Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a plaidé pour une finalisation d’ici à la fin de cette année du cadre prudentiel de Bâle 3, lors d’une audition devant la Commission des finances de l’Assemblée Nationale mercredi matin. «Il s’agit de terminer Bâle 3, pas de lancer un hypothétique Bâle 4 qui n’existe pas», a insisté le gouverneur soulignant que l’exercice actuel ne devrait pas se traduire par une nouvelle augmentation des exigences en fonds propres. Le gouverneur a également estimé qu’ «aucune banque française n’est aujourd’hui limitée dans son activité de financement par la régulation».
L’autorité de régulation britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a décidé de bannir de l’industrie financière du pays un ancien trader de Deutsche Bank, Michael Ross Curtler, pour «avoir manqué d’honnêteté et d’intégrité». Le trader, qui était employé par Deutsche Bank jusqu’en décembre 2012 avait plaidé coupable devant un tribunal américain en octobre dernier. Il était accusé d’avoir manipulé le Libor dollar en soumettant pour le calcul du taux de référence interbancaire un taux qui ne reflétait pas correctement le coût de financement de Deutsche Bank sur le marché monétaire mais qui avantageait financièrement cette dernière.
UBS pourrait procéder à des acquisitions pour renforcer les parts de marché de son activité gestion de fortune en Europe, a confié mercredi à Reuters Jakob Stott, le responsable de la division banque privée du géant suisse. «Il y a plus d’opportunités de consolidation quand on est en présence d’une dynamique fragmentée», a souligné le dirigeant. En évoquant l’Europe comme un marché en croissance, Jakob Stott fait entendre une voix dissonante dans la banque privée, où l’on parle surtout de la forte progression de la richesse dans la région Asie-Pacifique.
L’assureur lyonnais a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires consolidé de 798 millions d’euros, en progression de 4,1 % en publié. Dans la branche santé-prévoyance, la hausse des primes de 9,3% reflète «de nouveaux partenariats sur des portefeuilles de santé collective dans le cadre de l’ANI, ainsi qu’un ajustement de la structure de réassurance», souligne la compagnie. La réduction des portefeuilles de santé individuelle devrait se poursuivre jusqu’en 2017. Le résultat opérationnel courant ressort à 73,1 millions d’euros (-3,9%), tandis que le résultat net s'établit à 42,1 millions d’euros (+14,8%). Les évolutions du marché de la santé conjuguées aux investissements vont peser plus fortement sur le résultat opérationnel courant en 2016. April l’attend en baisse de l’ordre de 8 % à 12 % par rapport à 2015.
John Cryan, le président du directoire de la première banque allemande, a affirmé mercredi que l'établissement est résolu à être un acteur de premier plan sur les marchés de capitaux et corporates internationaux tout en disposant de solides racines en Allemagne. Répondant aux critiques sur un manque de vision, le dirigeant britannique a assuré que le groupe a une stratégie qu’il a besoin d’exécuter de manière plus efficace et de s’appuyer sur sa longue tradition de service à la clientèle, en particulier auprès des entreprises allemandes.
La filiale française de la banque suisse UBS a été mise en examen pour subornation de témoin à la suite d’une plainte déposée par un ancien salarié, a appris Reuters mercredi auprès d’un porte-parole d’UBS France. Ce litige s’inscrit en marge des procédures concernant le système présumé de fraude fiscale pour lequel la banque suisse et sa filiale française ont été mises en examen. UBS France dit contester «vivement» les accusations de cet ancien salarié.
Selon le journal Handelszeitung, la banque suisse fait l’objet d’une action en justice pour une fraude présumée de plusieurs millions commise par l’un de ses conseillers à la clientèle. Selon l’avocat des plaignants, la plainte concerne aussi bien la banque que le collaborateur prétendument fautif. Parmi les chefs d’accusation figurent notamment «gestion déloyale, faux dans les titres, détournement et blanchiment d’argent». «Il semble hautement peu probable que le conseiller à la clientèle en question ait agit indépendamment au sein de la banque», a estimé l’avocat.
Le groupe financier helvétique a émis deux emprunts hybrides pour un volume total de 600 millions de francs suisses. L’opération a été conduite par UBS, Credit Suisse et Deutsche Bank. Une première tranche d’obligations perpétuelles de 450 millions de francs porte un coupon de 3,75%, au taux midswap 5 ans plus 439,2 points de base. Une deuxième tranche de 150 millions de francs sert un coupon de 4,375%, au taux midswap plus 453,8 points de base. Des premiers remboursements sont possibles en 2021 et 2026 respectivement.
L’action Banco BPI a été suspendue mercredi après une hausse de plus de 10% sur fond de rumeurs évoquant un possible accroissement de la participation de CaixaBank au capital de la banque portguaise. Le régulateur boursier portuguais CMVM a suspendu les échanges dans l’attente d’une clarification. CaixaBank, qui détient 44% de l'établissement, discuterait avec Isabel dos Santos, la fille du président angolais, du rachat de sa participation de 21%.
