La Financial Conduct Authority (FCA) a publié les commentaires reçus suite à son «discussion paper» lancé en avril 2017 portant sur sur la technologie du registre distribué, DLT, autrement dit la blockchain. La FCA indique avoir reçu 47 réponses d’un large éventail de participants au marché, y compris des entreprises réglementées, des associations commerciales nationales et internationales, des fournisseurs de technologie, des cabinets d’avocats et des cabinets de consultants.La FCA explique ainsi, dans son propre commentaire, que la DLT a commencé à se faire connaître auprès du public en raison surtout des crypto-monnaies comme le bitcoin. Cependant, le régulateur estime qu’il ne s’agit pas ici de parler des crypto-monnaies mais davantage de la technologie blockchain qui commence à se propager dans le monde des services financiers. Les répondants se sont montrés particulièrement en faveur de cette approche de neutralité technologique de la FCA en matière de régulation. Les commentaires jugent également que les règles actuelles de la FCA sont suffisamment souples pour permettre l’utilisation de la DLT par les entreprises réglementées et aucun changement à des règles spécifiques n’a été proposé. De nombreux répondants ont suggéré que les solutions de DLT pourraient fournir des exigences réglementaires plus efficacement que les systèmes actuels, réduisant ainsi considérablement les coûts pour les entreprises et les régulateurs.Cependant, certains répondants ont douté de la compatibilité des réseaux sans permission (les réseaux sans permission permettent la vision générale des transactions en ligne et sont ouverts à tous alors que les réseaux autorisés disposent généralement d’un «contrôleur» qui en contrôle l’accès). Sur la base des commentaires et de son propre travail, la FCA indique qu’elle est globalement ouverte à toutes les formes de déploiement de DLT (y compris les réseaux DLT autorisés et non autorisés) à condition que les risques opérationnels soient correctement identifiés et atténués.Enfin, concernant les ICO (Initial Coin Offering, introductions en Bourse en crypto-monnaies), la FCA projette pour le moment seulement de collecter des données et de mener une étude approfondie afin de déterminer s’il faut une régulation spécifique.