La Commission européenne a adopté mercredi une recommandation relative à la rémunération dans le secteur des services financiers. Ce texte encourage les États membres à garantir l’application, par les établissements financiers, de politiques de rémunération du personnel susceptible de prendre des risques «qui sont compatibles avec une gestion saine et efficace des risques et encouragent une telle gestion». Elle définit des lignes directrices relatives à la structure de la rémunération, au processus d'élaboration et de mise en ?uvre des politiques de rémunération et au rôle des autorités de surveillance dans le réexamen des politiques de rémunération appliquées dans les établissements financiers. La recommandation invite les États membres à adopter des mesures dans quatre domaines: «Structure de la rémunération : les politiques de rémunération du personnel susceptible de prendre des risques doivent être compatibles avec une gestion saine et efficace des risques et en garantir la promotion. À cet effet, les établissements financiers devraient trouver un équilibre approprié entre le montant de la rémunération de base et le niveau de la prime. Le versement de la majeure partie de la prime devrait être différé afin de prendre en considération les risques liés aux performances sous-jacentes tout au long du cycle économique. Les critères de mesure des performances devraient privilégier les performances à plus long terme des établissements financiers et adapter ces performances sous-jacentes aux risques, au coût du capital et aux liquidités. Les établissements financiers devraient également pouvoir demander la restitution de primes déjà versées sur la base de données qui se sont par la suite avérées manifestement erronées (droit de reprise). Gouvernance : la politique de rémunération devrait être transparente d’un point de vue interne, claire et bien documentée et proposer des mesures visant à éviter les conflits d’intérêts. Le conseil d’administration devrait être responsable du contrôle de la mise en ?uvre de la politique de rémunération dans l’ensemble de l'établissement financier et impliquer pour ce faire les fonctions de contrôle interne et les départements des ressources humaines ou experts en la matière. Les membres du conseil d’administration et les autres membres du personnel concernés par l'élaboration et la mise en ?uvre des politiques de rémunération devraient être indépendants. Divulgation : la politique de rémunération devrait être communiquée de manière adéquate aux parties prenantes. La divulgation devrait être claire et facilement compréhensible et contenir des éléments fondamentaux de la politique de rémunération, de son élaboration et de son fonctionnement. Surveillance : les autorités de surveillance devraient garantir, à l’aide des outils de surveillance dont elles disposent, que les établissements financiers appliquent dans la mesure la plus large possible les principes en matière de politiques de rémunération saines et disposent de politiques de rémunération qui sont compatibles avec une gestion efficace des risques. Afin de tenir compte du principe de proportionnalité, les autorités de surveillance devraient prendre en considération la nature et la taille de l'établissement financier ainsi que la complexité de ses activités dans le but d'évaluer sa conformité avec les principes de politiques de rémunération saines.», précise le communiqué. La recommandation sera suivie de propositions législatives visant à soumettre les plans de rémunération au contrôle prudentiel. En juin, la Commission présentera des propositions destinées à réexaminer la directive sur l’adéquation des fonds propres afin de veiller à ce que le capital réglementaire couvre dûment les risques inhérents au portefeuille de négociation des banques, aux positions de titrisation et aux politiques de rémunération. Après un an, la Commission examinera les deux recommandations à la lumière de l’expérience acquise et de l’issue du suivi réalisé, et soumettra un rapport d'évaluation sur l’application par les États membres des deux recommandations. Le texte complet de la recommandation est disponible à l’adresse suivante: http://ec.europa.eu/internal market/company/directors-remun/index fr.htm
La Commission veut améliorer sensiblement les mesures de protection des investisseurs pour les principaux produits d’investissement de détail. Dans une communication sur le sujet publiée mercredi, la Commission estime «nécessaire d’améliorer et de rendre plus cohérentes les obligations d’information sur les produits et les règles relatives aux pratiques de vente». Dans cette perspective, le texte énumère des propositions pour une nouvelle approche législative horizontale, qui s’inspirerait des meilleures obligations existantes et les appliquerait à tous les produits concernés. Les propositions s’articulent autour des informations sur tous les produits d’investissement de détail, notamment les fonds d’investissement mais aussi les produits d’assurance et différentes catégories de produits structurésL’association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a salué l’initiative de la Commission qu’elle qualifie de «signal très positif» pour les investisseurs européens.
