Tocqueville Finance, qui affiche des actifs sous gestion de5 milliards d’euros à fin décembre, a annoncé ce 17 janvier l’arrivée depuis le 2 janvier de deux nouveaux gérants, Christine Lebreton et Pierre Coiffet.Christine Lebreton a rejoint Tocqueville Finance au sein de la franchise « Croissance », aux côtés de Stéphane Fraenkel et de Stéphane Nières-Tavernier.Pierre Coiffet est lui affecté à la franchise « Value », aux côtés de Michel Saugné et de Yann Giordmaïna. Christine Lebreton, qui compte 30 années d’expérience dans l’industrie financière,a débuté sa carrière en 1989 au sein de la division Audit et Conseil d’Ernst & Young. En 1991, elle devient analyste actions européennes sell-side pour le broker Oddo & Cie (secteurs Santé, Biens de consommation) puis buy-side chez Crédit Lyonnais Asset Management (secteurs Santé, HPC et Chimie) en 1997. En 2000, elle rejoint Natixis Asset Management comme gérante-analyste actions européennes, où elle participe notamment à la création du département de recherche actions & crédit. En 2008, elle reprend la gestion de fonds ISR et devient en 2012 responsable de la gestion « actions européennes responsables et impact investing » chez Mirova (filiale de Natixis Asset Management). En 2014, elle rejoint La Banque Postale Asset Management en tant que gérante actions Europe, avec un focus Growth et Healthcare. Christine Lebretongère notamment les fonds LBPAM Actions Croissance (815 millions d’eurosd’encours) et le fonds thématique LBPAM Actions Santé Plus (120 millions d’eurosd’encours), fonds gérés et commercialisés par Tocqueville Finance. Pierre Coiffet, qui a 32 ans d’expérience dans l’industrie financière,a débuté sa carrière en 1987 en tant qu’analyste sell-side au sein de plusieurs établissements, notamment CIC Securities, Dresdner Kleinwort Benson, BNP Paribas. En 2001, il rejoint Crédit Lyonnais Securities à New York en tant que vendeur actions européennes et devient en 2004 analyste gérant chez Amber Capital, un hedge fund event driven. En 2006, il rejoint BNP Paribas dans la division dérivés actions / fonds propres à Paris, en tant que Trader long short actions européennes. En 2008, il devient responsable de la recherche fondamentale actions monde chez BNP Paribas dans la division dérivés actions à Paris puis à Londres en 2011. Il rejoint La Banque Postale Asset Management en 2016 en tant que gérant senior actions européennes. Pierre Coiffetgère notamment le fonds Tocqueville Dividende (260 millions d’eurosd’encours et « Lipper » du meilleur fonds « rendement » en 2018) et le fonds thématique LBPAM Actions Finance (fonds géré et commercialisé par Tocqueville Finance).
Union Bancaire Privée (UBP) a recruté Nina Jahanbin en tant que responsable commerciale pour l’Europe du Nord. Basée à Londres, elle sera rattachée à Jean-Luc Eyssautier, responsable du marketing et des ventes pour le Royaume-Uni et les pays nordiques. Nina Jahanbin vient de Pinebridge Investments où elle était en charge des clients institutionnels et wholesale dans la région. Avant cela, elle travaillait chez Neuberger Berman.
