Pour la première fois depuis 2010, les fonds dédiés au secteur de l'énergie devraient terminer l’année 2013 dans le vert malgré des perspectives mitigées sur l'évolution des prix du pétrole et la diminution des subventions étatiques aux énergies alternatives.Cette évolution est due en grande partie à la «grande rotation», à l'œuvre depuis trois ans, en faveur des fonds MLP (Master Limited Partnerships), disponibles jusqu’ici uniquement aux Etats-Unis, au détriment des fonds énergétiques traditionnels. Selon les données communiquées par EPFR Global, la collecte des fonds MLP s’inscrivait à la mi-décembre à 8,73 milliards de dollars, compensant largement les rachats subis par les fonds traditionnels qui totalisent sur la même période autour de 3,5 milliards de dollars. EPFR Global relève que depuis le début de 2012, les seuls fonds énergétiques domiciliés en Europe ont enregistré une décollecte de plus de 6 milliards de dollars.Les encours des véhicules MLP, un peu plus de 120 actuellement, dépassent la barre des 500 milliards de dollars. On pourrait en compter plus de 200 d’ici la fin de la décennie pour un encours de quelque 1.000 milliards de dollars. Intéressants fiscalement, les fonds MLP présentent aussi l’avantage de n'être pas aussi sensibles aux taux d’intérêt que certains investisseurs pourraient le penser dans la mesure où leurs flux de revenus sont généralement basés sur des contrats à long terme. Le dénouement du programme d’assouplissement quantitatif annoncée par la Réserve fédérale pourrait toutefois sinon ébranler le secteur du moins modifier son mode de fonctionnement.
La fortune des 300 hommes et femmes les plus riches du monde s’est accrue de 524 milliards de dollars (381 milliards d’euros) en 2013 l’an dernier, selon le classement établi par Bloomberg et dévoilé par Les Echos, pour s’établir à 3.700 milliards de dollars. C’est presque l’équivalent de 1,5 fois le produit intérieur brut de la France, souligne le quotidien économique.En tête du classement, Bill Gates, le fondateur de Microsoft, est redevenu l’homme le plus riche du monde, selon le Bloomberg Billionaires Index, avec une fortune estimée à 78,5 milliards de dollars (+15,8milliards en un an). Il devance le Mexicain Carlos Slim (73,8 milliards, en baisse de 1,4 milliard) et Amancio Ortega , le fondateur d’Inditex, propriétaire de la marque Zara, avec 66,4 milliards (+ 8,9 milliards de dollars). Le premier Français est une Française, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 34,1 milliards, qui a gonflé de 7,3 milliards en un an. Elle dépasse Bernard Arnault, le PDG de LVMH, avec 32,1 milliards (+ 3,2 milliards) et François Pinault avec 17,2 milliards. Au total, Bloomberg précise que son classement accueille 109 nouveaux milliardaires, jamais apparus dans son indice.
Sur la base des tendances à l'œuvre sur les marchés, 2014 pourrait voir les ETF supplanter les hedge funds en termes d’encours, selon Tim Edwards, directeur responsable Index Investment Strategy chez le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices.Les hedge funds continuent de promettre de l’alpha au prix de commissions particulièrmeent élevées alors que les ETF gagnent de plus en plus de terrain en raison de leurs caractéristiques propres : coûts limités, liquidité et transparence.Tim Edwards reconnaît qu’il est difficile d’avancer des chiffres complètement fiables sur un secteur qui reste excessivement opaque mais sur la base des estimations de BarclayHedge, il prévoit que les actifs des ETF devraient très prochainement dépasser ceux des hedge funds. S’ils ne l’ont pas déjà fait…
Les cours des matières premières ont enregistré des performances très contrastées en 2013, révèle Les Echos. De fait, tandis que les cours du maïs et de l’argent ont plongé l’an dernier de 40%, que l’or, le café ou l’huile de soja ont vacillé de plus de 20 %, les prix du cacao ont flambé de 20 %, ceux de l’huile de palme et du coton de plus de 10%. Après cinq années à fluctuer au diapason des marchés d’actions, ils se sont entièrement décorrélés et ont retrouvé des variations indépendantes les unes des autres, souligne le quotidien économique.L’influence de la politique d’injections de liquidités des banques centrales a en outre été moins déterminante que par le passé. 2013 marque donc une année de rupture pour les matières premières, les fondamentaux étant redevenus le principal facteur d’évolution des cours, remarque Les Echos. Toutefois, globalement, les prix des matières premières ont accusé en 2013 leur première baisse depuis la récession en 2008. En outre, l’appétit des investisseurs pour les matières premières en tant que classe d’actifs a fortement diminué. Jamais les actifs sous gestion n’avaient autant baissé : la décollecte atteint 88 milliards de dollars entre janvier et novembre. Ils ont fui le marché de l’or, entraînant une fonte sans précédent des fonds ETF adossés au métal physique.
