Dans l’arsenal des vecteurs de développement d’une société de gestion, les réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter, Google +) semblent intéresser de plus en plus les sociétés de gestion, notamment pour installer une marque. David Kalfon, le patron d’Amaïka AM, qui a lancé sa société il y a un peu plus de deux ans, n’a pas longtemps hésité. «Twitter offre le meilleur retour sur investissement», a-t-il estimé le 18 décembre à l’occasion de la septième édition des Emerging Manager Day organisée par Morningstar en partenariat avec NExT AM. «Twitter contribue à l’installation d’une présence. Il ne s’agit pas toutefois de faire de la publicité. Il s’agit avant tout de donner le point de vue de la société, par touches successives, sur l'évolution des marchés, la conjoncture», a poursuivi David Kalfon. «Le problème est qu’on ne peut pas faire machine arrière. C’est un vrai engagement et il y a beaucoup à en tirer», a déclaré David Kalfon.Joseph Châtel, le président de DNCA, a de son côté insisté l’intérêt des réseaux sociaux pour toucher un public plus large. «Les flux dépargne vont complétement changer dans les dix ans, en raison notamment du problème de la retraite qui n’est pas réglé. Etre présent sur les réseaux sociaux permet de viser un public beaucoup plus large. Et il faudra avoir une certaine notoriété pour capter ces nouveaux flux», a indiqué Joseph Châtel."Outre la notoriété, Twitter permet de passer du monde 2.0 au monde réel. Je viens d’engager pour six mois à partir de janvier un stagiaire que j’ai rencontré sur Twitter», a relevé Joseph Châtel.Antoine Roger, qui a récemment créé une société spécialisée sur les réseaux sociaux, a souligné l’intérêt croissant des internautes pour les réseaux sociaux. Les entreprises sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à ouvrir un compte Twitter alors que les recherches sur les réseaux sociaux représentent au moins 40% des recherches effectuées sur Google.L’Association française de la gestion financière (AFG), qui a récemment lancé son compte Twitter, n’exclut pas d’ailleurs de de créer un groupe de travail sur la problématique des réseaux sociaux...
En France, le secteur de la gestion d’actifs se caractérise par un foisonnement de sociétés que la crise a ralenti mais pas fondamentalement remis en cause. Parallèlement, on observe toutefois des réticences persistantes face aux risques propres des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) entrepreneuriales."La réalité est que les investisseurs se privent souvent de la diversité de l’offre qui leur serait éligible et de solutions d’investissements innovantes», a estimé le 18 décembre Jean Eyraud, président de l’AF2i, à l’occasion de la septième édition des Emerging Manager Day organisée mercredi par Morningstar en partenariat avec NExT AM et Cedrus. Jean Eyraud a ainsi appelé investisseurs et sociétés de gestion à mettre en pratique la charte SGP-Investisseur lancée il y a deux ans, déplorant que seulement 32 sociétés de gestion sont signataires à ce jour de la charte, «ce qui n’est franchement pas suffisant», a-t-il lancé."J’espère que l’an prochain, ces 32 sociétés de gestion auront doublé, au moins doublé!», a-t-il insisté.Cela dit, l’un des obstacles à la prise de langue entre investisseurs et SGP concerne les craintes relatives à la maîtrise des risques. Les petites sociétés de gestion ne sont-elles pas plus risquées que les grandes SGP ? Au-delà de tous les risques identifiés (de réputation, informatiques, légaux), «le risque de disparition est une vraie préoccupation», a estimé Jean-Christan Parodi, responsable du compte propre la CDC. D’où la nécessité de bien vérifier un certain nombre d'éléments clé tels que l’organisation, les processus de gestion ou encore le business plan. En ce qui le concerne, Christian Jimenez indique avoir opté avec Diamant Bleu, qu’il dirige avec Hugues Le Maire, pour une gestion asymétrique du risque, avec aussi bien des stop-loss que des stop-win de manière à capter davantage de hausse que les fonds ne participent à la baisse. Et la préoccupation centrale pour une gestion flexible comme celle de Diamant Bleu reste le risque de liquidité : toutes les positions sont à liquidité quotidienne, comme le fonds. Sur ce point Morgan Rossi, de RCube, déplore que le régulateur ne dise pas comment calculer le