Les dividendes à l’échelle internationale ont chuté de 6,7% au deuxième trimestre 2015 par rapport au deuxième trimestre 2014 pour atteindre 404,9 milliards de dollars américains, soit une baisse de 29,1 milliards de dollars, selon la dernière édition du rapport de l’Indice Henderson des dividendes mondiaux (HGDI). Il s’agit de la troisième baisse trimestrielle consécutive, cette dernière étant due principalement à la solidité du dollar face aux principales devises mondiales. L’euro, le yen et le dollar australien ont perdu un cinquième de leur valeur par rapport au deuxième trimestre 2014 et la livre sterling un dixième de sa valeur. La hausse du dollar a entraîné une baisse de 52,2 milliards de dollars des dividendes payés au cours du trimestre. L’Indice Henderson des dividendes mondiaux (HGDI) a atteint 155,1 à la fin de deuxième trimestre, en baisse de 4% par rapport à son plus haut niveau atteint en septembre 2014 (161,5). La croissance des dividendes ordinaires, après ajustement des effets de change, des dates de paiement et des changements effectués au sein de l’indice et après déduction des variations de dividendes extraordinaires, est toutefois qualifiée d’"encourageante» (8,9%). Compte tenu de cette progression des dividendes ordinaires, Henderson a revu ses prévisions à la hausse pour 2015 de 29 milliards de dollars US. Les dividendes à l’échelle internationale devraient désormais atteindre 1.160 milliards de dollars US cette année, en baisse de 1,2% pour les dividendes totaux et en hausse de 7,8% pour les dividendes ordinaires. La solidité du dollar US face à l’ensemble des autres principales devises explique cette baisse négligeable des dividendes totaux. Le deuxième trimestre a été dominé par l’Europe hors Royaume-Uni. Les tendances de la région influencent donc fortement les résultats du trimestre et expliquent largement la faiblesse des dividendes totaux. Les deux tiers des dividendes annuels de l’Europe sont payés au cours de cette période et les dividendes totaux de la région ont chuté de 14,3% (pour atteindre 133,7 milliards de dollars), soit une baisse de 22,3 milliards de dollars, la plupart des pays enregistrant des baisses à deux chiffres en raison de la forte dépréciation de l’euro face au dollar.L’effet de change négatif a atteint le montant historique de 29,5 milliards de dollars au cours du trimestre. La croissance des dividendes ordinaires a été importante pour la région (8,6%), l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique étant les pays dont les dividendes ordinaires ont le plus progressé suite à la solide performance du secteur financier. Les sociétés du secteur financier sur la région ont fortement augmenté leurs distributions, notamment Allianz en Allemagne. La France, le plus gros payeur de la région Europe hors Royaume-Uni, a vu ses dividendes totaux baisser de 20,2% pour atteindre 33 milliards de dollars. La chute de l’euro est l'élément qui a le plus contribué à ces résultats. A l’inverse, de la dépréciation de l’euro, le report au troisième trimestre du paiement de 1,6 milliard de dollars de Total, ainsi que d’autres ajustements en termes de dates de paiement, n’ont qu’une incidence technique à court terme et n’affecteront pas le résultat total annuel de la France en dollars. La croissance des dividendes ordinaires (2,3%) a été cependant inférieure au récent résultat historique enregistré par la France, et les fortes réduction effectuées par Orange et GDF Suez ont également contribué à cette baisse. Les dividendes en Allemagne ont chuté de 16% pour atteindre 29,9 milliards de dollars, mais les dividendes ordinaires ont pour leur part progressé de 6,6%, avec des résultats similaires de la part de l‘Espagne (-24,4% pour les dividendes totaux, +6% pour les dividendes ordinaires). En Suisse, les dividendes totaux ont chuté de 2,4% pour atteindre 17 milliards de dollars, en raison de la faiblesse du franc suisse. Les dividendes ordinaires ont progressé de 5,9%, la forte augmentation des dividendes d’UBS ayant contribué à la hausse des dividendes du secteur financier européen. Une fois de plus, les sociétés américaines ont augmenté leurs dividendes rapidement, ces derniers progressant sur tous les secteurs. Les sociétés