70 % des conseillers financiers allemands estiment que l’environnement actuel est «positif» pour l’investissement. Selon un sondage publié par BlackRock et cité par Fondsprofessionell, ces professionnels abordent 2014 avec optimisme. En termes de conseils d’investissement donnés à leurs clients, ils citent la réduction des poches de cash. 25 % des sondés conseilleront d’accorder une plus grande place aux actions au sein de l’allocation d’actifs. 22 % mettront en avant l’investissement sur les marchés émergents. La flexibilité des investissements semble très importante pour 40 % des professionnels interrogés, qui conseillent des produits multi-classes d’actifs pour plus de diversification, selon BlackRock.
Les investisseurs et analystes basés au Royaume-Uni sont de plus en plus nombreux à estimer que les actions des pays développés, ainsi que les obligations souveraines et les obligations d’entreprise sont surévaluées. A l’origine de cette appréciation, des politiques monétaires très accommodantes qui ont très largement contribué à l’inflation des actifs.La proportion des professionnels de l’investissement basés outre-Manche qui pensent que les les actions des marchés développés sont surévaluées ou nettement surévaluées s’est accrue à 44% fin 2013 contre 37% au troisième trimestre, selon le CFA UK Valuations Index. La proportion des professionnels estimant que la classe d’actifs est sous-évaluée ou nettement sous-évaluée passe parallèlement de 27% au troisième trimestre à 22% au quatrième trimestre.Comme ce fut déjà le cas au cours des deux dernières années, les obligations souveraines restent la classe d’actifs la plus surévaluée, 78% des participants à l’enquête les qualifiant de surévaluées ou de très nettement surévaluées, un pourcentage en hausse de 5% par rapport au trimestre précédent. Parallèlement, la part des investisseurs parlant de sous-valorisation a dimunué de 6%. Les obligations d’entreprise sont également considérées comme surévaluées par 66% de l'échantillon, contre 64% précédemment.
Selon la Réserve fédérale, le volume de billets de trésorie en circulation sur la semaine close le 1er janvier a totalisé 1.046 milliards de dollars, en recul de 55,1 milliards. Il s’agit en proportion de la baisse la plus forte depuis janvier 2010. Des facteurs comptables impliquant les fonds du marché monétaire ont certainement joué, indiquent les observateurs.
Les volumes d'échanges sur le marché de produits dérivés Eurex ont reculé de 7% en 2013, à un peu plus de 1,5 milliard de contrats, a indiqué jeudi Deutsche Börse. En incluant la plate-forme américaine ISE, également filiale du groupe allemand, la baisse des volumes est ramenée à 4,6% par rapport à 2012, à environ 2,2 milliards de contrats.
L’Agence France Locale a nommé deux banquiers au directoire de sa société de financement, désormais présidée par Yves Millardet, venu de Natixis. La structure, qui devrait compter une vingtaine de professionnels en fin d’année, va procéder début février à une augmentation de capital auprès des collectivités qui la détiennent.