Selon le Baromètre Institutionnels 2020 publié par le cabinet Indefi, le montant des actifs confiés à des prestataires de gestion externes continue de s'élever d’année en année pour parvenir à près de 425 milliards d’euros en France, un record. Il est en effet soutenu par le déploiement des programmes d’investissement dans le non coté et l’effet performance, commente Indefi. Les investisseurs institutionnels français disposent de 2.720 milliards d’euros d’actifs à fin 2019 contre 2.540 à fin 2018. Les encours progressent fortement en 2019, de 7% sur un an, soit plus du double du rythme annuel observé depuis 2014. « Cela s’explique essentiellement par l’effet marché, conforté par un regain de la collecte sur l’épargne de précaution (fonds en euros et livrets réglementés) conséquence des événements de marché observés fin 2018 », explique le cabinet. Dans ce contexte, les réponses des institutionnels en matière d’allocation d’actifs ont été uniformes d’après le baromètre, avec un désengagement des actions cotées, à la faveur de la hausse des valorisations courant 2019. Indefi constate une hausse des placements de court terme, résultante de la réticence des investisseurs à s’exposer à des titres de long terme offrant des rendements nuls voire négatifs. La diversification obligataire continue de progresser notamment en dettes internationales et émergentes. La dette privée reste recherchée. Enfin, les investisseurs augmentent leur poche en non coté, c’est-à-dire en private equity, infrastructures et immobilier.
Ardian a annoncé ce 17 janvier la signature d’unaccord en vue de l’acquisition d’une participation majoritaire au sein de la société Santé Cie, spécialisé dans les prestations de santé à domicile. Ardian investira aux côtés de HLD, UI Gestion, tous deux actionnaires de la société depuis 2015 ainsi que de son équipe de management, en vue de poursuivre la consolidation du marché français et de développer l’activité à l’international. Avec cet investissement, Ardian s’engage sur le marché des services de santé à domicile. «C’est l’opportunité pour le groupe d’agir au sein d’un nouveau segment particulièrement attractif de la santé tout en ayant un impact social et sociétal très positif. En effet, l’activité de Santé Cie répond à de profonds enjeux démographiques, sociologiques et sanitaires liés au vieillissement de la population, à l’accroissement de la prévalence des maladies chroniques ou encore à la désertification médicale des zones rurales en France», explique un communiqué.
Le groupe financier espagnol Unicaja a désigné José Luis Berrendero comme successeur de Miguel Ángel Troya au poste de président de sa filiale de gestion Unigest.L’intéressé occupait jusqu’alors les fonctions de directeur du corporate banking au sein du groupe, qu’il continuera d’exercer en complémentde son nouveau rôle.
L’industrie des fonds portugais a terminé l’année 2019 avec des encours sous gestion avoisinant 13 milliards d’euros, selon les données compilées par le régulateur financier localCMVM. La CMVM comptabilisait 12,64 milliards d’euros d’encours dans les 145 fonds Ucits disponibles pour les investisseurs portugaisfin décembre 2019, en hausse de 3% par rapport à novembre. Quant aux actifs sous gestion des11 fonds alternatifs portugais, ils s'élevaient à 354,2 millions d’euros, en repli de 4,6% par rapport au mois précédent. Caixa Gestão de Ativos demeure le premier gestionnaire d’actifs portugais avec une part de marché évaluée à 33,7%, devançant nettement BPIGestão de Ativos (20%), IMGestão de Ativos (18,4%) et Santander Asset Management (17,9%). Les autres gestionnaires présents au Portugal ont une part de marché de moins de 5%.
