Dans le sillage de l’AFG (cf. Newsmanagers du 23 mai), l’Association européenne de la gestion d’actifs a publié à son tour ses réactions à la note du Conseil de stabilité financière (FSB) sur les risques liés aux ETF.A l’instar de l’AFG, l’Efama souligne que la grande majorité des ETF européens sont des véhicules au format Ucits, autrement dit soumis à une réglementation solide qui garantit un niveau élevé de protection à l’investisseur. S’il est vrai que l’univers et les stratégies des produits Ucits évoluent en raison de la demande des investisseurs en faveur d’une réduction des risques et d’une amélioration parallèle du rendement, il est vrai aussi que toutes les stratégies doivent respecter les contraintes de la directive OPCVM. Des exigences qui seront encore renforcées par l’entrée en vigueur le 1er juillet prochain de la directive OPCVM IV, notamment en ce qui concerne la gestion du risque. L’Efama relève aussi les inquiétudes du FSB relatives aux conflits d’intérêt potentiels, à l’exposition aux produits synthétiques, au prêt de titres et à l’utilisation du collatéral. L’association professionnelle remarque que ces problématiques sont communes à l’ensemble du secteur des services financiers et, de son point de vue, bien maîtrisées et réduites pour une grande part dans le cadre de la réglementation Ucits. L’Efama estime toutefois qu’une discussion sur la réglementation du collatéral serait bienvenue, qu’il s’agisse de l’exposition aux ETF synthétiques ou au prêt de titres, notamment pour réduire le risque d’arbitrage. Afin de traiter les problèmes évoqués dans la note, «nous encourageons le FSB à ne pas limiter la discussion exclusivement aux ETF, la plupart des problèmes n'étant pas spécifiques aux ETF», estime l’Efama qui suggère au Conseil de mettre en œuvre une analyse exhaustive de l’ensemble des ETP (Exchange-Traded Products) et de bien distinguer les produits et les régimes juridiques. «Il est très important que soit maintenu ou établi un environnement équitable pour tous les produits financiers et que soit évité un arbitrage réglementaire entre ETF, ETN, ETC et autres produits», indique l’Efama. L’Efama reconnaît aussi la forte croissance conjuguée à un haut degré d’innovation des ETF, un phénomène toutefois qualifié de très limité par rapport à l’ensemble du marché des fonds et dont l’impact sur les marchés secondaires devrait être mis en perspective. Seulement 2,6% de l’ensemble des fonds européens sont des ETF (3,5% des fonds Ucits), et les forts taux de croissance sont liés à l’effet de base.
A l’occasion de sa conférence annuelle, le 24 mai à Washington, le régulateur du secteur financier aux Etats-Unis, la Finra (Financial Industry Regulatory Authority), a souligné par la voix de son président Richard G. Ketchum, les inquiétudes que suscitait outre-Atlantique le développement tous azimuts des produits structurés. L’offre de plus en plus importante de ces produits «complexes et sophistiqués» constitue un sérieux défi pour les institutions financières qui doivent bien comprendre ces produits s’ils veulent les distribuer de façon appropriée, a insisté Richard Ketchum.La Finra travaille par ailleurs à une extension à la recherche obligataire des règles relatives aux conflits d’intérêts déjà en vigueur dans la recherche actions.
Dans un entretien aux Echos, Maurice Lévy, président de l’association française des entreprises privées, réagit au projet de loi créant la prime dividendes présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, et estime que «la bonne formule serait d’instaurer le dispositif voulu par le gouvernement uniquement pour 2011, voire 2012, et mettre à profit ce délai pour réformer les dispositifs régissant l’intéressement et la participation. C’est l’occasion de rénover et d’approfondir le système avec l’objectif d’aboutir à un développement de l’actionnariat salarié. Ce serait la meilleure façon d’associer les salariés à la distribution de dividendes, et de créer un partenariat plus stable et plus juste entre l’entreprise et ses forces vives».
La justice a condamné l’ex-PDG de Vinci, Antoine Zacharias, pour les conditions dans lesquelles il a préparé son départ à la retraite, rapporte Les Echos. Infirmant la relaxe prononcée en mars 2010 par le tribunal correctionnel de Nanterre, la cour d’appel de Versailles a infligé l’amende maximale de 375.000 euros à Antoine Zacharias. Une décision qui pourrait faire jurisprudence. La cour reproche à l’ex-patron du groupe de BTP d’avoir évincé en 2004 trois membres du comité de rémunération, dont Alain Minc, qui s’opposaient alors au déplafonnement de son salaire. Ils avaient été remplacés par un nouveau comité, qui avait instauré une rémunération 100% variable et sans plafond. L’ex-PDG de Vinci s’est pourvu en cassation.
