Amundi et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) ont mis au point ensemble un cadre d’investissement dans le domaine du changement climatique. Cet outil qui se veut «de référence " doit permettre «pour la première fois d'évaluer de manière globale les risques et les opportunités liés au changement climatique, conformément aux trois objectifs de l’accord de Paris au niveau des émetteurs», indique un communiqué conjoint. Le nouveau cadre mesure les performances des émetteurs par rapport aux trois objectifs de l’Accord de Paris. Cela doit permettre aux investisseurs d’inclure systématiquement dans leur portefeuille d’investissement les émetteurs de la liste A (ceux qui obtiennent déjà de bons résultats pour les trois objectifs) et les émetteurs de la liste B (ceux qui vont dans la bonne direction mais ne sont pas encore des émetteurs de la liste A). Une stratégie d’investissement ciblant à la fois les émetteurs des listes A et B devrait être plus résistante au risque de changement climatique et plus exposée aux opportunités qui ne sont pas encore prises en compte par le marché. En outre, le cadre est conçu pour encourager l’intégration des risques et des opportunités liés au changement climatique dans les pratiques commerciales en ciblant l’engagement des émetteurs de la «liste B» pour les aider à passer à la «liste A».
Primonial vient de recruter Fabrizio Bonavita en qualité de directeur de l’immobilier pour l’activité d’asset management du groupe en Italie. Il est directement rattaché à Laurent Flechet, directeur général délégué de Primonial en charge de l’activité immobilière. Basé à Milan, Fabrizio Bonavita aura pour missions de valoriser le portefeuille immobilier de Primonial localisé en Italie, représentant près de 700 millions d’encours sous gestion et composé majoritairement d’actifs immobiliers de santé, d’éducation et de commerces. Il sera également en charge d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement dans la Péninsule.Fabrizio Bonavita sera aussi le contact privilégié des clients investisseurs institutionnels italiens de Primonial. Il a pris ses fonctions le 1er septembre. Avant de rejoindre Primonial, Fabrizio Bonavita était depuis 2017 vice-président de Sedco Capital à Londres. Il y dirigeait l’activité de gestion et d’acquisition d’actifs européens et américains. Précédemment, il a passé 9 ans chez AIG Global Real Estate à Londres où il était responsable de l’origination et de la structuration des investissements immobiliers. Fabrizio Bonavita a démarré sa carrière en 2001 à Milan avant d’intégrer BNP Paribas Investment Banking à Paris puis Cushman & Wakefield à Londres.
Nordea Asset Management (NAM) va fusionner le fonds Nordea 1 - European Value, représentant 487 millions d’euros d’encours, dans le Nordea 1 - European Stars Equity, de 133 millions d’euros. Une fois l’opération réalisée le 9 octobre 2020, le fonds conservera sa dénomination Nordea 1 - European Stars Equity. Les deux fonds sont investis dans des actions européennes, mais le premier a une approche «value», tandis que le second est géré avec un processus d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. «La fusion reflète notre volonté d’être un leader en matière d’ESG et d’investissement durable. Notre ambition est d’offrir une gamme élargie de stratégies qui intègrent réellement l’ESG dans leur processus d’investissement», commente Eric Pedersen, responsable de l'équipe Investissement Responsable de NAM.
Les sociétés de gestion Ethenea Independent Investors et Mainfirst Asset Management ont enregistré le départ de Dominic Nys, qui étaitresponsable du développement international de l’activité de Fenthum, la société de distribution de fonds conjointedes deux gestionnaires créée au Luxembourg en 2019. Dominic Nys, qui a passé 10 ans au sein d’Ethenea devenu ensuite Fenthum, était l’un des deux responsables de la firme, dont l’activité s’est notamment développéesur les marchés français, espagnol, italien, britannique mais aussi dans les pays nordiques et du Benelux.
La firme de private equity Investcorp vient de constituer une joint-venture avec China Resources Capital Management, a-t-elle annoncé ce 9 septembre. L’objet de ce rapprochement est de prendre une part majoritaire de 65% au sein du capital de la chaîne de supermarchés City Super Group, présente à Hong Kong et Shanghaï. Selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg, la cible serait évaluée à 300 millions de dollars. Investcorp a par ailleurs investi dans la société chinoise d’intelligence artificielle Terminus Technologies, selon un communiqué de la veille.
Allianz Global Investors vient de nommer Edouard Jozan au poste de responsable d’Allianz Insurance Asset Management. A la tête d’une équipe d’une quinzaine de personnes basées à Paris, Francfort et Munich, il sera en charge de la relation avec Allianz pour les portefeuilles d’assurances. Il sera rattaché à Christian Finckh, responsable mondial d’Allianz Business Development. Edouard Jozan était, depuis 2014, chief investment manager chez Allianz France à Paris et Global co-lead Alternative Assets chez Allianz. Il supervisait l’allocation des portefeuilles des entités d’Allianz France, et était en charge d’accroître l’allocation d’Allianz dans les investissements alternatifs.
