Selon un bilan établi par RBC Dexia Investor Services, le Luxembourg (dès le 1er janvier 2011) l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Irlande seront les quatre grands marchés européens à avoir respecté les délais en matière de transposition de la directive européenne OPCVM IV en droit local pour le 1er juillet.Ils seront suivis avec un peu de retard par l’Espagne, qui a engagé une procédure d’urgence pour l’adoption d’un texte approuvé le 20 avril par le Conseil des ministres, et de la Suisse, qui devrait être prête le 15 juillet… alors qu’elle ne fait même pas partie de l’Union européenne.Trois pays, par ailleurs, sont en retard : la France, l’Italie et la Belgique.
La réforme de la fiscalité de l'épargne aligne à 20 % le prélèvement sur tous les supports (sauf pour les obligations souveraines italiennes, qui restent à 12,5 %).Cela favorise les produits traditionnels comme les dépôts bancaires mais pénalise les comptes à termes, les titres vifs (actions et obligations d’entreprises), les ETF et les autres fonds d’investissement, pour lesquels le prélèvement était jusqu'à présent à 12,5 %, constate Il Sole-24 Ore.De plus, le gouvernement a prévu de majorer le droit de timbre sur les comptes-titres à 120 euros contre 34,20 euros, ce qui risque d’inciter les épargnants à éviter les supports pour la détention desquels un compte-titres est obligatoire.
Les promesses de souscription à l’introduction en Bourse de Bankia représentent 40% des titres à émettre, ont rapporté ce week-end les médias espagnols. Cinco Dias indique qu’investisseurs individuels et institutionnels ont montré de l’intérêt pour ce projet, présenté mercredi dernier, et grâce auquel la «caja» espère lever jusqu'à 4,2 milliards d’euros (lire aussi page 15).
L’entrée de l’ancien patron de la Bundesbank en tant que vice-président du conseil d’administration de la banque suisse sera soumise au vote des actionnaires lors de l’assemblée de mai 2012. L’année suivante, le dirigeant devrait être nommé pour succéder à Kaspar Villiger à la présidence du conseil. Il recevra 2 millions de francs et 200.000 actions bloquées pendant quatre ans pour cette fonction. Cette nomination complique en parallèle la succession de Josef Ackermann à la tête de Deutsche Bank, dont le président du directoire doit céder son fauteuil en 2013. Axel Weber faisait figure de candidat sérieux. Par ailleurs, dans un entretien au SonntagsZeitung, Kaspar Villiger signale que les conditions de marché restent difficiles pour UBS, après un deuxième trimestre difficile, et que la banque réexamine ses objectifs à moyen terme. Il prévient d’inévitables nouvelles réductions de coûts.
Le pôle de crédit à la consommation du Crédit Agricole entend augmenter son autofinancement, par exemple grâce à la titrisation, dans la perspective d’un environnement plus contraignant en matière de liquidité. Il se retire de deux pays où il ne peut s’adosser à une base de dépôts.
Dans un entretien, le président des activités internationales de l’assureur américain, William Toppeta, souligne que le groupe est disposé à consacrer 3 à 4 milliards de dollars à une nouvelle acquisition. L’équipe en charge de la veille en la matière «se voit sans cesse proposer des opportunités à travers le monde» assure le dirigeant. Au sein des pays développés, le Japon et le Royaume-Uni sont très surveillés.
La baisse de la collecte de l’assurance vie continue de peser sur l'évolution de l’assurance française. Le mois de mai marque une légère inflexion dans l'évolution des épargnants en 2011 : les cotisations de l’assurance vie enregistrent leur sixième mois consécutif de baisse mais le repli du mois est nettement plus modéré (- 1 %). la collecte nette des produits d'épargne réglementés se ralentit sensiblement. La hausse des prestations versées s’accélère (+ 15 % sur 5 mois) et pèse sur la collecte nette (- 49 %). Les cotisations santé demeurent stables du fait de la transformation de la contribution CMU en taxe à compter du 1er janvier 2011. Pour lire le rapport: cliquez ici
UBS a choisi l’ex-président de la Bundesbank Axel Weber pour prendre la présidence du premier groupe bancaire suisse à compter de 2013.UBS a annoncé vendredi qu’il proposerait la nomination de l’Allemand à son conseil d’administration lors d’une assemblée générale prévue le 3 mai 2012. S’il est bien élu, Axel Weber sera nommé vice-président non indépendant, pour succéder dès 2013 à Kaspar Villiger à la présidence du groupe, a précisé UBS dans un communiqué.