Actuellement, CITIC Securities détient 100 % de la première société de gestion de fonds du pays, China AMC (224 milliards de yuans d’encours), en contravention avec la loi locale, qui interdit une participation de plus de 50 %. Depuis janvier 2010, China AMC a l’interdiction de lancer de nouveaux fonds tant que son tour de table n’aura pas été mis en conformité avec la législation.Or Z-Ben Advisors rapporte le 25 mai que CITIC Securities a reçu l’autorisation de revendre 51 % de sa filiale, et qu’il en demande 7,56 milliards de yuans. Toutefois, il est possible que la vente s’effectue en plusieurs lots (jusqu'à cinq), compte tenu du montant élevé que réclame CITIC Securities.Sur la base des actifs sous gestion à fin mars, le prix demandé représente 6,61 % ; en fonction du bénéfice de 2010, cela correspond à un ratio cours bénéfice de 14,82, ce qui peut certes paraître élevé mais doit être replacé dans le contexte d’une forte croissance escomptée, China AMC étant extrêmement bien positionnée dans le secteur.
Le Trésor américain a cédé hier en soirée 200 millions de titres de l’assureur américain pour un montant unitaire de 29 dollars. Ce prix représente une ristourne de 1,6% par rapport au cours de clôture d’AIG hier, et, surtout, une bien modeste prime par rapport aux 28,73 dollars nécessaires aux pouvoirs publics américains pour assurer une sortie sans pertes pour le contribuable. Avec les 100 millions de titres cédés par AIG, l’opération d’hier a totalisé 8,7 milliards de dollars.
La filiale du conglomérat américain a annoncé ce matin la cession de son portefeuille de créances hypothécaires en Australie et en Nouvelle-Zélande à Pepper Home Loans. Reuters avait auparavant évoqué cette transaction d’un montant de 5 milliards de dollars australiens (3,7 milliards d’euros), motivée par un coût de financement trop élevé pour GE Capital face à la concurrence bancaire locale.
L’Union européenne a gelé les actifs d’Europaeisch-Iranische Handelsbank (EIH), une banque basée à Hambourg, en raison de son soutien apporté à des institutions iraniennes sous le coup de sanctions en raison du programme nucléaire de Téhéran. EIH a déjà été placée sur une liste noire par les Etats-Unis.
Washington Mutual a conclu un accord avec ses actionnaires et créanciers obligataires devant mener à une sortie du régime de faillite mi-août. Les actionnaires détiendront le contrôle de l’entité réorganisée, qui se spécialisera dans la réassurance et affichera une valeur de 160 millions de dollars.
La Société de financement de l’habitat, filiale de la Société Générale, a émis hier un emprunt obligataire de 1,5 milliard d’euros au rendement de 3,25% et venant à échéance le 6 juin 2016. Ce rendement représente un taux de 43 points de base au-dessus des swaps. La banque française est notée AAA par Fitch et Aaa par Moody’s.
Selon des propositions approuvées hier par la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, les banques pourraient avoir l’obligation de garantir les dépôts jusqu’à 100.000 euros en cas de faillite. Les fonds seraient remboursés sous cinq jours ouvrables et les garanties seraient financées directement par les banques.
Dans sa dernière étude concernant les frais sur les cartes bancaires, l’UFC Que Choisir reproche notamment aux établissements des facturations sans rapport avec les coûts réels de traitement des opérations. Les banques sont à nouveau sous pression quant à leurs pratiques.
Le quotidien cite un courrier adressé au président de la banque allemande Clemens Börsig par Hermes Equity Ownership Services, au nom d’une vingtaine de fonds de pension, lui demandant de présenter un plan «convaincant» de succession au directeur général Josef Ackermann à l’occasion de l’assemblée générale du 26 mai. La procédure est bien en place a assuré la banque.
Le quotidien avance, de sources proches, que les procureurs généraux aux Etats-Unis ont fait savoir aux cinq plus importantes banques du pays qu’elles risquaient encore des procès au civil pour plus de 17 milliards de dollars faute d’accord à l’amiable trouvé dans le cadre des poursuites engagées pour pratiques abusives dans le crédit hypothécaire.
