC+.
L’agence a confirmé la note à long terme «AAA» des Etats-Unis, avec une perspective qui reste négative. Si l’agence prend acte des solides fondamentaux économiques des Etats-Unis elle observe également que cette tonalité négative s’explique par une incertitude non encore dissipée sur les perspectives de nouvelles mesures de réduction du déficit indispensables, selon elle, pour réduire l’endettement public à moyen et long termes.
La convention de la Fédération européenne des Bourses (FESE) a été dominée par l’incertitude sur l’avenir d’Euronext et la poursuite de la libéralisation
La société française de capital-risque Auriga Partners multiplie sa mise par 33 et sa compatriote XAnge Private Equity enregistre un TRI supérieur à 50%