Certaines compagnies d’assurance chinoises ont surestimé leurs niveaux de capital, ce qui a conduit à des mesures incorrectes de leur solvabilité, a déclaré hier Huang Hong, le vice-président du régulateur chinois de l’assurance, le CIRC, lors d’un forum à Shanghai. D’autres assureurs ont également caché des violations de règles d’investissement en utilisant de multiples couches de produits. «Le CIRC va sévir fermement contre les fausses augmentations et injections de capital, pour renforcer les contrôles de risque», a-t-il ajouté, sans nommer d’assureur en particulier.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé hier avoir revu sa doctrine de transparence et d’organisation applicables aux sociétés de gestion souhaitant investir dans des obligations contingentes convertibles (Cocos) via leurs fonds. Le prospectus des fonds en question devra désormais noter les risques spécifiques aux Cocos, notamment le risque de conversion ou de diminution du nominal. Les sociétés de gestion devront également disposer d’une fonction de gestion des risques indépendante de la gestion financière et réaliser des diligences adaptées sur le suivi des risques. Les fonds ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour se conformer.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a lancé hier une consultation publique sur de nouveaux principes encadrant les pratiques de rémunération visant à réduire les prises de risques inconsidérées. Ce nouveau cadre met en avant les bonnes pratiques à suivre et souligne huit considérations à prendre en compte par les institutions financières concernées lorsqu’elles mettent en place leur politique de rémunération. La période de consultation est ouverte jusqu’au 30 août 2017.
Aviva, numéro un de l’assurance-vie en Grande-Bretagne, a entrepris de vendre pour un milliard de livres sterling (1,14 milliard d’euros) d’obligations et d’actions qu’il possède dans des fabricants de cigarettes. Les français Axa et Scor ont annoncé l’an dernier qu’ils se retiraient du secteur du tabac en raison des conséquences sanitaires du tabagisme. Aviva a pris cette décision en novembre et la met en œuvre depuis. L’assureur britannique ne vend toutefois pas les investissements réalisés au nom de tiers. Aviva a déclaré que la plupart de ces cessions étaient achevées ou en cours mais il n’a pas été en mesure de fournir une date pour la conclusion de ce programme. A fin 2016, environ 0,25% des 450 milliards de livres d’actifs gérés par Aviva, y compris pour tiers, était placé dans le secteur du tabac, a dit la porte-parole.
Dans un communiqué succinct, la direction de la banque allemande Bremer Landesbank a annoncé avoir décidé de suspendre le paiement des intérêts dus le 29 juin sur deux obligations subordonnées AT1 émises en 2015 représentant 150 millions d’euros au total. Les obligations subordonnées AT1 sont conçues pour supporter des pertes en cas de difficultés.
Allied Irish Banks (AIB) a rétréci la fourchette indicative du prix de son introduction en Bourse (IPO), à 4,20-4,60 euros, contre 3,90 à 4,90 euros précédemment, et les livres d’ordres sont couverts dans le haut de cette fourchette, a déclaré hier le teneur de livres. La fourchette a été révisée car l’opération avait été sursouscrite de multiples fois aux prix d’origine, a expliqué le teneur de livres. Les livres seront clos jeudi et les transactions sur la banque publique devraient démarrer le lendemain.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé hier une consultation publique portant sur des modifications de son règlement général et sur l’évaluation des connaissances et des compétences. Ces modifications sont liées à la mise en œuvre de MIF 2 au 3 janvier 2018. La consultation est ouverte jusqu’au 20 juillet 2017.
Selon l'enquête de l'Af2i, qui s'est dotée hier d'un nouveau président, les institutionnels souhaitent augmenter leurs investissements en infrastructures et prêts.
Jefferies a annoncé mardi une baisse de 33% de ses revenus dans le négoce obligataire sur le trimestre à fin mai, alors que cette activité avait porté les résultats de Wall Street l’année passée. Les revenus tirés du fixed income ont baissé de 31% à 158 millions de dollars (142 millions d’euros), marquant leur premier recul après quatre trimestres de hausse. « Une baisse des volumes et de la volatilité a caractérisé une bonne partie du trimestre », a déclaré le directeur général Richard Handler.