L’opérateur boursier Nasdaq OMX et la Bourse turque Borsa Istanbul ont annoncé le 31 décembre la signature d’un accord de coopération, qui comprend notamment la fourniture à l’opérateur turc des technologies développées par le Nasdaq ainsi que des services de conseil. Le communiqué souligne que le Nasdaq se proposer de travailler en étroite collaboration avec la Bourse turque pour lui permettre de consolider sa position comme centre financier de référence pour la région eurasiatique.Dans le cadre de cet accord, qui fait suite à la signature d’un accord cadre en juillet 2013, le Nasdaq va également prendre une participation de 5% au capital de la Bourse turque, avec une option pour accroître cette part de 2% supplémentaires, précise le communiqué. Les deux partenaires ajoutent que l’opérateur turc pourrait ultérieurement prendre une participation minoritaire au capital du Nasdaq. Borsa Istanbul, issue de la fusion cette année des trois entités, Istanbul Stock Exchange, Gold Exchange et Derivatives Exchange, est contrôlée actuellement par l’Etat turc et pourrait être introduite en Bourse début 2016.
La société de gestion alternative Gottex a mis au point un nouveau mutual fund qui permettra aux investisseurs retail de sélectionner des classes d’actifs habituellement réservées à une clientèle haut de gamme, à l’instar des hedge funds, du private equity ou encore de l’immobilier, rapporte l’agence Reuters.Le Gottex Endowment Strategy Fund sera doté d’un capital de départ de 100 millions de dollars et sera disponible à la vente d’ici à la fin de la semaine, précise l’agence. Gottex, qui pilote une stratégie similaire depuis 2008 pour ses clients institutionnels, indique que le nouveau fonds donnera accès à une large palette de marchés, de stratégies et d’investissements alternatifs dans un environnement contrôlé. Un investissement minimum de 1.000 dollars permettra à un investisseur non averti de disposer de nombreux fonds, dont certains gérés entre autres par Tremblant Capital ou encore Marketfield Asset Management.Les frais annuels ont été fixés à 1,6%, soit le double de ce qu’un investisseur doit débourser pour le Contrafund de Fidelity mais moins que la traditionnelle tarification d’un hedge fund, à savoir une commission de gestion de 2% et une commission de surperformance de 20%.
Le marché britannique des valeurs de croissance, l’AIM, a repris des couleurs l’an dernier, avec une progression en valeur des introductions en Bourse de 65% par rapport à 2012 à 1,17 milliard de livres, selon des chiffres communiqués par la firme d’audit UHY Hacker Young, rapporte le Financial Times.Au cours des six derniers mois de 2013, les introductions, au nombre de 69, ont dépassé les sorties de la cote, après une baisse continue depuis six ans des sociétés cotées à l’AIM. A noter aussi le mouvement d’accélération sur les trois derniers mois de l’année, avec un doublement des montants levés sur le marché par rapport au trimestre précédent, à 562,1 millions de livres contre 279,2 millions de livres.
A l’heure où nombre de paradis fiscaux ont tendance à renoncer à au moins une partie de leurs privilèges sous la pression internationale, les milliardaires américains ont trouvé tout près de chez eux une nouvelle terre d’accueil pour leur fortune, en l’occurrence le Dakota du Sud, rapporte l’agence Bloomberg.Cet Etat par ailleurs peu séduisant a profité d’un vide juridique pour proposer aux grandes fortunes un véhicule d’investissement très intéressant sur le plan fiscal, le trust fund. Parmi les différentes formules proposées, le «dynasty trust» semble tenir le haut du pavé car il permet d'échapper notamment aux droits de succession fédéraux.Au cours des quatre dernières années, le montant des fonds administrés par les sociétés de l’Etat prenant en charge ces trust funds a triplé pour s'établir à 121 milliards de dollars, pour l’essentiel des capitaux en provenance d’autres Etats.Le seul préalable pour profiter de la législation fiscale très favorable aux trust funds est de disposer d’une adresse dans le Dakota du Sud. Les grandes fortunes intéressées ne sont pas obligées de s’installer dans l’Etat et encore moins de déposer leur capitaux dans une banque locale.
