La proposition de la Commission européenne de durcir la réglementation des hedge funds et des fonds de capital investissement pourrait coûter aux gestionnaires d’actifs 22 milliards d’euros de charges ponctuelles et environ 4 milliards de charges annuelles, selon une étude d’impact publiée lundi par le directorat général des politiques internes du Parlement européen citée par le Wall Street Journal. Cela pourrait ralentir la croissance de l’Union européenne de 0,2 point de pourcentage par an.
Selon la Tribune qui cite le Financial Times, le gouvernement britannique envisage d’introduire un « super impôt » visant les bonus des banquiers dans son budget 2010-2011. Les contours de ce dernier sera dévoilé mercredi 9 décembre.
Les trustees de l’International Accounting Standards Committee Foundation, qui contrôle les travaux de l’IASB, ont annoncé le 7 décembre qu’ils lançaient officiellement le processus de recherche d’un successeur à David Tweedie pour prendre la direction de l’IASB. David Tweedie achèvera le 30 juin 2011 son deuxième mandat à la tête de l’organisation.Assistés par le chasseur de têtes Spencer Stuart, les trustees devraient arrêter le nom du successeur de David Tweedie dans le courant du second semestre 2010.
Les fonds PBP Dinero Fondtesoro Corto Plazo et PBP Tesorería, de la société de gestion de banque privée du Banco Popular, et Fonprofit, de Gesprofit, vont bénéficier de remboursements d’environ 0,4 million d’euros au total de la part de RBC Dexia, qui a notifié ces informations à la CNMV.Cette indemnité correspond à un trop-perçu au titre d’une commission de dépositaire international qui a été facturée bien que l’Espagne soit passée de la peseta à l’euro. La CNMV avait demandé aux banques dépositaires de cesser de facturer cette prestation.A présent, le régulateur exige que les montants indûment perçus soient remboursés. Il faut donc s’attendre à une vague de restitutions de ce type. Le remboursement de Dexia sera acquis aux fonds, sauf pour les souscripteurs qui sont sortis ces dernières années et qui devront présenter une réclamation pour récupérer le montant qui leur revient.
Plusieurs centaines de cas suspects constatés fin 2008 ont amené la Bourse de Francfort (FWB) à imposer à compter du 15 décembre des règles plus strictes aux teneurs de marché, rapporte la Börsen-Zeitung. Il est ainsi prévu principalement que, pour les obligations et les actions sans volume de transactions, la fixation du cours ne puisse intervenir qu’après validation par l’instance de contrôle (Hüst) si l'écart doit représenter plus de 5 % par rapport au cours précédent pour les obligations et plus de 10 % pour les actions.
Selon Les Echos, le ministre du Travail, Xavier Darcos, juge les écarts persistants de salaire entre hommes et femmes « indignes d’un pays moderne » comme la France et veut légiférer début 2010 sur ce dossier. Parmi les pistes: « améliorer la conciliation entre la vie professionnelle et la maternité », ce qui suppose notamment de « faire en sorte que les femmes ne soient pas pénalisées dans l’entreprise lorsqu’elles reviennent de congé maternité ». Xavier Darcos envisage aussi « des systèmes de bonus-malus: lorsque l'étude comparative des salaires montrera que les écarts sont trop grands, il y aura une pénalisation des entreprises qui n’auront pas joué le jeu ».
Selon Les Echos, la condamnation pénale des deux fondateurs de l’Afer, Gérard Athias et André Le Saux, confirmée la semaine dernière par la Cour de cassation, épuise toutes les possibilités de recours et ouvre la voie aux actions au civil. «Seuls 400 adhérents vont être indemnisés alors que les victimes sont au nombre de 400.000», selon François Nocaudie, le courtier à l’origine des révélations de l’affaire, évoquant une «créance collective» de 250 millions d’euros. Les 400 adhérents s'étant déjà portés partie seront indemnisés du préjudice matériel à hauteur de 300.000 euros. Tous les autres adhérents qui s’estimeraient lésés peuvent donc, de façon individuelle, engager des actions au civil.
