Dans un entretien accordé à L’Agefi, Olivier Millet, président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), milite ouvertement pour la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). « Nous souhaitons la suppression de l’ISF qui congèle capital industriel des dirigeants et la transmission des PME pour en faire des ETI », estime-t-il. Son remplacement par l’impôt sur la fortune immobilière (qui doit porter sur les seuls biens immobiliers, ndlr) suit la même logique. Du coup, l’ISF PME (qui permet notamment d’investir dans les FIP et FCPI, ndlr) devrait disparaître. C’est pourquoi nous avons proposé le basculement des avantages fiscaux qui y sont liés vers l’impôt sur le revenu, comme c’était le cas avant 2017. » Le président de l’Afic est pourtant optimiste après l’élection d’Emmanuel Macron, élection qui « fait naître beaucoup d’espoir », estime Olivier Millet. « Le message du nouveau président est que ‘tout est possible’ pour les chefs d’entreprise, avance-t-il. Lui-même a créé une start-up disruptive du monde politique qui a réalisé en un an la meilleure sortie possible, en accédant à l’Elysée. Il fait preuve de pragmatisme et d’une très bonne compréhension des enjeux économiques. »Interrogé sur le développement de la Place de Paris dans le contexte du Brexit, Olivier Millet se montre en revanche plus mesuré. « Il est difficile de mesurer à ce stade les effets du Brexit sur notre industrie et notamment sur l’allocation des investisseurs internationaux dans les fonds d’investissement européens », juge-t-il. Toutefois, « ce qu nous observons, chiffres à l’appui, c’est en tout cas le dynamisme de nos investissements. En 2016, la France était numéro un en Europe, devant le Royaume-Uni, en nombre d’opérations et en montants injectés dans les entreprises », conclut Olivier Millet.