Doucement, mais sûrement, la proportion des femmes dans le recrutement des équipes d’investissement augmente. En 2017, elle s’élevait à 29 %, soit 5 points de mieux que l’année précédente, selon la dernière étude « Invest avec elles », menée par Deloitte et France Invest (Association des investisseurs pour la croissance). Difficile, cependant, de faire grimper la part de l’effectif féminin dans ces équipes : elle stagne à 22 % (contre 39 % pour le capital-investissement toutes fonctions confondues), et l’enquête, menée auprès de 110 membres actifs de France Invest, signale une forte disparité selon les grades. Mais elle relève aussi des « signaux positifs » : les femmes représentent près d’un tiers des chargés d’affaires/analystes ; le taux de promotion atteint 11 % (contre 10 % chez les hommes), ce qui représente 26 % des promotions. Et 56 % des sociétés de gestion interrogées affirment avoir un objectif de mixité au sein de leurs équipes d’investissement (+5 points par rapport à 2016). Las, 11 % d’entre elles seulement l’ont chiffré…
Un « master of science in risk and financial technologies » est annoncé pour la rentrée 2019 sur le campus parisien de Neoma Business School. Dispensé en anglais, ce nouveau programme s’articule autour de trois axes : connaissance des marchés et des produits financiers, sciences du comportement (psychologie, leadership), compétences techniques et technologiques (méthodes quantitatives, sciences de la donnée, etc.). Les étudiants seront exposés à des études de cas réels et des exercices de simulation financière. Ils devront également mener un projet (production d’une recommandation professionnelle) et rédiger un mémoire. La formation leur permettra en outre de se préparer à la certification professionnelle Financial Risk Manager (FRM), dans le cadre d’un partenariat avec la Global Association of Risk Professionals (GARP).
La première promotion du MBA Agent général - entrepreneur dirigeant d’assurance sera accueillie en septembre 2019 chez Agea. La Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance s’est appuyée sur l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass), associé pour l’occasion à une école de commerce du groupe IGS, pour monter ce diplôme de niveau 1. Inscrit au répertoire national des certifications professionnelles et éligible au compte personnel de formation (CPF), le cursus de 250 heures (sur deux mois) vise à faire reconnaître le métier d’agent général par la voie de la professionnalisation et à le valoriser, tant auprès de la clientèle que des candidats susceptibles de postuler en agence. Il doit également aider au renouvellement générationnel, un tiers des agents étant âgés de plus de 55 ans. Plus sur www.ifpass.fr.
La vie du secteur bancaire n’est pas un long fleuve tranquille : digital, Blockchain, intelligence artificielle, automatisation, changements réglementaires, nouvelles attentes des collaborateurs et des clients incitent à reconsidérer les contenus métier et, partant, les compétences des collaborateurs. C’est tout l’objet de la nouvelle étude menée par l’Observatoire des métiers de la banque et les cinq organisations syndicales représentatives de la branche AFB, avec le concours de HTS consulting : « Nouvelles compétences, transformation des métiers à l’horizon 2025, réussir l’accompagnement au changement ». Un document de quelque 140 pages qui, entre autres, pointe la nécessité de redéfinir les passerelles de mobilité au sein des organisations. Et souligne l’importance que vont prendre les compétences comportementales : s’adapter au changement, apprendre à apprendre, travailler de façon communautaire, communiquer, s’orienter vers le client… Pour plus d’informations, l’étude est téléchargeable (www.observatoire-metiers-banque.fr).
C’est, en millions, le nombre de transactions annuelles que s’apprête à traiter BNP Paribas pour le compte de BP, dans le cadre du mandat de gestion paneuropéenne de trésorerie tout juste attribué par le groupe pétrolier. Qui rationalise ainsi ses opérations conformément aux attentes de son « cash and banking transformation programme ». La banque qualifie l’amélioration de la gestion de la liquidité d’« objectif clé d[u] projet ». Elle se flatte de devenir « le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euros et en francs suisses, ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie ».
