Les régulateurs américains et européens sont sous pression pour examiner si les règles sur les fonds monétaires qu’ils ont introduites au lendemain de la crise de 2008 sont adaptées à leur objectif, rapporte le Financial Times fund management. Une nouvelle révision de la réglementation pourrait avoir des répercussions majeures pour le secteur, au moment où il lutte déjà pour naviguer sur des taux d’intérêt ultra bas. L’une des questions centrales de ce débat est de savoir si la mesure de sécurité introduite dans le cadre des réformes précédentes pour protéger les investisseurs n’a pas eu l’effet inverse, souligne le FTfm. Les règles exigent que les fonds détiennent un niveau minimum d’actifs liquides. Aux États-Unis, si les actifs liquides hebdomadaires d’un fonds tombent en dessous de 30 % de son portefeuille, il peut suspendre les rachats, et donc empêcher temporairement les investisseurs d’accéder à leur argent. Or certains craignent que ce seuil ait poussé les investisseurs à réaliser plus rapidement des rachats en mars afin d'éviter de se faire piéger. Les premières études publiées par les économistes de la Fed en juillet ont montré que les retraits des investisseurs s'étaient accélérés alors que les niveaux de liquidité des fonds prime approchaient les 30 %. BlackRock fait partie de ceux qui militent pour une révision de la réglementation. La société de gestion recommande de supprimer le lien entre le seuil de 30 % et l’imposition des limitations de rachat, et souhaite que les régulateurs autorisent la suppression ou la modification de ce ratio en période de tensions.
Natixis et la Société Générale devraient annoncer cette semaine un retour aux bénéfices pour le troisième trimestre, parenthèse entre deux confinements.
AMP a annoncé vendredi avoir reçu une offre d’achat non engageante du fonds de private equity Ares Management. Ce dernier a confirmé avoir approché la banque australienne. AMP a précisé que des discussions préliminaires ont été engagées, sans donner de détail. Selon les médias australiens, l’offre tournerait autour de 5 milliards de dollars australiens (3 milliards d’euros). L’action AMP a bondi de 23% vendredi. La banque australienne a perdu les deux tiers de sa valeur depuis 2018. Une enquête publique avait mis en lumière les pratiques commerciales contestables de la banque. Le scandale avait provoqué le départ de la direction.
Accusés de ne pas en faire assez lors du premier confinement, étant rappelés à l’ordre par les pouvoirs publics et contraints d’abonder un fonds de solidarité. Les membres de la Fédération française de l’assurance (FFA) ont cette fois pris les devants côté communication, en annonçant vendredi des engagements vis-à-vis de leurs clients particuliers et entreprises. En tant que bailleurs, ils s’engagent collectivement «à renoncer à au moins un mois de loyer pour les entreprises fermées administrativement de moins de 250 salariés et pour les hôtels, cafés et restaurants, durant les mois d’octobre, novembre et décembre 2020», selon un communiqué. La profession va aussi, notamment, «continuer à assurer les commerces qui ont été forcés de fermer sur décision administrative.»
La deuxième banque espagnole BBVA a dégagé un bénéfice net de 1,14 milliard d’euros au troisième trimestre, supérieur au consensus des analystes qui s'élevait à 773 millions. Le groupe a passé 928 millions d’euros de provisions sur la période, nettement moins que les 4 milliards d’euros dotés sur le premier semestre. La banque a notamment fait état d’un meilleur taux de remborusement que prévu pour ses crédits au Mexique, son premier marché devant l’Espagne en produit net bancaire.
AMP a annoncé vendredi avoir reçu une offre d’achat non engageante du fonds de private equity Ares Management. Ce dernier a confirmé avoir approché la banque australienne.
La deuxième banque espagnole BBVA a dégagé un bénéfice net de 1,14 milliard d’euros au troisième trimestre, supérieur au consensus des analystes qui s'élevait à 773 millions. Le groupe a passé 928 millions d’euros de provisions sur la période, nettement moins que les 4 milliards d’euros dotés sur le premier semestre. La banque a notamment fait état d’un meilleur taux de remborusement que prévu pour ses crédits au Mexique, son premier marché devant l’Espagne en produit net bancaire.
Ils avaient été accusés de ne pas en faire assez lors du premier confinement, au point d'être rappelés à l’ordre par les pouvoirs publics et contraints d’abonder un fonds de solidarité. Les membres de la Fédération française de l’assurance (FFA) ont cette fois décidé de prendre les devants en terme de communication, en annonçant vendredi une série d’engagements vis-à-vis de leurs clients particuliers et entreprises.