La décision d’ouvrir ou non une enquête judiciaire visant la ministre française de l’Economie Christine Lagarde pour son rôle dans un arbitrage rendu en faveur de l’homme d’affaires Bernard Tapie pourrait être prise le 10 juin. La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), se réunira ce jour-là et pourrait soit rendre immédiatement sa décision, soit la mettre en délibéré, précise Reuters.
Crédit Agricole SA a annoncé mardi lancer une offre sur le solde de 4% du capital d’Emporiki, dans le but de retirer sa filiale grecque en difficulté de la Bourse d’Athènes. CASA déteint aujourd’hui 91% du capital, tandis que les caisses régionales en détiennent 5% à travers Sacam International SAS. L’offre, de 1,76 euro par titre, porte sur 20.466.745 actions encore en circulation, soit un montant total de 36 millions d’euros qui représente une prime de 37,5% par rapport au cours de la veille (1,28 euro). La banque française, la plus fortement exposée à l'économie grecque à cause d’Emporiki, a vu de ce fait sa note de crédit abaissée vendredi soir par l’agence de notation Standard & Poor’s. Mais cette décision n’a rien à voir avec le retrait de la cote annoncé d’Emporiki, que le groupe explique par la faible liquidité du titre.
Les cotisations des Français à des produits d’assurance-vie ont fortement chuté en avril, une tendance lourde depuis le début de l’année sur fond de hausse du rendement du Livret A et de la concurrence d’autres produits bancaires. La collecte nette s'établit ainsi à 12,2 milliards d’euros pour le mois dernier, soit une baisse de 48% par rapport à avril 2010, selon les chiffres diffusés mardi par la FFSA. Sur les quatre premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées a baissé de 13% à 47,5 milliards d’euros.
Le Vice-président de la Commission en charge de la concurrence, Joaquín Almunia, a déclaré: «Depuis 2009, toutes les banques en France sont autorisées à distribuer le livret A et le livret bleu, ce qui a permis de rétablir des conditions de concurrence équitables. Aujourd’hui, la Commission a également établi que le Crédit Mutuel n’a pas été surcompensé pour la distribution du livret bleu de 1991 à 2008 et peut ainsi clôturer son enquête.»
Moody’s envisage d’abaisser les notes de 14 grandes banques britanniques, dont Lloyds TSB Bank et Royal Bank of Scotland. L’agence va étudier «l’acceptabilité du point de vue politique d’un nouveau soutien du contribuable pour le système bancaire», ainsi que la capacité du gouvernement britannique «à prendre à son compte de nouveaux engagements en cas d’urgence,» selon un communiqué de l’agence.
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé «l’opacité» des frais perçus par les banques au titre des cartes bancaires, ainsi que l’inadéquation des produits proposés aux besoins réels des clients. L’UFC-Que Choisir réclame notamment le passage d’un système dit «semi offline» à un système «online,» c’est-à-dire que lors d’un paiement par carte, le terminal s’assure systématiquement que la somme est disponible sur le compte.
Le Parlement européen devrait se prononcer ce mardi 24 mai sur le projet de règlement visant à améliorer la transparence sur le marché européen des produits dérivés (taux, change et CDS), rapporte Les Echos. Actuellement, ces produits s'échangent pour 20% sur des marchés réglementés mais à 80% «over the counter», autrement dit de gré à gré. La commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement et monétaires devrait voter deux nouveautés. La première consiste à soumettre à une obligation de «collatéralisation» les opérations de gré à gré, qui échappent aujourd’hui à toute réglementation. La seconde prévoit de ne souffrir aucune exception à la règle voulant que toutes les transactions (y compris celles conclues de gré à gré) soient désormais consignées auprès de nouveaux intermédiaires.
L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé le 23 mai la révision à la hausse de la note asset manager de DB Advisors à «M2+" contre «M2» précédemment.Ce changement de notation reflète le retour à la croissance et à une «modeste rentabilité en 2010", indique Fitch qui relève les efforts consentis pour élargir la gamme de produits et services proposés aux investisseurs institutionnels. L’agence souligne également l’attention particulière portée à la gestion du risque.
L’enquête du procureur général de New York, Eric Schneiderman, sur les pratiques en matière de crédits hypothécaires dans les grandes banques a été élargie à Royal Bank of Scotland, UBS, JPMorgan Chase et Deutsche Bank, portant à sept le nombre de banques en ligne de mire, selon le Financial Times, qui cite des personnes proches du dossier. Les trois autres sont Morgan Stanley, Goldman Sachs et Bank of America.
