En décembre, l’indice HSBC EMI (*) s’est fixé à 51,6, marquant une baisse par rapport au mois précédent (52,1). « En termes relatifs, la performance des marchés émergents est décevante, tout au moins par rapport aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni où les mêmes indices ont atteint des niveaux autour de 60. L’indice agrégé cache cependant une multitude d’expériences différentes : quelques pays sont beaucoup plus dynamiques que d’autres », explique dans un communiqué Stephen King, chef économiste pour le groupe HSBC. " La tentative de la Chine de passer d’une croissance pré-crise tirée par les exportations, à une croissance post-crise tirée par la demande intérieure, a engendré une croissance excessive du crédit, beaucoup d’investissements gaspillés dans les infrastructures et un marché de la propriété en surchauffe, indique le cadre : inévitablement, la moindre baisse de pression dans ce système entraîne des taux de croissance plus modestes », ajoute-t-il. De leur côté, « l’Inde, le Brésil et l’Indonésie ont connu un accroissement rapide de leurs déficits courants ces dernières années, dus en partie à l’afflux substantiel de capitaux spéculatifs. Dans le contexte de « tapering » de la FED et de taux à long terme qui remontent dans les économies matures, ces afflux ont commencé à diminuer, faisant baisser la pression sur les monnaies et l’augmentant sur les coûts de financement internes, et ralentissant de fait le rythme de la croissance économique.(*) Indice basé sur les indices PMI des 16 principaux pays émergents : Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taiwan, Turquie et Vietnam