Royal Bank of Scotland va verser 5,5 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros) pour clore l’une des deux principales procédures engagées à son encontre aux Etats-Unis concernant des accusations de tromperie dans la vente de titres adossés à des actifs immobiliers.La conclusion de ces procédures est un préalable au désengagement de l’Etat britannique dans RBS, qu’il a sauvée en la nationalisant durant la crise financière de 2007-2009.RBS a annoncé mercredi qu’elle avait accepté de solder le litige avec l’agence fédérale américaine de financement du logement (FHFA), qui l’accuse de tromperie dans la vente de 32 milliards de dollars d’actifs adossés à des créances immobilières avant la crise financière mondiale.
Un ancien gestionnaire de fortune de la banque suisse BSI à Singapour a été condamné ce 12 juillet à quatre ans et demi de détention, une nouvelle peine de prison dans le cadre du scandale politico-financier 1MDB en Malaisie, rapporte l’AFP. Le Singapourien Yeo Jiawei a été reconnu coupable de blanchiment d’argent et de fraude. Cette peine a été confondue avec la précédente de 30 mois d’emprisonnement, qui lui avait été infligée en décembre dernier par un tribunal de l’archipel d’Asie du Sud-Est pour entrave à l’exercice de la justice et subornation de témoins.L’affaire de détournement de centaines de millions d’euros du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB) fait l’objet d’enquêtes également en Suisse et aux Etats-Unis. L’ex-gestionnaire de fortune a fait des «efforts considérables» pour dissimuler ses agissements délictueux et a exploité sa situation professionnelle pour réaliser des gains personnels, a indiqué le président du tribunal, Ong Hian. Le tribunal doit «prendre position sans compromis» à l'égard de tels délits, afin de protéger l’intégrité du système financier de Singapour, a-t-il ajouté. Le fonds souverain 1MDB avait été créé par le Premier ministre malaisien, Najib Razak, à son arrivée au pouvoir en 2009, pour moderniser le pays. 1MDB est endetté aujourd’hui à hauteur de 10 milliards d’euros.
La Société Générale a accepté de verser à l’Autorité des marchés financiers (AMF) 450.000 euros dans le cadre d’un accord de composition, transaction qui permet de solder un litige pour un acteur n’ayant pas respecté ses engagements sans aboutir à une sanction. Dans le cadre de missions de contrôle en mars 2015 concernant les activités de recherche en investissement et d’analyse financière, exercées par le département Global Research & Strategy (GRS) de la banque, l’AMF a constaté des « manquements commis dans le cadre de la production des notes d’analyses », ainsi que des « défaillances concernant le dispositif de gestion des informations privilégiées ».
Le régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, a publié ce matin une série de recommandations pour guider les autorités de supervision nationales dans les processus d’enregistrement d’entreprises installées au Royaume-Uni qui voudraient se baser dans l’Union européenne (UE) pour avoir accès à son marché après le Brexit. Ces recommandations concernent notamment les principes que devront respecter les sociétés d’investissements soumises à MIF 2, les sociétés soumises aux règles Ucits et AIFM et enfin les opérateurs de plate-formes de trading. L’objectif du régulateur est d'éviter les arbitrages réglementaires et la prolifération de « coquilles vides » après le Brexit.
La société Générale a accepté de verser à l’Autorité des marchés financiers (AMF) 450.000 euros dans le cadre d’un accord de composition, transaction qui permet de solder un litige pour un acteur n’ayant pas respecté ses engagements sans que celui-ci n’aboutisse à une sanction. Dans le cadre de missions de contrôle en mars 2015 concernant les activités de recherche en investissement et d’analyse financière, exercées par le département « Global Research & Strategy » (GRS) de la banque, l’AMF a constaté des « manquements commis dans le cadre de la production des notes d’analyses », ainsi que des « défaillances concernant le dispositif de gestion des informations privilégiées ».
Le fonds de private equity Bain Capital a annoncé mardi avoir acheté 476 millions d’euros de prêts non performants à la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), principal établissement du Portugal, pour sa première acquisition dans ce pays. Le groupe a aussi repris à l’espagnol Banco Ibercaja un portefeuille de prêts à des promoteurs immobiliers de 489 millions d’euros.