risque de liquidité sur les dérivés, surtout dans un environnement où une grande partie des ordres sont annulés avant exécution.Tous les intervenants lors de l’Emerging Manager Day sont convenus que, pour réussir, il faut qu’une petite ou nouvelle société de gestion allie les talents au moins d’un gestionnaire de produits, d’un responsable de l’organisation, et d’un commercial, voire d’un spécialiste de la conformité. A ce propos Eric Pinon, directeur général délégué d’Acer Finance et président de la commission des SGP entrepreneuriales de l’AFG, n’est manifestement pas fâché que l’Autorité des marchés financiers (AMF) se trouve en situation partielle de subordination à l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma), car elle découvre à son tour, concrètement, la difficulté de faire appliquer «des réglementations difficilement applicables».Alain Leclair, qui dirige le fonds de place Emergence, a pour sa part rappelé la nécessité pour la gestion les institutionnels français de «jouer collectif» et de «chasser en meute» comme les Britanniques ou les Allemands, de «mutualiser les moyens» pour donner aux jeunes pousses la taille critique et la capacité de lever des capitaux hors de France. D’ailleurs, à titre d’exemple, le ticket d’entrée dans le futur deuxième compartiment «equity Europe» d’Emergence sera de 50 millions d’euros, alors qu’il n'était que de 30 millions pour le premier, Performance Absolue.
Alors que les marchés actions ont connu en 2013 «une année exceptionnelle», selon Arnaud Faller, directeur des investissements de CPR AM, la société de gestion maintient pour 2014 une allocation d’actifs qui privilégiera cette classe d’actifs. Après avoir payé un lourd tribut à la crise financière de 2008, «les actions ont commencé à comblé une partie du retard accumulé, a estimé lors d’une rencontre avec la presse Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée de CPR AM. «Les excès de la crise ont été, en grande partie corrigés». Toutefois, la société de gestion, filiale d’Amundi, refuse de tomber dans l’euphorie. Ainsi, s’agissant des actions européennes, «2014 sera une année micro-économique et les investisseurs vont regarder davantage les résultats des entreprises», a jugé Malik Haddouk, qui n’a pas manqué de souligner que la hausse des marchés actions en zone euro depuis plus de deux n’était pas liée à la croissance des profits des entreprises mais à l’expansion des ratios de valorisation. «La hausse des marchés actions ne pourra se poursuivre sans progression marqué des bénéfices des entreprises», a avancé Malik Haddouk. Prudente sur les actions de la zone euro, CPR AM maintient en revanche un biais favorable au Japon, pays qui présente «les perspectives de croissance des bénéfices les plus importantes de tous les marchés», a observé Malik Haddouk qui reste également positif sur les actions américaines. Toutefois, CPR AM entend rester à l’écart des actions des pays émergents. «Il est encore trop tôt pour revenir sur les marchés émergents», a estimé Arnaud Faller, précisant que l’écart de croissance avec les pays développés se réduit. Sur le crédit, la société de gestion reste positive sur le haut rendement (high yield) mais elle entend privilégier le high yield européen au high yield américain où «les spreads devraient poursuivre leur détente alors qu’ils devraient se stabiliser aux Etats-Unis», précisent les gérants. Enfin, CPR AM maintient sa prudence sur les obligations d’Etat, conservant une sous-exposition continue sur cette classe d’actifs. «Nous y serons peu présents, à l’exception des dettes périphériques de la zone euro même si nous pensons que la majeure partie du resserrement est derrière nous», a précisé Malik Haddouk. Le couple rendement / risque conduit toutefois CPR AM à privilégier l’Espagne sur le court terme, puis l’Italie sur le moyen terme.
Le Comité de Bâle a publié jeudi une deuxième consultation pour réviser le cadre réglementaire de la titrisation. Il a tenu compte d’une première consultation et des résultats d’une étude d’impact. Ses propositions définissent les conditions dans lesquelles les banques pourront utiliser des modèles internes ou standards pour calculer le risque de leurs portefeuilles de titrisation. Un seuil minimal de 15% de pondération en risque des actifs sera appliqué, contre 20% dans la première proposition.
