La différence entre le rendement des actions cotées à Wall Street et celui des obligations américaines à 10 ans approche -1%, soit un plus bas de 22 ans. Un autre signe de la cherté du marché.
La récente correction est davantage due à des facteurs domestiques, dont la décélération de la croissance bénéficiaire, qu’à Donald Trump. Le marché indien progresse encore de 16% cette année. Il reste cher et vulnérable, notamment le segment des valeurs moyennes.
A l’instar de Wall Street, les places boursières européennes sont très dépendantes de la performance de quelques valeurs dans certains secteurs. Ce qui peut se retourner contre elles comme avec le luxe pour la Bourse de Paris.
Les marchés d’actions européens sont orientés à la hausse et les taux des emprunts d’Etat américains baissent. Les investisseurs sont rassurés du choix de la modération à ce poste hautement stratégique.
Après la faiblesse des ventes de détail, la baisse de la confiance des entreprises (indice PMI) inquiète sur l’état de l’économie britannique, quelques semaines après l’annonce du premier budget travailliste de Keir Starmer.
La bonne performance des émetteurs à haut rendement repose en grande partie sur l’importance des flux dans la classe d’actifs. Malgré la baisse des taux et des spreads, certains noms ne rémunèrent pas suffisamment pour le risque fondamental.
Elu le 16 novembre 2023, le président argentin a mis en œuvre son programme radical dès son investiture le 10 décembre, avec de premiers succès mais au détriment de la croissance. Beaucoup reste à faire, dont la dévaluation de la devise.
L’écart avec les valeurs américaines s’est creusé. Le compartiment demeure très décoté. Mais cela ne suffit plus. Et si les catalyseurs d’un rebond existent, ils tardent à se matérialiser.