La banque genevoise Reyl, déjà citée dans l’affaire Cahuzac, a accepté de s’acquitter d’une amende de 2,8 millions d’euros dans une enquête distincte pour blanchiment de fraude fiscale, a appris vendredi l’AFP de sources concordantes. Reyl a accepté une procédure de «plaider-coupable», ou reconnaissance préalable de culpabilité, consistant à négocier une peine avec le parquet, peine homologuée par la justice le 5 janvier, selon plusieurs sources proches de l’enquête.Egalement mis en examen durant l’instruction, les dirigeants de Reyl, Dominique Reyl et son fils François, ont bénéficié d’un non-lieu ordonné le 8 décembre par les magistrats instructeurs. Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’avocat de la banque, Kiril Bougartchev, a relevé que les faits ayant conduit à la transaction avec le parquet national financier (PNF) concernent «six comptes pour un montant total de 4,8 millions d’euros d’avoirs, dont aucun n’est lié à une personne politiquement exposée, à comparer aux 11 milliards d’euros de fonds gérés par la banque Reyl & Cie».