Les versements sur les supports euros diminuent fortement (- 16 %) avec 40,4 milliards d’euros collectés. Les versements sur les supports UC sont eux en légère progression (+ 1 %) avec 7,1 milliards d’euros collectés. La part des unités de compte dans l’ensemble des cotisations s'établit ainsi à 15 % à fin avril 2011. Le montant des prestations versées augmente fortement par rapport à fin avril 2010 (+ 13 %, soit 35,3 milliards d’euros). La collecte nette s'établit ainsi à 12,2 milliards d’euros, en très forte baisse par rapport à celle de fin avril 2010 (- 48 %). L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices) progresse de 6 % sur un an, à 1 361 milliards d’euros. Accéder au rapport complet: cliquez ici
Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a indiqué que Green Investment Bank (GIB) commencerait à financer des projets énergétiques «verts» à compter d’avril 2012, soit un an plus tôt que le calendrier prévu. Le gouvernement britannique a garanti 3 milliards de livres pour le lancement de GIB, la première banque publique de ce type au monde.
Selon un document obtenu par Bloomberg, la Commission européenne estime qu’il est trop tôt pour s’engager de manière ferme sur les ratios de levier et de liquidité tant que leurs effets potentiels n’ont pas été pleinement examinés. Selon les termes de l’accord de Bâle, les deux ratios doivent devenir contraignants à compter de 2018. Bruxelles souhaite que les établissements rendent d’abord des comptes à leurs régulateurs sur la manière dont ils affrontent ces exigences, sans être obligés de les respecter.
L’agence a placé les notes de crédit à long et court terme («A/A-1») de la banque belge sous surveillance négative. «Nous pensons que la détérioration de la qualité de crédit de la Grèce renforce la pression négative existante sur le portefeuille d’actifs à céder, qui inclut l’essentiel de l’exposition de 4,3 milliards d’euros à la dette souveraine grecque», a souligné S&P.
La banque travaille à un projet de centralisation et de mutualisation des fonctions comptables, baptisé filière finance. A l'étude, la création d’une plate-forme comptable à Bucarest qui assurerait les traitements pour l’ensemble de l’Europe centrale, voire pour des activités en France.
L’agence de notation pourrait annoncer aujourd’hui le placement sous revue pour possible dégradation la note de 14 des 18 banques et «building societies» qu’elle suit outre-Manche. Lloyds Banking Group ne serait pas la seule parmi les quatre principaux établissements britanniques à subir la sanction de Moody’s. C’est ce qu’avance la chaîne de sources proches.
L’une des femmes les plus fortunées d’Europe, Elena Ambrosiadou, est accusée d’avoir espionné les principaux employés de son hedge fund, Ikos, dont son mari, Martin Coward, selon une plainte lue par le Financial Times. Le gérant Sam Gover et l’équipe de recherche d’Ikos ont été remerciés par la femme d’affaires le 23 décembre 2008. Dans une plainte, Sam Gover affirme que son ancien employeur a recruté un agent pour infiltrer sa vie de famille.
Le Comité technique de l’Organisation internationale des commissions de valeurs mobilières (OICV ou Iosco) a publié le 20 mai son rapport définitif sur le traitement des marchés opaques («Principles on Dark Liquidity»).Ce document propose six principes pour face face aux problématiques liées aux marchés opaques. Il s’agit entre autres de réduire l’impact sur la formation des prix du recours croissant aux «dark pools» sur les marchés organisés en favorisant notamment la transparence pre-trade et post-trade."Ces principes indiquent que la transparence pre-trade et post-trade est essentielle à la promotion de l’efficience du marché et à l’intégrité du processus de formation des prix», souligne un communiqué de l’OICV. En outre, ils reconnaissent qu’une approche standardisée n’est pas forcément adaptée à tous les types de transactions ou de plates-formes et que, en conséquence, la mise en œuvre de ces principes peut varier en fonction de ces données variables d’une place de marché à l’autre.
