Le Parquet national financier (PNF) a requis le renvoi en correctionnelle du groupe HSBC Holdings et de sa filiale suisse de banque privée dans l’enquête sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale par cette dernière en 2006-2007, indiquait ce 3 novembre Reuters, se basant sur une «source proche de l’enquête». Le réquisitoire date du 18 octobre dernier, a précisé la source. Le PNF demande que les deux entités soient jugées pour complicité de démarchage illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale. Il a par ailleurs requis le renvoi en correctionnel de deux anciens cadres de la filiale suisse pour démarchage illicite et blanchiment de fraude fiscale, a précisé la source.Les juges ont évalué à 2,27 milliards d’euros les fonds que la filiale suisse de banque privée du groupe HSBC aurait blanchi, un chiffre que conteste le groupe, selon une autre source. Les juges soupçonnent notamment la maison-mère de ne pas avoir suffisamment contrôlé sa filiale suisse.HSBC, qui conteste avoir eu connaissance de pratiques frauduleuses par HSBC Private Bank, a admis des manquements en matière de respect des procédures internes et de contrôle au sein de sa filiale. La holding a indiqué que, depuis 2007, l’ensemble de ses procédures de contrôle avaient été revues au sein de sa filiale de banque privée, dont le «business» a été réduit de près de 70%.
La presse britannique faisait ce 3 novembre ses choux gras du cas Gina Miller. Le «Telegraph» a publié une photo pleine page de cette splendide Guyanaise, gérante de fonds, qui arbore un large et magnifique sourire alors que la Haute Cour de justice de Londres a statué que le Parlement britannique devra voter sur le déclenchement par le gouvernement de la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. «Qui est Gina Miller ?», s’interrogent en cœur la BBC et le Telegraph. Elle est en fait gérante pour le compte de la société de private equity SCM Private qu’elle a cofondée en 2014 avec son mari. Connue pour ses nombreuses actions philanthropiques, Gina Miller est née en Guyane mais a grandi au Royaume-Uni. «Elle est la chef de file de l’action en justice historique menée contre le Premier ministre (britannique) en faisant valoir que les membres individuels du Cabinet n’ont pas le pouvoir légal de déclencher l’article 50 du Traité de Lisbonne qui vise à quitter l’Union européenne sans l’autorisation préalable du Parlement et des députés», indique le journal. Sur ce point, la Haute Cour de justice de Londres a été très claire : «La Cour n’accepte pas l’argument avancé par le gouvernement» qui ne jugeait pas utile ce vote. «La Cour accepte l’argument principal des requérants», ont ajouté les juges. Cette décision pourrait être lourde de conséquences sur la poursuite du processus de sortie des Britanniques de l’UE, même si le gouvernement a fait appel car le Parlement était en majorité pour le «Remain» avant le vote de la population.Au pied des marches de la Haute Cour, et avant que le gouvernement n’ait annoncé qu’il allait faire appel de la décision, Gina Miller, 51 ans, s’est réjouie devant un parterre de photographes et cameramen de cette décision. Celle qui affirme avoir reçu des menaces de mort pour son engagement, a déclaré : «le résultat d’aujourd’hui nous concerne tous, il ne s’agit pas de moi ou de mon équipe. Cela concerne notre Royaume-Uni et toutes ses perspectives. Ce n’est pas comment chacun de nous a voté. Chacun d’entre nous a voté pour un pays meilleur et pour un meilleur avenir. Dans cette affaire, il s’agit de processus pas de politique», explique-t-elle, appelant le gouvernement a prendre une «sage décision». Reste que pour beaucoup de sociétés de gestion, l’implication d’une gérante dans un processus qui ne fait que poser plus d’incertitude sur le déroulé du Brexit et donc sur le secteur de la gestion, doit être des plus surprenantes. La Cour suprême, la plus haute juridiction de Grande-Bretagne, pourrait examiner le recours du gouvernement entre le 5 et le 8 décembre.
Axa a fait état jeudi d’un chiffre d’affaires quasiment stable sur les neuf premiers mois de l’année. Le numéro deux de l’assurance en Europe, après l’allemand Allianz, indique dans un communiqué que ses revenus ont progressé de 0,4% entre janvier et septembre pour atteindre 75,7 milliards d’euros. En assurance dommages, son chiffre d’affaires a tiré parti de la hausse des tarifs pour augmenter de 3,4% sur la période. Il a en revanche reculé de 1% en assurance vie, épargne et retraite et de près de 6% en gestion d’actifs, pénalisée par la contraction des commissions de gestion et la perte de deux mandats par sa filiale Alliance.
