Les banques coopératives italiennes Banca Popolare di Milano (BPM) et Banco Popolare ont engagé des discussions pour conclure d’ici au mois de mars un accord de fusion, a appris Reuters de sources concordantes. Un rapprochement donnerait naissance au numéro trois du secteur dans la péninsule: Banco Popolare affiche une capitalisation boursière de près de quatre milliards d’euros et un bilan supérieur à 123 milliards d’euros d’actifs, tandis que BPM capitalise 3,7 milliards pour 50 milliards d’actifs. Il s’agirait de la première fusion conclue depuis l’adoption en 2015 de la réforme du secteur des banques mutualistes, qui vise à favoriser la consolidation de ce secteur très fragmenté. Les établissements concernés ont jusqu’à fin 2016 pour abandonner leur statut et pour renoncer aux restrictions sur l’actionnariat et les droits de vote qui les protègent des tentatives d’achat hostiles.
La Retail Distribution Review (RDR) pourrait bientôt être vidée d’une partie de son contenu, rapporte L’Agefi. Lancée en 2013 pour améliorer la transparence du marché des produits d’investissement destinés aux particuliers britanniques, la réglementation pourrait être rénovée, notamment en réintroduisant les rétrocessions payées aux distributeurs par les gérants. Ce dernier week-end, sur les ondes de la BBC, Tracey McDermott, la directrice générale par intérim de la FCA à déclaré vouloir observer la meilleure fourniture de conseil sur le marché». «Je n’exclurais donc pas qu’il puisse y avoir [à l’avenir] certains éléments de commission», a-t-elle précisé, tout en prenant le soin d’indiquer que «nous n’allons pas annuler la RDR». Dans le canal de la banque de détail, la RDR a provoqué une chute des flux et «une mise à l'écart du conseil» des ménages modestes. HSBC est la seule grande banque restée sur ce marché qui prévoit de lancer cette année une entité dédiée au conseil. Santander UK a également confirmé le 5 janvier qu’elle allait réinvestir le marché après l’avoir abandonné en mars 2013.
Le Label «Investissement Socialement Responsable» voit officiellement le jour. Le 8 janvier 2016, le gouvernement a en effet signé le décret d’application de ce nouveau label, décret publié au Journal Officiel du 10 janvier 2016. Le décret fixe également les modalités d’élaboration, de révision et d’homologation du référentiel qui détermine les critères auxquels doivent répondre certains organismes de placement collectif pour bénéficer du label «ISR». Il détaille en outre les procédures de labellisation des fonds et définit le rôle des organismes de certification et les procédures de suivi et de contrôle des fonds qui demandent le label «ISR». De fait, le décret indique que «le label ‘investissement socialement responsable’, ou label ‘ISR’, constitue un signe distinctif matérialisant la certification de la conformité d’un produit ou service d’investissement à un référentiel». Ce référentiel du label «ISR», également appelé «cahier des charges du label» est défini par arrêté du ministre des finances. En outre, le décret stipule que «l’obtention du label matérialise, pour un organisme de placement collectif, le respect d’un ensemble de critères relatifs à ses modalités de gestion». Ces critères «visent à qualifier un placement qui concilie performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable, quel que soit leur secteur d’activité», indique le décret.
La Fondation Genève Place Financière (FGPF) annonce la nomination d’Yves Mirabaud en tant que président et de Marc Pictet en tant que vice-président dès le 1er janvier 2016. Yves Mirabaud succède à Nicolas Pictet à l'équivalent suisse de Paris Europlace. Le nouveau président est associé senior de Mirabaud SCA et occupait la vice-présidence de la FGPF depuis 2014. Il siège aussi au sein du conseil d’administration de l’Association suisse des banquiers. «Fort de cet engagement dans les dossiers qui touchent la place financière, Yves Mirabaud conduira la Fondation afin de développer les atouts de la Place. L’innovation et la réforme de la fiscalité des entreprises constitueront en particulier des enjeux majeurs pour l’avenir», souligne le communiqué de la FGPF.
CNP Assurances a entamé des discussions exclusives avec Grupo BTG Pactual concernant le rachat de sa participation de 51% dans l’assureur brésilien Pan Seguros, ont déclaré mardi à Reuters deux sources proches du dossier. L’assureur français a fait une offre de 1,6 milliard de réaux (366 millions d’euros), supérieure aux propositions concurrentes d’Axa et de MetLife, a dit une des sources. BTG Pactuel et CNP Assurances n’ont pas souhaité s’exprimer. BTG Pactual, première banque indépendante d’investissement d’Amérique latine, a pris le contrôle de Pan Seguros l’an dernier mais elle a été rattrapée en novembre par le scandale de corruption Petrobras et se voit contrainte de céder des actifs. Caixapar, la filiale de banque d’investissement de Caixa Economica Federal, la caisse d’épargne brésilienne, détient le solde de 49% de Pan Seguros.