La commission de régulation des marchés chinois, la CSRC, a donné son feu vert le 30 décembre à l’introduction en Bourse de cinq sociétés après une interdiction qui aura duré plus d’une année, rapporte le site spécialisé CRI.D’autres sociétés devraient obtenir le feu vert du régulateur dans les prochains jours et quelque 50 sociétés se préparent pour une cotation d’ici à la fin janvier.
L’endettement des gouvernements locaux chinois s'établissait fin juin à 17.900 milliards de yuans (2.100 milliards d’euros), un bond de 67% en deux ans et demi, selon un audit national, un emballement que Pékin cherche désormais à endiguer. Ce chiffre comprend l’ensemble des dettes, garanties pour des crédits et autres engagements financiers contractés par les provinces, districts et municipalités, précise la Cour des comptes chinoise dans un rapport publié le 30 décembre et reçu par l’AFP.L’endettement des gouvernements locaux ne représentait que 10.700 milliards de yuans fin 2010, selon le dernier audit réalisé dans le pays. L’ensemble de la dette publique chinoise, des gouvernements locaux et central (mais sans inclure les garanties de crédit et autres), atteignait fin juin 20.700 milliards de yuans (2460 milliards d’euros), une hausse d’environ 8% par rapport à fin 2010, a également indiqué la Cour des comptes. La Commission de développement national et de réforme, plus importante instance de planification en Chine, s’est engagée mardi à renforcer sa surveillance des structures de financement des collectivités locales afin de contrôler leur niveau d’endettement. Dans un communiqué publié sur son site internet www.ncrc.gov.cn, l’agence annonce son intention de limiter «l’expansion désordonnée» de la dette locale, rapporte l’agence Reuters. Le gouvernement autorisera les structures de financement locales à échanger de la dette à court terme contre du papier à plus longue échéance, tout en encourageant les investissements privés dans des projets d’infrastructures, ajoute-t-elle.
L’opérateur boursier va prendre 5% du capital de Borsa Istanbul dans le cadre d’un accord qui permettra à l’exploitant de la seule place boursière turque d’utiliser les technologies du groupe basé à New York pour tenter d’attirer de nouveaux clients. L’accord prévoit que Borsa Istanbul, dont le capital est contrôlé par l’Etat, pourra acquérir 2% de Nasdaq OMX à l’avenir.
La Bombay Bullion Assocation, un groupe de négociants, prévoit de prendre 5% du capital de Multi Commodity Exchange of India (MCX) après que le régulateur a déclaré son fondateur inapte à diriger la première Bourse nationale de matières premières. La valeur de cette participation avoisinerait 1,25 milliard de roupies, soit 20 millions de dollars environ.
Après avoir atteint un plancher à moins de 4 dollars l’action en 2009, le gérant alternatif américain Blackstone a retrouvé la faveur des investisseurs à force de diversification dans les fonds de dette, l’immobilier et l’arbitrage. Ses encours sous gestion sont passés de 88 milliards de dollars en 2007 à 250 milliards au 30 septembre 2013.
Par l’entremise de sa filiale immobilière Ivanhoé Cambridge, la Caisse de dépôt et placement du Québec vient d’acheter deux tours jumelles dans West Loop, le quartier des affaires de Chicago. Il s’agit d’un investissement de plus de 360 millions de dollars américains. La Caisse ajoute ainsi 1,4 million de pieds carrés d’espaces de bureaux à son portefeuille immobilier dans la Ville des vents. Les tours 10 et 120 South Riverside Plaza sont des immeubles certifiés LEED Or EB qui jouissent d’un emplacement exceptionnel sur la rive ouest de la rivière Chicago. Elles se situent à quelques pas des deux gares de banlieue les plus achalandées du quartier des affaires de Chicago et offrent un accès rapide aux réseaux de transports en commun et aux autoroutes. Ce nouvel investissement dans Chicago survient quelque 18 mois après qu’Ivanhoé Cambridge eut annoncé la mise en chantier de la tour River Point, également dans ce quartier. West Loop est le quartier le plus actif sur le plan de la location immobilière à Chicago. Il renferme la plus forte concentration d’emplois dans les domaines de la finance, des services financiers, des services aux entreprises et de l’immobilier, en plus d'être une destination privilégiée pour les entreprises de haute technologie.