En pleine transformation depuis l’arrivée en mai 2019 de Jürg Zeltner au poste de directeur général, le groupe luxembourgeois KBL poursuit sa mue. KBL European Private Bankers, fondée à Luxembourg en 1949 et opérant dans 50 villes d’Europe,s’appelle désormais «Quintet».Ce 16 janvier, la banque privée a présenté son nouveau nom et une nouvelle identité pour l’ensemble du groupe à un moment où la banque «réalise d’importants investissements pour libérer son énorme potentiel de croissance, notamment en élargissant son offre de services et en étendant sa présence mondiale», souligne-t-elle dans un communiqué. Le groupe paneuropéen de banques privées dans son ensemble a donc été renommé «Quintet Private Bank». La banque privée du Grand-Duché, KBL Luxembourg, a été rebaptisée «Quintet Luxembourg» et KBL España «Quintet España». Les filiales du groupe implantées de longue date dans d’autres marchés continueront d’opérer sous leur marque actuelle – chacune d’entre elles sera également identifiée comme «une banque privée Quintet». Ces marques comprennent Brown Shipley (Royaume-Uni), InsingerGilissen (Pays-Bas), Merck Finck (Allemagne) et Puilaetco (Belgique et Luxembourg), dont le nom a été raccourci par rapport au précédent «Puilaetco Dewaay». Le nouveau logo de QuintetPartout où Quintet opère, toutes ses marques adopteront une identité d’entreprise commune, illustrée par cinq anneaux entremêlés. «Inspiré par l’universalité de la musique et reflétant la démarche partenariale du groupe, le nom Quintet est le symbole des cinq sens et des cinq doigts de la main – combinant le chiffre féminin deux et le chiffre masculin trois, représentant tous les êtres humains», a expliqué la banque dans soncommuniqué. «Notre nouveau nom illustre qui nous sommes et la façon dont nous offrons de la valeur», a expliqué Jakob Stott, CEO, Wealth Management. «Comme un ensemble musical, nous réunissons différents points de vue et diverses perspectives afin de répondre aux besoins de nos clients et gagner leur confiance en faisant toujours ce qui est bon pour eux.»
Lombard Odier Investment Managers a recruté Alexis Maubourguet pour lancer début 2020 une stratégie à rendement absolu décorrélée des marchés à destination des clients institutionnels. Cette nouvelle stratégie, appelée 1798 ADAPT (Acyclical Diversifying Alpha via Parameters Trading), vise à profiter des dislocations sur des paramètres de dérivés (volatilité, corrélation, dividendes, etc.) à la fois structurels et occasionnels sur différentes classes d’actifs (actions, changes et matières premières). Alexis Maubourguet travaillait précédemment au sein d’Argentière Capital, où il était gérant de portefeuilles volatilité et a lancé le fonds Relative Value Opportunities. Avant cela, il a été gérant marchés émergents et macro chez BTG Pactual et a négocié des dérivés pour JPMorgan et Deutsche Bank. Chez LOIM, la nouvelle recrue sera basée à Genève et rattachée à Jean-Pascal Porcherot, directeur général de l’équipe 1798 Alternatives de Lombard Odier IM à laquelle il appartient.
Cent euros investis fin 2008 dans des fonds actions vendus en Italie sont devenus 191 euros en septembre 2019, montre une étude de Mediobanca citée par Il Sole 24 Ore. Si l’investisseur a choisi des bons du Trésor à 12 mois, il n’a empoché que 113 euros. Les fonds actions américaines ont particulièrement brillé, note Il Sole. Le meilleur en absolu a été le fonds BNL Azioni America, qui a transformé 100 euros en 432 euros sur la période considérée. En termes de sociétés de gestion, Anima se place parmi les meilleures. Huit de ses fonds figurent parmi les 30 premiers du classement en termes de performance. Par ailleurs, les coûts sont en baisse. Sur dix ans, les frais à charge des investisseurs (pourcentage de l’encours net du fonds) sont descendus de 2,7 % à 2,1 %.
UBS Asset Management Real Estate & Private Markets vient de nommer Gaetano Lepore responsable de l’Italie. Il succède à Marco Doglio, qui a quitté la société pour «relever de nouveaux défis», selon un communiqué diffusé en Italie. Il s’agit d’une promotion interne puisque Gaetano Lepore a rejoint UBS Asset Management il y a 12 ans. Il a notamment été responsable de la gestion des investissements immobiliers en Italie. Il continuera à assumer ses fonctions de gérant de portefeuilles au sein d’UBS Asset Management (Italia) SGR SpA, en plus de son nouveau rôle. UBS AM est présent en Italie depuis plus de 15 ans. En 2015, la société a créé une plate-forme dédiée à la gestion des fonds immobiliers.
