Il était très attendu. Il sera bientôt disponible. La réactualisation du Code de Transparence AFG/FIR (Association Française de la Gestion financière et Forum pour l’Investissement Responsable) est en bonne voie. Selon des sources proches du dossier, la nouvelle mouture de ce document de référence a été validée au niveau européen. Il lui reste à suivre la procédure d’homologation en France, ce qui devrait être fait courant décembre. Il est à souligner que la nouvelle version du Code de Transparence réserve une petite innovation puisqu’il sera accompagné d’un guide placé sous l’égide d’Eurosif (European Social Investment Forum), un vademecum à vocation pédagogique.La publication prochaine de ce code fait partie des actions souhaitées par les pouvoirs publics pour promouvoir l’investissement socialement responsable. En matière de transparence, l’article 82 du Grenelle 2, voté le 10 octobre dernier par le Sénat, qui invite les gestionnaires de fonds ISR à dire ce qu’ils font et comment ils le font, est également très attendu. A l’occasion d’un séminaire sur l’ISR organisé le 10 novembre par l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE), Michèle Pappalardo, Commissaire Général au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, a émis le vœu d’une publication rapide d’un décret d’application sur cet article 82.Outre les initiatives en matière de transparence, Michèle Pappalardo a également évoqué la nécessité d’engager une communication beaucoup plus engagée. «Il faut sortir l’ISR de son marché de niche. L’offre de fonds est là, on en compte pas loin de 250, il faut développer la demande», a lancé le Commissaire Général, en soulignant que le Guide de l’ORSE allait dans le bon sens (lire par ailleurs)."Nous sommes prêts à étudier et engager des opérations communes de promotion avec les professionnels», a poursuivi Michèle Pappalardo qui outre la transparence et la communication a mis en exergue une troisième priorité, la mise en place de mesures incitatives à préciser. «Il s’agit d’une démarche globale qui pourrait contribuer à donner une image plus responsable au secteur financier», a conclu Michèle Pappalardo.