Le Financial Reporting Council, l’autorité comptable britannique, a infligé une amende de 750.000 livres à EY pour l’audit défaillant des comptes 2005 de Farepak Food and Gifts. La société, un club permettant à ses clients d'étaler leurs dépenses de Noël sur l’année, avait cessé ses activités en octobre 2006 en laissant une ardoise de 37 millions auprès de 120.000 clients. L’associé en charge de l’audit, qui a quitté l’ex-Ernst & Young en 2008, a également été condamné.
La société de gestion, filiale de Tikehau Capital Advisors, espère à terme amener aux deux tiers la proportion d’investisseurs institutionnels étrangers dans la gestion de dette privée, contre seulement 10% actuellement. Elle a été particulièrement active dans ce domaine en 2013.
La société de trading haute fréquence prévoit de s’introduire sur le marché boursier américain au cours du premier semestre 2014, selon des sources proches du dossier. Une cotation offrirait une porte de sortie à ses investisseurs appartenant à la sphère du private equity, dont Silver Lake Partners, qui ont pris une participation minoritaire en 2011. L’opération permettrait également de lever un coin du voile sur ce secteur très secret des traders haute fréquence. Virtu Financial en est devenu un acteur de premier plan en développant une gamme d’actifs allant des actions aux devises en passant par les matières premières.
Le segment des clients fortunés UHNW (ultra high net worth) et leurs conseillers au Royaume-Uni estime que les actions, en particulier les actions émergentes, l’agriculture et le private equity seront les classes d’actifs les plus performantes des prochaines années, selon une enquête réalisée par le multi-family office Fleming Family & Partners, rapporte Funds Europe. A côté de la grande rotation, c’est-à-dire l’abandon des obligations au profit des actions, les investisseurs fortunés se tournent de plus en plus vers les actifs alternatifs.Autre enseignement du sondage, la diversification est évoquée par une bonne partie des investisseurs, l’immobilier étant considérée comme la classe alternative la plus intéressante par plus d’un investisseur sur deux.
L’engouement des investisseurs et des gérants pour les actions au détriment des obligations n’a jamais aussi forte depuis 2007, selon un sondage réalisé en décembre par Bank of America Merrill Lynch et rendu public par Les Echos. Dans leur sur-allocation aux actions, les 237 gérants interrogés affichent une nette préférence pour la zone euro (43 % contre 41 % au mois de novembre). L’Europe demeure la région privilégiée des gérants pour le quatrième mois consécutif, selon les auteurs de l’étude.
L’AEMF, le régulateur européen des marchés financiers, a conformément à la nouvelle réglementation publié le palmarès des vingt-deux agences agréées selon leurs chiffres d’affaires 2012. Moody’s et S&P caracolent en tête avec 34,7% et 34,6% des revenus 2012 du secteur tandis que Fitch capte 17,7%. Ces trois géants accaparent donc 87,0% des recettes. Seules deux agences parviennent par ailleurs à se hisser au-delà de 1% du marché, la britannique EIU (Economist Intelligence Unit, 4,6%) et l’italienne Cerved (2,6%). La canadienne DBRS Ratings affiche une part de marché de 0,97%, devançant l’allemande Feri Euro Ratings Services (0,81%).
Le cabinet d’audit EY parie sur une activité record sur les introductions en Bourse à l'échelle mondiale en 2014. Selon ses estimations, le premier trimestre 2014 pourrait donner lieu à 250 à 300 introductions en Bourse pour un volume d'émissions compris entre 35 et 45 milliards de dollars.Le nombre d’introductions en Bourse a augmenté de 3% à 864 en 2013, selon le cabinet d’audit. La croissance des volumes d'émissions s'établit à 27% à 163 milliards de dollars. Les nouvelles cotations ont été particulièrement nombreuses au cours du quatrième trimestre, et ce également au niveau des volumes d'émissions.L’augmentation a été soutenue par le marché américain, qui a comptabilisé 222 introductions contre 133 l’année précédente. Sur les places européennes, le nombre d’introductions s’est inscrit à 133 nouvelles cotations pour un volume de 25,4 milliards de dollars, plus du double du montant enregistré en 2012.