financières ont également enregistré une progression rapide, la Bank of America et Citigroup quintuplant leurs dividendes. Les dividendes totaux ont dans l’ensemble progressé de 10%, pour atteindre 98,6 milliards de dollars US et l’Indice Henderson des dividendes mondiaux des Etats-Unis a atteint un niveau historique de 186. Cette solide performance marque le sixième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. La croissance des dividendes ordinaires fut également solide (9,3%). Le deuxième trimestre est également une période importante pour le Japon, celle-ci représentant quasiment la moitié des dividendes annuels. Les dividendes totaux ont chuté de 7,1% mais les dividendes ordinaires ont fortement progressé (+16,8%) pour atteindre 23,4 milliards de dollars US, la hausse des profits associée à une augmentation des taux de distribution poussant les dividendes à la hausse. Les sociétés japonaises répondent aux demandes d’augmentation des dividendes de la part des investisseurs et du gouvernement (ceux-ci étant relativement faibles comparés aux standards des pays développés). La Corée du sud fait partie des autres pays subissant le même genre de pressions, ce qui a poussé les dividendes ordinaires sud-coréens à la hausse (+37,4% par rapport au deuxième trimestre 2014), avec des augmentations impressionnantes de la part notamment de Samsung Electronics. Selon Alex Crooke, directeur, actions internationales à fort rendement chez Henderson Global Investors, «les Etats-Unis restent le moteur incontesté des dividendes à l’échelle internationale mais de nombreuses autres régions ont également progressé de façon positive, notamment l’Europe et le Japon. La situation économique en Europe s’améliore alors que la progression des taux de distribution, qui étaient historiquement relativement bas, est l’un des principaux moteurs pour le Japon et le reste du monde. Ceci signifie que la culture de dividendes se propage aux nouveaux marchés, au-delà des pays où le paiement d’un dividende aux investisseurs est déjà profondément ancré dans les moeurs, mettant en évidence les opportunités de revenus à la disposition des investisseurs adoptant une approche internationale. » A noter enfin que les dividendes du secteur technologique sont ceux qui ont progressé le plus rapidement, conformément à la tendance à long terme. Les dividendes totaux payés par les sociétés financières ont progressé de 0,3% par rapport au deuxième trimestre 2014, ce qui est de loin supérieur à la baisse de 6,7% enregistrée par les dividendes totaux à l’échelle internationale et qui témoigne de la progression rapide des dividendes ordinaires. Les dividendes payés par le secteur financier représentent un quart des dividendes annuels à l’échelle internationale et toute progression sur ce secteur est donc un élément important pour les investisseurs à la recherche de rendement.
La mise en place par les autorités chinoises d’un nouveau mécanisme de détermination du taux de change du yuan et le nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ont très largement contribué à la direction des flux durant la deuxième semaine d’août. La décision de la Chine, totalement inattendue, a poussé les investisseurs à ralentir leurs rachats dans les fonds spécialisés sur les actions chinoises.Par ailleurs, la perspective d’un nouvel accord entre la Grèce et ses créditeurs est venu valider l’optimisme des investisseurs sur la capacité de la zone euro à surmonter ses difficultés. Les fonds d’investissement spécialisés dans les actions européennes ont ainsi enregistré une collecte nette de quelque 3,5 milliards de dollars au cours de la semaine au 12 août, selon les premières estimations du spécialiste des flux EPFR Global. Les fonds d’actions européennes affichent ainsi 13 semaines consécutives de collecte nette. Depuis le début de l’année, la collecte des fonds d’actions européennes ont ainsi dépassé la marque des 90 milliards de dollars. Les fonds d’actions dans leur ensemble ont enregistré une collecte d’environ 5 milliards de dollars alors que les fonds obligataires subissaient des rachats pour quelque 2 milliards de dollars, selon les estimations d’EPFR Global. Les fonds monétaires ont attiré environ 5 milliards de dollars.
