Le suisse Zurich Insurance a annoncé mercredi s’attendre à une perte de 100 millions de dollars (91 millions d’euros) au quatrième trimestre dans son activité principale d’assurance généraliste. Cet avertissement sur résultats a fait plonger le titre à la Bourse de Zurich avec un recul de 8,15% en ouverture de séance. Cette perte dans l’assurance IARD (dommages) provient essentiellement du coût des tempêtes en Grande-Bretagne et en Irlande l’an dernier (275 millions de dollars). L’assureur suisse doit publier ses résultats annuels le 11 février. Il a déjà annoncé une restructuration de ses activités d’assurance généraliste, avec notamment des réductions d’effectifs. Zurich est en outre à la recherche d’un nouveau directeur général après le départ soudain en décembre de Martin Senn, dans la foulée de l’échec de son projet de rachat du britannique RSA.
Tribunal de dernier ressort, la Cour Suprême des Etats-Unis a accepté mardi d’étudier ce qui constitue un délit d’initié après avoir été saisie de la demande d’un homme d’affaires de l’Illinois, condamné à trois ans de prison pour avoir bénéficié de tuyaux boursiers provenant de son beau-frère, banquier chez Citigroup. Selon des avocats, la Cour Suprême pourrait chercher à clarifier le droit dans ce domaine et mettre ainsi fin à une relative incertitude.
Première victoire pour le Crédit Mutuel Arkéa. L’assemblée générale prévue ce mercredi de la confédération nationale du Crédit Mutuel (CNFCM) n’aura pas lieu, a fait savoir mardi soir la banque coopérative, qui conteste la réforme de l’organe central. Le Crédit Mutuel Arkéa explique avoir obtenu du tribunal de grande instance de Paris l’annulation des résolutions de l’assemblée générale du 14 octobre dernier, première étape de cette réforme, «en raison de ce qu’elles auraient dû être adoptées à l’unanimité des membres». «Cette décision démontre l’irrégularité de la réforme centralisatrice engagée unilatéralement par la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, en contradiction avec le vote des caisses locales propriétaires du Crédit Mutuel Arkéa», ajoute ce dernier. Réunis au sein d’un collectif, des salariés du Crédit Mutuel Arkéa ont déjà appelé à un rassemblement dimanche à Brest «pour le maintien de l’emploi et des centres de décision en région».
L’assureur Covéa (MAAF, GMF, MMA) a dégagé un chiffre d’affaires de 17,2 milliards d’euros l’an dernier, en hausse de 5%. L’international représente désormais plus de 15% du chiffre d’affaires à 2,6 milliards d’euros. En assurance dommages en France, Covéa a assuré l’an dernier 190.000 nouveaux véhicules (+1,8%) et 120.000 nouvelles habitations (+1,6%). En assurance vie, la collecte brute en euros a progressé de 1% pour atteindre 3,5 milliards d’euros, après une hausse de 7% en 2014. La collecte brute en unités de compte a augmenté pour sa part de 38%, à 390 millions d’euros. Sur l’année, Covéa a gagné 80.000 nouveaux sociétaires et clients et assure aujourd’hui près de 11,4 millions de Français.
Réagissant à des informations parues lundi soir dans la presse, l'entité cotée du groupe bancaire mutualiste a confirmé mardi des "réflexions relatives à ce projet de reclassement" de la participation de 25% qu'elle détient dans les 39 caisses régionales.
L’Association des banques italiennes (Abi) a tenté mardi d’alléger la pression sur le secteur, dont les actions plongent depuis lundi après la révélation par les établissements concernés d’une demande d’informations complémentaires sur leurs créances douteuses de la part de la BCE. Ces demandes du superviseur bancaire européen relèvent d’une activité routinière de collecte de données et «ne peuvent donc être assimilées à une action de supervision imposant l’adoption de mesures spécifiques par certaines banques», indique l’Abi dans un communiqué.
