Elke König, la responsable du Conseil de résolution unique (CRU) européen, a déclaré lundi que les règles européennes dites du MREL sur la résolution des banques en difficulté, seraient alignées avec celles du TLAC, élaborées au niveau international. «Notre travail sera d’aligner les règles du TLAC et le MREL», a indiqué la dirigeante.
La banque britannique Barclays a accepté de verser 94 millions de dollars dans le cadre d’un règlement amiable aux Etats-Unis pour mettre fin à des poursuites judiciaires liées à la manipulation des taux Euribor. La banque par qui le scandale est arrivé était poursuivie par un groupe d’investisseurs, en compagnie de 11 autres acteurs du marché. Parmi les plaignants, qui s’estiment lésés par la manipulation des taux, figure le fonds de pension américain CalSTRS. Ce type d’accord est distinct des amendes qu’un certain nombre de banques, dont Barclays, ont versées depuis 2012 aux autorités américaines dans les dossiers de manipulation du Libor et de l’Euribor.
Les deux administrateurs représentant les salariés au conseil de surveillance du groupe bancaire mutualiste BPCE voteront mercredi pour le renouvellement anticipé du mandat du président du directoire François Pérol, ont annoncé lundi à Reuters les fédérations CFDT et CFE-CGC. «On ne souhaite pas une nouvelle période d’instabilité, cela relancerait la guerre des chefs», a déclaré Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit (CFE-CGC), pour expliquer cette décision. Ce dernier a néanmoins prévenu que son syndicat demanderait à François Pérol un changement de la politique sociale.
Les covenants ont la vie dure. En Europe, les détenteurs d’obligations notées en catégorie spéculative ont de plus en plus de mal à protéger leurs investissements, rapporte l’agence Bloomberg. Bien souvent, des transactions arrivent sur le marché avec dix ou quinze clauses agressives que les investisseurs ont beaucoup de mal à modifier. Tout au plus parviennent-ils à en éliminer deux ou trois, ce qui représente une toute petite partie des mesures susceptibles de menacer leur investissement. Les émetteurs utilisent de plus en plus des clauses qui leur permettent de verser des dividendes à leurs actionnaires, souligne la société de recherche sur le crédit, DebtXplained. Les créditeurs militent en faveur d’une meilleure information sur les clauses qui diminuent leurs sûretés et certains d’entre eux demandent aux juristes des émetteurs de résumer et expliquer les principales clauses dans les premières pages de leurs documents de vente, souvent des centaines de pages, selon des proches de cette problématique. L’AFME (Association for Financial Markets in Europe) est bien consciente des inquiétudes des investisseurs en envisage de pencher sur ces questions au sein de sa division high-yield.
Tout un symbole: alors que Deutsche Bank a annoncé la suspension de son dividende pour 2015 et 2016, la deuxième banque allemande à capitaux privés, Commerzbank, va rétribuer ses actionnaires pour la première fois depuis le déclenchement de la crise financière. Le groupe a annoncé lundi qu’il proposera un dividende de 20 centimes par action au titre de 2015. Une bonne manière pour le président du directoire Martin Blessing, architecte du redressement de la banque, de tirer sa révérence, le dirigeant ayant refusé la proposition qui lui était faite de prolonger son mandat au-delà de 2016.
Deutsche Bank aurait débauché Alasdair Warren de chez Goldman Sachs pour diriger ses activités de banque de financement et d’investissement pour la région Europe-Moyen Orient- Afrique (Emea), selon Reuters. Alasdair Warren prendrait ses fonctions en 2016 après une période de non-concurrence de 6 mois. Il avait rejoint Goldman Sachs en 2005 et avait été nommé associé en 2008. Après avoir dirigé les activités d’equity capital markets, de convertibles et de dérivés actions pour la région Emea, il s’occupait désormais des relations avec les fonds d’investissement.
KeyCorp, une banque de Cleveland, va racheter l’établissement de Buffalo First Niagara Financial Group pour 4,1 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), ce qui constitue la plus grosse opération de l’année entre deux banques régionales américaines. La transaction, annoncée vendredi, créera la 13ème banque de dépôt des Etats-Unis par la valeur des actifs. L’acquéreur propose l’équivalent de 11,40 dollars par action First Niagara, soit 0,68 action KeyCorp et 2,30 dollars en numéraire, ce qui représente une prime de 9,8% sur le cours de clôture de sa cible jeudi.
La banque espagnole BBVA a publié vendredi au titre du troisième trimestre une perte de 1,1 milliard d’euros, nettement supérieure aux 875 millions attendus par les analystes. Cette perte a été notamment provoquée par une dépréciation de 1,8 milliard d’euros de ses activités en Turquie, annoncée cet été, en raison de l’acquisition d’une participation supplémentaire de 15% dans la banque turque Garanti, dont BBVA a pris le contrôle, et de la faiblesse de la livre turque. La deuxième banque espagnole a par ailleurs vu son ratio de fonds propres durs CET1 reculer à 9,8% contre 10,4% précédemment.
