L’investisseur new yorkais Andrea Barron a porté plainte devant l’US District Court de Manhattan contre le suisse Union Bancaire Privée (UBP), filiale de CBI Holding SA, sa filiale de gestion d’actifs et plusieurs de ses dirigeants pour avoir investi au travers de fonds nourriciers de Bernard Madoff, rapporte The Wall Street Journal.
Le milliardaire russe Andreï Melnitchenko, qui possède Eurochem et Suek, détient désormais 16 % de l’allemand K+S. En tant que plus gros actionnaire individuel, il exige dès lors que le groupe chimique allemand lui alloue un poste d’administrateur, ce que K+S a jusqu'à présent refusé, rapporte le Handelsblatt. S’il n’obtient pas satisfaction lors de l’AG de mercredi, AndreÏ Melnitchenko menace de revendre tout son paquet d’actions.
Selon Le Temps, la Suisse, confrontée aux attaques contre l"évasion fiscale, dispose néanmoins d"alliés de poids : les multinationales américaines, qui font pression sur le Congrès en vue de préserver leur manne étrangère, et les banques privées européennes qui ont leur siège mondial de private banking à Genève (BNP Paribas, HSBC, Deutsche Bank?), et dont les affaires helvétiques juteuses sont menacées par leurs propres Etats, alors même que leurs bénéfices suisses sont finalement consolidés? en France, au Royaume-Uni, ou en Allemagne.
Selon Le Temps, une étude de la société zougoise zCapital , qui gère un fonds spécialisé dans les petites et moyennes capitalisations, montre que de bonnes pratiques en matière de gouvernance d"entreprise profitent au cours de l"action sur le long terme. De 2006 à 2008, les actions des dix sociétés suisses (sur un échantillon de 130) les mieux classées en termes de gouvernance (structure de l"actionnariat et du capital d"une société, composition du conseil d"administration et de la direction, mode rémunération des dirigeants et droits accordés aux actionnaires) gagnent 13,1% alors que les dix entreprises les moins bien notées reculent de 31,1%.
John Nestor, porte-parole de la SEC, a annoncé selon The Wall Street Journal que le régulateur devrait proposer d’ici à juillet une nouvelle réglementation fédérale qui interdirait aux sociétés de gestion de prendre en charge la gestion de fonds de pension dépendant de personnalités politiques à la campagne électrorale desquelles elles auraient financièrement contribué, une pratique connue sous la désignation de «pay to play».
Irving Picard, l’administrateur judiciaire chargé de liquider Bermard L. Madoff Investment Securities, a annoncé vendredi qu’il a lancé un programme de «détresse» qui permettra aux victimes de l’escroquerie de percevoir jusqu'à 500.000 dollars sur leurs investissements assurés par la Securities Investor Protection Corp afin de faire face à leurs dépenses vitales (médicales ou autres). D’après the Wall Street Journal, cela concerne les personnes en faillite personnelle ou les plus de 65 ans qui sont obligés de reprendre une vie active alors qu’ils étaient à la retraite.
Die Welt am Sonntag rapporte que, dans leurs éditions de samedi, The Wall Street Journal et le Financial Times révèlent que les grandes banques américaines ont négocié avec le gouvernement américain avant la publication du résultat des stress test le montant des fonds propres qui leur manquaient. Ce montant serait bien supérieur aux quelque 75 milliards de dollars annoncés ensuite vendredi. Pour The Wall Street Journal, Bank of America aurait en réalité besoin de plus de 50 milliards de dollars pour survivre et non des 33,9 milliards indiqués. De même les besoins en capitaux de Citigroup auraient été ajustés à 5,5 milliards de dollars au lieu d"environ 35 milliards.
The Wall Street Journal rapporte que Cohmad Securities Corp, une firme de courtage qui avait adressé des investisseurs à Bernard Madoff, s’est vu retirer son agrément par le Secretary of the Commonwealth du Massachusetts pour n’avoir pas fourni aux enquêteurs toutes les précisions demandées concernant les commissions perçues du fait de l’intermédiation de clients au profit de Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. Il a de plus condamné Cohmad à 100.000 dollars d’amende.
