La société de gestion suédoise Catella Funds a nommé Fredric Calles directeur général. Il succède à Erik Kjellgren, qui quitte son poste avec effet immédiat. Fredric Calles est actuellement responsable des investissements alternatifs du groupe Catella, qui détient 30 % de Catella Funds. Avant cela, il a travaillé pour AB Industrivärden en tant que responsable de la gestion d’actifs et responsable des investissements et CEO de Nordinvest. Cette nomination fait suite à la vente par Catella de 70 % de Catella Funds à Athanase Industrial Partner. «La société aborde une nouvelle phase, qui requiert un nouveau leadership», justifie Johan Claesson, CEO de Catella et président du conseil d’administration de Catella Fund.
Le fonds Jupiter International Financials géré par Guy de Blonay change d’objectif et de politique d’investissement. Il adopte aussi un nouveau nom et devient le Jupiter Global Financial Innovation Fund. L’idée est de mieux refléter l’évolution du secteur de la finance sur lequel le fonds est spécialisé et les choix actuels du gérant. «Historiquement, les investissements du gérant ont généralement porté sur des entreprises traditionnelles du secteur des services financiers (par exemple, des banques et des compagnies d’assurance). Cependant, le secteur des services financiers s’est développé pour inclure un nombre croissant d’entreprises qui se concentrent sur l’innovation et les nouvelles technologies dans ce domaine (par exemple, les systèmes bancaires et de paiement mobiles). C’est un thème récurrent qui a constitué un élément central de notre philosophie d’investissement, que nous souhaitons rendre plus clair pour les investisseurs, mais nous n’avons pas l’intention de modifier la manière dont le fonds est géré», explique la lettre envoyée aux souscripteurs du fonds. «Nous continuerons à suivre l'évolution de l’innovation dans les services financiers lorsque nous prendrons des décisions d’investissement et nous continuerons à investir dans les composantes traditionnelles du secteur des services financiers, le cas échéant», ajoute la lettre. Jupiter annonce aussi le retrait des commissions de performance du fonds. Ces changements prendront effet le 31 octobre 2020. Le fondsJupiter International Financials a été lancé le 14 décembre 2009 et affiche un encours de 48,5 millions de livres. Guy de Blonay en est le gérant principal depuis janvier 2015.
La société de gestion britannique Jupiter AM a décidé de liquider le compartiment Jupiter China Select de sa Sicav luxembourgeoise le 13 août. L’actif net du compartiment est descendu en dessous de 10 millions d’euros, trop faiblepour pouvoir être géré de manière économique. «Le compartiment n’a pas enregistré d’encaissements suffisants, et il est peu probable qu’il attire des flux de capitaux suffisants à l’avenir pour devenir viable. Dès lors, sa liquidation nous semble dans le meilleur intérêt de ses actionnaires», indique une lettre aux porteurs de parts consultée par NewsManagers.
Selon les données du groupe financier latino-américain HMC Capital, les fonds de pension chiliens (AFP) ont augmenté de 4,35 milliards de dollars leurs investissements dans les fonds étrangers durant le premier semestre 2020. Cela représente une hausse de 49% par rapport au premier semestre 2019Les flux se sont surtout dirigés les fonds obligataires qui ont drainé 4,44 milliards de dollars de la part des institutionnels chiliens au cours des six premiers mois de l’année. L’activité de gestion passive et indexée deBlackRock, iShares, est celle qui gère le plus d’encours des fonds de pension chiliens -8,45 milliards de dollars -parmi les gestionnaires étrangerssur le premier semestre 2020. Elle est aussi celle qui a le plus collecté auprès des AFP (1,78Md$ d’entrées nettes sur le premier semestre 2020).Pimco et JP Morgan AM suivent loin derrière à 5,35 et 5,27 milliards de dollars d’actifs gérés pour le compte des AFP et des collectes de 1,3 et 1,1 milliards de dollars sur les six premiers mois de 2020.de A fin juin, le volume des investissements des fonds de pension chiliens dans les fonds étrangers s'élevait à 81,4 milliards de dollars soit 40% de leurs encours totaux.