L’Agence française de développement (AFD) fera bien partie intégrante de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Lors d’un discours prononcé mardi matin à l’occasion de la cérémonie célébrant le lancement du bicentenaire de la CDC, François Hollande a annoncé que le processus d’intégration de l’AFD sera concrétisé par une loi dont l’examen est prévu au 1er trimestre 2016. «La CDC doit participer à une ambition nouvelle: s’ouvrir au monde», a expliqué le président de la République. L’intégration de l’AFD au sein de la CDC doit permettre d’augmenter de 50% son activité d’ici à 2020, à près de 12,5 milliards d’euros. Ses fonds propres seront triplés, a précisé François Hollande, dont 500 millions seront investis dans de grands projets d’infrastructures.
Via son fonds d’innovation et de recherche Fireca, le Crédit Agricole a participé à l’augmentation de capital de 2 millions d’euros de Linxo, aux côtés de l’actionnaire de longue date Crédit Mutuel Arkea. La société, basée à Aix-en-Provence, développe des services destinés aux particuliers afin de les aider dans la gestion de leur budget. Elle s’appuie sur une technologie de catégorisation des transactions bancaires et une plateforme qui permet d’agréger différents comptes bancaires. Cette opération réalisée fin décembre 2015 a été conseillée par Sodica Corporate Finance, filiale du groupe bancaire.
Le cabinet d’avocats Dentons recrute le groupe «contentieux bancaire» de Matthew Arnold & Baldwin. Basée à Watford, cette équipe comprend 11 associés, 34 collaborateurs et 30 paralégals. Dirigée par Steven Mills et Clare Stohard, la pratique se concentrera sur le contentieux financier et les travaux d’investigation pour d’importants établissements bancaires. L’équipe rejoint le nouveau pôle «contentieux financiers et commerciaux» de Dentons, qui comprendra 18 associés et plus de 100 avocats.
En grande difficulté depuis l’arrestation de son fondateur André Esteves en novembre, le groupe financier brésilien BTG Pactual est en négociation pour vendre sa participation de 51% dans sa filiale d’assurance Pan Seguros. Selon Reuters, le français Axa et l’américain MetLife sont sur les rangs. Deux sources mentionnent également le suisse Zurich Insurance, l’italien Generali, l’américain Liberty Mutual, ainsi que plusieurs groupes japonais. Une source cite enfin le français CNP Assurances. Le premier tour de l’appel d’offres, en décembre, aurait valorisé Pan Seguros entre 1 et 1,3 milliard de réaux (230-295 millions d’euros).
Axa a annoncé hier la nomination de Laurence Boone, conseillère spéciale de l’Elysée pour les affaires économiques et financières européennes et multilatérales, aux postes de chef économiste du groupe et de responsable de la recherche d’Axa Investment Managers (Axa IM). Laurence Boone remplacera Eric Chaney, qui prendra sa retraite en septembre. Ce dernier avait rejoint l’assureur en 2008 en provenance de Morgan Stanley, qu’il avait rejoint en 1995 et où il avait exercé la fonction de chef économiste pour l’Europe à partir de 2000. Avant d’entrer au service de l’Elysée, Laurence Boone a notamment occupé le poste de chef économiste Europe chez Bank of America Merrill Lynch Global Research. Forte de son expérience, elle sera également «le sponsor de la relation commerciale d’Axa IM avec les fonds souverains, les banques centrales et les fonds de pension publics» et siègera au comité exécutif de la société de gestion. Elle prendra ses fonctions en mars.
La banque «challenger» britannique Starling a recruté en tant qu’administrateur non exécutif Victora Raffé, une ancienne responsable de la Financial Conduct Authority, le régulateur financier britannique. L’établissement a par ailleurs annoncé un investissement de 70 millions de dollars en provenance de QuantRes, un gérant quantitatif basé aux Bahamas. Deux représentants de QuantRes - Marcus Traill et Craig Mawdsley - font leur entrée au conseil de Starling, tandis qu’Oliver Stocken, un ancien administrateur non exécutif de Standard Chartered, est nommé président.
Les assureurs britanniques devraient verser 1,3 milliard de livres (1,74 milliard d’euros) d’indemnités pour couvrir les dommages causés par les inondations de décembre et de début janvier, a déclaré lundi l’ABI, la principale fédération britannique du secteur. Les prévisions de l’ABI se fondent sur l’hypothèse d’une indemnisation moyenne de 50.000 livres par dossier, contre 31.000 livres en moyenne pour les tempêtes de l’hiver 2013-2014.
Le fonds de capital-risque de Commerzbank a participé au dernier tour de table de 8 millions d’euros de la fintech Mambu, aux côtés du fonds d’investissement Acton Capital Partners. Mambu, qui développe une solution de plate-forme bancaire software-as-a-service (SaaS), a gagné 30 nouveaux clients au cours des douze derniers mois.
