Les structures de private equity adaptent leurs approches dans le but d’optimiser leurs levées de fonds. C’est que révèle la 3ème édition du Global Private Equity Report de Grant Thornton. Dans un contexte où les processus de levées sont devenus plus coûteux, notamment à cause de l’allongement de la période des roadshows et des exigences de la due diligence, les general partners (GP, les gérants) lancent des initiatives afin d’attirer de nouveaux investisseurs et d’inciter les premiers à s’engager «particulièrement en amont sur les premiers closing importants», note l'étude . Alors que les limited partners (LP, investisseurs) semblent avoir un pouvoir croissant, la pratique du co-investissement est la plus citée (par 35 %), suivie de la présence des investisseurs au Conseil de Gouvernance (27%) et la réduction des frais de gestion (16%). D’un point de vue plus général, l’étude constate une nette amélioration de la perception de l’ensemble des acteurs, avec plus de la moitié du panel (54 %) ayant un avis positif ou neutre sur les conditions de levée de fonds, contre 27 % en 2012. «Le pourcentage du panel se prononçant en faveur d’une embellie est en hausse en Amérique du Nord, Asie-Pacifique, Moyen-Orient et Afrique du Nord», note Thierry Dartus, directeur de la ligne de services Transaction Advisory Services chez Grant Thornton en France. A contrario «ce sentiment reste mitigé en France tel qu’il apparaît au travers des statistiques récemment produites par l’AFIC, lesquelles confirment un niveau de levée de fonds largement insuffisant pour répondre aux besoins de financement en fonds propres des PME françaises», ajoute-t-il.A l’échelle mondiale, 65 % des structures de private equity envisagent un processus de levée de fonds au cours des 12 prochains mois. 22 % s’attendent à ce que leur fonds soit amené à négocier de nouveaux modèles de partenariat avec les LP’s. La majorité des GPs prévoit parallèlement une hausse du recours à des structures alternatives dans la gestion du fonds sur les trois prochaines années. Les LPs sont de plus en plus nombreux à explorer de nouveaux modèles, différents du modèle historique d’une gestion "à 10 ans à l’aveugle», souligne Grant Thornton. L’alternative la plus citée par les GPs reste le «deal by deal», qui propose aux investisseurs de se positionner ou non au cas par cas sur chacune des opérations proposées. «Les GPs constatent aujourd’hui que les modèles alternatifs peuvent comporter de nombreux avantages : mettre en place des programmes incluant davantage de flexibilité, donner la possibilité d’investir dans des secteurs différents de ceux du LP, accélérer les process de rétrocession aux investisseurs, et sortir des modèles de structurés contraignants ne donnant pas la place à d’autres alternatives», commente Thierry Dartus.