La banque centrale d’Italie a exprimé jeudi son souhait que les réformes passées cette année débouchent sur une consolidation rapide et drastique parmi les petites banques coopératives. En février 2016, le gouvernement a pris des mesures visant à obliger 355 petites banques coopératives (BCC) à fusionner sous une holding disposant d’au moins un milliard d’euros de fonds propres, ce qui devrait aboutir à un ou deux groupes. Le responsable de la vigilance bancaire à Bankitalia, Carmelo Barbagallo, a dit lors d’un séminaire que la banque centrale s’attendait à ce que les BCC se décident dès le début de l’an prochain malgré un calendrier qui leur donne jusqu’au 3 mai 2018 pour présenter une demande en vue de créer un groupe bancaire.
Standard Chartered aurait limogé le patron de son activité de private equity et envisagerait de fermer complètement cette branche dans les deux ans, indiquait jeudi Bloomberg de sources proches du dossier. Joseph Stevens, en charge de Standard Chartered Private Equity (SCPE), et Bert Kwan qui gérait cette activité en Asie du Sud-Est auraient ainsi été remerciés cette semaine. SCPE gère environ 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) et dispose de participations dans environ 80 sociétés en Asie, Afrique et au Moyen-Orient. La division qui inclut SCPE a enregistré une perte de 197 millions sur les neuf premiers mois de l’année.
Schroders a annoncé jeudi avoir atteint 375 milliards de livres (420 milliards d’euros) d’actifs sous gestion au 30 septembre, contre 295 milliards un an plus tôt. Son bénéfice avant impôt et éléments exceptionnels s’inscrit à 455 millions sur neuf mois, en légère hausse sur un an. La gestion d’actifs a enregistré un chiffre d’affaires de 1.071 millions de livres et la gestion de fortune de 162,6 millions.
La banque française a enregistré une hausse de 39% de son profit économique qui lui a permis de renforcer son ratio CET1 de 30 points de base, à 11,4%.
La Banque centrale européenne (BCE) souhaite faire converger l’application des règles prudentielles pour les plus petites banques de la zone euro. Elle a lancé jeudi après-midi une consultation sur ce sujet. Les parties prenantes ont jusqu’au 5 janvier prochain pour y répondre. L’objectif est de «garantir ainsi une égalité de traitement et le bon fonctionnement du système bancaire de la zone euro dans son ensemble», écrit la BCE dans un communiqué. Une application incohérente des différentes options offertes par la régulation risque à ses yeux de «compromettre la solidité d’ensemble du cadre de surveillance ainsi que la comparabilité des exigences prudentielles entre les établissements de crédit». La BCE assure qu’elle a pris garde de respecter le principe de proportionnalité et que les autorités nationales pourront conserver une certaine souplesse sur certains aspects de la régulation.
Wells Fargo a déclaré jeudi que ses frais juridiques pourraient dépasser de 1,7 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros) le montant qu’elle a déjà provisionné. Elle évoquait en août un dépassement de 1 milliard de dollars. La banque californienne a aussi confirmé que l’autorité boursière américaine, la SEC, enquêtait sur ses pratiques commerciales.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, l’assureur crédit «confirme son objectif d’un ratio de sinistralité net entre 63 et 66 % pour l’année 2016». Cet indicateur s’est élevé à 64,6% sur les neuf premiers mois de l’année (+12,1 points), tandis que le ratio combiné net de réassurance, qui inclut aussi les coûts de gestion, atteint 96,6%. Le résultat net de Coface sur neuf mois a chuté de 85% par rapport à la même période de 2015, à 14,4 millions d’euros.
La banque italienne a promu Francisco Bachiller au poste de co-responsable de ses activités de banque de financement et d’investissement, dans le cadre d’une réorganisation plus vaste de sa BFI. Arrivé en 2015, cet ancien de Morgan Stanley conservera ses activités de patron de Mediobanca pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine. Il se concentrera sur la gestion de la BFI tandis que Stefano Marsaglia, actuel président de la division, se consacrera aux relations avec les plus gros clients et au développement des ventes croisées. Mediobanca a par ailleurs nommé Francesco Canzonieri patron du corporate finance, et Stefano Dova patron des activités de marchés de capitaux.
