Les capitaux devraient continuer d’affluer en Europe en 2016, mais l’ensemble du secteur immobilier européen doit se transformer pour mieux répondre aux exigences croissantes des utilisateurs et s’adapter aux grands facteurs de mutation que sont la technologie, la démographie, les évolutions sociales et l’urbanisation rapide. C’est ce que révèle l’étude « Emerging Trends in Real Estate® Europe 2016 », publiée conjointement par l’Urban Land Institute (ULI) et PwC. Dans ce nouveau classement des 28 villes d’Europe les plus attractives pour les investisseurs immobiliers, Berlin confirme sa 1ère place de choix. Le Top 3 est complété par Hambourg, en progression de deux places par rapport au classement de 2015 et Dublin (qui perd une place). Une troisième ville allemande, Munich, fait son entrée dans le top 10, gagnant une place par rapport à l’année précédente. Paris regagne deux places cette année (22e position) par rapport au classement de 2015 tandis que Londres perd cinq places et se retrouve en quinzième position. Si Paris reste en dehors du top 10, elle n’en demeure pas moins une valeur d’investissement sûre dans une perspective de long terme, estime l'étude. La capitale française a enregistré 10 milliards d’euros de transactions immobilières sur les trois premiers trimestres 2015, ce qui en fait le troisième marché le plus actif en Europe. La sortie de Londres du top 10 laisse supposer que les investisseurs ont identifié de meilleures opportunités de croissance dans d’autres villes britanniques et européennes. La capitale du Royaume-Uni demeure, cependant, le premier choix pour beaucoup d’investisseurs internationaux axés sur la préservation de leur patrimoine. La liquidité et l'échelle de ce marché, ainsi que sa performance économique relativement robuste, continuent de jouer fortement en sa faveur, estime l'étude.Les exigences croissantes des utilisateurs et les facteurs d’évolution que représentent la technologie, la démographie, les évolutions sociales et l’urbanisation rapide se répercutent sur l’ensemble du secteur immobilier européen. Selon l'étude, ces mutations fondamentales ont conduit les investisseurs à cibler les villes et les actifs plutôt que les pays. Les investisseurs montrent également un intérêt plus marqué pour d’autres secteurs d’activité qui ont profité de l’urbanisation rapide et des changements démographiques, tels que la santé, l’hôtellerie, le logement étudiant ou les data centres. Au total, 41% des investisseurs interrogés déclarent qu’ils seraient prêts à envisager un investissement dans ces secteurs alternatifs, contre à peine 28% l’an dernier. «Les investisseurs rivalisent de créativité pour essayer de décrocher de futurs actifs «prime» à des prix raisonnables, et ciblent davantage les solutions alternatives et la promotion immobilière», analyse Sigrid Duhamel, Présidente de ULI France. Ainsi, la promotion immobilière devrait également créer de la valeur en 2016, car 78% des acteurs interrogés la citent comme un moyen attractif d’acquérir des actifs « prime ». Les promoteurs et les investisseurs tournés vers l’avenir sont de plus en plus nombreux à innover, dans l’espoir de répondre aux nouvelles attentes d’une population toujours mieux informée et toujours plus exigeante. « Pour l’ensemble des professionnels du secteur immobilier, la question qui se pose désormais sur l’ensemble des actifs est de savoir comment s’adapter au mieux aux nouveaux besoins du client final », précise Geoffroy Schmitt, associé responsable du secteur immobilier chez PwC