Visible. Les tarifs bancaires seront gelés en 2019 pour les particuliers, même si certaines banques ont déjà envoyé leurs nouveaux tarifs, et les frais d’incidents seront plafonnés à 25 euros par mois pour les clientèles dites fragiles, ce qui représente environ 3,6 millions de personnes selon l’évaluation de la Banque de France. Au total, « entre 500 et 600 millions d’euros de pouvoir d’achat seront redistribués au bénéfice des Français », indique un communiqué de l’Elysée. Et la Banque de France est chargée du contrôle de la bonne application de cet engagement. Les banques ont également accepté d’accompagner plus particulièrement les professionnels et petites entreprises touchés par la crise actuelle. Elles proposeront en outre des financements spécifiques pour l’achat d’équipements de la maison ou de véhicules moins énergivores.
Il y avait bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Habitué à figurer au tableau d’honneur des capitales les plus vertueuses dans la lutte anti-corruption, Copenhague tombe de son piédestal au fil des révélations de l’affaire Danske Bank (lire Horizons page 10). L’énorme scandale de blanchiment d’argent qui frappe la première banque du pays ne fait pas qu’écorner la réputation d’un bon élève de la classe : il renvoie tout un continent à ses tragiques carences.
Bruxelles a publié hier des décisions d’équivalence temporaires pour les CCP et les CSD britanniques, sans répondre à toutes les demandes du secteur financier.
Natixis rachète la participation de 50% de la Banque Postale dans Titres Cadeaux, annoncent les deux banques. Il devient ainsi l’unique actionnaire de l’entreprise. Titres Cadeaux crée et organise la distribution de chèques et de cartes cadeaux multi-enseignes sous les marques Cado Chèque, Cado Carte et E-Cado Carte. La société revendique la quatrième place du marché avec un volume d’émission de 123 millions d’euros à fin 2017, sur un marché de plus de 4 milliards d’euros. Natixis, qui souhaite participer à la consolidation du marché des paiements, veut développer les synergies entre les offres Cado, ses filiales Comitéo (plate-forme et market place dédiées aux comités d’entreprise), et Le Pot Commun, spécialiste du paiement à plusieurs.
La Bred a annoncé mercredi une augmentation de capital «record» de 176 millions d’euros qui porte son capital social à 1,176 milliard d’euros. Réalisée auprès des sociétaires de la banque entre septembre et décembre 2018, l’opération a permis de lever «15% de plus que l’année dernière», précise le communiqué. Elle a été «sursouscrite à hauteur de 138 %». 20,4 millions de parts sociales ont été achetées au prix unitaire de 10,34 euros par 24.000 clients, dont 10.000 nouveaux sociétaires. La première des Banques Populaires compte près de 200.000 sociétaires et affiche 4,1 milliards d’euros de fonds propres à fin 2017.
Les autorités estoniennes ont arrêté dix anciens employés de la filiale locale de la banque danoise Danske Bank, dans le cadre d’une enquête internationale sur des soupçons de blanchiment d’argent. Ils sont soupçonnés d’avoir appartenu au réseau qui a facilité les flux d’argent sale via la filiale de Danske Bank dans le pays. Le Danemark, l’Estonie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis enquêtent sur 200 milliards d’euros de transactions effectuées via cette division estonienne entre 2007 et 2015. La menace de la lourde amende que pourrait infliger le département de la Justice américain à Danske Bank a fait plonger l’action de près de 50% depuis mars, effaçant 15 milliards de dollars de sa valeur boursière.
Citigroup risque de perdre 180 millions de dollars (158 millions d’euros) sur un prêt à un hedge fund asiatique dont les paris sur les taux de change se sont révélés perdants, selon Bloomberg. Le fonds spéculatif, géré par une entité du groupe chinois GF Holdings, est en discussions avec la banque américaine sur l’ampleur des positions prises et la manière dont elles peuvent être valorisées. L’incident a entraîné une réorganisation de l’activité de prime brokerage (services aux hedge funds), qui passe de la division de trading sur devises à celle en charge du prime finance et des securities services (métiers titres). Sanjay Madgavkar, le patron du prime brokerage sur devises, quitte le groupe après 20 ans de maison. Citigroup et GF Holdings ne font pas de commentaires.