UBS pourrait procéder à des acquisitions pour renforcer les parts de marché de son activité gestion de fortune en Europe, a déclaré mercredi à Reuters Jakob Stott, le responsable de la division banque privée du géant suisse. «Il y a plus d’opportunités de consolidation quand on est présence d’une dynamique fragmentée», a souligné le dirigeant. En évoquant l’Europe comme marché en croissance, Jakob Stott fait entendre une voix dissonante dans la banque privée, où l’on parle surtout de la forte progression de la richesse dans la région Asie-Pacifique.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a rassemblé en une seule circulaire les dispositions totalement révisées de la circulaire 2008/24 « Surveillance et contrôle interne – banques », de la FAQ sur ce sujet et des exigences réparties jusqu’ici dans d’autres circulaires. La formulation des prescriptions s’oriente sur des principes et des descriptions d’application détaillées ont été supprimées. De plus, des établissements de petite taille seront dispensés d’appliquer certaines dispositions. La Finma met en audition la nouvelle circulaire 2016/X « Gouvernance d’entreprise – banques » et les adaptations apparentées dans les circulaires 2008/21 « Risques opérationnels – banques » et 2010/1 « Systèmes de rémunération » jusqu’au 13 avril 2016.
La Suisse et l’Italie pourront échanger des informations fiscales. Après le Conseil National, le Conseil des Etats (chambre haute) a approuvé hier par 42 voix sans opposition le protocole modifiant la convention contre les doubles impositions, signé par les deux Etats en février 2015 à Milan, rapporte L’Agefi suisse. Un référendum reste possible. Le protocole contribuera à améliorer les relations économiques bilatérales, mises à mal ces dernières années, a remarqué Martin Schmid (PLR/GR), au nom de la commission. Le texte facilite aussi la régularisation des avoirs des clients italiens de banques suisses dans le cadre du programme de dénonciation spontanée mis en place par le Parlement italien. Cet accord prévoit de communiquer des renseignements à la demande, selon le standard actuel de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
La Suisse et les Etats-Unis ont convenu d’une exception dans l’accord Fatca, rapporte L’Agefi suisse. La loi ne pourra plus être appliquée à des comptes gérés par des avocats ou des notaires sous certaines conditions, a écrit hier le Secrétariat d’Etat aux questions financières (SFI). «Nous sommes satisfaits que cet accord ait abouti», indique Didier de Montmollin, membre de la commission de la Fédération suisse des avocats (FSA) en charge de ce dossier. Celle-ci a travaillé et négocié l’arrangement en amont avec le SFI. Entre la mise en application de la loi Fatca, en juillet 2014 et l’exception qui vient d’être négociée avec les Etats-Unis, trop souvent les avocats et notaires étaient poussés par certaines banques à renoncer au secret professionnel auxquels ils sont pourtant tenus par la loi et la jurisprudence, explique l’avocat genevois.
Selon les Echos, sur les 650.000 conseillers financiers en placement américains, 7,3 % ont commis des infractions entre 2005 et 2015, citant l'étude «The market for financial adviser misconduct», Mark Egan, Gregor Matvos, Amit Seru, NBER. En Floride et Californie, c’est un conseiller sur cinq qui a eu des soucis avec la justice et les victime sont majoritairement des personnes âgées. L'étude note qu’un professionnel indélicat sur trois est un récidiviste. 44 % des conseillers licenciés retrouvent du travail dans un autre établissement et dans l’année qui suit. Le gérant licencié se recycle souvent dans une firme à la moins bonne réputation (comprenant davantage de condamnés) et accepte une baisse de salaire de l’ordre de 10 %. Au total, seuls 25 % des conseillers licenciés quittent définitivement le métier, précise Les Echos.
Dans un point d’étape de la mise en oeuvre de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (dite loi Macron), le ministère de l’Economie indique que les assureurs-vie sont en train de construire des contrats investis en private equity, «ce qui n’existait pas avant la loi croissance», rapporte L’Agefi. Les premiers contrats seront commercialisés à l’été, précise Bercy. Autre innovation apportée par la loi Macron, un décret sur le prêt interentreprise est examiné au Conseil d’Etat. Il prévoit que les entreprises puissent se prêter entre elles jusqu’à 50% de leur trésorerie excédentaire, dans la limite de 10 millions d’euros pour une PME, 50 millions pour une ETI et 100 millions pour une grande entreprise. Enfin, l’ordonnance relative aux bons de caisse est en cours de finalisation. Elle donne naissance à une nouvelle classe d’obligations simplifiées : les «minibons», ajoute le quotiden.
BPCE a annoncé mercredi la vente de sa participation résiduelle de 12,7% du capital du groupe immobilier Nexity pour un montant total de 286,3 millions d’euros. Ce placement de bloc avait été annoncé mardi soir. La banque a cédé un total de 6,95 millions d’actions Nexity au prix de 41,20 euros par titre dans le cadre d’un placement privé par voie de construction accélérée d’un livre d’ordres réservé aux investisseurs institutionnels. La transaction fait ressortir une décote de 5% par rapport au cours de clôture de l’action Nexity de mardi à 43,37 euros.