Selon le Financial Times, JPMorgan pourrait recevoir une plainte de la SEC pour avoir violé les lois de marché lors de la vente d’obligations et de swaps au comté de Jefferson en Alabama.
Selon Les Echos, l"Autorité des marchés financiers a infligé une amende de 300.000 euros la société de gestion pour un montage financier qui a, entre autres, donné lieu à des surtarifications. Ses deux dirigeants et actionnaires, Christian Pire et Sébastien Plaquet, se sont vu infliger un blâme ainsi qu’une sanction pécuniaire d’un montant de 30.000 euros chacun.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Maurice Pedergnana, directeur de l"association suisse de capital investissement et de l"industrie de la finance d"entreprise SECA, estime que les investissements du private equity en Suisse pourraient connaître une baisse supérieure à celle de 20% enregistrée en 2008. « La baisse va être bien plus importante. Les moyens existants encore ne seront probablement pas investi dans des jeunes pousses, mais majoritairement dans des entreprises déjà bien développées pour réagir à l"augmentation des frais d"intérêts et à l"amortissement des crédits dus aux banques. Mais le marché n"est pas complètement déprimé là où les holding s"engagent avec du capital risque de groupe. Il n"y a par contre plus d"argent frais pour des idées toutes nouvelles car les fonds existant encore sont avant tout employés pour sauver les investissements existants et pour résister à la crise », explique-t-il
Selon Le Temps, six semaines après l"abandon partiel du secret bancaire par la Suisse, certains clients fortunés des banques de gestion de fortune transfèrent tout ou partie de leurs avoirs à Singapour ou sous d"autres cieux leur paraissant moins menacés par les foudres du G20. Des gérants ou des avocats accompagnent ce mouvement, voire le stimulent, dans l"espoir de conserver leurs clients.
La banque a annoncé ce jeudi matin une perte nette de 278 millions d’euros au premier trimestre après avoir enregistré de nouvelles dépréciations d’actifs dans ses activités de financement et d’investissement, contrariant les attentes du marché qui attendait un bénéfice.
Au lendemain des perquisitions dans plusieurs de ses bureaux sur une affaire de corruption liée à des ventes de camions, MAN a lancé un audit interne spécifique, rapporte la Börsen-Zeitung. Le service de contrôle interne va d’ailleurs être secondé par des experts extérieurs.
Selon Les Echos, les eurodéputés ont hier définitivement adopté la directive sur l"adéquation des fonds propres qui va notamment obliger les banques à conserver 5% des créances qu"elles titrisent. Le Parlement a obtenu une clause de révision prévoyant que la Commission européenne, après avoir consulté le Comité des superviseurs bancaires européens (CEBS), puisse proposer, « en fonction des développements sur la scène internationale », un relèvement de ce taux d’ici à la fin de l’année.
Selon Les Echos, le député du Puy-de-Dôme Louis Giscard D"Estaing, a indiqué hier qu"il envisageait de déposer à l"Assemblée nationale sa proposition de loi concernant le statut des conseillers en gestion de patrimoine indépendants avant l"été pour un examen lors de la session d’automne, qui commence début octobre.
Le fonds de pension des enseignants californiens CalSTRS (111,6 milliards de dollars) réclame aux 300 plus grandes sociétés dans lesquelles il est investi de mettre en place des politiques de rémunération responsables pour leurs dirigeants et de permettre à leurs actionnaires d'émettre un vote consultatif sur ces pratiques. L’objectif consiste à récompenser la réflexion à long terme et d’améliorer la rémunération des performances tout en décourageant une prise excessive de risque.
Selon la Tribune, le régulateur américain a mis à jour son premier délit d’initié sur le marché des dérivés de crédit. Les faits remontent à 2006. La Securities & Exchange Commission (SEC) accuse un gérant de Millenium Partners, un fonds d’arbitrage, et un vendeur de Deutsche Bank Securities d’avoir profité d’informations privilégiées sur une émission obligataire du holding VNU. De quoi influencer à la hausse le prix du contrat (CDS) de couverture contre le risque de défaut de VNU.