Les PRI (Principles for Responsible Investment) vont développer une méthodologie pour valoriser les membres leaders des PRI et identifier ceux qui ne font rien. «L’idée est de pouvoir mettre en place un système de radiation afin d’accroître la responsabilité des signataires et ne pas créer de déséquilibres entre eux», a annoncé le 19 juin lors d’une conférence amLeague, Marie Luchet, responsable des PRI pour la France et l’Europe du Sud. Les signataires des PRI, qui s’engagent à aider à la création d’un système financier plus durable notamment en intégrant des principes ESG (environnement, social et gouvernance) dans leurs décisions d’investissement ou opérationnelles, sont au nombre de 1.700 aujourd’hui dans 52 pays. Etre membre des PRI les engage aussi à payer une cotisation annuelle et produire des reporting annuels qui permettent aux autres membres de suivre les évolutions et les innovations en matière d’ESG des signataires. Les PRI notent les signataires et produisent des commentaires sur leur politique ESG. «Mais certains membres signent les PRI parce qu’ils vont répondre à un appel d’offre d’un investisseur institutionnel par exemple puis ne font plus rien: ils ne paient pas la cotisation ou ne produisent pas de reporting», explique Marie Luchet. Ce sont avant tout ces membres qui sont visés par le système de radiation. «Tout cela sera progressif, a ajouté Marie Luchet. Il y aura un dialogue avec nos membres pour les faire progresser». Au total, elle a estimé que moins de 10% des membres étaient concernés. A l’occasion de la conférence amLeague, les sociétés de gestion ont soulevé le problème de la complexité et l’avalanche d’informations demandées par les PRI pour les reporting. «Vous devriez faire des documents de reporting adaptées à la taille de vos signataires. Certaines questions demandent plusieurs jours pour pouvoir y répondre et elles sont même parfois incompréhensibles ou non avenues pour nous» a ainsi regretté Alto Invest. Ce à quoi Marie Luchet a répondu qu’il fallait faire appel à l'équipe de reporting des PRI qui est en place chaque année pour aider les membres sur la période de janvier à fin mars.
LuxFLAG, l’agence luxembourgeoise de labellisation, a annoncé, ce 19 juin, le lancement d’un nouveau label pour les obligations vertes (« green bonds ») qui sera attribué, après une évaluation «rigoureuse», aux obligations éligibles qui financent des projets verts ou à vocation durable. L’agence indépendante étend ainsi ses activités à un éventail élargi d’instruments financiers, et dit compter sur son expertise en matière de certification de fonds d’investissement durables dans les domaines de la microfinance, l’environnement, les critères ESG (environnement, social, gouvernance) et le financement du changement climatique.« Pour renforcer la crédibilité et permettre une croissance durable sur le marché des obligations vertes, les investisseurs ont besoin de s’assurer que les revenus issus des obligations vertes sont investis selon leur stratégie et les principes des obligations vertes, explique LuxFLAG dans un communiqué. Pour leur part, les émetteurs ont besoin de communiquer efficacement sur les caractéristiques de leurs obligations auprès de la communauté des investisseurs. La transparence, la pertinence et la confiance sont donc des exigences cruciales pour des investissements dans le marché des obligations vertes. »Pour obtenir ce label, LuxFLAG va exiger que les obligations vertes établissent un rapport sur des indicateurs de performance à la fois qualitatifs et quantitatifs quant à l’utilisation de leurs revenus. Elles doivent également fournir une évaluation externe « ex-ante » tout en s’engageant aussi sur des rapports « ex-post » réguliers. En outre, l’obligation verte doit consentir à la transparence en suivant des standards internationalement reconnus comme les « Green Bonds Principles » ou ceux de la « Climate Bond Initiative ». Les « Objectifs de Développement Durable » des Nations Unies doivent enfin être pris en compte dans l’utilisation des revenus et une politique d’exclusion doit être mise en œuvre.LuxFLAG va procéder à une analyse des demandes entrantes selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Les décisions d’octroi du label seront prises tous les trimestres.