C’est avec un accent germanique prononcé que Matthias Seewald, directeur des investissements d’Allianz France, nous accueille dans son bureau parisien. Loin de sa région natale de Trèves, située à l’ouest de l’Allemagne, il ne s’attendait pas à travailler un jour dans la capitale. De Francfort à Paris, en passant par New York et Singapour, retour sur le parcours de ce multilingue, fidèle au groupe Allianz depuis 24 ans.
Le comparateur de banques Panorabanques a publié au mois de janvier une étude concernant l’évolution des frais bancaires prenant 158 banques en compte. Il en ressort que les Français ont payé 186,20€ de frais bancaires en moyenne au cours de l’année 2015, et qu’ils débourseront en moyenne 190,50€ en 2016, soit 2,3% de plus, un pourcentage de loin supérieur au taux d’inflation.
La banque «challenger» britannique Starling a recruté en tant qu’administrateur non exécutif Victora Raffé, une ancienne responsable de la Financial Conduct Authority, le régulateur financier britannique. L’établissement a par ailleurs annoncé un investissement de 70 millions de dollars de la part de QuantRes, un gérant quantitatif basé aux Bahamas. Deux représentants de QuantRes - Marcus Traill et Craig Mawdsley - font leur entrée au conseil de Starling, tandis qu’Oliver Stocken, un ancien administrateur non exécutif de Standard Chartered, est nommé président.
Le fonds de capital-risque de Commerzbank a participé au dernier tour de table de 8 millions d’euros de la fintech Mambu, aux côtés du fonds d’investissement Acton Capital Partners. Mambu, qui développe une solution de plate-forme bancaire software-as-a-service (SaaS), a gagné 30 nouveaux clients sur les douze derniers mois.
La FCA aurait lancé une enquête au sein de la division de trading de titres d’Etat de Lloyds Banking, selon des informations du Wall Street Journal cités par L’Agefi. Le régulateur britannique chercherait à déterminer si des traders de la banque, «primary dealer» de l’agence de gestion de la dette nationale, ont tenté de pousser à la baisse le prix des «Gilts», les obligations souveraines britanniques, lors des adjudications. Les accusés les auraient ensuite placé à des prix gonflés artificiellement auprès des investisseurs. L’enquête se focalise pour l’heure sur un petit groupe de traders dont un senior mis en disponibilité l’an dernier puis réintégré à l’issue d’une enquête interne, selon Reuters.
Les assureurs britanniques devraient verser 1,3 milliard de livres (1,74 milliard d’euros) d’indemnités pour couvrir les dommages causés par les inondations de décembre et de début janvier, a déclaré lundi l’ABI, la principale fédération britannique du secteur. Les prévisions de l’ABI se fondent sur l’hypothèse d’une indemnisation moyenne de 50.000 livres par dossier, contre 31.000 livres en moyenne pour les tempêtes de l’hiver 2013-2014.
Le cabinet d’avocats Dentons intègre le groupe «contentieux bancaire» du cabinet Matthew Arnold & Baldwin. Basée à Watford, cette équipe comprend 11 associés, 34 collaborateurs et 30 paralégals. Dirigée par Steven Mills et Clare Stohard, la pratique se concentrera essentiellement sur le contentieux financier et les travaux d’investigation pour d’importants établissements bancaires. L’équipe rejoint le nouveau groupe «contentieux financiers et commerciaux» qui comprendra 18 associés et plus de 100 avocats.
La banque franco-belge s’apprête à engager début février la vente de son immeuble de La Défense, où elle avait emménagé juste avant l’éclatement de la bulle financière et son propre effondrement. Elle resterait locataire de la tour, a révélé vendredi La Lettre de l’Expansion. La banque n’occupe plus que 14 des 31 étages de la tour, qu’elle avait acquise en 2005 pour environ 300 millions d’euros.
La filiale de BPCE diminue la part des tâches administratives au profit de fonctions plus commerciales, mais ne prévoit pas de fermer des points de vente.
Leetchi, la start-up française qui détient la plate-forme de paiement pour compte de tiers Mangopay, a noué un partenariat avec la fintech britannique Gocardless pour mettre en place une solution de gestion des prélèvements pour les entreprises. Mangopay pourra ainsi proposer ce moyen de paiement à ses clients, plates-formes de financements participatifs et places de marché. Ainsi, les entreprises devant régler les intérêts mensuels liés à leur emprunt sur une plate-forme de financement pourront être prélevés directement.
Les dépôts de la banque portugaise Novo Banco -née sur les cendres de Banco Espirito Santo- ont progressé de 2,28 milliards d’euros en 2015, a indiqué l’un de ses administrateurs Jose Joao Guilherme, dans un e-mail à ses employés révélé par le journal lusitanien Expresso samedi. La part de marché de l’établissement dans les prêts immobiliers serait passée de 4% à 10% au cours de l’année.