Dans un entretien à L"Echo, le président du CESR (Comité européen des régulateurs de marchés de valeurs mobilières), Eddy Wymeersch, estime qu"on ne peut encore envisage une seule autorité de supervision et de régulation en Europe. « On a 10 000 ou 20 000 banques sur le sol européen. On ne peut pas tout contrôler. Il faut des superviseurs nationaux. En plus, chaque superviseur a sa propre méthode de travail. Il est trop tôt pour centraliser tout ça. Surtout tant qu’on n"a pas désigné un cadre fiscal pour soutenir la défaillance d’une banque qui a des activités transnationales. (?) Il y a aussi le problème de la délégation. Les Français ont des modèles mathématiques très poussés. On pourrait imaginer de leur confier tout ce travail chez eux. Mais là aussi, cela pose un problème de souveraineté. »
Le Parlement européen a adopté la réforme de la directive «CRD» (Capital requirements directive). Cette dernière prévoit notamment que les banques devront conserver dans leur bilan 5% des produits structurés dont elles sont à l’origine, rapporte l’Agefi.
L’association allemande de la gestion d’actifs BVI a salué à son tour l’effort d’harmonisation de la Commission européenne sur les produits d’investissement. #Il n’y a aucune raison pour que des produits d’investissement à destination de la clientèle privée soient soumis à des règles différentes. L’objectif de promouvoir la comparabilité entre les différents produits et de maintenir la protection des investisseurs à un haut niveau, est une décision qui va dans le sens d’une concurrence équitable et un signal positif pour tous les investisseurs#, a ainsi déclaré le président de l’association, Wolfgang Mansfeld. La BVI applaudit entre autres la décision de rendre publics les conflits d’intérêts et les coûts.
L"AIMA (Alternative Investment Management Association) vient de publier un « Guide de bonnes pratiques pour gérants de fonds de fonds Alternatifs ». Elaboré par un comité de pilotage composé de leaders du secteur de la multigestion alternative, l"ouvrage est destiné aux gérants de fonds de hedge funds afin de documenter et d"améliorer les pratiques du secteur. Il se compose de cinq chapitres reprenant des étapes-clés : la création et la gestion d"une société de fonds de hedge funds, le processus d"investissement et la gestion des risques, l"analyse des risques opérationnels, la commercialisation et relations avec les investisseurs, et la Gouvernance.
Dans L"Echo, Bertrand Demole, responsable Hedge Funds Alternative Investments auprès de Pictet & Cie, estime que sur dix mille hedge funds enregistrés de par le monde, seuls mille d’entre eux correspondent à une définition intellectuellement honnête. Le processus d’investissement d’un gérant de hedge fund authentique intègre généralement deux principes : neutraliser les risques défavorables par des techniques de couverture et investir dans les risques favorables, isolés par une ingénierie financière adaptée. Or, de nombreux acteurs ne neutralisent aucun risque et, qui plus est, recourent parfois à des leviers importants pour les amplifier. Il faut donc acheter les hedge funds dont les structures sont simples (que l’on comprend) et refuser ceux aux structures complexes (que l’on ne comprend pas).
Rajesh Gill, un day-trader indépendant, a gagné 20 millions de livres de dommages et intérêts après avoir remporté un procès contre MF Global, rapporte le Financial Times. En effet, l"un des courtiers de la maison a menti au trader sur ses performances. Les dommages liés aux gains perdus sont rarement accordés au Royaume-Uni, commente le FT.
Selon L’Echo, le gouvernement fédéral devrait rapidement déposer un texte de loi pour l’instauration d’une norme minimale permettant de qualifier un produit financier d’investissement socialement responsable (ISR). La loi devrait prévoir de mettre en place un «Conseil de l’investissement socialement responsable» qui aura «notamment la tâche de dresser des listes noires des entreprises ne respectant pas les critères minimaux imposés par la Belgique», précise le quotidien belge.
La banque a annoncé ce mercredi matin un bénéfice net en repli de 21,4% à 1.558 millions d’euros pour le premier trimestre 2009, réalisant un début d’année au-dessus des attentes du marché en dépit du contexte de crise économique et financière. Le consensus Reuters tablait sur un bénéfice net trimestriel en chute de 60,4% à seulement 784 millions d’euros.