Le groupe a reçu des demandes d’information des autorités américaines et suisses enquêtant sur des soupçons de corruption au sein de l’instance internationale.
Le président du directoire de Commerzbank n’a pas accepté une proposition de prorogation de son mandat, a annoncé hier la banque allemande. «Martin Blessing a informé le président du conseil de surveillance Klaus-Peter Müller qu’il irait au bout de son mandat, qui se termine à la fin octobre 2016, mais qu’il n’accepterait pas la proposition de le proroger», explique l’établissement de crédit. Le président du conseil a déploré cette décision et exprimé sa «grande estime pour le travail couronné de succès de Martin Blessing».
Un tribunal florentin a jugé samedi qu’il n’existait aucun élément prouvant que trois responsables de la banque UniCredit aient apporté leur aide à l’homme d’affaires d’Andrea Bulgarella qui, de l’avis du ministère public, nourrissait des relations avec la mafia sicilienne, a rapporté Reuters. L’agence avance par ailleurs que le plan stratégique remanié d’UniCredit prévoit désormais 12.000 suppressions de postes dans le monde (dont 3.500 emplois en Italie), soit un nombre plus important que les 10.000 réductions d’emplois attendues.
La Réserve fédérale a publié vendredi soir de nouvelles propositions destinées à permettre aux banques américaines d’importance systémique et aux filiales américaines de banques étrangères ayant ce statut de renforcer leur capacité à faire face à un choc financier en évitant d’avoir recours aux contribuables américains. Ces banques devront être capables de supporter un endettement à long terme qui puisse être converti en fonds propres en cas de défaillance. Pour les banques domestiques, cette dette correspondra au montant le plus élevé entre 6% du total de leurs actifs pondérés du risque et 4,5% de leur ratio d’endettement total. Elles devront par ailleurs disposer d’un coussin global minimum d’absorption des pertes (TLAC) représentant le montant le plus élevé entre 18% de leurs actifs pondérés du risque et 9,5% de leur ratio d’endettement total. Ces propositions sont soumises à consultation publique jusqu’au 1er février 2016.
La banque britannique, qui a affiché une perte nette de 10,7 millions de livres (15 millions d’euros) au troisième trimestre, pourrait renoncer à son projet d’introduction en Bourse au profit d’un nouveau tour de table auprès d’investisseurs privés, rapportait samedi The Telegraph en citant les propos de Vernon Hill, président-fondateur de Metro Bank. Le dirigeant ajoute que cette levée de fonds, quelle qu’en soit sa forme, devrait avoir lieu en 2016.
KeyCorp, une banque de Cleveland, va racheter l’établissement de Buffalo First Niagara Financial Group pour 4,1 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), ce qui constitue la plus grosse opération de l’année entre deux banques régionales américaines. La transaction, annoncée vendredi, créera la 13ème banque de dépôt des Etats-Unis par la valeur des actifs. L’acquéreur propose l’équivalent de 11,40 dollars par action First Niagara, soit 0,68 action KeyCorp et 2,30 dollars en numéraire, ce qui représente une prime de 9,8% sur le cours de clôture de sa cible jeudi.
La banque espagnole BBVA a enregistré au troisième trimestre une perte de 1,1 milliard d’euros, supérieure aux 875 millions attendus par les analystes, et se fait sanctionner en Bourse vendredi, son action subissant l’une des plus fortes baisses de l’indice européen EuroStoxx 50. Cette perte a été notamment provoquée par une dépréciation de 1,8 milliard d’euros de ses activités en Turquie, annoncée cet été, en raison de l’acquisition d’une participation supplémentaire de 15% dans la banque turque Garanti, dont BBVA a pris le contrôle, et de la faiblesse de la livre turque. La deuxième banque espagnole a par ailleurs vu son ratio de fonds propres durs CET1 reculer à 9,8% contre 10,4% précédemment.
RBS, dont l’Etat britannique est encore actionnaire à hauteur de 73%, a publié au titre du troisième trimestre une perte d’exploitation de 134 millions de livres (187 millions d’euros), contre un bénéfice de 1,1 milliard l’an passé, en raison de coûts de restructuration et de frais juridiques. «Tandis que des questions juridiques continuent d’être traitées, (...) les coûts et les provisions (...) pourraient être substantiellement plus élevés que la somme des provisions admises par RBS», a prévenu la banque dans un communiqué.
Credit Suisse a annoncé avoir inscrit dans ses comptes du troisième trimestre, dont une version complète a été publiée vendredi, une provision pour frais juridiques d’un montant de 280 millions de francs suisses (257 millions d’euros). La banque suisse a expliqué avoir été sollicitée par les autorités enquêtant sur des soupçons de corruption au sein de la Fédération internationale de football en raison de ses relations avec certains individus ou certaines entités liés à la Fifa. La banque précise qu’elle coopère à cette enquête.