Les investisseurs placent des milliards de dollars dans les ETF qui leur permettent de se protéger contre la hausse du dollar, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, les actifs dans les ETF couverts du risque de change ont bondi de 83 % sur les sept premiers mois de l’année à 118,3 milliards de dollars fin juillet, selon ETFGI. A fin juillet, on recensait 327 produits de ce genre dans le monde, contre 267 en 2013 et deux en 2005. La protection n’est pas gratuite. Les investisseurs doivent en général payer des frais plus élevés que pour les ETF non couverts.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé le 13 août dans un communiqué que le britannique St.James’s Place allait intégrer l’indice MSCI World le 31 août prochain après la clôture du marché. A noter par ailleurs que le spécialiste des services de paiement Ingenico va également rejoindre l’indice MSCI World.
Les hedge funds ont augmenté leurs participations dans Starwood Hotels & Resorts Worldwide, accentuant la pression sur les propriétaires des hotels Sheraton et W Hotels pour se scinder ou se mettre en vente, rapporte le Financial Times. Les deux principaux actionnaires de la société sont désormais Paulson & Co, qui a pris une participation de 7 % au deuxième trimestre, et d’Och-Ziff, qui contrôle 6 % de la société. Les deux fonds éclipsent les gérants indiciels. Ainsi, BlackRock ne détient que 6 % de Starwood.
Samson Resources Group, producteur de pétrole et de gaz américain détenu par le fonds d’investissement KKR, a annoncé vendredi la finalisation d’un plan de restructuration avec ses créanciers, qui devrait être mis en oeuvre lors d’un passage sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Samson a précisé ne pas être en mesure de payer les intérêts dus ce lundi sur le principal de sa dette. Les créanciers, dont Silver Point, Cerberus et Anschutz, injecteront 485 millions de dollars (437 millions d’euros) en capitaux frais pour réduire l’endettement du groupe et détiendront l’essentiel des actions de l’entreprise une fois qu’elle sera réorganisée. A la suite de cette annonce, le titre KKR a plongé de 4% dans les échanges d’après-Bourse. Samson avait été racheté en 2011 par un groupe d’investisseurs emmené par KKR pour 7,2 milliards de dollars, un montant jugé trop élevé à l'époque.
Trian Fund Management, cofondé par l’investisseur activiste Nelson Peltz, a révélé vendredi soir avoir pris une participation de 7,1% au capital du groupe américain Sysco, dont le cours de Bourse a grimpé de 7,4% pour clore à 41,38 dollars à New York. Trian a indiqué qu’il pourrait demander un siège au conseil d’administration du groupe spécialisé dans la fourniture d’aliments aux collectivités.
La demande d’or a encore décliné au deuxième trimestre 2015, plombée par un manque d’appétit des Chinois et des Indiens pour le métal jaune, mais elle pourrait s’améliorer dans la seconde moitié de l’année, selon le dernier rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié le 13 août.La demande mondiale d’or d’avril à juin 2015 a atteint 915 tonnes, soit une baisse de 12% par rapport au deuxième trimestre 2014, selon le CMO. La baisse la plus importante a été enregistrée sur le marché des bijoux. La demande dans ce secteur a décliné de 14% à 513 tonnes au deuxième trimestre 2015, contre 595 tonnes à la même période un an plus tôt, plombée par un manque d’appétit pour le métal jaune en Chine et en Inde.La Chine et l’Inde sont au coude à coude pour la place de premier consommateur d’or au monde, même si les Chinois sont pour le moment en tête. Le ralentissement de la croissance économique chinoise s’est traduit par un déclin de 5% de la demande de bijoux du pays, à 174 tonnes, précise le CMO. La baisse de la demande indienne quant à elle semble liée à des facteurs plus temporaires.Le manque d’intérêt des Indiens s’est aussi ressenti sur la demande de métal jaune en tant qu’investissement. Celle-ci a baissé de 11% d’avril à juin 2015 atteignant 179 tonnes, à cause de la fermeté du marché des actions dans ce pays qui a détourné les acheteurs du marché de l’or. En Chine, la demande de lingots et de pièces d’or a augmenté de 6%, à 42 tonnes. Mais c’est en Europe que la hausse de l’investissement des particuliers dans le métal jaune s’est particulièrement distinguée.Stimulée par les inquiétudes sur la Grèce au deuxième trimestre, la demande de lingots et de pièces en Europe a progressé de 19% (à 47 tonnes) et, combinée à la demande d’ETF sur l’or, a atteint son plus haut niveau depuis la deuxième moitié de l’année 2012. Mais globalement, la demande d’or en tant qu’investissement a été plombée par l’amélioration de la santé de l'économie américaine, et un marché des actions bien orienté en Inde et en Chine, observe le CMO.