Thierry Van Rossum , Directeur des investissements de Swiss Life France à la rédaction de www.institinvest.com : « Nous souhaitons augmenter notre parc immobilier en restant dans notre périmètre actuel, indique le directeur des investissements. Nous sommes fortement investis dans des immeubles de qualité sur Paris, mais aussi dans le Nord, plus précisément à Lille et à Roubaix. Nous avons également quelques immeubles à Lyon et à Bruxelles ». L’assureur est présent dans quelques OPCI avec l’aide de sa filiale Viveris REIM.
Si l’on en croit Melchior de Muralt, associé gérant de la société genevoise Pury Pictet Turrettini, pionnière dans l’investissement responsable, les placements éthiques pourraient disparaître dans cinq à dix ans. Les grands acteurs de l’industrie auront intégré les critères liés à l’environnement, au social et à la gouvernance (ESG) dans leurs processus, indique le banquier dans un entretien accordé à l’agence ATS repris par L’Agefi suisse."Tel le cheval de Troie, le domaine de l’investissement socialement responsable (ISR) aura su provoquer les professionnels de l’investissement traditionnel et les deux secteurs convergeront». «Ce sera une énorme victoire», lâche Melchior de Muralt. L’émergence d’une économie mondiale durable est-elle possible? Oui, affirme le Genevois. «Il n’est plus possible de gagner de l’argent en écrasant une partie de la planète. Dans le cas contraire, cela va nous revenir à la figure.» Les entreprises «citoyennes» se révèlent de plus en plus nombreuses. Et le concept de valeur partagée (shared value) du professeur de stratégie d’entreprise de l’université Harvard, Michael Porter, devrait connaître davantage d’adeptes. Ce dernier propose aux firmes d’intégrer, au même rang que leurs autres objectifs, des finalités en matière de protection de l’environnement, d’éducation, ainsi que de bien-être des employés et de la population notamment. Le numéro un mondial de l’alimentation, Nestlé, a adopté le concept depuis quelques années déjà. Dans ce cadre, le géant vaudois a lancé en novembre un ambitieux programme de lutte contre le chômage des jeunes en Europe. Il s’engage à offrir 20.000 emplois à travers le monde d’ici à 2016, dont plus de 2.000 en Suisse. Il ne s’agit pas seulement d’une opération de communication, selon Melchior de Muralt, mais d’une approche stratégique proactive dont l’entreprise bénéficiera à terme.
Selon Les Echos, la Turquie est en train de vivre une vraie crise financière. A la Bourse d’Istanbul, l’indice BIST 100 perd 13 % depuis début décembre, et fait -17% depuis le début de l’année, soit une des plus mauvaises performances des places financières mondiales. Quant à la livre turque, elle s’échangeait lundi à 2,1356 dollars, proche du plus bas historique touché vendredi à 2,1492 dollars. La devise chute de près de 7,75% depuis début décembre et de plus de 15 % depuis le début de l’année. C’est un scandale politico-financier de grande ampleur qui est à l’origine de la tourmente, qui ébranle le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Des ministres ont été mis en cause par une enquête de la justice sur des ventes d’or à l’Iran et des irrégularités sur des appels d’offre publics, précise le quotidien.