Selon la dernière étude d’Alphavalue reprise par L’Agefi, le risque que les produits dérivés font courir au système serait bien supérieur à ce que laisse supposer la communication financière des banques. D’après la Banque des règlements internationaux, le montant notionnel des dérivés échangés de gré à gré a atteint 693.000 milliards de dollars au premier semestre 2013 (sans double comptage). Le calcul des appels de marge initiaux exigés par les chambres de compensation repose sur les montants notionnels qui ne reflète pas le risque associé aux contrats de dérivés, mais indique le volume de l’activité d’une banque, note le quotidien. Dans ce registre, les banques européennes les plus exposées en 2012 sont suisses, françaises et britanniques, même si Deutsche Bank domine les débats, avec 55.600 milliards d’euros. Suivent BNP Paribas (48.300 milliards), Barclays (47.900 milliards), RBS (45.900 milliards), Credit Suisse (41.200 milliards) et UBS (30.900 milliards). La Société Générale (19.200 milliards) et CASA (16.700 milliards) sont huitième et neuvième.
Les investisseurs abordent l’année 2014 avec un optimisme marqué sur les perspectives de l'économie mondiale et des actions japonaises et européennes, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch Fund Manager réalisé entre les 6 et 12 décembre auprès d’un échantillon de 237 participants totalisant 655 milliards de dollars d’actifs sous gestion.En l’espace de douze mois, le sentiment des investisseurs sur les perspectives de l'économie mondiale s’est nettement amélioré. La proportion des investisseurs attendant un renforcement de l'économie mondiale s’inscrit désormais 71% en net contre 67% le mois précédent et seulement 40% il y a un an. Même évolution pour les perspectives bénéficiaires des entreprises avec 41% des sondés attendant une hausse des bénéfices au cours des douze prochains mois, contre seulement 11% il y a un an. La préférence pour les actions au détriment des obligations se maintient à des niveaux historiquement élevés. L'écart entre les surpondérations actions et les sous-pondérations obligations s’inscrivait à 118 points de pourcentage en décembre, contre 76 points il y a un an et tout juste 19 points en juillet 2012.Les actions japonaises et européennes figurent en tête des préférences des investisseurs qui ont accentué leurs surpondérations sur les actions japonaises et de la zone euro au cours du mois écoulé et qui ont encore de l’appétit pour aller plus loin. «La faiblesse du dollar l’an prochain constitue la principale menace à ce positionnement compte tenu du consensus qui donne la priorité aux cycliques japonaises et européennes», estime Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Global Research.A noter par ailleurs l’intérêt des investisseurs pour le secteur bancaire au cours du mois écoulé. Les participants sont surpondérés sur les banques à hauteur de 17% en décembre contre 12% en novembre. Les investisseurs européens sont même 22% à surpondérer le secteur. En revanche, les matières premières n’ont plus du tout la faveur des investisseurs, avec 31% d’entre eux étant sous-pondérés, soit une hausse de 7 points de pourcentage d’un mois sur l’autre.
A fin novembre, Vanguard totalisait près de 65,31 milliards de dollars de souscriptions nettes sur onze mois, selon les estimations de Morningstar. Le deuxième acteur par le montant des rentrées nettes a été Dimensional Fund Advisors, avec plus de 20,98 milliards, devant JPMorgan avec 18,2 milliards, MFS (17,36 milliards) et OppenheimerFunds (15,41 milliards).En revanche, les plus forts remboursements nets ont été subis par Pimco (20 milliards) et American Funds (15,7 milliards).Au total, les fonds de long terme ont collecté 258,84 milliards de dollars en net sur janvier-novembre, dont 132,16 milliards pour les fonds d’allocation, tandis que les fonds monétaires accusaient des sorties nettes de 14,33 milliards. L’encours total des fonds de long terme se situait au 30 novembre à 10.824 milliards de dollars et celui des fonds monétaires à 2.460 milliards. Concernant les encours, seules trois maisons se situaient fin novembre au-dessus de la barre des 1.000 milliards : Vanguard, avec 1.896 milliards, hors fonds monétaires et fonds de fonds, Fidelity Investments, avec 1.144 milliards et American Funds, avec 1.086 milliards.
