L’Autorité des marchés financiers estime que le dispositif de vérification du niveau de connaissances minimales des collaborateurs ou futurs professionnels des prestataires en services d’investissement est un «succès de Place». Plus de cinq ans après sa mise en application, l’AMF dresse un bilan très positif de ce dispositif à travers plusieurs études menées auprès des populations concernées, professionnels comme organismes certifiés. Le régulateur a conduit trois études pour connaître les profils des professionnels, l’efficacité de l’examen, ou encore les pratiques des organismes certifiés. «La valorisation de leur parcours et le gage de compétence vis-à-vis des clients sont les avantages de la certification externe les plus fréquemment cités par les professionnels « certifiés ». L’examen certifié par l’AMF constitue une reconnaissance affichée d’un socle de connaissances professionnelles et conforte la qualité et l’homogénéité du conseil donné à la clientèle en France. En cinq ans, la certification professionnelle des acteurs de marché a donc fait ses preuves et a démontré sonutilité. Enfin, la certification professionnelle permet d’assurer à la place de Paris un bon positionnement», souligne l’AMF dans un communiqué.La vérification des compétences minimales est sur le point d’être élargie à une nouvelle population : les CIF (conseillers en investissements financiers). Exercée par 7500 personnes aujourd’hui, cette fonction est encadrée par 5 associations professionnelles et concerne près de 5000 cabinets.A noter enfin que le dispositif de l’AMF se voit renforcé dans sa légitimité et son efficacité dans le cadre des évolutions réglementaires européennes. En effet, la directive MIF II comprend un renforcement des exigences pour les populations fournissant des conseils et des informations, dans une volonté accrue de protection des investisseurs. Par ailleurs, les guidelines émises par l’Esma suivent la même dynamique. «A cet égard, alors que le dispositif actuel de vérification des connaissances est en avance en France, l’AMF et le Haut conseil certificateur de place veilleront à le compléter et l’enrichir en accord avec les grandes orientations européennes», conclut l’AMF.