Le Sénat américain a ratifié dans la nuit de jeudi à vendredi dernier l’avenant au traité fiscal franco-américain. Après la ratification parlementaire déjà intervenue en France, cette étape boucle le processus législatif dans les deux pays. Il reste maintenant à obtenir la promulgation de ce protocole par les présidents Nicolas Sarkozy et Barack Obama et à procéder à l’échange des instruments de ratification pour que le traité fiscal modifié entre en vigueur avant la fin de l’année.L’avenant prévoit expressément que l’exonération de retenue à la source sur les redevances et sur les dividendes s’appliquera rétroactivement aux paiements de redevances et aux distributions de dividendes réalisés durant l’année d’entrée en vigueur du texte.«L’entrée en vigueur de l’avenant avant la fin de l’année 2009, de préférence au début de l’année 2010, est donc loin d’être anodine», estime Jean-Claude Gruffat, président de l’American Chamber of Commerce en France. «Ce texte a le mérite de modifier la convention actuelle dans un sens de nature à soutenir les échanges entre les deux Etats, notamment en supprimant toute retenue à la source sur les redevances et, sous certaines conditions, sur les dividendes», relève pour sa part Eric Fourel, responsable de la commission fiscale de l’American Chamber of Commerce en France.
Raj Rajaratnam, le fondateur de Galleon Group accusé de délit d’initié, a fait l’objet d’une première enquête de la part du FBI en 1998, rapporte le Financial Times qui cite des documents légaux. Mais à l’époque, le gouvernement n’avait pas pu monter un dossier contre lui. Des doutes avaient été soulevés après que l’homme d’affaires avait procédé à des opérations prédisant les revenus d’Intel avec une «précision extrême».
Selon les Echos, Goldman Sachs a entrepris une vaste consultation auprès de ses actionnaires alors qu’il est en train de passer en revue les performances des collaborateurs dont les bonus seront déterminés en janvier. Les actionnaires ont jusqu'à aujourd’hui pour soumettre leurs suggestions qui seront débattues lors de l’assemblée générale en mars. Le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, a redit ce week-end qu’il veut en finir avec les «gros bonus irresponsables».
Selon L’Agefi suisse, le banquier privé genevois Ivan Pictet n’attend aucun effet sensible de l’interdiction de la construction de minarets sur les banques suisses. Selon lui, il y a toujours une grande différence entre les discours et les actes. «La votation est une gifle inutile envers un milliard de personnes et contredit notre tradition d’ouverture», a dit le partenaire de la banque Pictet & Cie dans une interview parue dans la NZZ am Sonntag. Le banquier juge toutefois rassurant que Genève, avec son importante population étrangère et les milliers de touristes arabes qui viennent chaque année, ait refusé l’initiative.
Le règlement européen sur les agences de notation financière entre en application aujourd’hui, selon Les Echos. Il impose, entre autres: un enregistrement auprès des autorités boursières nationales, une rotation accrue des analystes sectoriels, des règles strictes de gouvernance et l’obligation de définir des indicateurs spécifiques pour les notes de produits structurés, A terme, les agences seront enregistrées et surveillées par une nouvelle autorité supranationale, devenant ainsi le premier secteur régulé à l'échelle de l’Union européenne.
Des tableaux appartenant à Calisto Tanzi, l’ex-patron de Parmalat, ont été retrouvés, rapporte Il Sole – 24 Ore. Il s’agit de 19 toiles de Cézanne, Monet ou encore Van Gogh, et leur valeur tournerait autour de 100 millions d’euros. Ces tableaux pourraient servir à indemniser les épargnants ayant acquis des obligations Parmalat juste avant sa faillite.
