«La proposition de compromis proposée la semaine dernière par plusieurs députés européens réduirait selon toute vraisemblance le champ des banques visées à trois établissements uniquement français et allemand (BNP Paribas, Société Générale et Deutsche Bank, ndlr) et ça n’est pas acceptable», a déclaré le Premier ministre Manuel Valls mercredi, en faisant référence à la position commune adoptée la semaine dernière par les eurodéputés concernant la réforme des structures bancaires. «Il s’agit d’encadrer les risques créés par les activités de marché, il faut donc contrôler toutes les banques potentiellement porteuses de tels risques et il y en a nettement plus de trois», a ajouté le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Philippe Baillot est désigné Médiateur de l’assurance à compter du lundi 2 novembre pour un mandat de trois ans, par décision conjointe de Francis Amand, président de l’Institut National de la Consommation (INC), Emmanuel Constans, président du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) et Bernard Spitz, président de l’Association française de l’assurance (AFA).Philippe Baillot était directeur de la BRED Banque Privée depuis 2002. Il a également été secrétaire général du département des assurances de personnes de l’UAP en 1986, puis directeur juridique chez Abeille Vie à partir de 1988. Après plusieurs postes à responsabilité dans le réseau et les filiales, il a été nommé directeur du développement en 1997 avant de prendre en 2000 la direction du marketing stratégique d’Aviva France.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié le 3 novembre une mise à jour des établissements considérés comme trop gros pour faire faillite, y ajoutant l'établissement chinois China Construction Bank et en retirant la banque espagnole BBVA. Ces changements portent à 30 le nombre d'établissements classés parmi les banques dites «d’importance systémiques au niveau mondial», c’est-à-dire dont une faillite est susceptible de perturber le système financier, a indiqué dans un communiqué le FSB basé à Bâle.La banque britannique Royal Bank of Scotland a quant à elle vu appliquer des exigences moindres en termes de capitaux destinés à absorber les pertes. Le Conseil de stabilité financière, mandaté par le G20 au lendemain de la faillite de Lehman Brothers pour engager une réforme du secteur bancaire, met cette liste à jour chaque année en novembre depuis 2011.Le conseil de stabilité a également mis à jour la liste des neuf assureurs également considérés comme d’importance systémique au niveau mondial, y ajoutant l’assureur néerlandais Aegon et en retirant l’italien Generali.
Scor a annoncé avoir été officiellement informé le 2 novembre par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de son intention d’approuver le modèle interne du groupe. «L’objectif de solvabilité définit une plage optimale comprise entre 185 % et 220 % du capital de solvabilité requis et prévoit les différentes mesures à prendre si le groupe s’en écarte», indique Scor. Dans le cadre de l’entrée en vigueur de Solvabilité 2 le 1er janvier 2016, Scor calcule désormais le capital de solvabilité requis et son ratio de solvabilité en fonction de son modèle interne. Celui-ci a fait l’objet d’un examen par l’ACPR depuis le lancement de la phase de pré-candidature en 2011. Une documentation de plus de 20.000 pages avait été déposée le 22 mai 2015, indique le réassureur.
ING a publié mercredi un bénéfice imposable de 1,50 milliard d’euros au troisième trimestre 2015, contre 1,49 milliard un an auparavant et un consensus le donnant à 1,43 milliard. La banque néerlandaises profite notamment d’un tassement des provisions pour créances douteuses aux Pays-Bas, ainsi que d’une marge d’intérêt nette en légère hausse (de 1,45% à 1,46%). Les provisions pour créances douteuses ont été ramenées à 261 millions d’euros contre 349 millions un an auparavant. Le directeur général, Ralph Hamers, estime que le ratio de fonds propres durs de la banque, à 12,3%, va lui permettre d’investir dans de nouveaux produits.
BNP Paribas a annoncé hier que la vente de sa participation de 6,5% dans la foncière Klépierre aurait un impact positif de 5 points de base sur son ratio de solvabilité Common Equity Tier 1 (CET1). Les actions Klépierre ont été cédées au prix de 40,50 euros par action pour un total de 829 millions d’euros dans le cadre d’un placement privé. Au troisième trimestre, la banque a augmenté son ratio CET1 et son ratio de levier de 10 points de base chacun, à 10,7% et 3,8% respectivement.
