En rappelant «qu’en attaquant l’assurance vie, c’est la France qui est attaquée», l’Afer a fustigé les mesures qui viennent d’être annoncées notamment par Michel Sapin, en charge du projet présidentiel de François Hollande, dans un communiqué publié vendredi 2 mars. En substance, le candidat socialiste à l'élection présidentielle souhaite que les revenus du capital soient taxés comme les revenus du travail au nom du principe de justice fiscale et que ce principe concerne également l’assurance vie dès lors que les contrats sont inférieurs à huit ans.L’association, dont l’encours géré s'élève à 45 milliards d’euros, juge ces mesures illusoires et désastreuses pour le pays et rappelle que l’assurance vie n’est pas un produit de classe mais un instrument populaire pour répondre aux aléas de la vie de toutes les catégories socioprofessionnelles. «Elle s’adresse à tout le monde», explique-t-elle et rappelle que «15 millions de Français détiennent un contrat d’assurance vie dont plus de 10 millions sont des ouvriers, des employés, des retraités, dont les revenus sont inférieurs à 3 000 euros par mois.» Par ailleurs, sur le plan de l'économie, l’assurance vie avec ses 940 milliards d’euros investis permet de financer les entreprises, ajoute l’Afer. En détail, elle représente 250 milliards d’euros d’actions et finance la dette publique avec 35 % de ses actifs et près de 50 % de la dette publique nationale. De fait, en taxant l’assurance vie, prédit l’association, des millions de Français procéderont à des rachats. Ensuite, «sans confiance en France, la France deviendra dépendante des capitaux étrangers. Et la France n’appartiendra plus aux Français», estime l’Afer.