Selon Les Echos, la venue du président américain Barack Obama en fin de négociation est un signal positif. La présidence danoise estime que 105 présidents ou Premiers ministres feront le déplacement. Le dernier, et non des moindres, à avoir répondu positivement est le Premier ministre indien Manmohan Singh, dont le pays a fait savoir la semaine dernière qu’il s’engage volontairement à réduire l’intensité carbone de son économie de 25% en 2020 par rapport à 2005. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, demande aux chefs d’Etat de mettre en place une aide annuelle de 10 milliards de dollars pour les pays en développement.
Les gestionnaires de fonds de pension seront autorisés par la future Loi sur l'économie durable à réduire leurs fonds propres prudentiels dans une proportion comprise entre 40 et 60 %, rapporte Expansión. Comme ces gestionnaires affichent environ 600 millions de fonds propres actuellement, le montant ainsi «libéré» sera compris entre 240 millions et 360 millions.Mais la diminution ne sera pas la même pour tous, puisqu’il y aura un minimum incompressible auquel s’ajoutera un montant au pro rata des encours de chaque gestionnaire. Les plus grandes maisons devront respecter un ratio de 0,5 pour mille sur la partie des encours dépassant les 6 milliards d’euros. Cela ne concerne en fait que trois gestionnaires : le BBVA, avec plus de 15,58 milliards d’euros, Segurcaixa (La Caixa) avec 12,54 milliards et le Santander, avec 9,08 milliards d’euros. Ces trois établissements contrôlent à eux seuls 45 % du marché des plans d'épargne-retraite.
Dans un entretien aux Echos, le président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), Claude Cazes, appelle de ses voeux un accord de réciprocité avec les Etats-Unis et le Japon en matière d’audit légal. «Or, nous peinons à l’obtenir. Nos contrôles d’audit légal au sein de filiales de sociétés américaines doivent être jugés équivalents à ceux réalisés outre-Atlantique mais les Etats-Unis et leur organe de contrôle des cabinets, le PCAOB, ajoutent des conditions de réciprocité que notre régulateur, le H3C, et la Compagnie jugent inacceptables. Cette question, qui concerne spécifiquement l’audit légal des plus grands groupes, est très sensible. Elle est symptomatique d’une situation d’inconfort juridique, qui déplace le problème sur un terrain à la fois politique et européen», explique Claude Cazes.
Selon Les Echos, la Commission européenne est sortie hier de sa réserve pour rassurer publiquement le marché français, tant sur le calendrier que sur les calibrages eux-mêmes. «La publication des avis du Ceiops a quelque peu effrayé les assureurs. Mais il ne s’agit que de projets d’avis, ce qui signifie que le texte n’est pas définitif», a expliqué Karel Van Hulle, chef de l’unité assurances et pensions à la Direction générale marché intérieur et services de la Commission, à l’occasion d’un colloque organisé par la FFSA. Les discussions devraient se prolonger au moins jusqu’en juillet 2010. Même à cette échéance, les choses ne seront pas totalement arrêtées. «Les résultats de la cinquième étude quantitative d’impact (QIS5) seront connus en mars 2011 et les calibrages arrêtés seulement vers octobre 2011", a précisé Karel Van Hulle qui a aussi réaffirmé le bien-fondé d’une réforme qui conduira, à l’horizon de 2012, à l’adoption de normes prudentielles communes à tous les assureurs européens.
Selon des documents judiciaires obtenus par the Wall Street Journal, le président-fondateur de Galleon Group arrêté le 16 octobre avait déjà eu maille à partir avec la Justice il y a plus de dix ans pour une affaire de vol de données aux dépens d’Intel Corp. Mais, faute de preuves, Raj Rajaratnam n’avait pu être inquiété. Cette fois, la personne à l’origine de la fuite de l'époque va témoigner à charge contre lui.