La CMA a appelé à un renforcement de ses pouvoirs afin d’imposer des amendes aux prestataires sans scrupules qui abusent de la fidélité de leurs clients.
L’Allemand Scalable Capital, à l’origine d’un «robo-advisor» («robot-conseiller») une plate-forme en ligne délivrant des conseils financiers ou permettant la gestion automatisée d’un portefeuilles d’actifs, qui compte BlackRock parmi ses actionnaires, s’apprête à accorder des licences de sa technologie à d’autres sociétés. Il vient d’annoncer son premier accord, avec la banque espagnole Banco Santander, effectif depuis septembre, selon Bloomberg. Et il a entamé une autre collaboration ce mercredi avec la banque allemande Targobank. D’autres sociétés ont signé des partenariats, qui prendront effet à partir de début 2019. Le robo-advisor gère plus de 1 milliard d’euros, dont une bonne part provient de son partenariat avec ING-DiBa. Scalable, fondée en 2014, a levé 30 millions d’euros en 2017. Son propre robo-advisor est actif en Allemagne, en Autriche, au Royaume-Uni, et en Suisse.
Pascal Canfin, directeur général du WWF France et Philippe Zaouati, président de Finance for Tomorrow et directeur général de Mirova ont remis vendredi 14 décembre le Rapport Canfin-Zaouati au Ministre de l’Économie et des Finances et au Ministre de la Transition Écologique et Solidaire pour mobiliser massivement les flux privés de financement.
Jean Sadecki, fondateur d'Axess Finance, est également interdit d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant une durée de dix ans et écope d'une sanction pécuniaire de 50 000 euros.
Natixis rachète la participation de 50% de la Banque Postale dans Titres Cadeaux, annoncent ce soir les deux banques. «En procédant ce jour à l’acquisition de la part de 50% détenue par La Banque Postale, Natixis devient l’unique actionnaire de l’entreprise Titres Cadeaux co-créée par La Banque Postale et Natixis en 2006, précise un communiqué commun. Le groupe La Poste en reste un partenaire de premier plan, grâce à la signature d’un contrat de distribution des Titres Cadeaux en bureau de poste».
La Bred a annoncé ce mercredi une augmentation de capital «record» de 176 millions d’euros qui porte son capital social à 1,176 milliard d’euros. Réalisée auprès des sociétaires de la banque entre septembre et décembre 2018, l’opération a permis de lever «15% de plus que l’année dernière», précise une communiqué. Elle a été «sursouscrite à hauteur de 138 %».
La Commission européenne a publié mercredi un plan d’action d’urgence en cas de Brexit dur, qui répond en partie aux craintes du secteur financier. Alors que le Parlement britannique ne devrait se prononcer que la semaine du 14 janvier sur le projet de sortie négocié par la Première ministre britannique Theresa May, la probabilité d’un «hard Brexit» s’est accrue ces dernières semaines.
Les autorités estoniennes ont arrêté 10 anciens employés de la filiale locale de la banque danoise Danske Bank, dans le cadre d’une enquête internationale sur des soupçons de blanchiment d’argent. Ils sont soupçonnés d’avoir appartenu au réseau qui a facilité les flux d’argent sale via la filiale de Danske Bank dans le pays. Ces arrestations annoncées mercredi par le procureur de la République constituent la première action concrète des autorités contre les suspects, dans le cadre de ce scandale.
Citigroup risque de perdre 180 millions de dollars (158 millions d’euros) sur un prêt à un hedge fund asiatique dont les paris sur les taux de change se sont révélés perdants, a dévoilé hier soir Bloomberg. Le fonds spéculatif, géré par une entité du groupe chinois GF Holdings, est en discussion avec la banque américaine sur l’ampleurs des positions prises et la manière dont elles peuvent être valorisées.
Natixis perdait plus de 6% à la Bourse de Paris à la mi-journée, après avoir annoncé mardi soir un avertissement sur ses revenus au quatrième trimestre, lié à des pertes sur des dérivés actions en Asie. L’action a perdu plus de 36% depuis le le début de l’année, et revient à son plus bas niveau depuis octobre 2016.