Une étude de Henderson Global Investors montre que la majorité des investisseurs sont favorables aux commissions de performance sur les fonds, rapporte Investment Week. Ainsi, 56 % des investisseurs expérimentés (adultes britanniques ayant investi plus de 10.000 livres dans différents produits) pensent que les commissions de performance constituent une incitation pour les gérants de fonds. Seulement 19 % des 1.000 personnes interrogées estiment que les commissions de performance les empêcheraient d’investir dans un fonds.
Goldman Sachs va payer 272 millions de dollars à des investisseurs dans le cadre du règlement à l’amiable lié à la crise des subprimes. La banque est accusée de les avoir trompés sur le caractère risqué de titres de dette adossés à des crédits hypothécaires d’une valeur de six milliards de dollars, acquis en 2007 et 2008 par les investisseurs, dont des institutionnels. Dans les termes de l’accord, déposé à la cour de district de Manhattan mais qui doit encore être approuvé par le juge du district, Goldman Sachs nie pour autant toute responsabilité. Ce litige devrait être l’une des dernières actions de groupe significative d’investisseurs reprochant à des banques d’avoir vendu des obligations frelatées avant la crise financière de 2008. Le mois dernier, JPMorgan a accepté de régler 388 millions de dollars dans un cas similaire, définitivement approuvé par un juge le 4 août. Les deux banques étaient défendues par le cabinet Robbins Geller Rudman & Dowd.
L’IPO de Caixa Seguridade Participações -assureur brésilien contrôlé par la banque d’Etat Caixa Econômica Federal- suscite l’intérêt des investisseurs, affirme Reuters. Les questions tournent notamment sur le renouvellement du partenariat avec CNP Assurances et du contexte politique perturbé au Brésil, qui pourraient contrarier l’IPO. L’assureur pourrait lever 10 milliards de réaux (2,6 milliards d’euros) pour 25% de son capital. Les arrangeurs voudraient fixer le prix fin octobre.
Les actions sont considérées par les investisseurs comme la classe d’actifs la plus intéressante au cours des trois prochains mois, selon le dernier Risk Rotation Index calculé par NN Investment Partners, rapporte Investment Europe. Plus d’un tiers des participants au sondage (34%) ont donné la préférence aux actions, devant l’immobilier (16,5%) et les obligations gouvernementales (13,6%). Au sein de la classe actions, les investisseurs sont 51% à favoriser le secteur de la santé, devant les biens de consommation (29%), les technologiques (29%) et les services publics (24%). Valentijn van Nieuwenhuijzen, responsable de la stratégie chez NN Investment Partners, relève que la dynamique des flux reste très positive sur l’Europe, les investisseurs prenant en compte l’accélération de la croissance des bénéfices dans la région et la politique monétaire toujours accommodante de la Banque centrale européenne. La société de gestion est désormais légèrement surpondérée sur les actions de la zone euro alors qu’elle était neutre précédemment en raison du risque grec qui semble se dissiper.
Crispin Odey fait partie des gérants de hedge funds qui sont prêts à parier sur de nouvelles déconvenues chez Aberdeen Asset Management après une décollecte de 9,9 milliards de livres au premier semestre, rapporte Investment Week. Une appréciation que la très récente acquisition du hedge fund américain Arden AM ne semble pas avoir dissipé, l’intégration d’une société prenant toujours un peu de temps. Les positions courtes sur Aberdeen AM sont ainsi passées de 4,2% en janvier à 7,4% actuellement, selon des données communiquées par Markit. La perspective d’un relèvement des taux américains, les problèmes chinois et une déroute des actions émergentes pourrait accentuer les rachats d’actions déjà en cours sur la zone Asie-Pacifique.