Selon L’Agefi suisse, Ottawa veut traduire UBS en justice pour la forcer à remettre les noms de fraudeurs fiscaux présumés. Comme les négociations entamées au début septembre n’ont mené à rien, le gouvernement va se pourvoir en justice, a déclaré mercredi le ministre canadien du Revenu national, Jean-Pierre Blackburn. Il n’a pas voulu dire quand le gouvernement allait interrompre les discussions et aller en justice. Jusqu’à présent, 90 clients se sont dénoncés, selon le ministre. Déjà 44 cas ont été réglés, ce qui a permis de récupérer 15 millions de dollars d’impôts.
Selon L’Agefi, les concessions accordées à Londres font craindre à certains banquiers et eurodéputés français une réforme au rabais. Les Britanniques ont en effet obtenu l’instauration d’une minorité de blocage dans la prise de décision des nouvelles autorités de supervision.
Selon Les Echos, le conseil d’administration de Royal Bank of Scotland (RBS), bientôt détenu à 84% par le Trésor britannique, aurait menacé de démissionner si le gouvernement ne lui laissait pas augmenter les bonus de ses meilleurs éléments. L’an dernier, RBS a distribué 1 milliard de livres de bonus et voudrait augmenter considérablement ce montant cette année.
Selon deux proches du dossier cités par Bloomberg que relaie Fondsprofessionell, le gestionnaire alternatif américain Galleon Group, qui se trouve pris dans la tourmente d’une affaire de délits d’initiés depuis l’arrestation le 16 octobre de son fondateur et CEO, Raj Reazjaratnam, va fermer ses activités de Singapour eu 31 décembre. Galleon emploie sur place une vingtaine et gère environ 500 millions de dollars. Deux repreneurs se seraient déjà fait connaître pour acheter Galleon aux Etats-Unis et à Singapour.
Les vingt-sept ministres des Finances de l’Union européenne, à l’issue du conseil Ecofin sont parvenus à s’accorder sur la création de nouvelles autorités européennes de surveillance financière, rapporte l’Agefi. La réforme prévoit la création d’une autorité de supervision des risques macroéconomiques, le Comité européen du risque systémique, et trois autorités de contrôle des marchés, de la banque et de l’assurance, dont les recommandations à l'égard des superviseurs nationaux auront un caractère contraignant. La Grande-Bretagne, réticente au renforcement des pouvoirs de ces autorités, a obtenu l’instauration d’une minorité de blocage dans le cadre de la prise de décisions de ces autorités et la possibilité pour un Etat membre de saisir le conseil Ecofin si une recommandation a un impact fiscal. L’Agefi note qu’en termes de résolution de défaillance bancaire, si l’objectif premier est de préserver la stabilité du système financier, il est précisa qu’il n’est pas exclus «de laisser une banque faire faillite, quelle que soit sa taille».Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE devront donner leur accordlors d’un sommet européen les 10 et 11 décembre prochains, le Parlement devant ensuite adopter le texte, dans les même termes.
Selon Les Echos, la Cour de cassation a confirmé hier la décision d’appel de juin 2008. La décision n’a, pour l’instant, pas été rendue publique mais, selon le quotidien, le pourvoi des deux fondateurs a été rejeté. Reconnus coupables d’abus de confiance, Gérard Athias et André Le Saux avaient été condamnés à deux ans de prison avec sursis.