Generali a mis en vente sa filiale allemande d’assurance vie Generali Leben qui gère 44 milliards d’actifs, dans le cadre de la restructuration de ses activités en Europe, ont rapporté plusieurs sources proches du dossier à l’agence Reuters. Le premier assureur italien a chargé Morgan Stanley d'étudier toutes les options, y compris la vente de Generali Leben, qui ne propose plus de nouvelles souscriptions de contrat depuis 2015 même si Generali continue de vendre des assurances vie en Allemagne sous différentes marques, ont ajouté ces sources. «La vente de certains portefeuilles dans le périmètre allemand pourrait juste constituer l’une des différentes options stratégiques que nous avons dit vouloir évaluer», a déclaré hier un porte-parole de Generali.
Le gouverneur de la Banque de France, qui s’exprimait à l’occasion d’une table ronde lors du Forum Paris Europlace, s’est inquiété de la perspective de voir le gouvernement américain revenir sur des standards réglementaires déjà introduits. Evoquant le récent rapport du Trésor américain sur le sujet, François Villeroy de Galhau a souligné que si certaines évolutions étaient potentiellement «appropriées et légitimes», revenir sur les ratios de liquidité à un an (NSFR) et de revue du trading book (FRTB) «serait complètement différent et une source de grande inquiétude. Toute tentative de dérégulation compétitive ne ferait que des perdants et augmenterait les risques d’une nouvelle crise financière», a-t-il ajouté.
Le conseil d’administration de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), qui s’est réuni hier, a tenu à rappeler que «les fédérations restent libres de choisir leur Caisse Fédérale de rattachement. Ce principe s’applique à la fédération du Crédit Mutuel Massif Central (CMMC).» Le conseil d’administration «condamne la décision du Crédit Mutuel Arkéa de mettre en œuvre un plan d’urgence et de poursuite d’activité». Il a également adopté une délibération autorisant la révocation du directeur général du CMMC.
Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) cherche à faire grandir sa filiale américaine en investissant des secteurs financiers jusqu’à présent délaissés par la firme, a expliqué hier le directeur adjoint de la filiale américaine Jon Lindberg à Bloomberg. MUFG compte ainsi titriser davantage de prêts et développer les financements d’équipements tels que les avions. «Nous évoluons, a indiqué Jon Lindenberg, il y a beaucoup de secteurs en croissance.» Les banques japonaises ont tendance à renforcer leurs opérations à l’étranger pour compenser la faiblesse des taux d’intérêts domestiques.
Lors d’un discours à l’occasion de la première journée du forum de Paris Europlace hier à Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé que l’impôt sur la fortune (ISF) sera comme promis recentré sur le seul immobilier. «Cela permettra de libérer ceux qui investissent dans les entreprises et font circuler le capital de cette taxation» a-t-il commenté. Par ailleurs, un taux de prélèvement unique d’environ 30% sur les revenus de l'épargne et les plus-values sera aussi voté avec l’ambition que l’ensemble des réformes fiscales soit engagé dans les deux ans. Dans un entretien aux Echos, paru ce jour, le Premier ministre a précisé que si «les produits défiscalisés comme le Livret A seront toujours exemptés», l’assurance-vie sera, elle, taxée par le nouveau prélèvement unique sur les nouveaux flux d’investissements à partir de 150.000 euros.Le taux de l’impôt sur les sociétés sera baissé progressivement jusqu'à 25% en 2022. Le gouvernement veut réduire la pression fiscale d’un point de PIB, soit plus de 20 milliards d’euros, sur l’ensemble du quinquennat."La volatilité, l’instabilité, l’imprévisibilité des dispositions fiscales constituent un handicap que nous devons corriger», a-t-il aussi reconnu, faisant allusion au retard que prend la Place de Paris quant aux décisions des entreprises financières de relocaliser certaines équipes londoniennes dans l’Union après le Brexit.
