L’Association française de la gestion financière (AFG) a publié à la fin de la semaine dernière une version actualisée de ses recommandations en matière de gouvernement d’entreprise.Dans le prolongement des apports de l’an dernier, l’AFG, tout en étant favorable au principe de séparation des pouvoirs, recommande la désignation d’un administrateur référent par les sociétés qui n’auraient pas opté pour cette séparation. Il doit avoir un rôle clairement défini et formalisé par l’entreprise (soit dans les statuts, soit dans le règlement intérieur) qui intègre notamment l’élaboration, avec le président, de l’ordre du jour des réunions du conseil avec l’ajout éventuel de points supplémentaires, la convocation du conseil à titre exceptionnel en cas de besoin, une veille quant au respect de la gouvernance au sein du conseil et des comités spécialisés, un compte-rendu de son action lors de l’assemblée générale. L’AFG se dit «hostile» aux autorisations d’augmentation de capital par placement privé sauf justification particulière. L’association professionnelle estime qu’une attention particulière doit être portée à la formation et à l’intégration des nouveaux administrateurs, tout nouvel administrateur devant bénéficier d’une présentation approfondie de l’entreprise. L’AFG recommande par ailleurs que soient prévues, dans le règlement intérieur du conseil, des dispositions sur les conflits d’intérêts (prévention et gestion), et sur la déontologie des administrateurs, notamment en termes de disponibilité et de confidentialité. Enfin, l’AFG recommande que, au-delà des dispositions légales, soit pris en compte dans le calcul du cumul des mandats, tout mandat d’administrateur quelle que soit la forme juridique de la société cotée et quel que soit le lieu de cotation de cette société (France et étranger).