La Banque de France a annoncé le 2 décembre son élection à la présidence du Comité de Normalisation Obligataire (CNO), lors de l’Assemblée générale du Comité, qui s’est tenue le 12 novembre 2009. La vice-présidence du Comité a été confiée à l’Association française des trésoriers de banque (AFTB).Le Comité de normalisation obligataire, qui a notamment pour missions l’harmonisation des méthodes de calcul utilisées sur le marché de taux en euros et sur les marchés dérivés, le calcul et la diffusion des indices financiers, ainsi que la réalisation d’études et la formulation de recommandations sur les instruments de taux, a par ailleurs décidé d’enrichir et de développer ses travaux en 2010, afin d’apporter un concours accru au développement du marché obligataire français. Dans cette perspective, la Banque de France publiera à compter du mardi 15 décembre 2009 les indices qui suivent sur son site internet et sur Reuters. Désignation de l’Indice Libellé Fréquence/Calcul Diffusion sur Page TEC Taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive de durée n années calculé par interpolation linéaire entre les taux de rendement sur le marché secondaire des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n Quotidienne /Internet TEC 3 décimales idem TEC à 3 décimales Quotidienne / Internet THO Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans Hebdomadaire TEC 10+0.25% /Internet THE Taux hebdomadaire des emprunts d'État ayant une échéance de plus de 7 ans [idem] Hebdomadaire TEC 10+0.05% /Internet FELT Rendement sur le marché secondaire des emprunts d'État à plus de 7 ans Hebdomadaire TEC 10+0.05% /Internet FECT Rendement sur le marché secondaire des emprunts d'État entre 3 et 7 ans Hebdomadaire TEC 5+0.05% /Internet PRLT Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans Hebdomadaire TEC 10+0.25% /Internet PUCT Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans Hebdomadaire TEC 5+0.25% /Internet PULT Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans Hebdomadaire TEC 10+0.25% /Internet TMO Moyenne arithmétique des THO du mois Mensuelle /Internet TMB Moyenne arithmétique des THB du mois Mensuelle /Internet TME Moyenne arithmétique des THE du mois Mensuelle /Internet
Selon Les Echos, les députés, réunis hier en commission des Finances, ont adopté une série d’amendements au collectif budgétaire pour renforcer la lutte contre les paradis fiscaux. A défaut de «police fiscale», ils proposent notamment de faciliter les enquêtes via une nouvelle procédure judiciaire. «La lutte contre la fraude fiscale complexe exige des moyens d’enquête et des outils d’investigation adaptés: auditions, perquisitions et saisies, gardes à vue, écoutes téléphoniques, entraide internationale…», défendent Gilles Carrez (UMP) et Didier Migaud (PS) dans un amendement commun.
Un jury du Minnesota a jugé l’homme d’affaires Tom Petters coupable de fraude pour un plan Ponzi de 3,65 milliards de dollars qui remonte à au moins 10 ans, rapporte le Wall Street Journal. L’homme, âgé de 52 ans, et qui a toujours clamé son innocence depuis son arrestation en octobre 2008, devrait faire appel.
Les ministres des Finances de l’Union sont parvenus hier à un accord pour créer des autorités de supervision paneuropéennes pour la banque, l’assurance et les marchés. Ces autorités, dotées pour la première fois de pouvoirs contraignants, auront notamment un rôle de médiateur pour arbitrer les différends opposant les superviseurs nationaux. « Nous sommes parvenus à un compromis qui nous permet d’avoir des autorités européennes de supervision, ce qui marque un réel progrès en matière bancaire et financière », s’est félicitée hier Christine Lagarde. Un communiqué souligne que les négociations avec le Parlement sur les aspects macro-prudentiels arrêtés en octobre (création d’un comité du risque systémique) sont d’ores et déjà engagées. Sur le compromis trouvé hier, les principaux groupes politiques du Parlement a indiqué qu’il souhaitait en durcir les modalités.
Selon Les Echos, le discours du président Nicolas Sarkozy mardi à La Seyne-sur-Mer sur la satisfaction qu’il avait de voir un Français, Michel Barnier, en charge des services financiers à la Commission européenne pour défendre la version «européenne» du capitalisme face aux Anglo-Saxons est mal passé en Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne a défendu son droit de protéger la City par la voix de son chancelier de l’Echiquier, Alistair Darling, dans une tribune dans le «Times» d’hier. Pour le chancelier de l’Echiquier, les centres financiers européens ne sont pas seulement en concurrence les uns contre les autres. «La réalité est que la concurrence vient d’au-delà de nos frontières, explique-t-il. Et Londres, que cela plaise ou non, est le seul centre financier vraiment mondial capable de rivaliser avec New York». Pour lui, il est donc dans l’intérêt de l’Europe que Londres prospère.