François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la BLa Banque anque de France qui a pris ses fonctions à l’automne dernier, a estimé le 18 janvier à l’occasion de la présentation de ses vœux à la place financière de Paris, que l'épargne des Français devait s’adapter à l’environnement de taux bas. «C’est une opportunité d’encourager une épargne plus « à risque » et plus à long terme, dans l’intérêt tant des épargnants eux-mêmes que de notre économie. Aujourd’hui, seuls 31 % des placements financiers des ménages sont constitués d’actifs risqués, contre 45 % dans la zone Euro», a déclaré le gouverneur. Dans cette perspective, il faut répercuter progressivement la baisse des taux sur la rémunération de l’épargne sans risque , ce qui a amené le gouverneur à proposer la semaine passée une diminution du taux des plans d'épargne logement. «Et c’est pourquoi il faut poursuivre résolument la baisse des rendements de l’assurance vie investie en fonds euro», a poursuivi le gouverneur. François Villeroy de Galhau a par ailleurs insisté sur la nécessité de favoriser le développement de produits nouveaux : moins liquides sans doute, assortis ou non d’une protection en capital sur le long terme, et pouvant bénéficier du meilleur rendement des actions sur la durée. «Et il faut à tout le moins éviter des distorsions fiscales au détriment de ces produits par rapport à l’épargne liquide et sans risque», a-t-il insisté. Dans ce contexte, «il reste d’autant plus essentiel d’éclairer pleinement chaque investisseur sur les risques dans lesquels il investit son épargne ; je pense, pour ne citer que deux exemples aujourd’hui, aux contrats en unités de compte, ou aux gestionnaires qui proposent des financements désintermédiés», a ajouté le gouverneur.
Revoilà l’affaire Kerviel. A partir d’informations publiées dimanche soir par Mediapart et 20 Minutes, à savoir des passages de l’enregistrement de Mme de Leiris, ancienne vice-procureure au parquet de Paris réalisé à son insu lors d’une conversation avec Mme Le Roy, la commandante de police qui avait dirigé l’enquête. Mme de Leiris qui a suivi l’enquête, juge selon ces extraits «évident» que la banque était au courant des manoeuvres de son ex-trader. Lors d’une audience à huis clos en présence de l’ex-trader, de ses avocats et de ceux de son ancien employeur, le ministère public a requis un sursis à statuer. S’il est suivi, la commission d’instruction, décidera le 21 mars, soit de ne rien décider, soit un rejet pur et simple; soit une transmission du dossier à la Cour de révision, seule habilitée à demander un nouveau procès. L’ancien trader mise sur le témoignage de Nathalie Le Roy. Celle-ci avait dit le 9 avril 2015 au juge Le Loire son sentiment d’avoir été «manipulée par la Société Générale» lorsqu’elle enquêtait en 2008. «J’ai eu le sentiment, puis la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier» sur les marchés, a dit la policière selon la retranscription de cette audition, à laquelle l’AFP a eu accès. L’avocat de la Société Générale, Jean Veil, a de son côté estimé qu’il n’y avait «rien de nouveau» dans les éléments apportés par la partie adverse. Le 24 janvier 2008, la Société Générale annonçait officiellement une perte de 4,9 milliards d’euros, en l’attribuant à des transactions frauduleuses de son employé.
Gramercy Funds Management, un hedge fund basé dans le Connecticut, mène une campagne pour que le Pérou rembourse des obligations ayant fait défaut il y a vingt ans, rapporte le Wall Street Journal. Il y a environ dix ans, le hedge fund a commencé à acheter des obligations agraires détenues principalement par des Péruviens les ayant reçues lorsque les fermes de leurs familles avaient été expropriées par le gouvernement dans les années 1960. Gramercy a acquis environ 20 % des obligations pour une fraction de leur valeur faciale et affirme maintenant en détenir pour plus de 1 milliard de dollars. Le gouvernement conteste ce chiffre et les administrations successives ont ignoré les décisions de justice qui exigeaient un remboursement. Aujourd’hui, la société a obtenu une opinion juridique accusant le Pérou d’avoir enfreint les règles boursières des Etats-Unis, ce qui pourrait entraîner une sanction de la Securities and Exchange Commission (SEC). Le Pérou est soumis aux règles de la SEC car il emprunte sur les marchés en émettant des obligations régies par les lois de New York.
Le secteur de la gestion d’actifs a entamé un lobbying acharné au Royaume-Uni et en Europe pour repousser des réformes qui aboutiraient à étendre le plafonnement des bonus des banquiers aux gérants d’actifs, rapporte le Financial Times fund management. L’Investment Association au Royaume-Uni et deux grandes maisons de gestion internationales ont rencontré des représentants de la Financial Conduct Authority pour leur expliquer pourquoi ils sont contre l’application de limitations de bonus à la gestion d’actifs. Des dirigeants de ces deux sociétés ont aussi confirmé avoir approché des représentants des régulateurs bancaires européens et de son équivalent britannique, la Prudential Regulation Autjority, pour leur exprimer ces inquiétudes.