La Commission européenne a mis sur la table mercredi ses propositions de réforme des hedge funds et des fonds de provate equity visant à rendre obligatoire leur enregistrement et une plus grande transparence de leurs opérations s’ils veulent opérer au sein de l’Union européenne. Ce projet législatif, sur lequel le Parlement européen et les Etats membres vont maintenant se pencher, a fait l’objet d’intenses tractations entre les Vingt-Sept et l’exécutif européen au cours des derniers jours, Londres redoutant des règles trop draconiennes alors que Paris souhaite une régulation plus forte. La Commission a proposé que ces nouvelles règles ne s’appliquent qu’aux fonds d’investissement et aux fonds de capital-investissement dont les actifs sont supérieurs à 100 millions d’euros. Un seuil de 500 millions pourrait s’appliquer aux entités n’utilisant pas de levier et imposant un lock-in de cinq ans. Le plancher de 100 millions implique qu’environ 30% des gérants de hedge funds, représentant près de 90% des actifs des hedge funds domiciliés dans l’Union, entreraient dans le périmètre de la directive.
Mercredi, la Commission européenne a adopté une recommandation sur le système de rémunération des administrateurs de sociétés cotées. Elle estime qu’une «politique de rémunération appropriée devrait lier la rémunération à la performance et inciter les administrateurs à garantir la viabilité de l’entreprise à moyen et long termes». La recommandation existante sur la rémunération des administrateurs est fondée sur le principe de rémunération en fonction de la performance, par la publication d’informations sur la politique de rémunération. La nouvelle recommandation donne des orientations supplémentaires sur la manière d’y parvenir en définissant les meilleures pratiques pour élaborer une politique de rémunération appropriée. À cette fin, elle est axée sur certains aspects de la structure et de la procédure de détermination de la rémunération des administrateurs, notamment le contrôle par les actionnaires. Au terme d’une année, la Commission examinera les deux recommandations à la lumière de l’expérience acquise et des résultats du suivi, et elle présentera un rapport d'évaluation sur l’application des deux recommandations par les États membres. Le texte du communiqué précise que concernant la structure de la rémunération des administrateurs, la recommandation invite les États membres à: «plafonner (au maximum à deux années de la composante fixe de la rémunération) les indemnités de fin de contrat (parachutes dorés) et les interdire en cas d'échec; exiger un équilibre entre les composantes fixes et variables et lier la rémunération variable à des critères de performance prédéfinis et mesurables pour renforcer le lien entre la performance et la rémunération; promouvoir la viabilité à long terme des entreprises grâce à un équilibre entre les critères de performance à court et à long termes dont dépend la rémunération des administrateurs, l'étalement de la rémunération variable, une période d’acquisition minimale pour les options d’achat d’actions et les actions (au minimum trois ans), la conservation d’une partie des actions jusqu’au terme du contrat; permettre aux entreprises de recouvrer les rémunérations variables sur la base de données, lorsqu’il est manifeste qu’elles ont été présentées de manière erronée («récupération»). Concernant la procédure de détermination de la rémunération des directeurs, la recommandation invite les États membres à: étendre certaines obligations d’information contenues dans la recommandation existante pour améliorer le contrôle exercé par les actionnaires sur les politiques de rémunération; faire en sorte que les actionnaires, notamment les investisseurs institutionnels, participent, le cas échéant, aux assemblées générales et votent à bon escient concernant la rémunération des administrateurs; prévoir que les membres du personnel non exécutif ne puissent pas disposer d’options d’achat d’actions dans leur rémunération pour éviter les conflits d’intérêts; renforcer le rôle et le fonctionnement du comité de rémunération sur la base de nouveaux principes relatifs à: (i) la composition des comités de rémunération; (ii) l’obligation pour les membres du comité de rémunération d’assister à l’assemblée générale durant laquelle est examinée la politique de rémunération afin de fournir des explications aux actionnaires; (iii) la prévention des conflits en ce qui concerne les consultants en rémunération.»
Pour l’industrie du capital-investissement, «la régulation proposée par la Commission européenne est pénalisante et déplacée», analyse Les Echos. Les professionnels critiquent notamment le seuil de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires «qui va contraindre les entreprises en portefeuille de fonds de capital- investissement à communiquer au régulateur des informations sur leur situation», ajoute le quotidien.