La banque italienne a annoncé hier une baisse de 9,3% de son revenu net d’intérêts au troisième trimestre, à 1,912 milliard d’euros, qui reflète l’impact de la faiblesse des taux sur ses activités. Malgré la publication d’un résultat net trimestriel de 722 millions d’euros, supérieur au consensus Reuters qui tablait sur 667 millions, l’action Intesa Sanpaolo a abandonné jusqu’à 4,47% en séance avant de clôturer sur un repli de 1,13% à 3,14 euros.
La scission d’AIG n’a «aucun sens financier» a lancé Peter Hancock, le directeur général de l’assureur américain, en réponse à la demande exprimée la semaine dernière par l’investisseur activiste Carl Icahn. «Nous le rencontrerons pour partager un peu plus nos conclusions et lui donner la possibilité de détailler sa position», a toutefois indiqué Peter Hancock. Carl Icahn exhorte AIG à se scinder en trois entités, à réduire ses coûts de manière plus déterminée et à rétribuer davantage ses actionnaires.
L’agence hypothécaire a indiqué hier avoir enregistré une perte trimestrielle de 475 millions de dollars (431 millions d’euros), sa première en quatre ans, contre un bénéfice de 4,17 milliards au troisième trimestre 2014. Son directeur général Donald Layton a imputé cette perte à l’évolution du marché des produits dérivés, instrument utilisés par Freddie Mac pour gérer son exposition aux risques sur les taux d’intérêt. Sa perte comptable sur ces produits dérivés a atteint 4,2 milliards de dollars, mais ceci «ne reflète pas une détérioration de la santé sous-jacente de son activité», la valeur nette du groupe restant positive à hauteur de 1,3 milliard de dollars. L’Agence fédérale de financement du logement, qui supervise Freddie Mac et son concurrent Fannie May, n’a pas exclu d’autres pertes au cours des trimestres à venir pour les deux rehausseurs de crédit, en raison de la volatilité des taux d’intérêt et d’un matelas de fonds propres qui devrait tendre vers zéro en 2018.
La scission d’AIG ne «fait aucun sens financier» a lancé Peter Hancock, le directeur général de l’assureur américain, en réponse à la demande de l’investisseur activiste Carl Icahn. «Nous le rencontrerons pour partager un peu plus nos conclusions et lui donner la possibilité de détailler sa position», a toutefois indiqué Peter Hancock. Carl Icahn exhorte AIG à se scinder en trois entités, à réduire ses coûts de manière plus déterminée et à rétribuer davantage ses actionnaires.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé mardi une baisse de 9,3% de son revenu net d’intérêts au troisième trimestre, à 1,912 milliard d’euros, qui reflète l’impact de la faiblesse des taux sur ses activités. Malgré la publication d’un résultat net trimestriel de 722 millions d’euros, supérieur au consensus Reuters de 667 millions, l’action Intesa Sanpaolo a abandonné jusqu’à 4,47% en séance avant de limiter ses pertes.
BNP Paribas a annoncé mardi que la vente de sa participation de 6,5% dans la foncière Klépierre aurait un impact positif de 5 points de base sur son ratio de solvabilité common equity Tier 1. Les actions Klépierre ont été cédées au prix de 40,50 euros par action pour un total de 829 millions d’euros dans le cadre d’un placement privé. Au troisième trimestre, la banque a augmenté son ratio common equity Tier 1 et son ratio de levier de 10 points de base chacun, à 10,7% et 3,8% respectivement.
La Suisse, Hong Kong et les Etats-Unis sont les lieux où la lutte contre le secret bancaire est la moins intense, selon l’indice du Tax Justice Network (TJN), une organisation internationale qui milite contre l'évasion fiscale. Une vague de mécontentement a entraîné ces dernières années une amélioration de la situation un peu partout dans le monde, sauf aux Etats-Unis et en Allemagne, où elle s’est aggravée, indique l’organisation dans son rapport semestriel.L’Allemagne, qui figure au huitième rang du classement des contrevenants les plus actifs, représente «une menace croissante pour la transparence financière», estiment les auteurs. Les Etats-Unis sont quant à eux jugés moins efficaces que les îles Caïman, le Luxembourg ou les Emirats arabes unis, qui figurent également parmi les dix premiers de la liste noire. Selon le TJN, 32 milliards de dollars de fonds privés sont placés dans des paradis fiscaux et l'évasion fiscale représente plus de 1.000 milliards de dollars de manque à gagner pour les pays d’Afrique depuis 1970.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a mis mardi à jour la liste des établissements considérés comme étant d’importance systémique au niveau mondial. Du côté des banques, la China Construction Bank (CCB) fait son apparition parmi les 30 groupes qualifiés de «G-SIB» et contraints de constituer des réserves supplémentaires de fonds propres. L’espagnole BBVA sort de la liste. Chez les neuf assureurs dits systémiques, le néerlandais Aegon remplace l’italien Generali.