Faire sauter les verrous et intégrer davantage les critères ESG dans les décisions financières. C’est un des enjeux sur lesquels se penche depuis six mois le groupe de travail «HLEG» (High Level Expert Group) sur la Finance durable qui sortira cette semaine son premier rapport a annoncé Christian Thimann, qui préside ce comité d’expert et est aussi vice-président du TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), présidé par Michael Bloomberg. Il s’exprimait à l’occasion d’une table ronde sur la finance verte organisée hier par Paris Europlace. Ce groupe de travail a tenté de répondre à cette question pour conseiller la Commission européenne : «comment intégrer la durabilité dans la réglementation financière et mobiliser davantage de capitaux ?».Selon Christian Thimann, la première étape des différentes initiatives en faveur d’une finance durable a concerné la fiscalité, les green bonds, le reporting et le «fiduciary duty» mais, «ce pas encore assez». «Il faut changer radicalement la façon dont le système financier fonctionne», estime-t-il. Et cela demande deux éléments : orienter vers le long terme les institutions financières (banques, assureurs, fonds de pensions et gérants d’actifs) et intégrer systématiquement les facteurs ESG dans toutes les décisions financières. «Il faut donc enlever tous les verrous qui empêchent les banques et les investisseurs de s’orienter vers les investissements de long terme ou les infrastructures. Le rapport de la semaine prochaine marquera la première étape de ce changement et une deuxième étape viendra d’ici la fin de l’année avec des nouvelles recommandations», a-t-il indiqué.
Les hedge funds pourraient avoir des stagiaires d’un nouveau genre cet été : des députés de chaque parti politique britannique sont en train de se mettre d’accord pour suivre des gérants de fonds afin de mieux comprendre leur travail, rapporte Financial News. L’idée vient d’un groupe parlementaire représentant différents partis créé pour éduquer les politiques sur ce que font les hedge funds. Chris Evans, membre du parlement pour le parti travailliste et président du groupe, indique que l’objectif est de démystifier le secteur des hedge funds et d’entamer un dialogue entre politiques et gérants de hedge funds sur le Brexit. Une société de hedge funds, Cheyne Capital, a déjà manifesté son intérêt pour le projet.
UniCredit, coactionnaire avec Koç de la cinquième banque turque, Yapi Kredi, se préparerait à renflouer celle-ci, selon Bloomberg. Une augmentation de capital serait envisagée, pour un montant global d’un milliard de dollars (873 millions d’euros). La banque italienne est prête à contribuer pour la moitié à cet appel de fonds (soit près de 440 millions d’euros), mais le holding familial Koç, à la tête d’un plus gros conglomérats en Turquie, serait hésitant. Avec Koç, Unicredit est actionnaire à hauteur de 82% de Yapi Kredi.
Le fonds de private equity Bain Capital a annoncé hier avoir acheté 476 millions d’euros de prêts non performants à la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), principal établissement du Portugal, pour sa première acquisition dans ce pays. Le groupe a aussi repris à l’espagnol Banco Ibercaja un portefeuille de prêts à des promoteurs immobiliers de 489 millions d’euros.
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, prendra le 1er septembre prochain la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) pour une durée d’un an, conformément aux statuts de l’association professionnelle. Il succède à Philippe Brassac, directeur général du Crédit Agricole. François Pérol, président du directoire du groupe BPCE, devient vice-président de la FBF et Nicolas Théry, président de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, reste trésorier.
L’assureur-santé américain Cigna a annoncé hier la reprise des activités de Zurich au Liban, dans les Emirats arabes Unis et au Koweit, concernant la clientèle des particuliers et des PME. La filiale sera dirigée par Arthur Cozad, ancien patron de la branche taiwanaise de l’assureur. «Nous travaillons avec des partenaires locaux dans la région depuis 15 ans», a souligné Jason Sadler, président des activités internationales de Cigna. Zurich entend continuer de développer l’activité en assurance vie et grandes entreprises.
La troisième banque japonaise Sumitomo Mitsui Financial Group va créer 250 postes dans ses activités d’investissement (securities) à l’étranger d’ici à trois ans pour compenser la dégringolade de la rentabilité du crédit domestique. Sa filiale de banque d’investissement, SMBC Nikko Securities, emploie aujourd’hui 500 personnes. Le groupe espère que le bénéfice brut des activités d’investissement aux Etats-Unis et en Europe grimpe à environ 50 milliards de yens (384 millions d’euros) d’ici à mars 2020 contre 30 milliards de yens (230 millions d’euros) durant l’exercice annuel se terminant en mars 2017.