Bloomberg a lancé son propre système de notation ESG, qui comprend pour le moment les notes environnementales et sociales de 252 entreprises du secteur pétrole & gaz, et les notes de composition du conseil d’administration de plus de 4.300 entreprises. Pour ses notes ES, Bloomberg a décidé de s’attaquer d’abord au secteur pétrolier et gazier. «Ces entreprises fournissent généralement des données plus complètes, car elles sont responsables de plus de la moitié des émissions de dioxyde de carbone (…), selon l’AIE», explique l’agence. Concernant la gouvernance, Bloomberg s’est concentré sur la composition du conseil d’administration, dont le rôle «dans la direction et la surveillance des performances stratégiques à long terme est aujourd’hui de plus en plus étudié».
Axa Investment Managers a lancé un fonds investi dans des obligations des marchés émergents émises en euros respectant des critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance). Appelé Axa WF Emerging Markets Euro Denominated Bonds, le nouveau produit est actuellement enregistré et accessible aux investisseurs professionnels et particuliers au Royaume-Uni, en France, en Autriche, en Belgique, au Danemark, en Finlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne et en Suède. Le gérant peut investir jusqu’à 20 % en obligations libellées en dollars, étant donné que certains pays n'émettent pas en euros. Par conséquent, aucune région des marchés émergents n’est exclue et le fonds est exposé à environ 40 pays.
Berenberg Wealth and Asset Management a renforcé son équipe «currency overlay» avec trois gérants, rapporte Citywire Selector. La société a recruté Jürgen Büscher, Jonathan Roberts et Marcus Fernandes. Jürgen Büscher était spécialiste devises chez QCAM Currency Asset Management, après avoir été responsable mondial de la gestion privée, des changes, des marchés monétaires et des matières premières au sein de Deutsche Bank Switzerland. Il sera basé à Zurich. Jonathan Roberts vient d’UBS. Marcus Fernandes travaillait précédemment pour Mesirow Financial et State Street Global Advisors.
Jon Sigurdsen quitte la société de gestion norvégienne DNB Asset Management où il co-gérait le fonds DNB Renewable Energy, un fonds investi dans des entreprises qui proposent des solutions en faveur d’une économie décarbonée. Il va se consacrer à la gestion de ses propres actifs, selon un communiqué du gestionnaire nordique. Jon Sigurdsen gérait aussi la stratégie long/short sur les énergies renouvelables. Il avait rejoint DNB AM en 2005 et a commencé à travailler sur la stratégie Renewable Energy en 2007. Suite à ce départ, Christian Rom va devenir gérant principal du fonds de 94 millions d’euros qu’il co-gérait déjà. Il est activement impliqué dans la direction stratégique et la gestion du DNB Renewable Energy depuis 2010, date à laquelle il a rejoint la société de gestion. De plus, un recrutement a été lancé pour renforcer l’équipe de gestion. La philosophie d’investissement et le process de gestion du fonds resteront inchangés. DNB indique aussi que la collaboration avec les cinq membres de l'équipe ESG sera renforcée.
First Sentier (le nouveau First Investments) a recruté Emmanuel Litique à la tête de son bureau de Francfort, rapporte la presse allemande. À ce titre, il est responsable des ventes «wholesale» et des ventes institutionnelles en Allemagne et en Autriche. En outre, il deviendra directeur de succursale, sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires. Emmanuel Litique vient de Mandarine Gestion, où il a été directeur commercial pour l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg pendant six ans. Avant cela, il a passé deux ans chez Carmignac Allemagne, où il était responsable du développement de la clientèle pour les investisseurs institutionnels et les clients wholesale, et six ans chez Morningstar dans diverses fonctions commerciales.