Le régulateur des marchés financiers britanniques, la Financial Conduct Authority (FCA) a lancé aujourd’hui une consultation à destination des consommateurs qui sont ou qui ont été victimes de cancer et qui ont des difficultés à s’assurer. La consultation, qui est aussi destinée aux fournisseurs d’assurance, vise plus spécifiquement le marché de l’assurance voyage. Cette enquête fait suite aux travaux lancés par la FCA en 2016 sur l’accès aux services financiers au Royaume-Uni. « Nous voulons comprendre comment les résultats pour les clients pourraient être améliorés dans ce domaine, y compris grâce à l’innovation », explique la FCA dans un communiqué.
Certaines compagnies d’assurance chinoises ont surestimé leurs niveaux de capital, ce qui a conduit à des mesures incorrectes de leur solvabilité, a déclaré aujourd’hui Huang Hong, le vice-président du régulateur chinois de l’assurance, le CIRC, lors d’un forum à Shanghai. D’autres assureurs ont également caché des violations de règles d’investissement en utilisant de multiples couches de produits. « Le CIRC va sévir fermement contre les fausses augmentations et injections de capital, pour renforcer les contrôles de risque », a-t-il ajouté, sans nommer d’assureur en particulier.
Les Etats membres ont trouvé un accord sur le texte qui offre aux banques la possibilité de limiter pendant cinq ans l'effet de la hausse des provisions sur leur capital.
Danièle Nouy, qui préside le Mécanisme de surveillance unique (MSU), placé sous l'égide de la BCE, a indiqué hier que l’autorité de supervision s’assurait que les banques délocalisant des activités du Royaume-Uni vers le continent soient traitées de façon égale, quel que soit le lieu choisi. Elle veille également «à ce qu’il n’y ait aucune possibilité d’arbitrage entre différentes approches en matière de supervision». Il y a toutefois des limites à ce que la BCE peut faire et «cela constitue pour nous un sujet d’inquiétude», a ajouté la responsable. Les domaines dans lesquels les autorités nationales conservent une autonomie «pourraient maintenant avoir des conséquences importantes dans le contexte du Brexit», a remarqué Danièle Nouy. Les banques s’installant dans la zone euro «pourraient exploiter des failles du système de supervision en menant des activité bancaires via une société d’investissement ou des succursales basées dans des pays tiers, qui dans les deux cas ne sont pas surveillées au niveau de la zone euro, mais au niveau national», a expliqué la présidente du MSU.
Le Qatar Investment Authority (QIA), l’un des plus importants fonds souverains mondiaux, aurait injecté des dépôts en dollars au sein de banques locales pour améliorer leur liquidité, rapportait hier Bloomberg de sources familières avec le sujet, signe que les sanctions économiques et commerciales imposées par ses voisins commencent à se faire sentir. Les dépôts supplémentaires du QIA se chiffreraient en milliards de dollars, mais une estimation précise est difficile à obtenir.
La Société Générale ferait partie des favoris pour l’acquisition de la Chase Bank du Kenya et sa filiale Rafiki Finance avec SBM Holdings de l’île Maurice, rapportait hier le journal kényan Business Daily, citant une personne proche des discussions. KCB Group, I&M, Stanbic et le sud-africain FirstRand se sont également montrés intéressés.
Les quatre principales banques australiennes ont vu hier leur note de crédit être déclassée d’un cran par Moody’s, qui s’inquiète de l’endettement élevé des ménages alors que la croissance des salaires est atone. ANZ, Commonwealth Bank of Australia, National Australia Bank et Westpac Banking sont toutes passées de Aa2 à Aa3, avec une perspective stable.
La haute responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré lundi craindre que les établissements voulant s’implanter dans la zone euro en raison du Brexit ne soient tentés d’exploiter des failles de la réglementation financière pour échapper à la surveillance des autorités. Danièle Nouy, qui préside le Mécanisme de surveillance unique (MSU), placé sous l'égide de la BCE, a indiqué que l’autorité de supervision s’assurait que les banques délocalisant des activités du Royaume-Uni vers le continent soient traitées de façon égale, quel que soit le lieu choisi. Elle veille également «à ce qu’il n’y ait aucune possibilité d’arbitrage entre différentes approches en matière de supervision».