T. Rowe Price a confié à Donato Savatteri la responsabilité de l’Europe du Sud. L’intéressé continuera à diriger l’équipe italienne de la société de gestion américaine. Et il chapeautera également la péninsule ibérique, qui est sous la responsabilité d’Alfonso del Moral. Parallèlement, Donato Savatteri assumera la responsabilité du canal intermédiaires de T. Rowe Price pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).
GAM Investments vient de recruter Giovanni D’Alesio en tant que responsable de la recherche au sein du département Alternative Investment Solutions. Il a pris ses fonctions le 13 janvier et il est basé à Londres. L’intéressé était précédemment associé et responsable de la création d’investissements au sein de Capital Generation Partners. Avant cela, il a passé huit ans chez Unifortune Asset Management, un fonds de hedge funds italien. Chez GAM, Giovanni D’Alesio sera à la tête de l’équipe de recherche de gérants de fonds externes et de la gestion de portefeuilles qui associent gérants et facteurs externes.
La société de gestion suisse Unigestion étend sa présence aux Etats-Unis après la signature d’un accord de délégation de gestion (sub-advisory) avec John Hancock Investment Management, qui appartient au groupe Manulife Investment Management. Le fonds Alternative Risk Premia d’Unigestion, géré par Jérôme Teiletche, est ainsi disponible depuis le 18décembre dernier sur le sol américain à travers la distribution dufonds John Hancock IM Alternative Risk Premia.
Cosevad, société de courtage d’assurance et de conseil en gestion de patrimoine, filiale de Generali France, et le coutier en ligne Altaprofits ont annoncé la finalisation de leur fusion sous la marque Altaprofits. Ils avaient annoncé leur intention de rapprocher leurs activités fin décembre. La nouvelle entité sera présidée par Rodolphe Plouvier, membre du comité exécutif de Generali France, et la direction opérationnelle sera confiée à Stellane Cohen, directrice générale de Cosevad. Les actuels dirigeants d’Altaprofits - François Leneveu, Elisabeth Andrey et Hervé Tisserand - resteront dans l’entité pour assurer la transition.
Le graphique ci-contre représente les indices des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier de Markit et de l’ISM aux Etats-Unis ainsi que l’écart entre les deux (grisé). Ces enquêtes donnent des signaux divergents depuis quelques mois quant à la reprise ou l’affaiblissement de l’activité manufacturière aux Etats-Unis. Depuis octobre 2012, la corrélation avec la croissance de la production manufacturière (12 mois glissants) est de 50% pour Markit et 77% pour l’ISM. Cette récente divergence peut venir du panel sondé : 300 grandes sociétés pour l’ISM contre 800 sociétés de toutes tailles pour Markit. La «guerre commerciale» a en effet davantage touché les grandes entreprises exportatrices.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et européennes en décembre 2019, mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an.
BlackFin Capital Partners a repris l’intégralité du capital de la société de gestion de SCPI Foncia Pierre Gestion. La société gère 5 SCPI, soit une capitalisation de près de 1,2 milliard d’euros. Foncia Pierre Gestion intègre l’ensemble des métiers liés à la gestion immobilière, et compte 500 actifs immobiliers gérés (bureaux, commerces, hôtels) pour environ 450.000m². L'équipe de Foncia Pierre Gestion, dont le siège est situé à Paris, est composée de 28 personnes. Avec cette opération, les forces commerciales et marketing de la société seront renforcées. Les dirigeants de Foncia Pierre Gestion comptent par ailleurs développer un portefeuille de clients institutionnels plus large et son réseau de distribution (conseillers en gestion de patrimoine, banques privées, sites internet spécialisés). BlackFin est également actionnaire du groupe Consultim (dont la plate-forme Cerenissimo) et de la plate-forme d’assurance vie Nortia.