Les expressions couramment utilisées par les courtiers pour vendre des produits – comme les « alternatives liquides » ou les « dérivés » – peuvent être dissuasifs aux yeux des investisseurs éventuels, selon une étude réalisée pendant une année par Invesco et une société de stratégie de langage, citée par le Wall Street Journal. En revanche, lorsque ces fonds sont décrits en utilisant des mots et des concepts que les clients comprennent déjà, ces derniers sont plus ouverts pour y investir. En clair, la simplicité doit être privilégiée par rapport au jargon. Par exemple, l’étude montre que les investisseurs réagissent mieux à l’expression « fonds alternatifs achetés et vendus comme les autres fonds » qu’à celle « alternatives liquides », même si c’est techniquement la même chose. Reste à savoir s’il est bon d’essayer de mettre à l’aise les investisseurs avec ces véhicules d’investissement utilisant des stratégies comme la vente à découvert, le levier et les dérivés…
Dix ans après son rachat par le gotha du private equity américain, le groupe de logiciels financiers est revendu à Fidelity NIS pour 9,1 milliards de dollars.
La capacité des gérants actifs à battre le marché est entravée par la forte croissance des encours contrôlés par les ETF, selon une nouvelle étude intitulée “Is there a dark side to ETFs?” citée par le Financial Times fund management. La recherche, rédigée par trois écoles de commerce, estime que la croissance des ETF conduit à des distorsions de prix des actions détenues par ces fonds, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi les « stockpickers » ont du mal à surperformer. Les auteurs de l’étude, qui ont étudié les modèles de détention d’actions américaines entre 2001 et 2011, montrent que la croissance des ETF est responsable d’augmentations d’environ 6 % des coûts de transaction des sociétés qui sont largement détenues par ces véhicules. Ils mettent aussi en évidence que les cours des actions d’entreprises dans lesquelles les ETF détiennent plus de 3 % des actions en circulation ont tendance à être bien plus conditionnés par de larges mouvements de marché que ceux des sociétés dans lesquelles les ETF sont peu investis.
FTSE Russell a annoncé avoir enrichi son offre factorielle, la FTSE Global Factor Index Series, avec l’inclusion de deux facteurs supplémentaires, le momentum et le dividend yield. Cette nouvelle offre répond à l’intérêt manifesté par la clientèle pour des outils permettant de cibler des facteurs spécifiques qui définissent et expliquent les grilles de rendement/risque des actions. Les indices factoriels compris dans l’offre de FTSE Russell couvrent tant les marchés développés que les marchés émergents. FTSE Russell propose également des indices multi-factoriels et utilise une méthodologie spécifique («tilt-tilt») pour améliorer l’exposition à de multiples facteurs.
Le groupe américain de sécurité informatique Symantec a annoncé le 11 août la vente de sa division de stockage de données Veritas au fonds d’investissement Carlyle Group pour 8 milliards de dollars en numéraire. Carlyle a fait équipe avec le fonds souverain de Singapour, GIC, et d’autres investisseurs pour cette opération, qu’il espère boucler avant la fin de l’année.Symantec explique dans un communiqué vouloir ainsi se recentrer sur la sécurité informatique et les logiciels anti-piratage, un secteur dont il est le leader grâce notamment à son programme antivirus Norton. «De même que les secteurs de la sécurité et du stockage de données continuent d'évoluer à grande vitesse, les deux activités de Symantec sont confrontées à des défis et des opportunités différents», a plaidé le PDG de Symantec Michael Brown, cité dans le communiqué."Il est devenu évident que pour gagner dans les deux secteurs de la sécurité et de la gestion de l’information, il fallait des stratégies séparées, des investissements ciblés et des innovations différentes», a-t-il ajouté.
Credit Suisse négocierait le règlement d’un contentieux lié à son dark pool Crossfinder, qui pourrait se solder par une amende de 50 à 100 millions de dollars, rapportait hier le Wall Street Journal. Les dark pools sont des plates-formes boursières qui permettent de réaliser des transactions de façon anonyme. La SEC et le procureur général de New York reprochent notamment à la banque d’avoir favorisé indûment certains traders et de n’avoir pas suivi les règles de fixation des cours.