La liste des pays avec lesquels la Suisse entend échanger automatiquement des données bancaires s’allonge. Le Conseil fédéral a proposé vendredi au Parlement un projet portant sur 41 nouvelles entités, rapporte L’Agefi suisse. Sont concernés la Chine, l’Indonésie, la Russie, l’Arabie saoudite, le Liechtenstein, la Colombie, la Malaisie, les Emirats arabes unis, Montserrat, Aruba, Curaçao, le Belize, le Costa Rica, Antigua-et-Barbuda, la Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Cook et les Îles Marshall. Figurent aussi sur la liste l’Afrique du Sud, Andorre, l’Argentine, la Barbade, les Bermudes, le Brésil, le Chili, le Groenland, les Iles Caïman, les Iles Féroé, les Iles Turques-et-Caïques, les Iles Vierges britanniques, l’Inde, Israël, Maurice, le Mexique, Monaco, la Nouvelle-Zélande, Saint-Marin, les Seychelles et l’Uruguay. Les premiers échanges devraient avoir lieu en 2019. Ils s’appuieront sur l’accord multilatéral en la matière. Le Parlement a déjà posé les bases légales pour un échange automatique et accepté de recourir à cette pratique avec 38 pays et entités.
State Street a demandé au régulateur américain, la SEC, d’empêcher les entreprises cotées d’adopter des structures de vote controversées comme celles utilisées par Facebook, Alphabet et Snap qui selon Statet Street concentrent le pouvoir entre les fondateurs et affaiblissent les droits des actionnaires. Le troisième plus important gestionnaire d’actifs au monde, qui supervise 2.500 milliards de dollars d’actifs, a en effet assisté à une réunion du comité consultatif des investisseurs à la Securities and Exchange Commission (SEC) en mars, où il a appelé le régulateur à empêcher les entreprises de limiter les droits de vote des actionnaires.
Le Trésor britannique a débuté ses démarches visant à trouver le prochain président de la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier local, alors que son président actuel, John Griffith-Jones, a confirmé qu’il quittera son poste à la fin de son mandat en mars 2018, rapporte le Financial Times. Ancien associé de KPMG, John Griffith-Jones préside la FCA depuis 2013.
Grâce aux technologies digitales, la banque japonaise pourrait supprimer jusqu'à 10.000 postes dans les dix prochaines années, soit 7% de ses effectifs.
Les Etats-membres de l’Union européenne (UE), réunis au sein du Conseil de l’UE, ont annoncé vendredi avoir trouvé un accord pour amender les règles européennes de façon à créer une nouvelle catégorie de titres de dette senior non-préférée. Ces titres permettront aux banques européennes systémiques de respecter les exigences internationales d’absorption des pertes (ratio TLAC). Les Etats-membres ont également adopté une proposition de régulation destinée à amortir l’impact en capital de l’entrée en vigueur en 2018 de la norme comptable sur les instruments financiers IFRS 9. Les eurodéputés doivent encore trouver un accord entre eux sur ces textes avant de commencer à négocier avec les représentants des Etats.
Les banques privées suisses plaident pour un renforcement de la protection de leurs clients dans le cadre de la mise en œuvre de l'échange automatique d’informations qui a mis fin de facto au secret bancaire. L’industrie suisse de la gestion privée souhaite la mise en place de nouvelles protections pour éviter que les données transmises n’exposent ses clients étrangers à des activités criminelles comme le chantage ou les enlèvements. «Les données pourraient être vendues ou utilisées pour exercer des pressions sur des clients ou leur famille», explique à Reuters Yves Mirabaud, président de l’Association de banques privées suisses (ABPS) et associé senior de Mirabaud, une banque privée genevoise. Les banques suisses plaident pour l’introduction d’une clause de «déclenchement» prévoyant que les informations ne seraient transmises que si deux critères sont respectés: la réciprocité et la confidentialité.
Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, s’est montré optimiste sur les opportunités de réformer en France, dans la zone euro et dans l’Union européenne au cours des 12 prochains mois dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Frédéric Oudéa appelle à davantage d’intégration budgétaire en Europe, et à un approfondissement de l’union bancaire et des marchés de capitaux. Dans cet entretien il estime que l’euro devrait se tenir autour de 1,10 dollar à la fin de l’année, un niveau «plutôt positif» pour les exportateurs européens.