Auditionné mardi 24 janvier devant la commission des Finances à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, François Baroin, a rappelé que le gouvernement travaillait sur une taxe provisoire, «un système qui puisse être autonome» et préfigurer un dispositif définitif à l'échelle de la zone euro, rapporte L’Agefi. Le chef de l’Etat doit dévoiler les contours de cette taxe hexagonale à la fin du mois.
Le groupe bancaire a conclu la vente d’activités au Costa Rica, au Salvador et au Honduras au colombien Banco Davivienda pour 801 millions de dollars. Bloomberg croit par ailleurs savoir que la banque britannique est en quête d’acheteurs pour son activité dédiée aux riches particuliers japonais, HSBC Premier. Faute d’offre suffisamment intéressante, l’opération sera annulée.
Le groupe de services financiers a décidé de combiner son activité gestion de fortune en Europe continentale (France, Italie) à sa filiale de banque de détail européenne Skandia (Allemagne, Autriche, Pologne et Suisse). Cette mesure fait suite à une revue stratégique motivée par l’environnement macroéconomique et réglementaire. Le nouveau pôle est baptisé «Wealth Management Europe», il sera dirigé par Hein Donders.
Be2bill, c’est le nom de la nouvelle offre de services packagés que lance Rentabiliweb à l’intention des e-commerçants. Elle comprend l’acquisition des paiements par carte bancaire, rendue possible par le statut d'établissement de paiement obtenu par Rentabiliweb et par son adhésion au Groupement Carte Bancaire et le traitement des flux. Testée depuis septembre 2011, cette plate-forme aurait permis d’augmenter les ventes de 15%, de réduire les frais bancaires et les frais d’acquisition de 9% et le taux de fraude de 12%.
En 2011, l’assureur mutualiste a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 14 milliards d’euros, en progression de 5,2% sur un an. Premier assureur dommages en France, le groupe a enregistré plus de 150.000 nouveaux contrats en automobile et 100.000 en multirisque habitation.
La banque italienne prévoit, selon le quotidien qui cite des documents officiels remis à la Bourse de Luxembourg, de lever quelque 25 milliards d’euros via l’émission de «covered bonds». Une opération qui sera utilisée, selon la banque, «à des fins de financement d’ordre général, y compris le financement des activités de prêts hypothécaires du groupe». UniCredit est déjà engagée dans un programme d’émission de 7,5 milliards d’euros. Des rumeurs, confirmées hier par des sources Bloomberg, que cette émission serait déjà entièrement souscrite ont fait bondir le titre de 51% ces derniers jours et incité la banque à élargir son programme d’émission.
L’assureur allemand serait prêt à prêter davantage aux pays européens en difficulté une fois que le mécanisme d’émission sera activé, indique le quotidien qui cite le directeur financier d’Allianz, Paul Achleitner. Il estime que ce mécanisme pourrait être mis en place dans les deux prochaines semaines et se dit confiant dans la situation de l’Italie.
Le processus de cession de Denizbank, filiale turque de Dexia , pourrait être annulé si les offres en présence se révélaient insuffisantes, a déclaré mardi son directeur général Hakan Ates. La procédure se poursuit toutefois et elle pourrait trouver son issue en février, a-t-il poursuivi devant des journalistes. HSBC se serait retirée début janvier de l’appel d’offres pour le rachat de Denizbank.
Stéphane Magnan est nommé Directeur des Opérations Financières de La Banque Postale à compter du 23 janvier 2012. A ce titre, il devient membre du Comité Exécutif. Il était, depuis 2011, Directeur des marchés financiers et membre du Comité de direction de Dexia Crédit Local. Il succède à Pierre-Manuel Sroczynski, nommé, en juin 2011, Secrétaire Général et Membre du Directoire de La Banque Postale Asset Management. Stéphane Magnan, 46 ans, est diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique et de l’Institut des Actuaires Français. Il débute sa carrière en 1988 au Crédit Agricole où il occupe les postes d’ingénieur financier, puis gestionnaire des produits d'épargne long terme. Il rejoint le Crédit Mutuel, en 1994, comme ingénieur financier, avant d’intégrer Dexia en 1996 en tant que Directeur de Dexia Finance puis, en 2000, responsable de la salle de marché de New York. En 2006, il devient Directeur des produits sur taux d’intérêt. Depuis 2011, il était Directeur des marchés financiers et membre du comité de direction de Dexia Crédit Local.
