En 2012, le régime de retraite des cadres Agirc a enregistré un résultat net global déficitaire de près de 1,6 milliard d’euros. En 2011, ce déficit était de 1,77 milliard d’euros. L’accroissement des ressources constituées des cotisations versées par les entreprises et des cotisations des tiers a été de 2,8 % contre 2,9 % l’an passé. Après une hausse soutenue en 2011, les cotisations des entreprises constatent une décélération en 2012 avec une augmentation de 1,3 % (contre 4,7 % en 2011). Cette progression ralentie des cotisations est la conséquence, d’une part d’un contexte économique défavorable et d’un effet négatif du plafond de la Sécurité sociale, d’autre part de l’incidence, d’environ 0,8 point, des régularisations sur les exercices antérieurs. Les cotisations des tiers ont progressé en raison de la croissance des cotisations de l’UNEDIC, conséquence de l’augmentation du chômage indemnisé des cadres. Dans le même temps, les charges du régime ont augmenté de 6,4 %, soit plus du double de l'évolution des ressources. Ces charges sont constituées, pour l’essentiel, des allocations à la charge du régime (+ 6,1 %) et des allocations à la charge de l’AGFF (dispositif de financement du surcoût de la retraite pour les personnes partant avant 65 ans) qui enregistrent une diminution. Celle-ci s’explique par les effets des mesures de relèvement progressif de l'âge de la retraite. Après transferts de solidarité, le régime enregistre un déficit technique (c’est-à-dire la différence entre les ressources et les charges, et après transferts financiers) de 2,12 milliards d’euros. Le résultat financier de 2012 de 521 millions d’euros, a compensé la dégradation du résultat technique. Le résultat global 2012 de - 1,6 milliard apparaît donc en légère amélioration par rapport à l’exercice précédent (- 1,77 milliard en 2011), mais reste déficitaire. Au 31 décembre 2012, le régime des cadres disposait de 6,9 milliards d’euros de réserves à moyen et long terme. Le régime de retraite complémentaire Arrco constate pour l’année 2012 un résultat net global déficitaire de 986 millions d’euros. Ce déficit était de 1,69 milliard en 2011. L’accroissement des ressources totales constituées des cotisations versées par les entreprises et des cotisations des tiers a été de 2,8 %, contre 2,9 % en 2011. Cette situation résulte en grande partie d’un contexte économique défavorable. Par rapport à l’exercice précédent, les cotisations versées par les entreprises n’ont progressé que de 1,6 % contre 3,1 % en 2011. Les cotisations des tiers ont augmenté sensiblement, ce qui s’explique principalement par la hausse des cotisations de l’UNEDIC, elle-même due à l’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi. Dans le même temps, les charges augmentent de 6,3 % soit plus du double de l'évolution des ressources. Ces charges sont constituées pour l’essentiel, d’une part des allocations à la charge du régime qui enregistrent une nette augmentation (+ 6,4 %), d’autre part des allocations à la charge de l’AGFF (dispositif de financement du surcoût pour les régimes Arrco et Agirc de la retraite avant 65 ans) qui sont, elles, en diminution. Celle-ci s’explique par les effets des mesures de relèvement progressif de l'âge de la retraite. Le déficit technique de l’exercice 2012 (c’est-à-dire la différence entre les allocations versées et les cotisations recouvertes, et après transferts financiers) atteint 2,43 milliards d’euros. Ce résultat prolonge un mouvement de dégradation observé depuis 2002. Le résultat financier de 2012, d’un montant de 1,444 milliard d’euros, a compensé la dégradation du résultat technique. Le résultat global 2012 (- 986 millions d’euros) apparait donc en amélioration par rapport à l’exercice précédent (- 1,69 milliard), mais reste déficitaire. Le régime Arrco dispose de 41,93 milliards de réserves à moyen et long terme, sensiblement équivalentes à celles de l’an passé.