Début août, les investisseurs ont poursuivi leur politique de rotation des actifs, engagée maintenant depuis environ sept mois, en continuant de privilégier les marchés soutenus par une politique active d’assouplissement quantitatif, à savoir l’Europe et le Japon. Depuis le début de l’année, les investisseurs ont ainsi engagé plus de 130 milliards de dollars dans les fonds spécialisés dans les actions européennes et les actions japonaises, selon des données communiquées par la société de recherche spécialisée EPFR. Les fonds d’actions internationales hors Etats-Unis, qui investissent en moyenne 80% de leurs portefeuilles dans les pays développés de l’Europe et de l’Asie, ont de leur côté engrangé 90 milliards de dollars. Dans le même temps, les rachats enregistrés par les fonds dédiés aux actions émergentes et aux actions américaines ont totalisé 123 milliards de dollars. Durant la seule semaine au 5 août, les fonds d’actions émergentes et les fonds de matières premières ont ainsi subi une décollecte de 3 milliards de dollars, selon des données communiquées par la société de recherche spécialisée EPFR. En revanche, les fonds d’investissement spécialisés dans les actions européennes ont enregistré une collecte nette de 3,3 milliards de dollars au cours de la semaine au 5 août alors que les fonds d’actions américaines subissaient des sorties nettes de 4,3 milliards, selon des données publiées par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds d’actions européennes affichent ainsi 12 semaines consécutives de collecte nette alors que pour les fonds spécialisés dans les actions américaines, le solde est négatif pour la troisième semaine d’affilée, précise l'étude, qui cite des données d’EPFR. Les fonds actions dans leur ensemble ont attiré 700 millions de dollars d’entrées nettes sur la période, leur cinquième semaine de collecte positive. Les fonds obligataires, eux, ont enregistré deux milliards de dollars d’entrées nettes après des sorties de 400 millions la semaine précédente.
La société Berkshire Hathaway du milliardaire américain Warren Buffett a annoncé le 10 août l’acquisition pour un montant de 37,2 milliards de dollars de la société Precision Castparts, spécialisée dans les pièces détachées notamment pour l’aéronautique.L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2016, précisent Berkshire et Precision Castparts dans un communiqué conjoint. Il s’agit de l’une des plus importantes acquisitions réalisée par Berkshire Hathaway. «Les conseils d’administration de Berkshire Hathaway Inc et de Precision Castparts Corp (PCC) ont unanimement approuvé un accord définitif pour l’acquisition par Berkshire, pour 235 dollars par action en numéraire, de la totalité des actions de PCC. La transaction est évaluée à environ 37,2 milliards de dollars, dette incluse», détaille le communiqué.PCC est «le fournisseur de choix de l’industrie mondiale de l’aéronautique, l’un des secteurs des Etats-Unis qui exporte le plus», a souligné Warren Buffet, Pdg de Berkshire Hathaway, cité dans le communiqué. Precision Castparts, basée à Portland (Oregon, nord-ouest), fabrique des pièces détachées pour l’aéronautique mais aussi l'énergie ainsi que des alliages métalliques. Elle a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de dollars. Berkshire Hathaway compte déjà parmi ses actionnaires avec une participation de l’ordre de 3%.
Après deux trimestres consécutifs en régime de «crise» ou de» forte aversion au risque», l’Indicateur de Régime de Marché (MRI) de State Street Global Advisors (SSGA) a reculé régulièrement au deuxième trimestre et oscillé entre les régimes de forte aversion et de risque normal. Il a débuté le deuxième trimestre en régime de forte aversion, dans lequel il est resté tout le mois d’avril en raison de la volatilité des marchés actions et de changes, générée par des statistiques économiques contrastées et des conjectures au sujet de la politique monétaire. Ensuite, influencé par le retour au calme de la volatilité, le signal a reculé régulièrement tout au long du mois de mai. Puis en juin, il a oscillé entre les régimes de risque normal et de forte aversion, avant de terminer le trimestre dans la partie supérieure de l’amplitude du régime de risque normal, précise State Street.
