Allianz a annoncé vendredi une hausse plus forte que prévu de son bénéfice net au deuxième trimestre et a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. L’assureur allemand, numéro un du secteur en Europe, a réalisé un bénéfice trimestriel de 2,265 milliards d’euros, en hausse de 13,5%, alors que les analystes interrogés par Refinitiv attendaient 2,03 milliards. «Nos résultats semestriels témoignent du fait qu’Allianz est en voie d’atteindre ses objectifs annuels», a dit Oliver Bäte, directeur général d’Allianz. L’assureur allemand vise pour 2019 un bénéfice d’exploitation de 11,5 milliards d’euros, plus ou moins 500 millions d’euros. Son ratio combiné dans l’assurance dommages, un indicateur essentiel de rentabilité, s’est établi à 94,3% au deuxième trimestre, un niveau à peu près équivalent à ce qu’il était un an plus tôt. Un ratio inférieur à 100% indique que l’activité est rentable.
JPMorgan est sur le point d'être la première société étrangère à prendre une participation majoritaire dans un fonds mutuel chinois, China International Fund Management (CIFM), ont affirmé deux sources à Reuters. Une participation de 2% dans CIFM a changé de main à la Bourse de Shanghai. L’avis d’opération publié vendredi ne mentionne pas l’acquéreur, précise l’agence de presse, mais deux sources informées de la transaction lui ont indiqué qu’il s’agissait de JPMorgan Asset Management. Or, JPMorgan AM détenait déjà à ce jour une participation de 49% dans CIFM. Depuis fin 2017, une modification réglementaire locale autorise des sociétés de gestion étrangères à détenir jusqu'à 51% de leurs sociétés communes chinoises.
Deutsche Bank a provisionné un milliard d’euros pour couvrir le coût du transfert de son activité sur les dérivés dans la «bad bank» qu’il a créé, ont fait savoir trois sources à Reuters. Cette somme, qui n’avait pas encore été rendue publique, est incluse dans l’enveloppe de 7,4 milliards d’euros prévue par l'établissement allemand dans le cadre de sa restructuration. Celle-cu prévoit notamment la suppression de 18.000 emplois dans ses activités non retables.
Depuis le 1er août, les restrictions à la commercialisation des CFD (contracts for difference ou contrats financiers avec paiement d’un différentiel), décidées par l’ESMA pour une période d’un an, ont pris fin. Elles vont cependant se poursuivregrâce à L’AMF qui a décidé de poursuivre cette mesuresur le sol français. Ainsi, tout ce qui concerne la commercialisation, la distribution et la vente, en France ou à partir de la France, de CFD à des clients non professionnels est interdit. Le périmètre de cette mesure, durable, reste en tous points équivalent à celui de la mesure de l’ESMA et concerne les produits présentant les caractéristiques suivantes : - des limites à l’effet de levier ; - une règle de clôture par compte dès lors que la marge excède un certain niveau ; - l’impossibilité pour un compte d’afficher un solde négatif ; - l’interdiction pour les fournisseurs de CFD d’inciter le public à investir dans ces produits ; - un avertissement sur les risques attachés aux produits autorisés, dans toute communication ou information adressée par les fournisseurs de CFD ; - une interdiction de participer à des activités qui permettraient de contourner ces mesures de restriction à la commercialisation. «Recueillant un avis favorable de l’ESMA, ces mesures s’inscrivent dans la dynamique de protection des investisseurs particuliers. Il convient de noter, en outre, que de nombreuses autres autorités nationales de l’Union européenne se sont engagées dans la même démarche afin de relayer durablement les mesures de l’ESMA», explique l’AMF dans une note.
L’assureur britannique Aviva envisage de vendre ses activités en Asie, qui pourraient être valorisées plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros), avançait hier Reuters de deux sources proches du dossier. Aviva a chargé un conseiller financier de l’aider sur ce projet, qui sera officiellement lancé probablement au quatrième trimestre, ont déclaré ces sources. Une vente n’est toutefois pas encore certaine et tout dépendra des conclusions de l’examen entrepris sur ces activités asiatiques, qui doit être achevé d’ici à la fin du trimestre en cours.