Goldman Sachs, souvent accusée de conflits d’intérêts avec ses régulateurs, a écopé d’une amende de 50 millions de dollars après qu’un de ses banquiers a relayé des informations confidentielles de l’antenne new-yorkaise de la banque centrale américaine. Cette pénalité financière est la plus élevée pour ce type d’infraction, a indiqué le 28 octobre dans un communiqué le régulateur des services financiers de New York (DFS). La banque est aussi interdite d’effectuer des prestations de conseils en matière règlementaire pendant une période de trois ans.Rohit Bansal, 30 ans, avait rejoint Goldman Sachs en juillet 2014 en provenance de la Fed de New York, qui fait partie de ses autorités de surveillance, où il avait passé sept ans. Peu de temps après son arrivée, il a obtenu des informations confidentielles d’un de ses anciens collègues de la Fed, Jason Gross, sur une banque de taille moyenne cliente de Goldman Sachs. Il a ensuite transmis les dites informations à un collègue chevronné, violant ainsi l’engagement qu’il avait pris de ne pas travailler sur les dossiers dont il avait la charge directement ou indirectement lors de son passage à la Fed de New York.Goldman Sachs a reconnu des manquements dans la surveillance de Rohit Bansal mais la banque plaide sa bonne foi en assurant avoir ouvert une enquête interne dès qu’elle a eu connaissance du problème. Celle-ci a conduit au licenciement en novembre 2014 de Rohit Bansal et de son supérieur hiérarchique direct.
Quatre nouvelles banques suisses ont réglé leur situation fiscale avec les Etats-Unis, rapporte L’Agefi suisse. Parmi elles figurent les banques privées genevoises Heritage et Hyposwiss Private Bank Genève, qui paieront 3,8 millions et 1,1 million de dollars. La Banque Heritage est pénalisée pour 131 comptes depuis août 2008 et un total de quelque 198 millions de dollars d’actifs en lien avec les Etats-Unis. Hyposwiss Private Bank Genève gérait 91 comptes liés aux Etats-Unis pour des fonds d’un total de 74,9 millions de dollars.La Banque cantonale de Lucerne (LUKB) devra s’acquitter de 11,03 millions de dollars. Cette amende n’aura pas d’influence sur les résultats annuels, en raison d’un montant provisionné en 2013. En cause, 595 comptes liés aux Etats-Unis avec environ 300 millions de dollars d’actifs. Habib Bank Zurich devra de son côté payer 9,4 millions de dollars. L’établissement disposait de 125 comptes liés aux Etats-Unis avec des actifs sous gestion de 118,9 millions de dollars. Cette nouvelle entente dans le cadre du règlement du conflit fiscal entre la Suisse et les Etats-Unis porte à 48 désormais le nombre de banques ayant normalisé leur situation.
L’assureur belge en difficulté a réussi à placer le 28 octobre pour 150 millions d’euros de dette subordonnée tier 2. Ethias a abondé une souche existante de maturité janvier 2026, dont l’encours nominal atteint désormais 382 millions d’euros. ABN Amro, BNP Paribas et JPMorgan ont dirigé le placement qui permet à la compagnie de renforcer ses fonds propres.
CNP lance un contrat d’assurance vie haut de gamme, Quattro Sérénité, qui a la particularité d’offrir une garantie en capital à terme au bout de 4 ans. Le produit est structuré comme un mélange de fonds en euros traditionnel (70%) et d’unités de compte (UC) à profil de volatilité maîtrisée (30%). «Dans le contexte de taux bas actuel, grâce au support en euro traditionnel sur lequel il s’appuie, Quattro Sérénité permet d’offrir une garantie à 100% du capital investi, euro et UC, sur un horizon court de 4 ans, explique Laurent Jumelle, directeur de l’épargne patrimoniale chez CNP. Il permet aussi au souscripteur de choisir les unités de compte dans lesquelles il souhaite investir. Ce concept innovant de multisupport structuré est en quelque sorte une transition vers l’eurocroissance». Destiné aux gros tickets (5 millions d’euros minimum), le contrat va être décliné aussi pour la clientèle patrimoniale des CGPI (tickets à partir de 200.000 euros).
KeyCorp, une banque de Cleveland, poursuit des discussions à un stade avancé en vue de racheter l’établissement de Buffalo First Niagara Financial Group, selon des sources au fait du projet citées par Reuters. La transaction, qui pourrait être annoncée ce vendredi, se ferait avec une légère prime sur le cours de clôture de mercredi de First Niagara, qui lui donnait une capitalisation de 3,85 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros). New York Community Bancorp a par ailleurs annoncé hier la reprise d’un autre établissement new-yorkais, Astoria Financial, pour 2 milliards de dollars environ.