Intesa Sanpaolo prendra part au «rollover» de la dette grecque et pense qu’un consensus pourra se dégager autour de la proposition française, a déclaré son administrateur délégué. L’exposition de la première banque de dépôt italienne à la dette grecque est faible, de l’ordre de 500 millions d’euros.
L’Agefi rapporte que la commission des sanctions de l’AMF a tenu, entre autres, jeudi 30 juin, une audition sur un dossier concernant Natixis Securities à qui il est reproché des lacunes dans le contrôle d’opérations de facilitation (vente et achat de bloc sur le marché). Une sanction de 690.000 euros au total a été requise contre la banque, qui se défend d’avoir violé les règles en vigueur, note le quotidien.
L’Autorité des marchés financiers a accusé le 30 juin la société de gestion OFI Asset Management d’avoir fait prévaloir ses propres intérêts sur ceux de ses clients en pleine débâcle boursière en 2008, rapporte Les Echos. Le grief, exposé hier lors d’une séance de la commission des sanctions, concerne deux fonds gérés alors par OFI AM, OPE et OAP. Le premier, liquidé fin décembre 2008, était constitué d’actifs monétaires dynamiques et alternatifs. Le second était constitué d’actifs alternatifs. Face à la dévalorisation de plusieurs actifs sous-jacents constituant OPE, OFI AM avait émis une alerte auprès de ses porteurs le 26 mai 2008, suscitant nombre de demandes de rachats. OFI AM avait par la suite incité les gérants du fonds OAP à racheter certains sous-jacents d’OPE. C’est cette opération qui représente le coeur de l’affaire aux yeux de l’autorité de poursuite. La représentante du collège de l’AMF a requis une amende de 600.000 euros, au motif que ces rachats de sous-jacents n’avaient pour seul but que de «venir au secours d’OPE» en «instrumentalisant les clients» pour empêcher de porter atteinte à l’image d’OFI AM en cas de fermeture du fonds OPE, indique le quotidien. Le grief n’a pourtant pas été retenu en raison du «contexte réglementaire» particulier à cette période, marquée par une tolérance accrue, et le souhait affiché de plusieurs gestionnaires d'éviter la liquidation précipitée de certains OPCVM.
Le Comité de Bâle a publié le 30 juin deux documents sur le risque opérationnel, l’un sur les principes de gestion de ce risque «Principles for the Sound Management of Operational Risk», l’autre sur la mesure du risque opérationnel «Operational Risk –Supervisory Guidelines for the Advanced Measurement Approaches».Les principes déclinés dans le premier document reprennent les meilleures pratiques et couvrent trois grands thèmes : la gouvernance, la gestion du risque et l’information.
Rapport annuel FFSA 2010 - Intégral Rapport annuel FFSA - La revue de l’année 2010 Rapport annuel FFSA 2010 - L’observatoire de la FFSA Rapport annuel FFSA 2010 - L’essentiel de la FFSA - Tableaux de bord Télécharger les documents: cliquez ici
L’Association allemande de la gestion financière (BVI) a annoncé le 30 juin l’ouverture d’un bureau à Bruxelles, effective à compter de ce 1er juillet. «Cette présence dans le centre politique de l’Union européenne nous donne l’occasion d’employer le savoir-faire de la gestion allemande plus efficacement et en amont du processus législatif européen», souligne dans un comuniqué le nouveau directeur général de l’association, Thomas Richter. La multiplication des réglementations européennes (AIMF, directive Ucits, directive Mifid) exige un meilleur suivi des professionnels. «Les ordonnances et les directives sont formulées à Bruxelles, mais les détails de la mise en œuvre de ces directives seront aussi davantage dictés à Bruxelles à l’avenir», estime Thomas Richter. Dans cette perspective, l’association juge indispensable d’activer et d’entretenir le dialogue avec les responsables politiques et d’intensifier la coopération avec l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). «Avec des antennes à Francfort, Berlin et Bruxelles, nous sommes maintenant bien placés pour entretenir le dialogue avec les politiques là justement où se décide la politique», insiste Thomas Richter. Le bureau de Bruxelles sera dirigée par Ulrike Kohl, qui connaît déjà bien les rouages bruxellois pour avoir travaillé avec plusieurs députés européens et au sein de la Fédération européenne des caisses d'épargne.