Le métal jaune pourrait terminer l’année sur une baisse jamais vue depuis trente ans, rapporte Fundweb. Le 20 décembre dernier, l’or s’est inscrit à 1.187,13 dollars l’once, proche de ses plus bas niveaux de juin 2013. L’amélioration des perspectives économiques et la fin annoncée du programme d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale sont à l’origine de cette désaffection croissante vis-à-vis de l’or.A la veille du week-end, il s’est redressé à 1.219,28 dollars l’once mais depuis le début de l’année, il marque une baisse de 28%. Autrement dit, il pourrait enregistrer cette année sa plus forte chute depuis 1981.
Les cessions réalisées sur le marché européen du private equity ont atteint 73,9 milliards d’euros en 2013, en hausse de 26% par rapport à l’année précédente (55,4 milliards d’euros) mais en recul de 11% par rapport à 2011 (83,1 milliards d’euros), selon la dernière étude publiée par le Centre for Management Buyout Research (CMBOR), Equistone Partners Europe et Ernst & Young. Il s’agit du montant le plus élevé depuis 6 ans, à l’exception de l’année 2011 (83,1 milliards d’euros).Les investissements ont atteint 50,3 milliards d’euros en 2013, en recul de 7% par rapport à l’année précédente. Il s’agit du niveau le plus bas observé depuis 2009 où les investissements avaient totalisé seulement 20 milliards d’euros. L’activité d’investissement du private equity rapportée à celle des fusions/acquisitions en Europe affiche en valeur un recul à 10% en 2013, selon Dealogic, contre 12% en 2012, en raison de la reprise des opérations de fusions/acquisitions.Le Royaume-Uni retrouve sa place de leader sur le marché européen du buyout, avec un montant de 25,9 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (14,6 milliards d’euros). Avec 6,9 milliards d’euros d’investissements en 2013, la France enregistre une baisse de 57% par rapport à 2011, où elle était numéro un en volume et en valeur. A noter toutefois que le Royaume-Uni reste encore très en deçà des niveaux enregistrés avant l'éclatement de la crise financière (38,8 milliards d’euros en 2006).La valeur des introductions en Bourse issues du private equity s’est élevée à 25 milliards d’euros, un montant record lié au retour de la confiance des investisseurs et à la bonne tenue des marchés. On a dénombré une vingtaine d’introductions en 2013, contre seulement une en 2012.
L’Europe pourrait faire face à une forte croissance des opérations de restructurations sous la forme de LBO alors que les banques tentent de se délester de leurs prêts les plus risqués auprès d’investisseurs spécialisés dans la dette distressed, rapporte le Financial Times.Plusieurs maisons américaines, à l’instar de Apollo Management ou encore de Oaktree, ont levé des fonds et renforcé leurs équipes européennes dans le sillage de la crise financière. Jusqu’ici toutefois, les banques pas se permettre de prendre leurs pertes sur les prêts dépréciés. Beaucoup d’entre elles ont désormais renforcé leurs fonds propres et peuvent accélérer la cession de leurs prêts douteux, selon les experts du private equity.
Aux Etats-Unis, les actifs des mutual funds ont atteint le niveau record de 10.800 milliards de dollars en novembre, selon des statistiques de Cerulli publiées dans le numéro de décembre de The Cerulli Edge- U.S. Monthly Product Trends.La collecte nette de novembre s’est élevée à 14,6 milliards de dollars, en léger repli par rapport aux souscriptions enregistrées en octobre qui avaient atteint 17,8 milliards de dollars.Cerulli relève que les seuls actifs des ETF se sont accrus depuis juin dernier de 8,8% pour atteindre près de 1.700 milliards de dollars à fin novembre. La collecte nette des ETF est demeurée positive en novembre pour le troisième mois consécutif, avec un montant cumulé de 71,9 milliards de dollars depuis le mois d’août.En 2014, les produits proposés par les gestionnaires vont tenir compte de l'évolution des préférences des investisseurs, avec des projets de lancement concentrés sur deux grandes stratégies obligataires, les fonds obligataires non contraints pour 23% d’entre eux, et les fonds de prêts pour 20%.