Bank of America a annoncé une hausse de son bénéfice net du quatrième trimestre, de 9,8% à 3,01 milliards de dollars, soit 0,28 dollar par action, contre 0,26 dollar anticipé par le consensus Thomson Reuters. De son côté, Morgan Stanley a dégagé un bénéfice part du groupe de 753 millions de dollars, contre une perte de 1,75 milliard un an plus tôt. La banque a ainsi dégagé un bénéfice de 43 cents par action, soit 10 cents de mieux que le consensus.
Le Crédit Agricole a annoncé mardi envisager un bouleversement de sa structure capitalistique. CASA, la structure cotée du groupe, pourrait ainsi transférer ses participations de 25% dans les caisses régionales vers une entité détenue par ces dernières. L’opération simplifierait la structure complexe du groupe en mettant un terme à l’actionnariat croisé entre le véhicule coté et les 39 caisses régionales. L’action CASA, qui avait plongé de 6,61% lundi, gagnait jusqu’à 6,52% en séance.
Docapost, filiale du groupe La Poste, a conclu un accord avec la Caisse des Dépôts portant sur l’acquisition de la totalité du capital de CDC Fast. L’opération est effective à compter du 7 janvier dernier et CDC Fast change à cette occasion de dénomination sociale pour devenir Docapost Fast. Cette acquisition donne à Docapost la possibilité de renforcer sa présence sur le marché de l’e-administration, qui est un de ses axes stratégiques de développement.
La banque italienne a nommé Robert Zadrazil, 45 ans, à la tête de Bank Austria. A compter du 1er mars, il sera chargé de piloter la restructuration de l’activité après le départ du président du directoire Willibald Cernko. Selon le prêteur viennois, cette refonte de la gouvernance est le signe d’un «changement de générations» au sein de l’établissement. UniCredit prévoit de supprimer un tiers du réseau d’agences de la filiale afin de dynamiser sa rentabilité.
C’est le 21 mars prochain que la Cour de cassation se prononcera sur la demande de révision du procès pénal de l’ancien trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel. Lors d’une audience lundi, le ministère public a appelé la commissions d’instruction de la cour de révision à ordonner un sursis à statuer, ce qui permettrait à la justice d’examiner le témoignage d’une ancienne enquêtrice de la brigade financière.
Le gouverneur de la Banque de France a appelé lundi les établissements financiers à participer «de façon exemplaire» à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. «Je sais cette participation entièrement acquise dans son principe, mais elle doit se traduire sans attendre dans la gestion quotidienne. C’est votre intérêt, tant le risque de conformité est devenu aussi vital, aussi stratégique, que le risque de crédit», a ajouté François Villeroy de Galhau, qui présentait ses vœux à la place financière de Paris.
Le deuxième courtier grossiste généraliste français a lancé son offre garantie des accidents de la vie, première étape de la refonte de sa gamme assurance de personnes. Elle sera renforcée dans les prochains mois par une nouvelle assurance emprunteur et une offre de protection sociale pour les TNS. Solly Azar s’est appuyé sur Swiss Life pour élaborer cette nouvelle offre.
La banque italienne a nommé Robert Zadrazil, 45 ans, à la tête de Bank Austria. A compter du 1er mars, il sera chargé de piloter la restructuration de l’activité après le départ du président du directoire Willibald Cernko. Selon le prêteur viennois, cette refonte de la gouvernance est le signe d’un «changement de générations» au sein de l’établissement. UniCredit prévoit de supprimer un tiers du réseau d’agences de la filiale afin de dynamiser sa rentabilité.