Les sociétés de gestion et détenteurs d’actifs ne fournissent pas suffisamment d’informations sur les risques climat des entreprises dans lesquelles ils investissent, selon le groupe de travail sur le reporting financier des risques liés au climat (Task Force on Climate-Related Financial Disclosures). Selon le troisième rapport de ce dernier publié jeudi, «le reporting aux clients et bénéficiaires est probablement insuffisant». La Task Force reconnaît que le reporting sur le risque climat par les sociétés de gestion et détenteurs d’actifs a progressé depuis 2017. La TCFD estime que «les rapports de ces organisations à leurs clients et bénéficiaires pourraient ne pas être suffisants et que des progrès supplémentaires pourraient être nécessaires pour garantir que les clients et bénéficiaires disposent des bonnes informations pour prendre des décisions financières». Par ailleurs, à ce jour, plus de 1.500 organisations ont exprimé leur soutien pour les recommandations de la TCFD, ce qui représente un bond en avant de plus de 85 % depuis 2019. La TFCD est un groupe de travail mis en place fin 2015 lors de la COP21 par le Conseil de stabilité financière du G20. Il a pour objectif de mettre en avant la transparence financière liée aux risques climat.
La Cour suprême espagnole a condamné jeudi l’Etat à verser 1,35 milliard d’euros à Santander, CaixaBank et Bankia en lien avec le fiasco du projet Castor. Ce projet de stockage de gaz au large des côtes avait été stoppé par les pouvoirs publics car il provoquait des séismes. Les banques espagnoles avaient versé en compensation 1,35 milliard au promoteur ACS et au canadien Dundee avant de se retourner vers le gouvernement de Mariano Rajoy pour obtenir le remboursement de la somme. Selon le jugement prononcé jeudi, Santander a droit à 700 millions, tandis que Caixa et Bankia, en cours de rapprochement, devraient recevoir respectivement 450 millions et 200 millions d’euros.
Credit Suisse reprendra ses rachats d’actions l’an prochain et prévoit de verser un dividende en hausse au titre des résultats de 2020, a indiqué la banque suisse lors de la publication jeudi matin de ses comptes du troisième trimestre. Le montant du programme de rachats d’actions lancé l’an prochain s’élèvera à 1,5 milliard de francs suisses (1,4 milliard d’euros) et le groupe rachètera pour au moins 1 milliard de francs d’actions dès l’année prochaine. Credit Suisse prévoit en outre d’augmenter de 5% le dividende versé au titre de 2020 par rapport à celui versé au titre des résultats de 2019. Par ailleurs, la banque a annoncé une réorganisation de sa gestion alternative.
Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron ce 28 octobre, et l’annonce d’un nouveau confinement pour quatre semaines en France, le CFA Institute a annulé la tenue de ses examens de décembre dans l’Hexagone. Paris s’ajoute à une longue liste de villes européennes et mondiales qui ont dû supprimer leur session hivernale. En Europe, les villes qui ont annulé la tenue de l’examen sont Londres, Birmingham, Munich, Francfort, Prague, Dublin, Zurich, et Varsovie. Les plus grandes villes d’Amérique du Nord et du Sud ont également renoncé à son organisation. La session de décembre 2020 accueille exceptionnellement les trois niveaux, la session de mai ayant été annulée pour cause de Covid-19. Il s’agit de la dernière de l’histoire à se passer sur papier, puisque les examens se feront sur ordinateur à partir de 2021.
Le conseil d’administration de Mediobanca, réuni ce jeudi, a officiellement renouvelé pour trois ans le mandat des dirigeants de la banque et notamment d’Alberto Nagel, son directeur général. Cette décision fait suite à celle de l’assemblée générale des actionnaires, qui avait voté mercredi à 68% la liste majoritaire de dirigeants proposée au vote. La liste dissidente proposée par Assogestioni, l’association des gestionnaires d’actifs italiens, et soutenue par l’homme d’affaires Leonardo Del Vecchio, n’a recueilli que 29% des suffrages. Leonardo Del Vecchio avait relevé début octobre à plus de 10% sa participation dans la banque d’affaires milanaise. Outre Alberto Nagel, Renato Pagliaro, le président du groupe, a également été reconduit dans ses fonctions.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ajouté mardi les plates-formes britanniques à ses listes des plates-formes de pays tiers (TCTV) sur les questions de transparence post-négociation et de limites de position dans le cadre de MIF 2. Après un avis sur l’impact du Brexit sur l’application de MiFID 2/MiFIR, le régulateur les a évaluées positivement, et donc ajoutées aux deux listes : pour 145 plates-formes sur la transparence post-négociation, et 14 sur les limites de position. A partir du 1er janvier, les entreprises d’investissement de l’Union européenne (UE) ne seront plus tenues de rendre publiques les transactions via un intermédiaire de déclaration post-trade (APA) européen si elles ont été exécutées sur l’une des plates-formes de négociation britanniques de la liste.