L’Aima (Alternative Investment Management Association) représentative des gestionnaires alternatifs, diffusera dans quelques jours un document en français, synthèse des apports des hedge funds, rapporte L’Agefi. L’association évalue notamment à 8 milliards de dollars, les recettes fiscales qui en sont issues pour la seule Europe. Elle fait également observer que désormais ces fonds ne sont plus destinés essentiellement aux particuliers fortunés, mais, à hauteur de deux tiers des capitaux gérés, aux investisseurs institutionnels.La démarche de l’Aima coïncide avec le début des travaux de préparation par l’Esma, l’Autorité européenne des superviseurs de marché, des mesures de niveau 2 de la directive AIFM sur les gestionnaires alternatifs, note le quotidien.
SIX Securities Services a obtenu l’autorisation finale des autorités réglementaires pour exercer ses services de compensation dans toute l’Europe via SIX x-clear, rapporte L’Agefi suisse. Ces deux dernières années, SIX x-clear a mené des négociations avec l’Autorité des services financiers du Royaume-Uni (FSA) et les régulateurs suisses (Banque nationale suisse et Finma) pour conclure un nouvel accord d’interopérabilité destiné à répondre aux préoccupations actuelles des organes réglementaires.
«L’Europe a prouvé sa capacité à se tirer une balle dans le pied» a noté Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, lors d’une table ronde organisée le 19 mai par L’Agefi à l’occasion de la célébration du centenaire du groupe à la Sorbonne. Le responsable vise notamment la directive Solvabilité 2, qui contraindra l’investissement en actions des assureurs. «L’Europe n’a pas besoin de cette directive», a-t-il martelé. En outre, Jean-Pierre Jouyet a insisté sur le fait qu’après l’accord sur les grands principes de supervision du secteur financier, il était désormais nécessaire de mettre en oeuvre une surveillance effective de l’application des règles dans les différents pays. Egalement présent, Dominique Cerutti, directeur général adjoint de Nyse Euronext a relevé qu’au niveau mondial, 90% de la négociation des produits financiers est opaque et que les régulateurs eux-mêmes n’ont pas encore les moyens technologiques de surveiller certains acteurs du marché, comme les flash traders.
La Commission européenne avait décidé de ne pas imposer les futurs ratios de liquidité bâlois dans sa directive CRD4 prévue pour juillet. Elle s’est montrée le 20 mai ouvertement critique à leur égard, rapporte Les Echos.A l’occasion d’une conférence organisée par le quotidien, Mario Nava, responsable de l’Unité banque à la Commission européenne, a estimé que le travail sur la liquidité était « moins abouti» que le travail sur le capital. «Il doit y avoir un ratio global et européen mais nous devons peaufiner le calibrage. Il faut exploiter la période d’observation très sérieusement pour éviter des conséquences non prévues sur le financement de l'économie. Tant au numérateur des ratios qu’au dénominateur», a-t-il insisté.
Le sénateur de l’Iowa Charles Grassley, leader des Républicains à la commission judiciaire du Sénat, enquête sur 20 affaires à propos desquelles l’Autorité de surveillance du secteur financier (Finra) a suspecté ces dix dernières années le gestionnaire alternatif SAC Capital d’avoir opéré des transactions sur options sur la base d’informations d’initiés, rapporte The Wall Street Journal. Ces transactions ont concerné des sociétés du secteur de la santé. Ni SAC Capital, ni son CEO Steven A. Cohen, n’ont été accusés d’avoir commis des actes répréhensibles.Les enquêteurs du Sénat étudient les transactions de SAC Capital avec l’aide de la SEC et du Département de la Justice, selon les proches du dossier. Et les investigations concernent aussi les filiales gestionnaires de hedge funds comme CR Intrinsic Investors et Sigma Capital Management.