La polémique sur la nomination du patron du fonds souverain norvégien ne s’éteint pas. Le conseil de surveillance de la Banque Centrale de Norvège a estimé, lundi 10 août devant le Parlement norvégien, que les risques de conflit d’intérêts perdurent et que les règles de nomination n’ont pas été respectées. Nicolai Tangen, fondateur du hedge fund AKO Capital, est censé prendre ses fonctions à la tête du fonds souverain le 1er septembre 2020. Julie Brodtkorb, représentant le conseil de surveillance et nommée par les parlementaires, a déclaré que l’organe «ne partage pas les vues» de la Banque Centrale (Norges Bank) qui gère le fonds de près de 1.000 milliards d’euros d’actifs. Elle estime que tous les risques de conflit d’intérêts entre le fonds souverain, AKO Capital et la fortune personnelle de Nicolai Tangen estimée à 900 millions de dollars, ne sont pas écartés. Selon elle, Norges Bank a rompu les principes éthiques et les règles de transparence sur la procédure de recrutement. Norges Bank n’a pas non plus informé le ministre des Finances que Nicolai Tangen serait autorisé à garder une participation importante dans son fonds. Le directoire de la Banque Centrale avait pourtant déjà répondu aux questions du conseil de surveillance et balayé les critiques sur les risques de conflit d’intérêts.
CIFC, société de gestion spécialisée dans le crédit alternatif, a lancé un fonds long/short à haut rendement au format Ucits, rapporte Investment Week. Ce fonds sera géré par Jason Horowitz, qui a rejoint la société new-yorkaise en janvier en provenance de Muzinich en tant que responsable des investissements obligataires US à haut rendement. Le fonds répliquera une stratégie déjà gérée par Jason Horowitz pour CIFC aux Etats-Unis depuis le 1er février.
La société de gestion italienne Euromobiliare Asset Management, filiale du groupe Credem, a lancé en juin dernier un fonds en partenariat avec Fidelity, rapporte Bluerating. Appelé Euromobiliare Fidelity China Evolution, ce fonds est géré par Fidelity. Il vise à saisir les occasions offertes par la croissance des sociétés liées à l’innovation, à la technologie et au développement de la consommation intérieure du marché chinois. Le fonds a levé 416 millions d’euros via les réseaux de distribution du groupe Credem et de Banca Euromobiliare.
Azimut a enregistré en juillet des souscriptions nettes de 767 millions d’euros, portant à 2,6 milliards d’euros la collecte depuis le début de l’année. Cela inclut la prise de participation dans Kennedy Lewis Investment Management, une société de gestion new yorkaise spécialisée dans le crédit privé. Sans compter cette acquisition, la collecte est de 411 millions d’euros. Le total des encours ressort à 56,3 milliards d’euros, dont 43,6 milliards sous gestion.
54 entreprises opérant dans la région, dont Eiffage, Bouygues ou Total, ont été interrogées par un ensemble de 38 investisseurs, gérant 3.000 milliards de dollars.
Des fonds de pension incriminent la direction du groupe minier dans la destruction d'un vestige aborigène. Le directeur général s'en est expliqué devant le Sénat australien.
L’année avait mal commencé pour le secteur, qui avait enregistré des pertes de 11,5% au premier semestre. Mais les rendements des hedge funds ont rebondit en juillet, à 2,8%, assez pour porter les performances des fonds alternatifs, depuis le début de l’année, à 0,1%. Une surperformance de 750 points de base par rapport à l’indice Dow Jones Industrial Average, relève le cabinet HFR, qui a calculé ces chiffres. Les gains ont été répartis sur toutes les stratégies, au premier plan desquelles l’Equity Hedge et la Macro. Ces bons résultats devraient conforter la place des fonds alternatifs. «Les investisseurs institutionnels souhaitent augmenter leur exposition aux stratégies alternatives au second semestre 2020, suite à la volatilité intense des marchés au premier semestre, explique le président de HFR, Kenneth J. Heinz. Avec les performances positives de 2020, l’environnement est propice à une forte croissance du secteur jusqu’en 2021.»
Le conseil de surveillance de la banque centrale redoute des conflits d'intérêts entre le nouveau directeur général de NBIM et son fonds d'investissement personnel.