La Finra (Financial Industry Regulatory Authority) a annoncé le 23 mai avoir infligé une amende de 3 millions de dollars à la société de gestion Nuveen Investments pour n’avoir pas informé les intermédiaires de façon appropriée sur les risques de liquidité liés aux actions de préférence (ARPS) proposés par ses fonds fermés. Nuveen Investments ne distribuait pas directement ces titres mais était censée informer les brokers sur leurs caractéristiques dans des brochures de commercialisation qui les présentaient notamment comme des produits sans risque de liquidité. Alors que ce marché allait s’effondrer en février 2008...
Le médiateur de l’AMF a publié le 23 mai son rapport 2010 décrivant l’activité des deux principales missions du service de la médiation : les consultations (réponses aux demandes d’information et aux dénonciations des épargnants) et les médiations (résolution amiable des litiges). Le médiateur y rend compte de sa participation au réseau FIN-NET des médiateurs financiers européens et de sa contribution à la promotion de la médiation dans les instances de place qui y sont dédiées.L’an dernier, 1397 demandes ont été reçues en 2010 se répartissant en 1001 demandes de consultation et 396 demandes de médiation. En 2010, le flux annuel des saisines s’inscrit en baisse par rapport à l’année précédente puisqu’en 2009, 1 294 demandes de consultation et 735 demandes de médiation avaient été reçues. La diminution du nombre de consultations est principalement liée à la mise en place d’une ligne dédiée « AMF Épargne Info Service » qui répond également aux demandes des investisseurs et à la création du pôle commun avec l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) qui a pu traiter en premier niveau des requêtes auparavant adressées directement à l’AMF. La baisse des demandes de médiation peut s’expliquer par la conjonction de plusieurs facteurs : un contexte de marchés plus favorable et qui, logiquement, incite moins les épargnants à faire des réclamations, le plus faible nombre de saisines relatives à la commercialisation à grande échelle d’un fonds à formule particulier entre 2001 et 2002, ainsi que la montée en puissance des dossiers traités par les médiateurs bancaires qui ont vu, en 2008, leur compétence étendue à ce domaine. En 2010, la commercialisation de produits financiers aux investisseurs non professionnels a encore été le thème majeur des dossiers de médiation. A côté des dossiers individuels mettant chacun en cause des problématiques ou produits spécifiques, le Service de la médiation a poursuivi le traitement des demandes relatives à un même fonds à formule souscrit en 2001 et 2002. Ainsi, à la fin de l’année 2010, 423 dossiers pouvaient être comptabilisés à ce titre dont 341 dossiers clôturés. 223 dossiers ont donné lieu à une proposition de dédommagement de la part de l’établissement. Le taux des médiations réussies s’établit dans cette affaire à 45 % et de nouvelles saisines continuent d’être adressées au médiateur. Comme les années précédentes, de nombreuses réclamations d’épargnants ayant investi dans des fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ont été reçues, ces fonds ayant parfois perdu jusqu’à 95% de leur valeur. Enfin, les litiges liés aux contracts for difference (CFD) et plus généralement aux opérations sur le Forex commencent à être présents dans les demandes de médiation. Pour la première fois, en 2010, des dossiers relatifs à l’obligation de best execution pesant sur les prestataires de services d’investissement et leur imposant d’exécuter les ordres aux conditions les plus favorables pour le client sont parvenus au Service de la médiation.
L’Office des changes chinois (State Administration of Foreign Exchange in China ou SAFE) a octroyé à Julius Baer un contingent de 100 millions de dollars dans le cadre de la licence Qualified Foreign Institutional Investor (QFII) qu’il lui avait accordée en décembre 2010. L'établissement suisse demeure la seule banque privée à bénéficier du statut de QFII.Julius Baer utilisera ce quota pour lancer un fonds Chine destiné à ses clients du monde entier. Ce produit sera investi en actions A (cotées en Chine continentale) et H (cotées à Hong-Kong). La gestion sera assurée par Julius Baer assisté d’un ou plusieurs conseillers spécialisés.Le gestionnaire helvétique annonce par ailleurs son intention d’ouvrir un bureau de représentation à Shanghai et de créer une Singapore Trust company d’ici à la fin de l’année.