Mercredi, l’association allemande BVI des sociétés de gestion a indiqué être «réservée» quant au contenu du projet de directive de la Commission européenne pour la régulation des produits alternatifs(Alternative Investment Fund Managers ou AIFM). Selon Wolfgang Mansfeld, président du BVI, ce texte va trop loin sur certains points et pas assez sur d’autres. Les gestionnaires allemands sont hostiles en particulier au fait que la directive doive être appliquée sans nuances aux fonds immobiliers offerts au public ou aux Spezialfonds (fonds institutionnels) : cette disposition méconnaît selon le BVI les différences structurelles très importantes qui existent entre des fonds d’investissements régulés de droit allemand d’une part, et des produits non régulés, de l’autre. D’autre part, l’association allemande déplore que l’octroi du passeport européen à des fonds d’investissement issus de pays extracommunautaires puisse inciter à des arbitrages juridiques et fiscaux, ce qui est de nature à saper davantage la confiance des investisseurs. Pour ce qui concerne les fonds immobiliers offerts au public, le BVI est satisfait que les produits allemands puissent être commercialisés dans d’autres pays européens, mais il regrette que cela ne concerne pas la distribution auprès des particuliers. Enfin, l’association allemande critique l’absence dans le texte d’une régulation des produits concernant les hedge funds, car cela ne renforce pas nécessairement une gestion du risque, ce qui était pourtant l’objectif de la Commission.
Selon Le Temps, le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, a publié mercredi sa réponse à la missive signée au début du mois par le secrétaire général de l"OCDE, dans laquelle il demande des explications sur les tenants et les aboutissants du processus initié par le G20. Le président de la Confédération entend ainsi souligner auprès de l"opinion publique nationale et internationale l"inconséquence et l"arbitraire de l"OCDE et du G20. Le président de la Confédération demande notamment à l"OCDE d"expliquer aux Etats membres quel sera le rôle de l"organisation dans le processus de contrôle de l"application de ses standards, en insistant sur le fait qu"il est d"usage que les décisions soient prises à l"unanimité. Hans-Rudolf Merz plaide également pour l"extension du contrôle à tous les Etats membres du G20.
Loic Albert Antoine Montserret, qui était gérant du hedge fund BlueCrest Multi Strategy Credit Fund ($ 60 millions), est la première personne physique à être condamnée par la FSA à la fois à une interdiction professionnelle et à une amende, rapporte The Wall Street Journal. Gérant de portefeuille, il avait en avril et mai 2008 falsifié des positions pour $ 12 millions sur plusieurs fonds de BlueCrest Capital Management Limited afin de cacher ses pertes à son employeur et de conserver son emploi.
La municipalité de Milan reproche à la Deutsche Bank, à JP Morgan Chase, à l’UBS et à la Depfa (entre-temps rachetée par Hypo Real Estate) de l’avoir escroquée de 100 millions d’euros à l’occasion du lancement d’un emprunt de 1,7 milliard d’euros en 2005. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il est reproché aux banques de ne pas avoir informé l'émetteur qu’il encourait avec cet emprunt destiné à refinancer des dettes antérieures des pénalités pour le remboursement d’emprunts existants. Les édiles n’auraient pas été non plus informés de swaps conclus par les banques. Enfin, Milan reproche aux arrangeurs le fait que les charges d’amortissement se soient avérés supérieures à ce qui avait été prévu par eux.
Après l’avoir annoncé lors d’un entretien accordé au Figaro, Daniel Bouton a indiqué ce matin par le biais d’un communiqué qu’il avait décidé de «mettre fin à [ses] fonctions de Président du Conseil d’administration de la Société Générale à compter du 6 mai». A cette date, le Conseil d’administration de la banque devra élire son successeur.
Selon Les Echos, Laszlo Kovacs, le commissaire européen chargé de la Fiscalité, a annoncé qu’il allait demander aux « Vingt-Sept » de lui confier un mandat pour négocier avec la Suisse, l’Andorre, Monaco et Saint-Marin des accords sur la fraude fiscale et la double imposition obligeant ces pays à renoncer un peu plus à leur secret bancaire.
Le tribunal de Francfort a condamné 1822direkt, la filiale de banque directe de la Frankfurter Sparkasse (Fraspa), à verser 50.000 euros de dommages et intérêts à un client pour lui avoir prodigué de mauvais conseils, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Elle lui avait vendu des certificats Lehman alors qu’il ne pouvait être considéré comme investisseur averti.
Selon un document de travail de la conférence des ministres de la Justice obtenu par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les Länder souhaitent imposer aux managers des règles plus strictes que celles convenues entre partenaires de la coalition gouvernementale. Ils veulent notamment que cinq dispositions du code volontaire de bonne gouvernance soient reprises dans la loi sur les actions, au-delà de celles prévues à l'échelon fédéral. Elles concernent notamment divers aspects des conflits d’intérêts.