La Société Générale transférerait plusieurs centaines de postes à Paris. La capitale française arriverait en quatrième position après Dublin, Francfort et Luxembourg, selon EY.
Les eurodéputés auditionnaient hier la présidente du Conseil de résolution, Elke König. Plusieurs investisseurs réclament des éclaircissements sur le processus de décision.
Tout à sa priorité de renforcer l’attractivité de la place de Paris, le gouvernement français ne cherche plus à mettre en place une taxe sur les transactions financières (TTF) au niveau européen, bien au contraire. Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a confirmé auprès de l’agence de presse allemande DPA le souhait français d’attendre la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne pour revisiter la question. La création d’une TTF européenne est débattue depuis 2011 en Europe dans le cadre d’une coopération renforcée.
Le directeur du pôle Finances, stratégie et participations de la Caisse des Dépôts (CDC), Franck Silvent, va rejoindre la banque Degroof Petercam à Paris, selon des sources financières. L’annonce pourrait avoir lieu dès aujourd’hui. Son départ à la fin du mois de la CDC avait été révélé la semaine dernière par Les Echos. Né le 1er août 1972, Franck Silvent est diplômé de Sciences-Po Paris et ancien de l’Ena. Il a été directeur général délégué de la Compagnie des Alpes avant de retrouver la CDC en 2013.
Legend Holdings est en négociations pour un éventuel investissement dans la banque qatarie Banque Internationale à Luxembourg (BIL), indiquait hier Reuters d’une source proche du dossier. Legend, qui détient le fabricant d’ordinateurs Lenovo, discute du rachat d’environ 90% de la banque privée à Precision Capital, un véhicule d’investissement de certains membres de la famille royale du Qatar, dont l’ancien Premier ministre, le cheikh Hamad ben Djassim al Sani. Des sources du secteur estiment la valeur de BIL entre 1 et 1,5 milliard d’euros. L’opération devrait être bouclée dans les semaines à venir et Legend ne cherche pas à racheter les 10% de BIL détenus par le gouvernement luxembourgeois.
UniCredit et son partenaire local Koc Holding envisagent de recapitaliser leur coentreprise turque à hauteur de 1 milliard de dollars, indique Bloomberg de sources proches des discussions. UniCredit serait prêt à contribuer jusqu’à 500 millions de dollars pour renforcer les fonds propres de Yapi & Kredi, dont il détient 82% avec Koc. UniCredit souhaiterait procéder à l’opération avant la fin de l’année.
La Société Générale devrait transférer en zone euro entre 300 et 400 postes de sa division Corporate & Investment Banking, actuellement situés à Londres. La majeure partie irait à Paris, la banque saluant ainsi les annonces du gouvernement en faveur de la place.
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, prendra le 1er septembre prochain la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) pour une durée d’un an, conformément aux statuts de l’association professionnelle. Il succède à Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et la Securities and Futures Commission (SFC), le régulateur financier hongkongais, ont signé un accord de reconnaissance mutuelle de fonds d’investissement entre la France et Hong Kong. « Cet accord permettra aux OPCVM français éligibles et aux fonds hongkongais (« public funds ») éligibles d’être commercialisés auprès des investisseurs non professionnels sur chacun de ces deux marchés grâce à une procédure d’autorisation accélérée », précisent les deux institutions dans un communiqué commun. Mieux, il s’agit du premier accord conclu entre un membre de l’Union européenne et Hong Kong. Ce document établit un cadre réglementaire spécifique pour la commercialisation de fonds français et hongkongais éligibles, à savoir, à l’heure actuelle, les fonds actions, obligations et diversifiés. L’accord prévoit également un mécanisme par lequel « l’AMF et la SFC maintiendront un dialogue régulier et une coopération leur permettant de remplir leurs missions respectives en matière de réglementation et de supervision », indiquent les deux régulateurs.Pour Gérard Rameix, le président de l’AMF, cet accord « constitue une avancée importante pour l’industrie de la gestion d’actifs française qui cherche à se développer à l’international » et « reflète l’attractivité de Paris en tant que place financière ». Une aubaine à l’heure où la place de Paris déroule le tapis rouge pour attirer les sociétés britanniques désireuses de quitter le Royaume-Uni dans le cadre du « Brexit ».