La banque suisse a ajusté mardi, à l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, ses objectifs financiers sur la période 2016-2018 afin de prendre en compte le coût des nouvelles règles applicables aux banques systémiques en Suisse. UBS a notamment repoussé de 2016 à 2018 son objectif d’une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE) ajustée supérieure à 15%. Au troisième trimestre, la banque a engrangé 2,1 milliards de francs de résultat net, y compris un crédit d’impôt de 1,3 milliard.
L’action StanChart cotée à Londres a perdu jusqu’à 11,3% en matinée après l’annonce par la banque britannique d’une vaste restructuration et d’une augmentation de capital de 3,3 milliards de livres, dans le bas de la fourchette attendue par les analystes. Vers 13 heures, le titre abandonnait encore 9%. Bill Winters, le nouveau directeur général du groupe, a aussi décidé la suppression de 15.000 postes dans le monde, la restructuration d’un tiers du bilan (100 milliards de dollars d’actifs pondérés) et le non versement du dividende en 2015, le tout afin d’atteindre un ratio de solvabilité en fonds propres durs CET1 de 12% à 13%.
Deutsche Bank aurait débauché Alasdair Warren de chez Goldman Sachs pour diriger ses activités de banque de financement et d’investissement pour la région Europe-Moyen Orient- Afrique (Emea), rapportait hier Reuters. Alasdair Warren prendrait ses fonctions en 2016 après une période de non-concurrence de 6 mois. Il avait rejoint Goldman Sachs en 2005 et avait été nommé associé en 2008. Après avoir dirigé les activités d’equity capital markets, de convertibles et de dérivés actions pour la région Emea, il s’occupait désormais des relations avec les fonds d’investissement.
Les deux administrateurs représentant les salariés au conseil de surveillance du groupe bancaire mutualiste BPCE voteront mercredi pour le renouvellement anticipé du mandat du président du directoire François Pérol, ont annoncé hier les fédérations CFDT et CFE-CGC. «On ne souhaite pas une nouvelle période d’instabilité, cela relancerait la guerre des chefs», a déclaré Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit (CFE-CGC). Ce dernier a néanmoins prévenu que son syndicat demanderait à François Pérol un changement de la politique sociale.
La banque britannique a accepté de verser 94 millions de dollars dans le cadre d’un règlement amiable aux Etats-Unis pour mettre fin à des poursuites judiciaires liées à la manipulation des taux Euribor. Elle était poursuivie par un groupe d’investisseurs, en compagnie de 11 autres acteurs du marché. Parmi les plaignants figure le fonds de pension américain CalSTRS. Ce type d’accord est distinct des amendes qu’un certain nombre de banques, dont Barclays, ont versées depuis 2012 aux autorités américaines dans les dossiers de manipulation du Libor et de l’Euribor.
Elke König, la responsable du Conseil de résolution unique (CRU), a déclaré hier que les règles européennes dites du MREL sur la résolution des banques en difficulté seraient alignées avec celles du TLAC. Les deux jeux de règles visent à faire en sorte que le renflouement d’une banque en difficulté puisse se faire par la mise à contribution d’un certain nombre d’éléments du passif. Le TLAC, dont le Conseil de stabilité financière doit dévoiler la version définitive le 9 novembre, s’appliquera aux banques systémiques au niveau mondial, tandis que le MREL, qui s’élèvera à 8% du passif, concernera toutes les banques européennes suivies par le CRU.
L’assureur-crédit a annoncé hier qu’il dévoilerait avant la fin de l’année un plan de réduction de coûts qui doit lui permettre de faire face à la perte des activités de gestion des procédures de garanties publiques à l’export, appelées à être transférées à Bpifrance, et à des difficultés au Brésil et en Chine. En dépit de cette conjoncture difficile dans certaines zones émergentes, le groupe a réussi à maîtriser l’évolution de son ratio de sinistralité. Son ratio combiné net de réassurance s’élevait ainsi à 81,8% au 30 septembre 2015, contre 77,4% un an plus tôt et 81,9% au 30 juin dernier.Sur les neuf premiers mois de l’exercice, le chiffre d’affaires consolidé a progressé de 5,1% à 1,1 milliard d’euros (+2,5% à données comparables), alors que le résultat net hors éléments retraités a reculé de 3,3% à 109,6 millions (-5,1% à données comparables).