L’Association française de la gestion financière (AFG) a répondu à son tour aux remarques du Conseil de stabilité financière (FSB) sur les ETF et les risques qu’ils pourraient poser pour la stabilité financière.Face aux inquiétudes formulées par le FSB sur les risques systémiques potentiels de ces produits, l’association professionnelle rappelle l’environnement réglementaire robuste dans lequel évoluent ces produits en Europe. D’une part, les ETF sont des fonds au format OPCVM qui bénéficient donc d’un cadre réglementaire très solide; d’autre part, les ETF, à la différence des autres fonds coordonnés, doivent également respecter un certain d’obligations liées à leur cotation, par exemple une valeur d’actif indicative ou encore une NAV intra-day.L’AFG estime par ailleurs que les ETF sont des produits simples quelle que soit la méthode de réplication, synthétique ou physique. Les produits plus sophistiqués, comme les ETF inversés ou les ETF à effet de levier, ne représentent qu’une toute petite partie du marché et ce sont aussi des fonds UCITS dont par exemple l’effet de levier ne peut dépasser 100% des actifs nets.Cela posé, l’association professionnelle relève le risque actuellement «très élevé» de confusion pour l’investisseur final entre les ETF et des produits dont le statut juridique est complètement différent et qui n’offrent pas du tout les mêmes garanties de sécuritée, à savoir les ETP (Exchanged Traded Products), les ETV (Exchange Traded Vehicles), les ETC (Exchanged Traded Commodities) ou encore les ETN (Exchanged Traded Notes).
En matière de régulation, rapporte l’Agefi, le G20 donne à présent la priorité au fameux «shadow banking» qui regroupe l’ensemble des institutions financières non bancaires telles que les fonds monétaires, véhicules d’investissement structurés ou les compagnies d’assurance. «Il ne servirait à rien d’accroître les exigences des banques si par le biais de fonds monétaires ou de hedge funds, ces règles étaient évitées», a indiqué Christine Lagarde dans un discours prononcé lors du centenaire de L’Agefi. Dans ce cadre, le G20 a déjà demandé au Conseil de stabilité financière (FSB en anglais) de rédiger des recommandations concrètes pour l’automne, précise le quotidien.
Le conseil d’administration de la banque allemande a approuvé hier soir un projet d’augmentation de capital à hauteur de 5,3 milliards d’euros. L’établissement va émettre 2,44 milliards de nouvelles actions au prix unitaire de 2,18 euros. L’action Commerzbank a clôturé à 3,95 euros vendredi, soit une décote de 45%. Selon les termes de l’opération, tout détenteur de 11 actions existantes aura le droit de souscrire 10 nouvelles actions. Les nouvelles actions devraient être cotées à compter du 7 juin. Le directeur général de l’établissement, Martin Blessing, a présenté en avril un plan visant à rembourser 14,3 milliards d’euros d’ici juin via la vente de nouvelles actions et le recours aux réserves. Commerzbank a prévu de lever au total 11 milliards d’euros, dont 8,25 milliards auprès des investisseurs et 2,75 milliards auprès de la SoFFin, le fonds de sauvetage public, qui va maintenir sa participation de 25% plus une voix.
L’agence de notation a abaissé vendredi la note de crédit à long terme de Crédit Agricole SA de «AA-» à «A+», citant l’exposition de la banque verte à l'économie grecque. La note de crédit à court terme a également été dégradée de «A-1+» à «A-1». «Nous considérons que la banque française a une sensibilité significative à la solvabilité et aux perspectives économiques de la Grèce, essentiellement à travers les besoins de financement de sa filiale Emporiki et en raison de son exposition au risque de crédit sur place», a expliqué S&P dans un communiqué. L’agence maintient toutefois sa perspective stable, estimant que de bonnes performances opérationnelles et une capacité forte à dégager des bénéfices permettraient au groupe d’absorber d’éventuelles pertes liées à son exposition à la Grèce. S&P a abaissé le 9 mai dernier sa note de crédit sur la dette souveraine du pays, la faisant passer de «BB-» à «B».
La banque américaine prévoit d'être citée à comparaître par la justice américaine qui enquête sur les activités du groupe dans le crédit immobilier, a rapporté vendredi le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier.
Le cabinet de recrutement Astbury Marsden a réalisé un sondage auprès de cadres de la banque d’investissements dans le Monde, leur demandant quelle ville devrait créer le plus d’emplois dans le secteur financier au cours des douze prochains mois. 1% seulement des personnes interrogées placent New York en tête, contre 22% pour Londres. Mais ce sont les villes asiatiques qui se taillent la part du lion, à commencer par Singapour avec 37%, suivie par Shanghai (19%) et Hong Kong (17%).