Avec Delta Data Software Inc, le groupe agence de transfert de BNY Mellon a lancé un service de gestion des commissions destiné aux gestionnaires d’actifs pour aider ces derniers à identifier les distributeurs les plus efficaces dans le placement de leurs fonds. En d’autres termes, cela permettra aux gestionnaires de mieux appréhender les services qu’ils reçoivent en retour des commissions qu’ils versent aux broker-dealers.Ce service automatise des tâches que beaucoup de gestionnaires effectuent jusqu'à présent manuellement, a explique Michael DeNofrio, head of enterprise investor services dans le pôle global financial institutions de BNY Mellon.
Le gestionnaire du fonds souverain norvégien (Governement Pension Fund - Global ou GPFG), Norges Bank Investment Management (NBIM), a annoncé avoir conclu début décembre un accord de coentreprise avec MetLife Inc. Cet accord se traduit par un premier investissement de 238 millions de dollars pour une participation de 47,5 % dans la tour de bureaux One Financial Center de Boston (120.800 mètres carrés). La gestion financière de cet actif sera assurée par MetLife, qui a augmenté sa participation dans One Financial Center Quity LLC, une filiale de Beacon Capital Strategic Partners V LP, de 2,5 points à 52,5 %.La coentreprise de NBIM et MetLife a vocation a investir «sur longue période» dans des immeubles de bureaux «class A» sur les principaux marchés des Etats-Unis.
Après un niveau record de dépréciations d’actifs en 2012, les entreprises cotées au CAC 40 risquent de nouveau de passer leur bilan à la paille de fer en 2013, croit savoir les Echos, évoquant les exemples du groupe parapétrolier CGG ou de PSA qui a annoncé récemment 1,1 milliard d’euros de dépréciation. Si ces dépréciations d’actifs ne devraient pas être aussi importantes qu’en 2012, «il est fort probable qu’elles seront supérieures aux niveaux enregistrés en 2006 et 2010», soit autour de 4 milliards d’euros en moyenne pour les dépréciations de survaleurs, selon Sonia Bonnet-Bernard, associée gérantes du cabinet Ricol Lasteyrie, interrogée par Les Echos. Le quotidien rappelle que, en 2012, les groupes du CAC 40 ont déprécié pour 16,8 milliards d’euros d’actifs, après 13,2 milliards en 2011.
Annoncé le 29 octobre, le projet d’offre publique d’achat visant les titres de la société Assystem, a été déposé mardi 17 décembre pour le compte de la société HDLDevelopment auprès de l’Autorité des marchés financiers. La participation de Salvepar, la holding d’investissement détenue par le groupe Tikehau à 52,4 %, au financement de l’offre a pris la forme d’une souscription à une augmentation de capital de HDL, société holding détenue en commun avec Dominique Louis,qui est elle-même l’associé unique de HDL Development. Salvepar a porté le montant de sa participation au financement de l’offre à 30 millions d’euros.Par ailleurs, Salvepar a annoncé mercredi 18 décembre avoir finalisé la veille la cession de l’intégralité de sa participation dans la société Le Noble Age, soit 500.000 actions, pour un prix de vente net total de 7,1 millions d’euros.
Lors de la présentation de ses projections macroéconomiques pour 2014, Philippe Uzan, directeur des gestions long-only chez Edmond de Rotschild Asset Management (EdRAM) a estimé qu’un portefeuille relativement équilibré pour les trois à six mois à venir devrait comporter environ 60 % d’actions, dont la moitié d’européennes et un tiers d’américaines.Sur les 40 % d’obligataire, le manager à la tête d’une équipe de 50 personnes dans le monde et responsable d’environ 20 milliards d’euros d’encours voit entre 5 et 10 % de haut rendement, 15 points de convertibles et une partie du complément en dette émergente en devises «dures», avec des notations assez basses et une faible duration.Par ailleurs, Philippe Uzan s’est montré assez discret sur les projets de nouveaux produits, après le toilettage de la gamme cette année. En dehors du futur fonds de dette infrastructure déjà annoncé (lire Newsmanagers du 2 décembre), EdRAM envisage néanmoins pour le début de 2014 un fonds qui combinerait crédit et actions «autour du thème du rendement».