Varenne Capital Partners a enregistré en 2019 une collecte nette de 410 millions d’euros. Cela a permis à la société de gestion indépendante de continuer à augmenter ses encours, qui atteignent 1,67 milliard d’euros au 16 janvier, selon David Mellul, son directeur général, interrogé par NewsManagers en marge d’une conférence dédiée aux investisseurs. Varenne avait passé la barre du milliard d’euros d’encours pour la première fois en 2018. La société a été fondée en 2003 par Marco Sormani et Giuseppe Perrone. Sa gestion repose sur quatre «moteurs de performance»: le long actions, le short actions, les situations spéciales et les couvertures macro. Courant 2019, la boutique a continué à renforcer son dispositif de développement à l’international. Ainsi, elle a recruté Pierre Seydel, un ancien de Syz Asset Management et de BlackRock, en tant que responsable du développement pour le Benelux. Parallèlement, elle a noué un partenariat avec Alternative Capital Enterprises pour vendre ses fonds au Japon. Cette société basée à Singapour pourra également l’aider à couvrir d’autres pays asiatiques. Au Royaume-Uni, en revanche, Varenne Capital ne travaille plus avec son partenaire local. Pour autant, elle ne délaisse pas le marché et cherche un nouveau collaborateur ou partenaire spécialisé. Varenne travaille sur l’ESG Côté gestion, Varenne Capital Partners a recruté Nicolas Vargas en tant qu’analyste au sein de l’équipe «short & baskets». L’intéressé a rejoint la société en février 2019 en provenance de Comgest. Varenne Capital Partners a par ailleurs fusionné le fonds Varenne Global Sélection dans Varenne Sélection, un fonds FIA qui pèse aujourd’hui 170 millions d’euros d’encours. Sa gamme compte quatre fonds, dont deux Ucits. Interrogé sur l’ESG, David Mellul a indiqué travailler sur le sujet avec un consultant. «L’idée est savoir comment intégrer ces critères dans nos grilles de recherche et d’analyse», explique-t-il. Un «module complémentaire» pour les équipes de gestion sera lancé au premier trimestre. Une qualité de croissance moins bonne Concernant les perspectives 2020, Giuseppe Perrone s’est montré plutôt prudent. «L’an dernier à la même époque, tout le monde était pessimiste. Nous étions raisonnablement optimistes. Cette année, tout le monde est optimiste…», observe-t-il. «Le marché est cher. Nous réduisons notre exposition actions, nous utilisons beaucoup d’options», poursuit-il. «Nous abordons 2020 avec confiance quant à notre capacité à trouver des idées mais avec prudence quant au niveau de valorisation des marchés», indique Giuseppe Perrone. Pour lui, la qualité de la croissance est de moins en moins bonne. «Elle est soutenue artificiellement par des niveaux d’endettement élevés qui gonflent le prix des actifs. Cette fragilité du système doit être couverte», affirme-t-il.
Karel Van Eetvelt, directeur général de l’association du secteur financier belge Febelfin, compte donner sa démission et quittera ses fonctions le 31 mars prochain. Il prendra dès le lendemain - 1er avril 2020 - les fonctions de directeur général du club de football belge RSC Anderlecht. Il occupait les fonctions de directeur général de Febelfin depuisdeux ans et demi. Johan Thijs, président de Febelfin, a indiqué dans un communiqué:"Febelfin a traversé une transformation importante au cours des derniers deux ans et demi. Le secteur s’est consacré davantage à la valeur ajoutée qu’il génère pour la société (...)Le secteur fait en effet face à de grands défis: apporter une réponse adéquate aux attentes évolutives des consommateurs, tout en trouvant un équilibre approprié entre un cadre réglementaire fort et clair, qui laisse suffisamment de place aux membres pour s’adapter et devenir des opérateurs plus digitaux et actuels. En tant que fédération, nous devons porter attention à tous ces aspects et tendre vers un contexte plus efficace et praticable pour nos membres. Celui ou celle qui prendra la suite de Karel veillera à concrétiser et réaliser cette stratégie et cette vision.»