La Commission chinoise de régulation du secteur bancaire (CBRC) a récemment donné son feu vert au transfert de la participation de Deutsche Bank dans la banque chinoise Hua Xia, qui s'élève à un peu moins de 20%, à l’assureur chinois PICC Property and Casualty Co., a déclaré Hua Xia jeudi. Cette transaction, d’un montant de l’ordre de 4 milliards de dollars, ne change pas vraiment la donne pour l’activité internationale de banque d’investissement de Deutsche Bank. Néanmoins, elle libérera des capitaux et augmentera de 40 à 50 points de base le ratio de fonds propres Common Equity Tier 1 (CET1) du groupe, une mesure clé de sa santé financière. En tenant compte de cette transaction et d’une autre cession d’actif imminente, le ratio devrait atteindre 11,7%. L'établissement bancaire allemand vise un ratio CET1 d’au moins 12,5% d’ici à 2019.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG) a organisé le 13 octobre 2016 ses premières « Assises Européennes de la Gestion ». La qualité de ses intervenants, la richesse des débats, un auditoire composé des plus grandes figures de la Place et de l’industrie européenne ont donné à cette manifestation une dimension inédite, conforme à l’ambition de la profession de bâtir ensemble une industrie européenne de la gestion d’actifs au service de la croissance. Retrouvez l’essentiel des débats et interventions dans la lettre d’information disponible en téléchargement à la fin de cet article.
La banque italienne a promu Francisco Bachiller au poste de co-responsable de ses activités de banque de financement et d’investissement, dans le cadre d’une réorganisation plus vaste de sa BFI. Arrivé en 2015, cet ancien de Morgan Stanley conservera ses activités patron de Mediobanca pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine. Il se concentrera sur la gestion de la BFI tandis que Stefano Marsaglia, actuel président de la division, se consacrera aux relations avec les plus gros clients et au développement des ventes croisées.
Wells Fargo a déclaré jeudi que ses frais juridiques pourraient dépasser de 1,7 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros) le montant qu’elle a déjà provisionné. Elle évoquait en août un dépassement de 1 milliard de dollars. La banque californienne a aussi annoncé que l’autorité boursière américaine, la SEC, enquêtait sur ses pratiques commerciales. Wells Fargo est vivement critiquée aux Etats-Unis depuis qu’il est apparu en septembre qu’elle avait ouvert jusqu'à deux millions de comptes fantômes à l’insu de ses clients. La révélation de ce scandale a entraîné le départ de son PDG John Stumpf le mois dernier.
La situation financière de Deutsche Bank pourrait bientôt recevoir un coup de pouce grâce à la vente de la participation minoritaire du géant allemand dans la banque chinoise Hua Xia. La Commission chinoise de régulation du secteur bancaire (CBRC) a récemment donné son feu vert au transfert de la participation de Deutsche Bank, qui s'élève à un peu moins de 20%, à l’assureur chinois PICC Property and Casualty Co., a déclaré Hua Xia jeudi. Cet aval constitue une étape clé pour la finalisation d’une opération annoncée par Deutsche Bank fin décembre 2015.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, l’assureur crédit «confirme son objectif d’un ratio de sinistralité net entre 63 et 66 % pour l’année 2016». Cet indicateur s’est élevé à 64,6% sur les neuf premiers mois de l’année (+12,1 points), tandis que le ratio combiné net de réassurance, qui inclut aussi les coûts de gestion, atteint 96,6%. Le résultat net de Coface sur neuf mois a chuté de 85% par rapport à la même période de 2015, à 14,4 millions d’euros.
La Banque centrale européenne (BCE) souhaite faire converger l’application des règles prudentielles pour les plus petites banques de la zone euro. Elle a lancé jeudi après-midi une consultation sur ce sujet. Les parties prenantes ont jusqu’au 5 janvier prochain pour y répondre.
« Je ne l’aurais pas fait si le conseil n’avait pas été unanime à me le demander », assure-t-il. Denis Kessler, PDG du groupe Scor depuis quatorze ans, a évoqué ce matin devant des journalistes sa prolongation au gouvernail du réassureur. En avril 2017, lors de l’assemblée générale des actionnaires, le conseil d’administration devrait proposer unanimement le renouvellement de son mandat pour quatre ans supplémentaires.
Le titre Credit Suisse a perdu plus de 5% ce matin à la Bourse de Zurich, malgré la publication d’un résultat trimestriel supérieur aux attentes. La deuxième banque helvétique a annoncé un bénéfice net de 41 millions de francs suisses (38 millions d’euros) grâce à un gain exceptionnel lié à la vente d’un actif immobilier. Après les propos prudents de son directeur général Tidjane Thiam fin septembre, les analystes interrogés par Reuters anticipaient une perte de 120 millions de francs en moyenne.
La Société Générale a annoncé un bénéfice de 1,1 milliard d’euros au troisième trimestre (-2,4% sur un an) qui a nettement dépassé les attentes. Les analystes, qui anticipaient une réduction du coût du risque plus faible que le plongeon de 27% enregistré, tablaient sur un recul des profits de 33%, à 745 millions d’euros. Hors éléments non économiques, le résultat net part du groupe grimpe de 39%, à 1,25 milliard d’euros. Sur le plan de la solvabilité, le ratio CET1 non phasé de la Société Générale a augmenté sur le trimestre de 30 points de base, à 11,4%. La banque vise une fourchette de 11,5% à 12% à la fin 2017.