Mercredi, Bank of America (BofA) a fini par consentir à rembourser 8,5 milliards de dollars à des investiseurs (dont BlackRock Pimco et MetLife) qui avaient été lésés par des produits hypothécaires. Pourtant, voici plusieurs mois, le gérant alternatif John Paulson avait conseillé aux dirigeants de BofA de ne pas négocier avec ces investisseurs institutionnels, rapporte The Wall Street Journal. La société de John Paulson est le huitième plus gros actionnaire de BofA dont elle détenait 123 millions d’actions fin mars.John Paulson était d’avis que la banque avait suffisamment d’arguments pour obtenir que les plaignants soient déboutés et qu’il y avait d’autre part trop d’obstacles juridiques pour que ces derniers puissent obtenir un procès avec des chances de succès.
Eveline Widmer-Schlumpf, qui dirige le Département fédéral des Finances, a annoncé jeudi qu'à partir de 2013 les quelque 5.000 étrangers qui habitent en Suisse mais gagnent leur argent à l'étranger, seront tenus de déclarer au minimum 400.000 francs au fisc. Jusqu'à présent, ils pouvaient librement négocier le montant de leur impôt avec leur canton de résidence et la base fiscale devait être au minimum le quintuple des frais de logement, rappelle le Handelsblatt. Cela restera valable pour l’impôt cantonal, mais le minimum va être porté à sept fois les frais de logement.
La directive OPCVM IV prévoyait que l’obligation de fournir avec les parts de fonds un document clé d’information pour l’investisseur (DICI ou KIID en anglais) entre en vigueur au 1er juillet 2012 à l'échelon européen, rappelle la Börsen-Zeitung. L’Allemagne a devancé l’appel et impose ce «Beipackzettel» à compter de ce 1er juillet 2011.
Philippe Mudry, 55 ans, est nommé directeur général de L’Agefi à la suite du départ de Bernard Mazurier, qui décide de prendre sa retraite à compter du 1er juillet 2011. Philippe Mudry conserve la responsabilité éditoriale sur l’ensemble des supports du groupe. François Robin, 45 ans, est nommé directeur général délégué de L’Agefi, et prend en charge la gestion et le développement du groupe. Ces nominations sont effectives au 1er juillet 2011.
D’après les données de la Banque de France pour le mois de mai, la croissance des crédits au secteur privé non financier a continué de se renforcer en rythme annuel (5%, après 4,7%) mais se modère un peu en rythme trimestriel annualisé (5,5%, après 5,9%). Le taux de croissance annuel des crédits aux ménages a augmenté de nouveau (7,1%, après 6,5%) et reste bien plus élevé que celui des crédits aux sociétés non financières (2,4%, après 2,3%).
Après le retrait de prétendants bancaires, les fonds de private equity sont à la manœuvre pour le rachat de la participation de l’Etat coréen dans Woori Financial Holdings, un actif estimé à 5,9 milliards de dollars. Les fonds Vogo Investment, MBK Partners et TStone ont soumis des lettres d’intention, selon des sources proches du dossier interrogées par Bloomberg.
Keith Magnus, responsable de la banque d’investissement pour Singapour et la Malaisie au sein de la banque helvétique, a confié au quotidien que ses équipes travaillaient actuellement sur des dossiers d’entrée en Bourse de Singapour pour au moins cinq groupes, d’un montant chacun de 500 millions à 1,5 milliard de dollars. Il s’agit notamment d’une double cotation pour un acteur européen.
Citigroup serait entrée en négociations avec un groupe de repreneurs potentiels intéressés par sa filiale de crédit à la consommation, OneMain, ex CitiFinancial, selon le quotidien qui cite des personnes proches du dossier. Parmi les sociétés intéressées figurent, selon le journal, les sociétés de capital investissement Centerbridge Capital Partners et Leucadia National.
Royal Bank of Scotland, détenue à 83% par le gouvernement britannique, s’apprête selon le quotidien, qui ne cite pas ses sources, à céder la gestion d’un portefeuille de créances à risque dans l’immobilier commercial britannique d’un montant de 1,4 milliard de livres (1,55 milliard d’euros) à une structure contrôlée par la société américaine de private equity. Blackstone aurait devancé Lone Star ou KKR. La transaction, qui entre dans les stratégie de RBS d’allègement de son bilan pour solder l’héritage de la crise, permettrait à la banque britannique de conserver une part des bénéfices futurs. Il s’agit de la plus importante opération de ce type jamais mise en œuvre.
Le site spécialisé estime que la décision des autorités américaines de limiter le montant des commissions perçues par les banques sur les transactions par cartes de crédit pourrait coûter quelque 9,4 milliards de dollars aux banques en revenus annuels. Certes la modération dont a finalement fait preuve la Fed permet une réduction de la facture par rapport aux 14 milliards envisagés par CardHub en décembre dernier.