L’autorité de régulation britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a annoncé aujourd’hui qu’elle bannissait de l’industrie financière du pays un ancien trader de Deutsche Bank, Michael Ross Curtler, pour « avoir manqué d’honnêteté et d’intégrité ». Le trader, qui était employé par Deutsche Bank jusqu’en décembre 2012 avait plaidé coupable devant un tribunal américain en octobre dernier. Il était accusé d’avoir manipulé le Libor dollar en soumettant pour le calcul du taux de référence interbancaire un taux qui ne reflétait pas justement le coût de financement de Deutsche Bank sur le marché monétaire mais qui avantageait financièrement cette dernière.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a plaidé pour une finalisation d’ici à la fin de cette année du cadre prudentiel de Bâle 3, lors d’une audition devant la Commission des finances de l’Assemblée Nationale ce matin. « Il s’agit de terminer Bâle 3, pas de lancer un hypothétique Bâle 4 qui n’existe pas », a insisté le gouverneur soulignant que l’exercice actuel ne devrait pas se traduire par une nouvelle augmentation des exigences en fonds propres. Le gouverneur a également estimé qu’ « aucune banque française n’est aujourd’hui limitée dans son activité de financement par la régulation ». Interrogé sur les risques d’inégalité de concurrence de part et d’autre de l’Atlantique, il a par ailleurs assuré que « même s’il a parfois pris des formes juridiquement différentes », le renforcement de la régulation côté américain « a été aussi très significatif ».
L’Association bancaire européenne (EBA) a publié les résultats de son neuvième rapport sur la mise en œuvre de Bâle 3 et des directives CRR et CRD4. « De manière générale, les grandes banques européennes remplissent toutes largement les futures exigences en capital réglementaire, tandis que seules quelques-unes souffrent d’un déficit », souligne l’EBA. Le déficit global est ainsi à son plus bas niveau et ressort à 1 milliard d’euros à fin juin 2015. Sur une base non transitoire, le ratio CET1 des grandes banques s’établit à 11,6%, contre 12,5% pour les banques de taille moyenne, tandis que les ratios de levier atteignent respectivement 4,2% et 5%. Les ratios moyens de liquidité LCR sont aussi confortables, à respectivement 121,2% et 156,7%.
C’est l’une des prévisions contenues dans la dernière édition du World Insurance Report (WIR) réalisée par Capgemini : la prochaine vague des technologies connectées et innovantes représente une menace de taille pour les assureurs. «L’internet des objets va transformer les modèles traditionnels des compagnies d’assurance, de leur mode de communication avec leurs clients jusqu’à l'évaluation et la gestion des risques», assure l'étude. Mais les assureurs continuent d’en sous-estimer la popularité. Ainsi, seuls 16 % des assureurs pensent que les clients adopteront les voitures autonomes, alors que 23 % des clients se déclarent intéressés.
Dans un communiqué diffusé mardi soir, l’Association française de l’assurance, instance de collaboration entre la FFSA et le Gema, a précisé les contours de l’organisation de la future Fédération française de l’assurance (FFA). A compter du 1er juillet 2016, les services de la FFA seront organisés autour de six pôles créés pour animer le travail des équipes. Un délégué général «métiers» prendra en charge trois pôles : assurances de personnes, assurances de dommages et de responsabilité, juridique fiscal et consommation. Un délégué général «fonctions» supervisera quant à lui le pôle économique, études et statistiques, ainsi que le pôle européen et international. Le président de la FFA chapeautera directement le secrétariat général, le pôle affaires publiques et communication, la direction des affaires sociales et la direction du digital et de l’innovation.
Evelyn Tortosa a rejoint mardi CNP Assurances en qualité de directeur de la conformité groupe. Au titre de cette fonction clé de Solvabilité 2, elle rapporte directement au directeur général. Titulaire d’un DEA de droit privé général de l’université Assas-Panthéon, Evelyn Tortosa exerçait précédemment et depuis 2012 les fonctions de chief compliance, risk & governance officer pour l’Europe continentale chez Marsh.
Swiss Life a publié mardi un bénéfice 2015 et un dividende supérieurs aux attentes. L’assureur vie helvétique a dévoilé un résultat net annuel de 878 millions de francs suisses (807 millions d’euros) et proposera le versement d’un dividende de 8,50 francs par action, contre 6,50 francs au titre de 2014. Son directeur général, Patrick Frost, a précisé que le dividende distribué resterait initialement dans le bas de la fourchette de 30% à 50% des profits, avec pour objectif d’atteindre 45% en 2018.
Les ventes de voitures aux Etats-Unis n’ont pas ralenti en février et plusieurs des principaux constructeurs affichent sur un an des progressions à deux chiffres. Ford Motor a ainsi fait état d’un bond de 20% de ses ventes le mois dernier grâce au succès de ses SUV et «crossovers». Moins favorisé, General Motors a vu ses ventes reculer de 1,5% par rapport à février 2015, ce qu’il explique par une diminution des ventes aux loueurs.