Le Fondo Strategico Italiano (FSI) vient de prendre une participation de 49,5% dans le groupe italien Valvitalia, fabricant de vannes pour l’industrie du pétrole et du gaz, pour un montant de 151 millions d’euros. Les actifs sous gestion du FSI s'élèvent à 4,4 milliards d’euros.
BlackRock aurait investi au moins 10 milliards d’euros dans des entreprises cotées à la Bourse de Milan, rapporte Il Sole – 24 Ore citant Capital IQ. Cela fait du géant américain le premier investisseur étranger en Italie. De Telecom à Atlantia, en passant par Prysmian, Azimut, Banco Popolare ou MPS, il est quasiment impossible de trouver une société italienne qui ne compte pas BlackRock parmi ses 10 principaux actionnaires, note le journal italien. Cette présence a été très remarquée récemment, la société de gestion ayant admis s’être trompée quand elle a déclaré à la SEC avoir dépassé les 10 % de Telecom Italia, ce qui a conduit l’autorité italienne des marchés financiers (Consob) à ouvrir une enquête. En 2011, BlackRock avait déjà commis une « erreur de calcul » sur les actions d’UniCredit, ce qui devrait lui valoir une amende. Enfin, le groupe fait l’objet d’une enquête après avoir, en janvier, vendu 2,3 % de Saipem quelques heures avant que la société lance un avertissement sur les résultats.
Ardian, l’ex Axa PE, annonce la cession de sa participation minoritaire au sein du leader européen de la formation professionnelle Cegos aux dirigeants et à Cegos Association. En 2013, la société a réalisé 166 millions d’euros de chiffre d’affaires et compte 1.200 salariés
La holding d’investissement Salvepar annonce mercredi avoir finalisé hier la cession de l’intégralité de sa participation dans la société Le Noble Age, soit 500.000 actions, pour un prix de vente net total de 7,1 millions d’euros.
Atlas Mara, une nouvelle holding d’investissement fondée par l’ancien patron de Barclays Bob Diamond, a levé 325 millions de dollars (236 millions d’euros) via une introduction en Bourse de Londres. La coquille vide entend réaliser une acquisition pour créer un acteur des services financiers en Afrique. Bob Diamond, contraint de quitter Barclays l’an dernier après le scandale du Libor, est associé dans la nouvelle société avec l’homme d’affaires Ashish Thakkar, directeur général de Mara Group. Le nouveau véhicule d’investissement sera géré par Atlas Merchant Capital, la banque d’affaires de Bob Diamond établie à New York, avec pour objectif de se développer dans la banque et les services financiers en Afrique sub-saharienne. La cotation sous condition de l’action Atlas Mara a rapporté 20 millions de dollars à ses fondateurs. Citigroup a agi en tant que banque conseil.
La vente de Parex, l’activité de mortiers industriels de Materis, serait dans l’impasse après que son propriétaire Wendel a reçu des offres inférieures à ses attentes, selon Reuters. CVC et Pamplona, les deux fonds en lice, auraient proposé autour de 800 millions d’euros alors que la holding d’investissement en attendait un milliard. D’après nos sources, le processus de vente serait toujours en cours.
Tom Hayes, l’ancien trader d’UBS soupçonné d'être au coeur d’une manipulation des taux Libor, a déjoué les pronostics en plaidant non coupable mardi devant un tribunal londonien. Selon des sources citées par le quotidien, le Serious Fraud Office s’attendait jusqu'à il y a encore quelques mois à ce que Tom Hayes plaide coupable et agisse en tant que témoin coopérant.
Le fonds de private equity a renoncé à une tentative de rachat du fournisseur de réseaux sans fil, aujourd’hui en faillite. Centerbridge Partners évoque des «raisons économiques et non économiques» pour expliquer son retrait. LightSquared indique qu’il œuvre toujours à une transaction, selon une architecture similaire, avec des actionnaires existants.