Lloyds Banking Group a annoncé jeudi une amélioration significative de ses résultats au troisième trimestre, dépassant ainsi les attentes du marché en termes de bénéfice avant impôts, de produit net bancaire (PNB) et de charges de dépréciation sur la période. La première banque de détail du Royaume-Uni a dégagé un bénéfice avant impôts de 1,04 milliard de livres sterling (1,15 milliard d’euros) au troisième trimestre, contre un bénéfice de 50 millions de livres un an plus tôt, lorsqu’elle avait passé une provision de 1,8 milliard de livres sterling pour couvrir les coûts des demandes d’indemnisation liées au dossier de la vente abusive de produits d’assurance crédit (PPI). Lloyds a comptabilisé des charges de dépréciation de 301 millions de livres sterling, en forte baisse par rapport aux montants de 2,39 milliards de livres et de 1,43 milliard de livres enregistrés respectivement aux deuxième et premier trimestres de 2020, en raison de la pandémie de coronavirus.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ajouté mardi les plates-formes britanniques à ses listes des plates-formes de pays tiers (TCTV) sur les questions de transparence post-négociation et de limites de position dans le cadre de MIF 2. Après un avis sur l’impact du Brexit sur l’application de MiFID 2/MiFIR, le régulateur les a évaluées positivement, et donc ajoutées aux deux listes : pour 145 plates-formes sur la transparence post-négociation, et 14 sur les limites de position.
Le conseil d’administration de Mediobanca, réuni ce jeudi, a officiellement renouvelé pour trois ans le mandat des dirigeants de la banque et notamment d’Alberto Nagel, son directeur général. Cette décision fait suite à celle de l’assemblée générale des actionnaires, qui avait voté mercredi à 68% la liste majoritaire de dirigeants proposée au vote.
Lloyds Banking Group a annoncé jeudi une amélioration significative de ses résultats au troisième trimestre, dépassant ainsi les attentes du marché en termes de bénéfice avant impôts, de produit net bancaire (PNB) et de charges de dépréciation sur la période.
Credit Suisse reprendra ses rachats d’actions l’an prochain et prévoit de verser un dividende en hausse au titre des résultats de 2020, a indiqué la banque suisse lors de la publication jeudi matin de ses comptes du troisième trimestre.
Aligner les méthodologies, améliorer la transparence. En 2019, de nombreux acteurs de la place de Paris avaient pris des engagements sur la sortie du charbon à l’occasion du Climate Finance Day. Lors de l'édition 2020 qui se déroule ce jeudi, le ministre de l’Economie Bruno le Maire a demandé aux banques de travailler en priorité à l’évaluation du caractère soutenable des actifs inscrits à leur bilan, notamment dans le cadre des travaux menés par la Banque de France. « Je veux que les banques françaises soient les premières à utiliser la taxonomie européenne, a-t-il martelé. Nous devons parvenir à produire des données comparables et fiables ». Le ministre a également appelé la place de Paris à aller au-delà des engagements pris en 2019. « Elle doit développer une stratégie de sortie des activités pétrolières non conventionnelles. Elle peut le faire », a-t-il insisté.
La Securities and Exchange Commission a ouvert la voie à davantage d’ETF à effet de levier mercredi, en adoptant de nouvelles règles régissant l’utilisation des produits dérivés dans les produits destinés aux particuliers, rapporte le Financial Times. L’autorité de régulation a décidé que les fournisseurs d’ETF qui respectaient certaines exigences pouvaient désormais offrir des produits avec un effet de levier allant jusqu'à 200 % sans demander l’approbation préalable de la SEC.
Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale a annoncé mercredi, à la veille du Climate Finance Day, son engagement à réduire de 15% l’empreinte carbone de son portefeuille de crédit corporate et d’investissement d’ici 2023 par rapport à 2019. Dès février 2020, l’application de la politique sectorielle «charbon» a entraîné la cession de près de 500 millions d’euros d’actifs liée à l’arrêt des relations avec les coal developers, soit 417 entreprises mondiales référencées comme développant de nouvelles capacités charbon, précise la banque. Le plan stratégique 2023 prévoit également une réduction de ses émissions de CO2 de 30% (en tant qu’institution) et une augmentation de 30% des financements des projets à forts impacts climatiques. De son côté, la Société Générale a annoncé un objectif concret et à court terme de réduction de 10% d’ici 2025 de son exposition globale au secteur de l’extraction du pétrole et du gaz.
Au troisième trimestre, la banque a tiré 40% de ses revenus de la BFI, dont les trois quarts par les seules activités sur les marchés de taux et de changes.
Evolution. Plus de trois quarts (78 %) des assureurs estiment que le Covid-19 accélère leur tournant vers les objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), avec une attention aujourd’hui renforcée sur les aspects sociaux et de gouvernance, selon la neuvième étude annuelle réalisée par BlackRock auprès de 360 décideurs du secteur. Plus de 50 % du panel a ainsi investi dans des stratégies ESG spécifiques cette année. En outre, 52 % des dirigeants indiquent avoir fait des critères ESG un élément clé de leur évaluation des risques pour leurs nouveaux investissements. Près d’un tiers de l’échantillon a par ailleurs refusé au cours des douze derniers mois une opportunité d’investissement du fait de préoccupations ESG. « La mise en œuvre de la stratégie ESG prend de nombreuses formes », souligne l’étude, citant la réduction de l’intensité en carbone des portefeuilles existants, la création d’un portefeuille aligné sur les objectifs de l’Accord de Paris ou des investissements thématiques et à impact.