Eurizon, la société de gestion d’actifs du groupe Intesa Sanpaolo, a enregistré au deuxième trimestre une collecte nette de 2,4 milliards d’euros. Les fonds ouverts ont notamment drainé 3,2 milliards d’euros de flux nets, dont 2,2 milliards d’euros pour les fonds en actions. Le solde entre souscriptions et rachats depuis le début de l’année reste négatif, à 1,4 milliard d’euros. La société avait vu sortir 3,8 milliards d’euros au premier trimestre. Les encours sous gestion sont ressortis à 328 milliards d’euros, soit une hausse de 5 % par rapport au 1er trimestre 2020 et 4 % par rapport au 30 juin 2019.
La société de gestion américaine Principal Global Investors a recruté une responsable des ventes institutionnelles pour la France en la personne de Cécile Terrier, a appris NewsManagers. L’intéressée, qui a pris ses fonctions en juillet, était auparavant directrice des relations institutionnelles chez Keys Asset Management et a occupé des postes de commerciale senior chez Pictet et Lyxor AM et le groupe Société Générale. Elle a aussi travaillé chez HSBC.
Royal London Asset Management a enregistré au premier semestre 2020 des souscriptions nettes de 997 millions de livres. Sur la période correspondante de l’an dernier, la collecte avait été de 5,5 milliards de livres. «Les flux internes et la croissance pour les fonds durables ont été partiellement effacés par des rachats externes d’institutionnels, notamment sur les fonds obligataires et monétaires», commente la société de gestion. Les encours sous gestion sont restés stables à 139 milliards de livres par rapport à fin 2019.
Allianz Global Investors a levé plus de 600 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels pour le premier closing du fonds Allianz Global Diversified Infrastructure Equity Fund (AGDIEF). La taille cible du fonds est de 900 millions d’euros. Lancé au début de l’année et géré par Allianz Capital Partners (ACP), le fonds investira dans des gestionnaires de fonds d’infrastructures de premier plan et réalisera des co-investissements à leurs côtés. L’AGDIEF investira en primaire et secondaire ainsi qu’en co-investissements dans le monde entier afin de constituer un portefeuille diversifié d’actifs d’infrastructure core, core+ et value add. Les secteurs cibles comprennent l'énergie, les transports, les communications, les infrastructures environnementales et sociales. L’AGDIEF poursuivra une approche de co-investissement avec Allianz, puisqu’ Allianz contribuera au moins au même montant que les investisseurs tiers dans les investissements cibles. ACP est l’un des principaux investisseurs financiers internationaux dans le domaine des infrastructures, avec plus de 17 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Au total, ACP gère plus de 34 milliards d’euros d’actifs alternatifs en fonds propres dans les secteurs du capital-investissement, des infrastructures et des énergies renouvelables. ACP et AllianzGI gèrent au total environ 77 milliards d’euros d’actifs alternatifs.
Oddo BHF Asset Management a recruté Claudia Eftimie pour son équipe de vente à Zurich. L’intéressée se consacrera principalement au développement des activités en Suisse alémanique auprès des partenaires de distribution et des investisseurs institutionnels. Claudia Eftimie a débuté sa carrière en tant qu’analyste chez Lombard Odier puis chez Julius Baer. Elle a ensuite travaillé dans la gestion d’actifs à la Banque Syz & Co, à Bellevue AM et enfin à Decalia AM.
La plateforme de hedge funds asiatiques OP Investment Management (OPIM) s’est associée avec Daniel Jim de la société Tripod Management et le groupe de gestion suisse Pharus pour lancer un service de conseil en allocation aux hedge funds asiatiques dédié aux institutionnels européens. Les associés visent les family offices et les institutions de moyenne taille en Europe. Cette nouvelle activité inclura le lancement de la plateformeTripod BóLè (en référence au cavalier équestreSūn BóLè actif durant la dynastie des Zhou). Cette plateforme donnera accès à une sélection degérants asiatiques sous un format RAIFvia une Sicav luxembourgeoise (la Sicav Ritom de Pharus, ndlr). La plateforme doit être lancée au cours du dernier trimestre 2020.
