Présentée le 9 février à Bad Homburg et à Vienne, l'étude «Anticipating the future of the fund industry in the light of UCITS» réalisée par l’allemand EGC Eurogroup Consulting AG auprès de 78 sociétés de gestion couvrant 46 % de l’encours européen et leurs prestataires de services dans dix pays européens* a démontré que les gestionnaires européens ne profitent que de manière très limitée des possibilités offertes par la directive OPCVM IV. Beaucoup d’entre eux se cantonnent en effet dans l’attentisme.Environ 70 % du panel considèrent que la profession n’est pas suffisamment préparée, ce qui fait obstacle à l’exploitation du potentiel et beaucoup attendent de voir comment leurs concurrents vont réagir. De plus 32 % estiment que les conséquences juridiques (pour les fusions de fonds, notamment) ou l’incidence sur leur business model d’OPCVM IV ne peuvent être anticipées. Enfin, 80 % des responsables interrogés considèrent que les questions fiscales n’ont pas été suffisamment clarifiées, ce qui retarde aussi la mise en œuvre des possibilités offertes par le texte.En conséquence, les participants pensent que l’objectif d’une augmentation nominale de 3 % du rendement pour les investisseurs ne pourra pas être atteint et qu’il n’y aura pas de développement significatif de la distribution transfrontières, que seuls un peu plus de 20 % du panel ont l’intention de mettre en place.Cependant, 80 % des responsables interrogés prévoient d’appliquer les dispositions concernant les fonds maîtres-nourriciers transfrontières, ou y songent.Seul un tiers des gestionnaires ont l’intention de repenser leur organisation et le degré d’intégration de leur chaîne de création de valeur à cause d’OPCVM IV.D’après Eurogroup Consulting, les prestataires de services seront les grands gagnants d’OPCVM IV, en particulier ceux qui disposent de réseaux de distribution à l'échelle européenne. * Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suisse