Suite à la mise en garde de l’Autorité des marchés financiers (AMF) contre ses activités (NewsManagers du 23 novembre), la Fondation Privée Eternity Funds, qui se présente comme un organisme à but non lucratif, a tenu à apporter dans un communiqué publié le 24 novembre des précisions, tout en reconnaissant que l’AMF signale à juste titre que le fonds ne dispose pas d’agrément du régulateur pour commercialiser ses services en France. «Près d’un an après la scandaleuse affaire Madoff et compte tenu des nombreuses escroqueries financières en circulation sur Internet, la Fondation juge l’appel de l’AMF à la prudence des épargnants français tout à fait utile», peut-on lire dans le communiqué.Mais la Fondation souligne aussi qu’elle n’a jamais sollicité d’agrément en France ni ne compte le faire, dans la mesure où le service proposé ne peut être inscrit en droit français où les contrats perpétuels sont nuls et il n’est donc pas possible pour Eternity Funds de garantir à l'épargnant la sécurité à laquelle il est en droit de s’attendre. C’est pourquoi la Fondation Privée Eternity a choisi d'être installée à Curaçao (Royaume des Pays-Bas).La Fondation précise également que l’avis de l’AMF est fondé de souligner que la rente de 10% annuels garantie à vie est obtenue en contrepartie du blocage éternel des fonds placés. «Cet élément est en effet déterminant puisqu’il explique principalement pourquoi le taux de rémunération est plus élevé que ceux actuellement offerts sur le marché en terme de rendement garanti», indique le communiqué. En outre, «le rendement garanti de 10% proposé par la Fondation n’a rien de mirifique et ne peut être comparé aux faibles taux de rémunération en vigueur auprès des banques françaises, puisque les fonds placés sont bloqués, à la différence des produits bancaires classiques (livrets, comptes à terme, assurance-vie...) où l’argent placé est disponible à tout instant».Les dirigeants de la Fondation indiquent par ailleurs qu’ils n’ont jamais refusé de communiquer et que «comme toute personne morale soucieuse de sa réputation, la Fondation usera systématiquement de son droit de réponse pour chaque cas de calomnie ou de dénigrement infondé et se réserve des suites à donner éventuellement sur le plan judiciaire».