La volatilité du marché actions au premier semetre 2020 aurait dû être une période quasi-parfaite pour que les fonds et ETF «long-short» fassent un malheur, écrit le Wall Street Journal. Malheureusement, moins d’un tiers de ces fonds ont gagné de l’argent pour les investisseurs durant cette période tumultueuse. Seulement 30 des 99 fonds qui entrent dans la catégorie long-short ont publié des gains au premier semestre, selon des données de Morningstar. ProShares Long Online/Short Stores ETF est le fonds qui a le mieux performé sur 26 semaines, avec un rendement de 48 %. Le pire a été Pzena Long/Short Value Fund, qui a perdu 28 %. Une partie du problème pour les gérants de fonds long-short est que la chute et le rebond se sont produits très rapidement. De plus, il y a eu une divergence de performance des actions qui, avant la crise, étaient considérées comme des concurrents directs. Par exemple, Netflix et Walt Disney ont entamé 2020 comme rivaux dans le divertissement. Mais le coronavirus a créé un fossé entre les deux, le dernier ayant dû fermer ses parcs d’attractions. Pendant ce temps, Netflix a profité du confinement. Le Covid-19 a changé la nature de l’économie et en conséquence la nature de la sélection de titres. Cela a compliqué la distinction entre les gagnants des perdants.
Amundi a nommé Alexandre Lefebvre, dirigeant d’Amundi Iberia, au poste de directeur général de Sabadell Asset Management, que le gestionnaire français a racheté en début d’année. Alexandre Lefebvre, présent au sein du groupe depuis 1999, remplaceCirus Andreu. Le responsable des investissementsgestion d’actifs José Antonio Pérez Roger et le responsable des investissements pour les assurances et fonds de pensionJosep Sentís Masoliver sont maintenus dans leurs rôles. Dans le reste de l’organigramme,Antonio Hormigos de la Casa demeure CIO actions, Mario Oberti CIO obligations etFélix Sánchez VelázquezCIO de la multigestion.
L’association françaisede la gestion d’actifs AFG s’est exprimée, dans le cadre de la consultation de la Commission européenne,sur le rapport final du High Level Forum portant sur l’union des marchés de capitaux publié en juin. Dans sa réponse, l’AFG indique qu’elle soutient plusieurs mesures contenues dans le rapport. Celles-ci comprennent l’amélioration de l’information aux investisseurs, la centralisation des données des émetteurs en un point d’accès donné dans l’UE, la création d’un système consolidé de publication (CTP) européen, l’allègement des règles MiFID II sur les investissements dans les PME, le renforcement du rôle de l’ESMA et de l'éducation financière ainsi que la revue du cadre réglementaire des fondseuropéens d’investissement de long terme (Eltif). Néanmoins, l’AFG constate certains manques dans le rapport du High Level Forum sur des points dont dépendront selon elle la réussite de l’union des marchés de capitaux en Europe. «Le système consolidé de publication devrait s’accompagner d’une refonte du rôle des fournisseurs de données de marché, de leur pouvoir de marché et de leurs pratiques de prix, particulièrement dans le contexte du calendrier ESG. Le succès du CTP dépendra de la qualité des données et des coûts liés aux données qui détermineront l’utilité du CTP pour l’investisseur final», poursuit l’association pour qui d’autres classes d’actifs doivent être considérées pour le CTP après les actions. L’AFG souhaite que les fournisseurs de données soient réglementés au niveau européen avec des «règles horizontales» car les acteurs du marché se retrouvent avec des problématiques d’accès à la data ou encorede manque de transparence sur les coûts des données. L’association dénonce à ce titre une situation d’"oligopole» chez les fournisseurs de données, qui sont «en position d’imposer leurs tarifs et la limitation de leur responsabilité légale». Dans sa réponse à la Commission européenne, l’AFG a également insisté sur la promotion des plans d’actionnariat salarié et des fonds de pension de compagnies transfrontalières, «clés» pour la construction de l’union des marchés de capitaux.
Les principes pour l’investissement responsable des Nations Unies comptent désormais plus de50 signataires basés en Amérique latine,dont les encours s'élevaient à 453 milliards de dollars. Le responsable de l’organisation pour l’Amérique latine hors Brésil, Edouardo Atehortua,s’est réjoui que ce «palier significatif» ait été atteint courant juillet. D’autant que l’antenne des PRI dans la région n’a été ouverte qu’en 2018. Cette hausse des signataires reflète un intérêt grandissant de l’Amérique latine hispanophone pour l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs processus d’investissement, estime-t-il. Edouardo Atehortua a ajouté qu’une poignée de régulateurs dela région ayant commencé à promouvoir l’investissement responsableont sans doute aidé à atteindre ce chiffre. Des ateliers de travail avec les 18 institutionnels latino-américains signataires sont prévus pour qu’ils puissent partager leur expérience et leurs pratiques avec d’autres entités non signataires pour le moment.