Aberdeen Asset Management indique le 23 janvier que son directeur général de Paris, Philippe Troesch, quitte l’entreprise. Selon les informations de Newsmanagers, il rejoindrait Meeschaert Gestion Privée qui a, pour sa part, confirmé il y a quelques jours départ de Marc Favard, président du directoire de Meeschaert AM. Aberdeen Asset Management a annoncé que Sandra Craignou et Frédéric Lejeune deviennent co-responsables de ses activités françaises. Ces deux dirigeants conserveront chacun leurs activités respectives de responsable des investissements et de responsable du développement. Le gestionnaire écossais gère et commercialise 5 milliards d’euros pour le compte de clients français.
Alors que le Trésor consulte jusqu’au 14 février sur des mesures visant à accroître la transparence en matière de rémunération, la question des bonus revient sur la table, rapporte L’Agefi. Le gouvernement réclame que les actionnaires des grandes sociétés cotées, les banques figurant en première ligne, aient leur mot à dire. Un texte de loi va être rédigé afin de requérir leur vote contraignant sur deux points : lorsqu’une période de préavis d’un administrateur dépasse un an, et lorsque les primes de départ sont supérieures à un an de salaire. Londres demande parallèlement la mise en place de mécanismes de reprise (clawback) en cas de dégradation des performances.
Les banques pourraient se voir interdire de fournir à la fois des ETF synthétiques et des contreparties à ces ETF si les recommandations du Securities and Markets Stakeholder Group sont adoptées, indique Deborah Fuhr, stratégiste indépendante, au Financial Times Fund Management. «Nombre de banques et brokers devraient conclure qu’être un fournisseur d’ETF sans être aussi capable d’être contrepartie pour les swaps de leurs ETF réduit la rentabilité de l’activité (…)». Pour elle, cela conduirait les banques à vendre ou sortir des ETF.
Hier soir, Jean-Claude Juncker au sortir d’une réunion de l’Eurogroupe, qu’il préside, consacrée essentiellement à la Grèce, a évoqué une «convergence accrue» entre parties prenantes à cette négociation qui porte sur un échange d’obligations pour plus de 100 milliards d’euros, rapporte L’Agefi. Mais le coupon des nouvelles obligations devrait être «en dessous de 3,5%», a t-il précisé, ce qui est nettement inférieur au niveau auquel s'étaient stabilisées les négociations à Athènes. Par ailleurs, François Baroin doit s’entretenir aujourd’hui avec ses partenaires européens au sujet des projets hexagonaux de taxation des transactions financières. La France veut agir sans attendre l’entrée en vigueur d’un texte européen proposé en 2011 par la Commission, «de façon à démontrer la faisabilité technique» de la taxe.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) présentera le 30 janvier ses propositions de nouvelles règles détaillées pour les ETF, rapporte l’agence Reuters.Après une période de consultation de deux à trois mois, l’AEMF publiera la version définitive de ces règles qui pourront ensuite être prises en compte ou non par les différentes autorités des Etats membres. Selon l’agence, ces nouvelles règles ne seraient pas juridiquement contraignantes.