La société de gestion britannique M&G Investments a nommé AliciaGarcía en qualité de nouvelle responsable de M&G pour l’Espagne, le Portugal et Andorre. Responsable adjointe du gestionnaire pour la péninsule ibérique depuis 2017, elle prend la succession d’Ignacio Rodríguez Añino et est rattachée à Micaela Forelli, responsable de la distribution de M&G en Europe et directrice générale de M&G Luxembourg. AliciaGarcía supervisera une équipe de 12 personnes depuis Madrid. La firme gère 6 milliards d’euros dans la péninsule ibérique. Ignacio Rodríguez Añino a,lui,été promu au poste de responsable de la distribution de M&G Investments en Amérique et sera rattaché à Jonathan Willcocks, responsable global de la distribution au sein de la société de gestion britannique. Il sera basé à Miami.
PerialAsset Management, qui gère aujourd’hui plus de 4,3 milliards d’euros d’actifs immobiliers,a portéà plus de 725 millions d’eurosle volume global d’investissements réalisés ou engagés par ses fonds immobiliers au 31 décembre 2019. Précisément, 433 millions d’eurossont déjà réalisés alors que 292 millions d’eurossont engagés pour être investis dans les premiers mois de 2020. La société de gestion a également réalisé près de 200 millions d’euros d’arbitrages : 94 millions d’eurossont actés et 105 millions d’eurossont sécurisés pour le début de l’année 2020. PerialAsset Management porte ainsi à plus de 925 millions d’eurosle total des transactions immobilières réalisées ou sécurisées en 2019. Sur la même période, la société de gestion a enregistré pour ses 3 SCPI une collecte brute totale de plus de 525 millions d’euros. Cette collecte a été intégralement investie dans l’acquisition de nouveaux immeubles, avec un effet de levier positif pour la performance des fonds, tout en maintenant le taux d’endettement moyen des fonds en deçà de 20%. En 2020, PerialAsset Management a pour ambition de réaliser plus de 800 millions d’euros d’investissements pour le compte de ses fonds et mandats sous gestion, en France ainsi que sur les marchés européens déjà identifiés. Après l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et l’Espagne, PerialAM dit observer le Portugal, l’Autriche et la Finlande en 2020. Avec l’évolution de la réglementation et la création en 2020 du futur label ISR immobilier auquel PerialAM souhaite rapidement soumettre sa SCPI PFO₂, puis l’ensemble de ses fonds, l’évaluation des immeubles au travers d’un «exigeante» grille de critères Environnementaux, Sociétaux et de Gouvernance (ESG) sera renforcée. Deux nouveaux fonds, dont un produit réservé à la clientèle institutionnelle, sont prévus courant 2020. Ils visent les secteurs du bureau et de l’hospitalité, et reposeront sur les thématiques de développement durable en Europe. A noter enfin quel’année 2020 marquera le déménagement du siège social du groupe Perial, au 34/36 rue Guersant dans le 17e arrondissement de Paris. L’immeuble à usage de bureaux, détenu en pleine propriété, développe une surface d’environ 5.700 m2. Le bâtiment est en cours de rénovation pour un emménagement prévu courant 2020.
Deutsche Bank vient d’annoncer la nomination de Siok Kuan Tham au poste de directrice de la gestion de fortune discrétionnaire pour le marché des pays émergents. Basée à Singapour, elle est rattachée à Gregor Hirt, le directeur monde de la gestion discrétionnaire, et Lavanya Chari, directrice mondiale des produits et solutions. Siok Kuan Tham était dernièrement gérante de portefeuille obligataire chez la filiale DWS, où elle présidait notamment le comité de construction de portefeuille obligataire sur l’Asie.