A compter de lundi, la Bourse de Düsseldorf avance son heure d’ouverture d’une demi-heure, à 8h30, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La cote comporte 1.500 actions, 4.100 obligations et 3.600 fonds. Quelque 95 % du volume de transactions boursières en Allemagne s’effectuent sur la plate-forme électronique Xetra de la Deutsche Börse, qui est ouverte de 9h à 17h30.
L’entreprise de marché allemande Deutsche Börse annnonce avoir publié son premier rapport de responsabilité sociale, qui s’applique à l’exercice 2008. Les activités liées à la responsabilité sociale ont été concentrées à l'échelon du groupe et #considérablement élargies#.
Selon The Wall Street Journal, la SEC espère améliorer ses résultats dans les prochaines grosses affaires de fraude en créant des équipes de spécialistes qui se focaliseront chacune sur un type de délits. C’est un changement de culture, parce que jusqu'à présent la SEC entendait que ses personnels de «l’enforcement» soient des généralistes.
Dans la perspective de l"entrée en vigueur, le 1er août 2009, de l"ensemble du nouveau dispositif législatif et réglementaire concernant le régime des franchissements de seuils et des déclarations d’intentions, l"AMF a élaboré un projet de modification de son règlement général qu"elle soumet à consultation publique. Sur les franchissements de seuil, les principales propositions de modification portent sur les points suivants : les modalités de calcul du seuil déclenchant l"obligation de déclaration, en particulier la question du régime applicable aux dérivés et les modalités de prise en compte des différents instrumentsfinanciers ; le cas particulier du portefeuille de négociation des prestataires de services d"investissement ; le contenu de la déclaration de franchissement de seuil ; et enfin, pour Alternext, la fixation à 50% et 95% des seuils dont le franchissement doit être déclaré à l"AMF, en plus de la déclaration à l"émetteur. Sur les déclarations d"intentions, les principales propositions de modification portent sur le régime, les modalités et le contenu de la déclaration, et notamment sur le renforcement de la précision de l"information déclarée, avec, par exemple, une information sur le financement de l"acquisition de la participation, sur les garanties etc. ; pour les sociétés de gestion de portefeuille agissant dans le cadre normal de leur activité, l"introduction de la possibilité d"utiliser une formule type disponible dans une instruction de l"AMF, lors du franchissement des seuils de 10% et 15%.Les réponses à la consultation doivent être retournées au plus tard le 27 mai 2009.
L'étude annuelle réalisée par BPM International et ifb group sur la publication des comptes préliminaires et comptes audités montre que les sociétés du CAC 40 ont dans l’ensemble bien réagi à la crise financière. Malgré des incertitudes au sujet des dépréciations d’actifs et des craintes sur le statut de sociétés fortement endettées dans des conditions de crédit resserrées, les sociétés du CAC 40 sont parvenues à maintenir ou réduire le délai de publication de leurs comptes préliminaires pour 70% d’entre elles et de leurs comptes audités et certifiés pour 80% d’entre elles. STMicroelectronics, Alcatel-Lucent et LVMH sont les entreprises du CAC 40 qui ont publié leurs résultats le plus rapidement cette année. STMicroelectronics est pour la 5ème année consécutive la société la plus rapide du CAC 40 (27 jours) et se classe au 63ème rang mondial tous secteurs confondus, soit loin derrière le meilleur performeur mondial Cisco Systems (10 jours). La seconde place d’Alcatel-Lucent reflète la réactivité du secteur informatique, qui avec un délai moyen de publication de 35,5 jours, est le secteur le plus performant en matière de délais de publication du CAC 40.Les sociétés financières du CAC 40 ont tiré leur épingle du jeu dans un contexte difficile en publiant leurs résultats en 51,8 jours en moyenne cette année. Axa parvient même à s’aligner (avec 50 jours sur l’exercice 2008 contre 59 l’année précédente) sur les performances des banques Société Générale (49 jours) et BNP Paribas (50 jours). Cette évolution reflète la tendance mondiale où 88% des 100 plus grosses banques sont parvenues à réduire leurs délais de publication cette année. Les banques françaises se classent toutefois très loin de la tête de peloton composée des banques américaines JP Morgan Chase, Goldman Sachs et Bank of America qui publient toutes en moins de vingt jours.