Par décisions délibérées le 6 janvier 2012 et rendues publiques le 23 janvier, le Jury de Déontologie Publicitaire a qualifié de non conformes aux principes déontologiques édictés par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), des bannières diffusées sur le site internet Forex au féminin, par deux sociétés dénommées Ikko trader et Trader 369. Cela fait suite à une plainte déposée par l’ARPP. Dans les deux cas, le Jury a estimé que ces publicités ne comportaient aucune mention ou renvoi permettant au consommateur d’identifier, directement ou indirectement, l’autorité de régulation nationale qui aurait officiellement habilité l’annonceur à proposer le type de produits ou de services dont il fait la publicité et d’autre part, qu’il n’est à aucun moment donné d’information sur les risques inhérents au placement présenté, qui peuvent être considérables. En ce sens, elles ne respectent pas la fiche de doctrine «Publicité des produits financiers- Publicité pour les produits financiers permettant de s’exposer sur le Forex, les indices boursiers, le cours des matières premières avec un effet de levier » adoptée par l’interprofession publicitaire. Rappelons que cette fiche fait suite à la signature le 18 mai 2011, d’une Convention de partenariat avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), visant à définir des échanges communs pour une publicité loyale, saine et non trompeuse.
Le gestionnaire alternatif Diamondback Capital Management va payer 9 millions de dollars d’amende pour obtenir l’arrêt des poursuites au civil pour délit d’initiés. Il obtient également du Département de la Justice un accord de renonciation à toute poursuite liée à une éventuelle enquête au pénal, rapporte The Wall Street Journal.Depuis qu’il a fait l’objet d’une perquisition en novembre 2010, le gestionnaire a subi une baisse de moitié de son encours, à 2,5 milliards de dollars.
La banque Sarasin a adressé une plainte au Conseil de la presse en Suisse contre l’hebdomadaire «Weltwoche» qui a rendu publique l’affaire Hildebrand au début de l’année. Sa démarche concerne un article erroné en lien avec la violation du secret bancaire par un de ses ex-employés du service informatique.La banque Sarasin estime dans un communiqué publié le 23 janvier que le magazine a «gravement violé ses devoirs journalistiques sur différents plans». Il a ainsi nui à la réputation de l'établissement bancaire privé bâlois, ainsi qu'à celle du conseiller en clientèle que la «Weltwoche» a injustement cité comme source.Et la banque Sarasin d’ajouter que la «Weltwoche» a insuffisamment évalué son unique source. De plus, dans son édition du 5 janvier, elle a sciemment ignoré des informations et des contacts de la banque bâloise qui auraient permis à l’hebdomadaire alémanique de corriger à temps l’article truffé d’erreurs.
Dans le sillage de la dégradation de la note de la France, l’agence a sévi sur les établissements hexagonaux en abaissant de «A+» à «A», avec perspectives stables, les notes du Crédit Agricole, de la Société Générale et de BPCE, et de «AAA» à «AA+» celle de la CDC (perspective négative). L’agence a en revanche confirmé, avec perspective négative, celle «AA- » de BNP Paribas.
Bank of America, qui a déjà ciblé 5 milliards de dollars d’économies annuelles dans ses activités de détail et de back-office, pourrait en rajouter 3 milliards de dollars dans le cadre de la prochaine étape de son plan de rationalisation, a annoncé hier son directeur général Brian Moynihan.
Le groupe bancaire helvétique prévoit de payer une partie des bonus de ses cadres seniors en obligations adossées à des dérivés, ressuscitant une pratique expérimentée en 2008 qui avait permis à la banque de disposer d’actifs risqués tout en préservant de la valeur pour les collaborateurs. C’est «un transfert du risque de la société aux employés», a confirmé une porte-parole de Credit Suisse.
Les banques françaises ont augmenté de 43,6 milliards d’euros leurs emprunts auprès de l’Eurosystème dans le cadre de leurs opérations de refinancement à plus long terme entre le 13 décembre 2011 et le 17 janvier 2012 , indique lundi la Banque de France dans ses publications statistiques. D’après ces données, elles ont emprunté sur la période 107 milliards d’euros contre 63,4 milliards lors de la précédente opération de refinancement à plus long terme, ce qui suggère qu’elles ont pris près de 44 milliards lors de l’opération à 3 ans de la BCE fin décembre. Une partie de ce montant provient de la réallocation de la ressource banque centrale, puisque l’encours des «opérations principales de refinancement», plus courtes, a diminué de 20 milliards à 11,5 milliards.