Cosevad, société de courtage d’assurance et de conseil en gestion de patrimoine, filiale de Generali France, et le coutier en ligne Altaprofits annoncent ce jour la finalisation de leur fusion sous la marque Altaprofits. Après avoir annoncé leur intention de rapprocher leurs activités fin décembre, Cosevad a finalisé l’acquisition d’Altaprofits à la date du 15 janvier 2020. « Ce rapprochement valide la vision stratégique partagée par les deux entités, convaincues que l’approche «phygital» est la réponse adaptée aux nouvelles attentes des épargnants et à un marché de l'épargne en pleine mutation dans un environnement de taux bas », précise un communiqué.
Dans un entretien au quotidien Le Parisien ce 16 janvier, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, annonce que la rémunération du Livret A va passer de 0,75 à 0,5 % le 1er février prochain.Il était fixé à 0,75% depuis 2015. Il aurait été «irresponsable et incohérent» de maintenir ce taux à 0,75% par rapport à «notre politique de diversification des placements» et aux «milliers de Français qui attendent un logement social», explique-t-il. Il ajoute que ce chiffre «tient compte des taux d’intérêt bas et du niveau de l’inflation» et qu’il constitue un plancher. Il a suivi en ce sens les recommandations du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui s’est exprimé la veille dans un communiqué.
L’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, a lancé une consultation publique sur la réforme du code de bonne gouvernance des sociétés espagnoles cotées, en vigueur depuis 2015. Bien que limitée dans sa portée, cette réforme contient quelques propositions importantes qui visent à lutter contre les conflits d’intérêts et les pratiques irrégulières au sein des entreprises cotées en Espagne. Ces futurs amendements au code de bonne gouvernance entendent également fixer un seuil de représentation minimal de 40% du «sexe le moins représenté» dans les conseils d’administration. Sans les nommer expressément, la CNMV vise ici la place des femmes largement sous-représentées dans les positions de management et les conseils d’administration des entreprises espagnoles. Un volet de cette réforme concerne la gestion responsable. La CNMV souhaite que soient inclues les notions de durabilité et de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans certaines recommandations faites dans le code de bonne gouvernance. Le régulateur propose à ce sujet la création d’une commission spécialisée au sein des entreprises espagnoles cotées qui serait composée uniquement d’administrateurs externes dont deux indépendants. La consultation publique s’achèvera le 14 février prochain.
Eric Pinon a été élu avant-hier au conseil exécutif du Medef, en qualité de représentant de l’Association Française de la Gestion financière (AFG). La fédération professionnelle de la gestion intègre cette haute instance décisionnaire du principal syndicat patronal dans le cadre d’un élargissement du nombre de ses membres, qui est passé de 45 à 51. «C’est une reconnaissance du rôle clé que joue l’industrie française de la gestion d’actifs dans l’économie de notre pays. J’aurai à cœur de porter au sein du Conseil Exécutif du Medef, la voix de notre profession et donc celle des investisseurs et des épargnants», a déclaré le président de l’AFG et senior advisor de La Financière de l’Echiquier sur son compte LinkedIn.
Dans sa lettre aux investisseurstraitant duquatrième trimestre 2019, le gestionnaire espagnol Bestinver évoque l’opérateur de marchéBolsas y Mercados Españoles (BME). BMEformait3,4% de son portefeuille d’actions espagnoles à fin décembre 2019. L’opérateur boursiera fait l’objet d’uneOPA de l’opérateur suisse SIXà l’automne 2019 etsuscite aussi la convoitise d’Euronext, qui réfléchit encore à une offre. Bestinver estime que BME est bien gérée et efficiente tout en notant qu’elle a souffert ces dernières années avec l’apparition de plateformes d’exécution alternatives. Selon la société de gestion, le marché ne voyait que les pressions concurrentielles subies par BMEet le risque que faisait peser unimpôt sur les transactions financières sur les volumes de transactions maisignorait la création de valeur que pouvait contenir un processus d’intégration.Or, selon Bestinver, BME a beaucoup à offrir à un opérateur international si son intégration est bien menée en termes desynergies de coûts etde revenus. Le gestionnaire évoque ainsi une création de valeur non négligeable pour les actions BME. Par ailleurs, le responsable des investissements de Bestinver, Beltrán de la Lastra, estime que l’année 2020 et les suivantes seront compliquées. Les risques géopolitiques, dont la peur d’une possible récession, peuvent temporairement affecter l’humeur de nombreux investisseurs. Cependant, la normalisation des politiques monétaires demeure l'élément principal qui animera les marchés. «En résumé, dans un système avec une dette massive des gouvernements, les investisseurs sont encouragés à se tourner encoreplus vers les actifs réels, y compris les actions. Il faut se préparer à affronter des montagnes russes de volatilité.»