Un groupe de 38 investisseurs institutionnels, majoritairement britanniques et aux encours totaux de 3.000 milliards de dollars, a écrit à 54 entreprisespour demander qu’elles leur détaillent leur approche concernant la protection des travailleurs migrants dans le Golfe Persique. Parmi les signataires de la lettre figurent entre autres Aviva Investors, Schroders, M&G, First Sentier (ex-First State)ou encore Church of England et le Brunel Pension Partnership. Cette initiative menée par CCLA, qui gère les investissements d’organisations caritatives et religieuses au Royaume-Uni,se concentre sur les sociétés des secteurs de la constructions, du pétrole et du gaz ainsi que de l’hôtellerie. Un certain nombre de multinationales opérant dans les pays du Golfeont reçu cette lettre dont Eiffage, Bouygues, Total, Royal Dutch Shell, McDonald’s, Marriott, Hyatt, Hilton, Exxon, Samsung, Starbucks. Les investisseurs demandent également des comptes au gestionnaire américain alternatif Brookfield Asset Management sur le sujet. Ils ont exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis des pratiques de recrutement des travailleurs migrants dans cette partie du monde, notamment le paiement de commissions au coût exorbitant par les travailleurs migrants aux recruteurs et intermédiaires des agences de recrutement afin d’obtenir leurs emplois.Ces pratiquespeuvent donner lieu à la rétention de passeports des personnes concernées et à des situations de servitude pour rembourser des dettes. «Ne pas profiter de l’esclavage moderne» Le groupe d’investisseurs relateque les travailleurs migrants forment environ la moitié de la population des nations du Golfe et jusqu'à 90% de sa force de travail. La pandémie de Covid-19 a aggravé la situation de ces travailleurs, indiquent-ils, en raison des suppressions d’emplois. «Cela a laissé beaucoup de travailleurs migrants avec des dettes importantes qu’il leur sera quasiment impossible de rembourser», ajoute le groupe qui s’inquiète aussi d’une possible hausse des suicides ou d’autres dommages pour les travailleurs migrants du Golfe. Le directeur général de CCLA, Peter Hugh Smith, a déclaré: «L’organisation internationale du travail considère le paiement de commissions de recrutement comme un indicateur significatif de travail forcé avec le facteur supplémentaire de servitude pour dette qui concerne la moitié des 25 millions de cas de travail forcé dans le monde. Un quart de ces victimes du travail forcé sont des travailleurs migrants. Nous avons un devoir moral en tant qu’investisseurs de ne pas profiter de l’esclavage moderne, et ce quel que soit sa forme. CCLA continuera d’encourager la communauté des investisseurs et les entreprises à faire plus pour mettre au jour et empêcher l’esclavage moderne.» Le responsable de l’investissement responsable d’Aviva Investors, Steve Waygood, a lui déclaré que l’esclavage moderne n’avait pas sa place dans l'économie mondiale d’aujourd’hui. Pour lui,les problématiques de droits humains ont un impact matériel sur la performance des entreprises et les investisseurs reconnaissent de plus en plus les coûts de long terme associés au mauvais traitement des travailleurs. «En tant qu’actionnaires, nous avons la responsabilité d’utiliser nos droits de vote pour promouvoir le changement positif», a-t-il dit.
L’association européenne de la gestion d’actifs et de fonds Efama a recruté Vera Jotanovic en qualité d'économiste senior au sein de son équipe de recherche courant juillet. Vera Jotanovic enseignait jusqu’alors l'économétrie à l’université de Louvain en Belgique et a également passé ces deux dernières années chez le gestionnaire belge Candriam au sein de son équipe d’ingénierie quantitative.