Des standards minimaux pour l’autorégulation en matière de gestion de fortune viennent d'être reconnus par la FINMA, l’Autorité fédérale suisse de surveillance des marchés financiers. La FINMA a publié une circulaire sur ses règles-cadres. De son côté, la Swiss Funds Association a reconnu également des normes de régulation pour le secteur de la gestion de fortune de placements collectifs de capitaux soumis à surveillance. La FINMA a reconnu des normes d’autorégulation d’organisations professionnelles de la gestion de fortune indépendante ainsi que de la Swiss Funds Association, ici pour le secteur de la gestion de fortune de placements collectifs de capitaux soumis à surveillance. Les organisations professionnelles sont elles-mêmes responsables de la mise en ?uvre et du contrôle de leurs normes d’autorégulation. La gestion de fortune indépendante, à l’exception des questions de blanchiment d’argent, n’est pas soumise à une surveillance en Suisse.
Selon L"Agefi suisse, les discussions entre les négociateurs suisses et américains sur les conditions de l"application de l"assistance de l"entraide administrative ont débuté hier à Berne. Soumis à de très fortes pressions internationales, le Conseil fédéral avait fini par lâcher du lest à mi-mars, se disant prêt à l"étendre à la fraude fiscale. Dimanche, le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, a demandé à Washington, lors de sa rencontre avec Timothy Geithner, secrétaire américain au Trésor, l"abandon des poursuites civiles contre UBS.
Les actionnaires de Fortis en Belgique ont approuvé mardi après-midi à 72,99 % la vente à BNP Paribas de 75% des activités bancaires du groupe dans le pays et d’une partie des activités d’assurance. La banque française s'était vu opposer un refus en février lors d’une première assemblée générale. Mercredi, ce sera au tour des actionnaires de la partie néerlandaise d’approuver cet accord.
La SEC a obtenu un gel temporaire des actifs du financier Danny Pang ainsi que de ses sociétés Private Equity Management Group Inc. et Private Equity Management Group LLC. Le régulateur accuse l’intéressé d’avoir escroqué des investisseurs de plusieurs centaines de millions de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Le groupe PEM indique gérer 4 milliards de dollars d’encours, mais les actifs, pour l’essentiel en provenance de Taiwan, semblent ne pas dépasser 1 milliard de dollars.
Selon les proches du dossier, les derniers stress tests en date prouveraient selon la Fed que Citigroup et Bank of America (BofA) ont une insuffisance de fonds propres et doivent augmenter leur capital. The Wall Street Journal s’attend à un refus de BofA dès ce mardi. Il est probable que d’autres établissements auront été jugés sous-capitalisés. Selon les analystes, les stress tests auraient pu révéler des déficiences aussi chez Regions Financial, Fifth Third Bancorp et Wells Fargo, notamment.
Alors que les entreprises françaises du CAC 40 ont rejoint les standards européens de transparence sur la rémunération des dirigeants, Axa et Bouygues seraient les groupes qui auraient délivré l’information la plus satisfaisante, selon La Tribune citant une étude de Labrador, spécialiste de l’information réglementée.
Selon Les Echos, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé au courtier de droit italien Safe une amende de 300.000 euros pour manipulation de cours sur les titres d’Alstom et d’Eurotunnel. Les faits incriminés se sont produits entre les mois d’avril 2005 et de janvier 2006, lorsque les actions des deux sociétés françaises étaient encore rangées parmi les «penny stocks» de la place parisienne - des titres dont le cours est inférieur à 1 euro.
Selon Les Echos, le gendarme de la Bourse s’est déclaré incompétent pour sanctionner deux Français soupçonnés de délit d’initiés. Ces derniers sont passés par des sociétés étrangères qui échappent à sa supervision. L"AMF aurait pu mettre en cause les deux hommes en prouvant qu’ils étaient en France lors de la passation des ordres, ce qu"elle n’a pu faire.
Selon Les Echos, la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, et Paris Europlace se sont prononcés, hier à New York, pour un assouplissement de la «fair value» en Europe. L’IASB (International Accounting Standards Board) refuse toutefois de s’aligner sur l’assouplissement de la «fair value» adopté par son homologue américain (FASB) le 2 avril.
D"après La Tribune, le président de Paris Europlace, Gérard Mestrallet, par ailleurs PDG de GDF-Suez, a estimé que des points posent encore des problèmes dans la coordination des politiques réglementaires en cours. Notamment sur la question des limites d’utilisation du «mark to market», a ajouté Gérard Mestrallet, indiquant qu"il songeait «également aux ratios prudentiels bancaires, qui ont montré leur déficience au moment de la crise». En matière de règles de «mark to market», Paris Europlace craint que l’Europe ne prenne du retard par rapport aux États-Unis qui ont déjà décidé de les assouplir