Felix Capital, la société de capital-risque londonienne fondée parFrederic Court, a levé 300 millions de dollars (269 millions d’euros), qu’elle va investir dans des sociétésproposant des services ciblant directement le consommateur. Felixcompte actuellement 600 millions de dollars d’actifs sous gestion et 32 sociétés dans son portefeuille dans huit pays, basée en Europe et aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, elle a investi dans des sociétés telles que la place de marché de mode Farfetch, la plate-forme Goop, développée par l’actriceGwyneth Paltrow,la start-up de bijoux Mejuri, et celle de fitnessPeloton.
Lors d’une réunion à Madrid, les membres du Comité consultatif international («International Advisory Board» ou IAB) pour la sélection de fonds ont conclu que les offres de liquidité quotidienne des fonds n’étaient pas adaptées à toutes les classes d’actifs. Après la crise de GAM, Woodford et H2O, des problèmes de liquidité ont refait surface parmi les fonds immobiliers britanniques, contraignant leurs gestionnaires parmi lesquels M&G à geler leurs actifs comme cela s’était produit après le référendum du Brexit. Selon le Comité consultatif international de la sélection de fonds, la raison principale pour laquelle des problèmes de liquidité de fonds surviennent et persistent est l’inadéquation quil existe actuellement entre la liquidité des fonds et celles de leurs actifs sous-jacents. Lors de sa réunion à Madrid, le Comité de sélection de fonds a reconnu que les mesures envisagées par les autorités réglementaires visant à trouver l’équilibre entre les exigences des investisseurs et les objectifs stipulés par le gestionnaire étaient de plus en plus difficiles à trouver du fait que l’accélération des rachats anticipés puisse nuire à la dynamique du fonds et remettre en cause son objectif initial. Par voie de conséquence, l’IAB estime que le renforcement de la gestion du risque de l’ensemble des composantes de gestion de fonds pourrait contribuer à apaiser les craintes des investisseurs. Le professeur Andrew Clare de la Cass Business School à Londres, également membre de l’IAB et responsable de la gestion des investissements, a estimé que « l’évaluation des opportunités et des risques propres à la liquidité des diverses classes d’actifs est une question de niveau de connaissances des investisseurs. Dans le cas de l’immobilier par exemple, la plupart des gens savent qu’ils ne peuvent pas se lever le matin et décider subitement de vendre leur maison à midi le jour même.» Il est tout simplement insensé de proposer une liquidité quotidienne dans le cas des fonds immobiliers «Or les investisseurs espèrent disposer d’une liquidité quotidienne au sein de leur portefeuille immobilier, c’est-à-dire d’avoir la possibilité de réaliser des transactions dans l’immobilier commercial lors d’un seul et même jour! Il est tout simplement insensé de proposer une liquidité quotidienne dans le cas des fonds immobiliers. Parmi l’ensemble des classes d’actifs, l’immobilier est probablement celle où l’inadéquation entre les produits et les actifs sous-jacents est la plus significative. À mon avis, le secteur doit accepter cet état de fait et expliquer aux investisseurs qu’ils ne peuvent pas bénéficier d’une liquidité quotidienne, notamment concernant les fonds immobiliers.»