La proposition, qui transpose les nouvelles règles édictées par le Comité de Bâle, se retrouve sous les feux croisés des lobbyistes et de certains Etats
Le quotidien avance que China Development Bank aurait demandé au régulateur bancaire chinois l’autorisation d’entrer au capital de la société texane de private equity. La banque rejoindrait ainsi les fonds souverains de Singapour GIC et du Koweït KIA. TPG est actuellement en quête d’un coresponsable de son acticité en Chie après plusieurs défections.
Une nouvelle version de la directive sur les exigences en capitaux des banques, qui transpose les règles du Comité de Bâle, mécontente certains Etats membres.
Sept ministres des Finances de l’Union européenne ont signifié par écrit à la Commission leur refus du projet de directive sur Bâle 3, jugeant insuffisantes les nouvelles normes prudentielles bancaires proposées, rapporte vendredi le Financial Times Deutschland. Le projet de directive tel qu’il se présente aujourd’hui «porterait atteinte à la stabilité financière de l’Europe et à la crédibilité de l’Union européenne en la matière», écrivent les ministres dans cette lettre, citée par le quotidien. Parmi les signataires figurent les ministres des Finances de Grande-Bretagne, de l’Espagne et de la Suède. Ils estiment que l’harmonisation maximum prônée par la Commission européenne limite la capacité des autorités nationales d’exiger des banques des ratios de liquidité plus élevés, et ne permet pas non plus de prendre en compte les spécificités nationales des différents pays.
La future direction de l’Autorité de réglementation prudentielle (PRA), qui va remplacer l’autorité des services financiers (FSA) lorsque celle-ci sera rapatriée au sein de la Banque d’Angleterre (BoE), prône un retour aux sources de la réglementation, avec une approche plus «intrusive» et attachée «à la stabilité de l’ensemble du système», rapporte Les Echos. Les banques ne pourront plus, notamment, distribuer autant de dividendes ou de bonus qu’elles le veulent si leur solvabilité est insuffisante.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé le 18 mai avoir voté à l’unanimité une réglementation plus stricte pour les agences de notation, conformément aux dispositions de la loi Dodd-Franck.La proposition de la SEC, encore soumise à commentaires, ne propose pas toutefois un traitement exhaustif des conflits d’intérêts entre agences de notation de émetteurs.
A la suite des nominations de Sophie Baranger (Newsmanagers du 23 décembre 2010) et d’Arnaud Oseredzuck (Newsmanagers du 22 avril 2011), intervenues respectivement à la tête de la direction des enquêtes et des contrôles et de la direction de la gestion d’actifs et des marchés, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 19 mai avoir finalisé la structuration de ces deux directions. Marguerite Yates, précédemment chef du service du contrôle des prestataires et des infrastructures de marchés, est ainsi nommée conseiller auprès du secrétaire général. Elle sera chargée de nouer un dialogue opérationnel avec les autres régulateurs européens en raison du poids croissant des activités de marché à Paris opérées par des intermédiaires basés dans d’autres pays de l’Union européenne. Au sein de la nouvelle direction des enquêtes et des contrôles, Nicolas Patel, adjoint au chef du service des enquêtes, est nommé directeur de la direction des contrôles. La direction des enquêtes reste quant à elle sous la responsabilité de Laurent Combourieu. Par ailleurs, la direction de la gestion d’actifs et des marchés est composée d’une nouvelle direction des marchés qui comprend trois divisions : Alexandra Givry (à l’AMF depuis 2009) est nommée directrice de la division surveillance des marchés ; Stéphane Pontoizeau (à l’AMF depuis 2006) est nommé directeur de la division du suivi des intermédiaires de marché et Delphine Vandenbulcke (à l’AMF depuis 2007) est nommée directrice de la division infrastructures et post-marché. La direction de la gestion d’actifs, précédemment service des prestataires et des produits d’épargne, reste sous la responsabilité de Guillaume Eliet.
La première banque portugaise privée, BCP, va lever 260 millions d’euros via l'émission de nouveaux titres. Les investisseurs recevront des droits préférentiels de souscription qui leur permettront d’obtenir de nouveaux titres pour 36 euros l’unité, soit une décote de 33% par rapport au cours de clôture de mercredi. L’opération s’inscrit dans le cadre d’une augmentation de capital de 1,25 milliard d’euros qui vise à porter le ratio de core tier one jusqu'à 9%.