Swiss Re a publié ce matin un bénéfice net de 1,18 milliard de dollars (1,06 milliard d’euros) au troisième trimestre, contre 1,4 milliard de dollars il y a un an. Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne un résultat net de 967 millions de dollars sur la période tandis que ceux de Bloomberg tablaient sur 932 millions.
Dans sa réponse du 28 octobre à une consultation de l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Association française de la gestion financière (AFG), estime que les sociétés de gestion françaises de taille modeste devraient bénéficier de plus de souplesse pour la facturation de l’analyse financière à leurs clients. La consultation avait été lancée le 12 septembre 2016 sur le financement de la recherche financière dans le cadre de la directive MIF2 applicable à partir de 2018. L’AFG propose notamment qu’en dessous d’un seuil de budget de recherche fixé à «0,10% des actifs gérés en mandat, plafonné à 500.000 euros par an», les sociétés de gestion puissent bénéficier de plus de liberté dans l'établissement leur budget de recherche."Il a été déterminé en référence au seuil des 500.000 euros de transactions qui déclenche le reporting sur les transactions adressé à l’AMF chaque année, indique le document. Certes la part de la recherche est estimée à 2/3 des coûts de transactions soit 350.000 euros mais à laquelle il faudra ajouter le cout de la recherche non actions».
Mirova, la filiale de Natixis dédiée à l’investissement responsable, vient d’obtenir le label ISR d’Etat pour 21 fonds dont elle assure la gestion, qui représentent 2,2 milliards d’euros sous gestion. Créé début 2016 par le Ministère des Finances et des Comptes Publics avec l’appui des professionnels de la gestion d’actifs, ce label vise à favoriser la visibilité de la gestion ISR (investissement socialement responsable) par les épargnants. Il permet aux investisseurs d’identifier aisément des produits d’investissement qui intègrent des critères environnementaux, sociaux et gouvernance (ESG) dans leur politique d’investissement.Les 21 fonds de Mirova labellisés sont les suivants : -Mirova Global Sustainable Equity Fund-Horizon Actions Monde-Mirova Europe Sustainable Equity Fund-Fructi Actions Européennes-Mirova Euro Sustainable Equity Fund-Fructi Euro ISR-Ecureuil Bénéfices Responsable-Mirova Global Energy Transition Equity Fund-Mirova Global Water & Agriculture Equity Fund-Mirova Europe Real Estate Securities Fund-Foncier Investissement-Mirova Europe Environmental Equity Fund-Ecureuil Bénéfices Environnement-Fructi Actions Environnement-Insertion Emplois Dynamique-Ecureuil Bénéfices Emploi-Fructi Emploi France-Mirova Green Bond Global-Mirova Euro Sustainable Aggregate Fund-Fructi ISR Obli Euro-Mirova Euro Sustainable Corporate Bond Fund
Un ancien gérant de BlackRock, Mark Lyttleton, a plaidé coupable de deux chefs d’accusation de délit d’initié devant la Cour de Southwark Crown, rapporte Money Marketing. Le jugement sera établi le 21 décembre. Fin septembre, la FCA annonçait que Mark Lyttleton fait l’objet de trois chefs d’accusation concernant un délit d’initié pour des faits remontant entre le 2 octobre 2011 et le 16 décembre 2011. Les deux titres en question étaient EnCore Oil et Cairn Energy et étaient négociées par le gérant par le biais d’une société de gestion étrangère négociant pour le compte d’une entreprise enregistrée au Panama. A l’époque, Mark Lyttleton travaillait dans l’équipe actions fondamentales de BlackRock.
L’autorité italienne de régulation boursière (Consob) a infligé une amende de 350.000 euros à Alessandro Sonvico, gérant de la société de gestion suisse Pentagram dans le cadre d’une enquête qui vise le directeur général délégué de LVMH. Celui-ci a été condamné à la même somme pour avoir divulgué une information confidentielle à son gestionnaire de fonds avant le rachat du joaillier italien Bulgari par LVMH en 2011, indique Reuters. Antonio Belloni a informé Alessandro Sonvico, gérant de la société de gestion suisse Pentagram, de l’offre de rachat de Bulgari.
L’action Société Générale a ouvert en hausse de 3,1% à Paris jeudi matin et prenait plus de 5% en début de séance, après la publication de résultats trimestriels bien supérieurs aux attentes des analystes.