L'assureur a enregistré une forte hausse de son résultat opérationnel au premier semestre, grâce notamment à la bonne dynamique de ses segments cibles et à la contribution d'Axa XL.
La Société Générale a publié des résultats en baisse mais légèrement supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, dans un contexte de reprise poussive de ses activités de marché. La banque française a vu son résultat net reculer de 14% au trimestre écoulé, à 1,05 milliard d’euros. Ce montant intègre une provision de 227 millions d’euros concernant la restructuration de sa banque d’investissement annoncée au printemps. Le résultat net sous-jacent, qui exclut les éléments exceptionnels, s’inscrit en baisse de 6,4%, à 1,25 milliard d’euros.
Le titre a bondi jusqu'à 3,1% mercredi grâce à un résultat net en hausse au deuxième trimestre, tiré par la BFI et les services financiers internationaux.
Intesa Sanpaolo a conclu un accord avec le fonds américain Davidson Kempner portant sur 10 milliards d’euros de créances douteuses. La banque italienne, qui a publié un bénéfice net meilleur que prévu au deuxième trimestre, a dit hier qu’elle vendrait pour 3 milliards d’euros de créances susceptibles de ne pas être remboursées (UTP, unlikely-to-pay) à Prelios, un spécialiste du recouvrement de prêts qui appartient au fonds new-yorkais. Les prêts seront vendus à leur valeur comptable, soit les deux tiers de leur valeur nominale. Dans le cadre de cet accord, Prelios gérera également 6,7 milliards d’euros de prêts UTP pendant dix ans.
Après l’entrée en vigueur du règlement prospectus le 21 juillet dernier, l’AMF lance une consultation, jusqu’au 30 septembre, sur le projet de modification de sa doctrine concernant les informations à fournir en cas d’offre au public ou d’admission sur un marché réglementé. Le régulateur consulte également sur la mise à jour du guide d’information périodique dans la mesure où le document de référence devient un document d’enregistrement universel, et sur une nouvelle recommandation concernant la communication financière des sociétés par voie de presse écrite. La consultation est ouverte jusqu’au 30 septembre 2019.
La contribution de la Banque Postale au résultat d’exploitation de La Poste a plongé de près de 10% sur un an au premier semestre, à 492 millions d’euros. La maîtrise des charges (-0,6%) n’a pas compensé l’impact sur les revenus des taux bas, auxquels la banque publique est très sensible en raison de sa sur-liquidité. Le produit net bancaire du groupe s’est replié de 2,6% sur un an à 2,85 milliards d’euros. La baisse est de 4,6% hors provision épargne logement dans la banque de détail, avec un plongeon de 6% de la marge nette d’intérêt retraitée. Alors que le PNB de la gestion d’actifs est stable, celui de l’assurance a bondi de 24,2% à 180 millions d’euros, grâce à la poursuite du déploiement de l’offre du groupe. D’où l’importance pour La Banque Postale de devenir un bancassureur de plein exercice grâce à la reprise de CNP Assurances. Le résultat du groupe La Poste a lui fondu d’un tiers, à 572 millions d’euros, et les normes IFRS 16 ont fait gonfler la dette de 2,5 milliards.
La prudence doit être de mise en matière d’investissement dans les cryptomonnaies comme le bitcoin, le litecoin ou l’ether car celles-ci n’ont pas de «valeur intrinsèque» et offrent peu de protection pour les épargnants, a prévenu hier l’Autorité de régulation financière britannique (Financial Conduct Authority ou FCA) en publiant ses recommandations définitives en la matière. Le régulateur a ajouté que les entreprises qui offrent des tokens liés à des valeurs mobilières comme des actions ou des parts de fonds communs de placement devaient obtenir un agrément.
Malgré l’impact négatif des catastrophes naturelles et d’autres coûts imprévus, le groupe zurichois a annoncé mercredi des primes nettes en hausse de 7,9% à 18,2 milliards de dollars (16,35 milliard d’euros) au premier semestre 2019, pour un bénéfice net de 953 millions de dollars. Ce résultat est inférieur de près de 5% au milliard de dollars réalisé douze mois plus tôt, mais il dépasse largement le consensus des analystes qui tablaient sur 594 millions. Ceci s’explique par une bonne gestion de son activité de réassurance dommages et par les gains émanant de ses placements.