La volatilité «anormale» des Bourses chinoises, qui ont connu une dégringolade spectaculaire l'été dernier et ont récemment replongé, révèlent un «marché immature» et de graves «lacunes» de supervision, a reconnu samedi le chef de l’autorité de régulation des marchés financiers, dans un mea culpa inhabituel, rapporte l’agence de presse AFP. «Les fluctuations anormales des marchés boursiers ont révélé l’immaturité des Bourses chinoises, des investisseurs inexpérimentés et un système d'échange imparfait», a souligné Xiao Gang, président de la Commission de régulation des marchés financiers (CSRC). «Elles ont aussi révélé des lacunes dans la supervision, des mécanismes de régulation inappropriés et sans effectivité, a-t-il ajouté, dans une retranscription d’un discours interne, mise en ligne sur le site de la CSRC.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué sur son site avoir infligé une amende de 400.000 euros à la société Tradition Securities And Futures (TSAF) via sa filiale, la société TSAF OTC, prestataire de services d’investissement.Dans les faits, la société TSAF OTC opère surtout sur des marchés de gré à gré. Elle traite principalement des produits obligataires (dette privée, dette d’Etat) et des produits structurés. Par ailleurs, «la société X, est une société de gestion de fonds d’investissement alternatifs (FIA), de mandats et d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM)», ajoute l’Autorité qui précise qu’elle exerce les activités de gestion pour compte de tiers, de teneur de compte et de conservateur de parts en épargne salariale.La Division de la surveillance des marchés de l’AMF a identifié des marges significatives réalisées sur des opérations effectuées en 2012 sur le marché obligataire par certains négociateurs du prestataire de services d’investissement TSAF OTC avec des sociétés de gestion franc¸aises, notamment la société X. Le secrétaire général de l’AMF a ouvert, le 18 juin 2013, une enquête sur le marché de 72 titres obligataires concernés, à compter du 1 janvier 2011. Le 30 janvier 2014, il a étendu cette enquête à d’autres titres obligataires, à compter du 1 février 2011. Au final, il a été reproché à la société TSAF OTC d’avoir manqué à l’obligation de déclarer à l’AMF des transactions réalisées sur le marché obligataire sur la période comprise entre le 1er janvier 2011 et le 25 juin 2013, et d’avoir manqué à l’obligation d’informer son client, la société X, qu’une commission sur les transactions réalisées entre TSAF OTC et X était versée à la société Y.
Soixante-six investisseurs institutionnels vont attaquer Volkswagen en justice en Allemagne dans le sillage du scandale des émissions aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times fund management. La première plainte sera déposée dans les sept jours. Les 65 institutionnels qui restent devraient rejoindre cette plainte. Le cabinet d’avocats allemand Nieding and Barth travaille avec son compatriote MüllerSeidelVos et l’américain Robbins Geller Rudman and Dowd pour représenter les investisseurs ayant contacté DSW, une association allemande de protection des actionnaires.
Moins de 5% des entreprises françaises – et seulement 6% des particuliers – possèdent une cyber-assurance en 2015. C’est ce que révèle l’étude de PwC «Le marché de la cyber-assurance: la Révolution commence maintenant» qui analyse les résultats d’une enquête réalisée en collaboration avec l’Ifop en septembre 2015. Si les grandes entreprises, particulièrement dans le secteur de l’industrie, ont bien pris conscience des cyber-risques qu’elles encourent, les TPE-PME sous-évaluent encore leur exposition à ces nouveaux risques.
ACE Limited a finalisé l’acquisition de Chubb, créant la compagnie d’assurance IARD cotée en Bourse la plus importante au monde. Sur une base pro forma, la capitalisation boursière de la société s’établit à 51,2 milliards de dollars, le montant annuel des primes émises atteint 37 milliards de dollars, et le total de l’actif s’établit à environ à 150 milliards de dollars. ACE a déboursé environ 29,5 milliards dollars en espèces et en actions. L’ensemble fusionné adopte le nom de Chubb dans le monde entier et la société est cotée à la Bourse de New York sous le symbole «CB».
CNP Assurances a finalisé vendredi un placement privé d’une obligation subordonnée de 500 millions de dollars «auprès d’un investisseur institutionnel de premier plan». Le groupe a profité d’une demande spécifique pour réaliser cette opération. «La transaction, de type « Fixed for Life », comporte un coupon de 6% en dollars en ligne, après swap en euros, avec le niveau de la dernière obligation subordonnée émise en décembre 2015 par CNP Assurances. La maturité légale est de 33 ans, avec un premier remboursement optionnel dans 13 ans», précise un communiqué. Sur le plan réglementaire, l’obligation sera admise en capital Tier 2 dans le référentiel Solvabilité 2. Le placement bénéficie d’une notation BBB+ chez S&P.