Le système de retraite de BT Group (BT Pension Scheme, BTPS) a confié à la société de gestion Hermes GPE 1 milliard de livres (1,4 milliard d’euros) à investir en private equity. Ce mandat a une durée de trois ans. Ses termes stipulent que l’argent devra être investi à parité dans des fonds d’investissement et dans des co-investissements. Cela signifie concrètement que Hermes GPE devra placer la moitié du capital dans des entreprises au cas par cas, en accompagnement d’autres firmes de private equity. Une telle proportion consacrée aux co-investissements demeure inhabituelle dans le private equity; mais elle confirme qu’un nombre croissant de souscripteurs ne souhaitent plus se lier les mains en plaçant l’ensemble de leurs capitaux dans des fonds fermés. Ce mandat renouvèle celui que BTPS - qui affichait un déficit de 7 milliards de livres en juin 2014 - avait confié à Hermes GPE en 2011. Il permet à la société de gestion d’augmenter d’un tiers ses encours, à 4 milliards.
Blackstone étudierait la vente de GCA Services Group pour plus d’un milliard de dollars dette comprise, indique Reuters de sources proches. Le fonds aurait mandaté la banque Harris Williams & Co. Blackstone a acquis GCA, qui fournit des services de conciergerie et d’entretien aux entreprises et aux établissements scolaires, auprès de Nautic Partners en 2012, pour 715 millions. Le secteur du facility management se prépare à une phase d’expansion, grâce au regain de croissance aux Etats-Unis.
Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, est en train de boucler sa plus grande acquisition, alors qu’il négocie le rachat pour environ 30 milliards de dollars de Precision Castparts, un fabricant d’équipements aéronautiques, rapporte le Financial Times, citant des personnes proches du dossier. Le conglomérat contrôlé par le milliardaire de l’Omaha pourrait se mettre d’accord sur les termes d’un accord dès cette semaine, selon une source, qui a toutefois précisé que la transaction pouvait encore échouer. Berkwhire détient déjà 3 % de la société de Portland, dont la capitalisation boursière ressort à environ 26,7 milliards de dollars et qui emploie 30.000 personnes.
Les investisseurs activistes ont de plus en plus souvent le dessus dans leurs batailles pour imposer des changements au sein de grandes entreprises américaines, dans de nombreux cas en raison du soutien nouveau des sociétés de mutual funds qui avaient plutôt l’habitude de rester silencieux, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, c’est grâce à l’appui de Franklin Templeton Investments et de Capital Research & Management que ValueAct Capital Management a réussi il y a deux ans à obtenir un siège au conseil d’administration de Microsoft. Les grands mutual fonds ont pendant longtemps été considérés comme des amis de la direction qui achètent des actions parce qu’ils apprécient ce que la société réalise. Actuellement, ils se rallient souvent aux activistes. Cela change la manière dont les batailles se jouent dans les conseils d’administration. Au lieu d’avoir à lutter contre un activiste très bruyant, les sociétés doivent parfois affronter la pression de multiples actionnaires. Cela les rend plus réceptives aux demandes des activistes.
Selon Reuters, Bridgepoint envisage d’introduire en Bourse Pret a Manger aux Etats-Unis en 2016, alors que la chaîne de sandwichs britannique intéresse par ailleurs des acquéreurs. Après des années de pertes, l’activité aux Etats-Unis est devenue bénéficiaire. Bridgepoint a acquis 53% du capital de Pret pour 345 millions de livres en 2008. Il en détient aujourd’hui 65%. L’entreprise pourrait valoir près de 1,2 milliard de dollars, compte tenu des valorisations des concurrents américains.
Le fabricant américain de yaourt grec Chobani aurait mandaté Goldman Sachs afin d'étudier la vente d’une participation minoritaire, probablement celle du fonds TPG, indique l’agence Bloomberg. L’entreprise, confronté à une concurrence féroce, chercher un partenaire pour accroître ses capacités de production et de distribution. TPG a investi 750 millions de dollars en avril 2014 au moment où Chobani rencontrait des difficultés de trésorerie.