La Banque d’Angleterre (BoE) a demandé hier aux plus importantes banques du Royaume-Uni de publier des rapports expliquant la façon dont elles pourraient éviter une défaillance en temps de crise et sans renflouement de la part des contribuables. Elle a ajouté que ces établissements de crédit, qui disposent d’un montant de dépôts d’au moins 50 milliards de livres (54,5 milliards d’euros), devront remettre leurs rapports d’une longueur maximale de 250 pages d’ici à octobre 2020. Un résumé de ces rapports sera rendu public en juin de l’année suivante. La banque centrale espère que cette transparence accrue mettra fin à l’idée selon laquelle certaines institutions sont trop grosses pour faire faillite («too big to fail»).
La Cour constitutionnelle allemande a rejeté hier un recours contestant les prérogatives de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de supervision des plus grandes banques de la zone euro, déboutant une nouvelle fois des universitaires allemands dans leur tentative de remettre en cause une partie des pouvoirs de la banque centrale. La Cour a statué qu’aussi bien le Mécanisme de supervision unique (MSU) de la BCE que le Mécanisme de résolution unique (MRU) de l’Union européenne ne contrevenaient pas à la législation allemande et n'étaient pas constitutifs d’un abus de pouvoir. Le recours introduit par des universitaires allemands, dont le professeur de droit Markus Kerber, faisait suite à d’autres contestant les pouvoirs de la BCE et que la Cour avait aussi rejetés, dont un sur son droit à acquérir des obligations gouvernementales.
Les catastrophes naturelles ont fait plus de dégâts au premier semestre 2019 que l’an dernier à la même époque et elles sont en partie liées au réchauffement climatique, selon un bilan publié hier par le réassureur allemand Munich Re. Les dommages matériels ont globalement représenté 42 milliards de dollars (37,5 milliards d’euros), pour 370 catastrophes naturelles dans le monde. C’est plus que les 33 milliards de dollars du premier semestre 2018, mais moins que les 69 milliards de dollars de pertes moyennes sur les 30 dernières années. A fin juin, les pertes assurées ont totalisé 15 milliards de dollars dans le monde, un montant légèrement inférieur aux 17 milliards de l’an dernier et à la moyenne à long terme.
Fin 2018,CCMOMutuelle décidaitd’investir une nouvelle tranche de produits structurés pour 500.000 euros. La mutuelle a ainsisouscrit début 2019 dans le produit"Solution 100% capital protégé sur thématique ESG», proposé par Kepler Cheuvreux, indique-t-elle dans son rapport article 173. A fin 2018, CCMO Mutuelle disposait de deux investissements dans des fonds labellisés (Amundi Actions Europe ISR et Federal Taux Variable IR FCP), qui comptaient pour 2% de son portefeuille hors immobilier direct. Pour les futurs produits analysés, l’institutionsouhaite privilégierles sociétés de gestion «ayant une approche ESG (Environnementale, Sociale et de Gouvernance, ndlr) robuste et conforme aux valeurs de la CCMO». Elle renforcera également ses exigences auprès des gestionnaires déjà en portefeuille, «sous la forme d’un questionnaire plus approfondi sur leurs engagements et leurs pratiques ESG», ajoutela mutuelle.
La Commission vient de retirer l'équivalence pour les notations de crédit émises dans cinq pays tiers. Un avertissement à Londres en cas de Brexit dur.
Pénalisée comme ses compatriotes Caixa Bank et Sabadell par la persistance des taux bas et par le revirement de la BCE, la banque espagnole Bankia a annoncé lundi qu’elle renonçait à son objectif de résultat 2020. Dans son plan stratégique présenté l’an dernier, le groupe bancaire s'était fixé pour la fin de l’an prochain un bénéfice net de 1,3 milliard d’euros. Bankia communiquera ses nouveaux objectifs prochainement.
L’assureur français, qui compte diversifier son offre d’assurance vie dès 2020, a bénéficié d’une bonne dynamique dans l’épargne retraite en euros au premier semestre.