L’avis d’expert de Rupert Welchman, coresponsable des actions européennes à l’Union Bancaire Privée (UBP) et cogérant de la stratégie Positive Impact Equity de l’UBP
... milliards d’euros d’actifs sous gestion : si la fusion de CaixaBank et Bankia, deux banques espagnoles, se concrétise, le groupe financier qui en résultera sera sans conteste le premier d’Espagne. Chacune des deux institutions dispose d’une filiale de gestion d’actifs, respectivement CaixaBank AM et Bankia Fondos, qui totalisent 65 milliards d’encours de fonds. Reste que les négociations viennent de commencer et que la présence de l’Etat espagnol, qui détient 62 % du capital de Bankia, pourrait compliquer la donne. Le ministère de l’Economie souhaite en effet récupérer les 21 milliards d’euros dépensés pour sauver la banque de la faillite en 2012, ce qui pourrait notamment se concrétiser par une part de 14 % au capital de la future entité.
Cocorico. Reclaim Finance, en partenariat avec 25 autres ONG, met en ligne Coal Policy Tool, un outil qui identifie et évalue les politiques des institutions financières pour restreindre ou mettre fin à leurs services financiers au secteur du charbon. L’outil couvre des centaines d’acteurs (banques, assureurs, gestionnaires d’actifs...) issus de 30 pays. Il en ressort que les meilleures politiques se trouvent en Europe et particulièrement en France. A l’inverse, les gestionnaires américains sont parmi les moins performants. BlackRock est la seule société de gestion américaine noté par l’outil à avoir une politique sur le charbon. Cependant, il obtient un score de 0 sur tous les critères, sauf un. La qualité resterait un problème majeur. Seules 16 institutions auraient une politique robuste : Axa, Crédit Agricole/Amundi, le Crédit Mutuel, UniCredit, AG2R La Mondiale, CNP Assurances, La Banque Postale AM, Macif, OFI AM et Scor pour son activité d’investisseur (le réassureur Scor a une politique de sortie du charbon minimale, selon le Reclaim Finance). Mais des progrès restent à faire, même en France. « Vingt-huit institutions financières, dont Carmignac, Covéa et Rothschild & Co n’ont pas de politique soutenant la sortie du charbon, et la majorité n’a pas même exclu certaines des pires entreprises du secteur », selon l’étude.
Extinction. Jenny Johnson, la patronne de Franklin Templeton, ne croit plus aux gérants stars. Elle l’a déclaré fin août dans un entretien à Bloomberg TV. Le gestionnaire d’actifs américain a pourtant largement contribué au concept grâce à Mark Mobius (photo), son gourou des marchés émergents, parti en 2018. « La réalité est que les gérants stars ont toujours été soutenus par une grosse équipe », a souligné Jenny Johnson, mais le marketing à destination des investisseurs particuliers privilégiait le porte-drapeau. Surtout, la présence d’une star « rend les clients nerveux car elle pose un problème de succession ». Entre les divorces houleux, comme celui de Pimco et Bill Gross, et les sorties de route, tel Neil Woodford outre-Manche, voilà déjà quelques années que les grands noms de l’asset management n’ont plus la cote. Les récents revers de H2O et de son fondateur Bruno Crastes (lire page 30) en constituent le dernier exemple en date.
La Commission européenne a ouvert, le 26 juin, une enquête préliminaire sur les règles de Visa sur les digital wallets (portefeuilles numériques), a révélé le réseau de paiements dans une note ajoutée à son dernier rapport trimestriel. «Visa coopère avec la Commission européenne», précise cette note. Cette décision de Bruxelles s’inscrit dans la lignée des critiques sur les commissions prélevées et des inquiétudes sur la protection contre la fraude et le blanchiment d’argent, rapporte le Times. Le quotidien évoque aussi «des inquiétudes chez les régulateurs à propos de certaines start-up technologiques qui pourraient franchir la ligne rouge, par volonté de proposer des paiements très rapides aux clients, rendant difficile pour Visa le contrôle du blanchiment d’argent, selon des sources de l’industrie», poursuit le quotidien.
La fintech boucle une levée de 8,7 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques. De quoi financer son arrivée sur le PER, programmée pour la fin d’année.
Mirabaud Asset Management a recruté Bryony Deuchars pour son équipe actions émergentes. L’intéressée vient d’Aviva Investors où elle était gérante principale de plusieurs stratégies actions émergentes. Auparavant, elle a été analyste chez Schroders et WestAm. Bryony Deuchars sera rattachée à Daniel Tubbs, responsable des actions émergentes mondiales de Mirabaud AM.
La société de gestion norvégienne Odin Fonder a recruté Jan-Ove Sundgren au poste nouvellement créé de commercial senior en Suède. Il sera basé à Stockholm, où la boutique est en train de créer un nouveau pôle de gestion de fonds, selon le site danois AMWatch. Jan-Ove Sundgren a travaillé ces quinze dernières années chez Intervalor, au Nasdaq et à Banco Fonder. Il a récemment occupé le poste de directeur des ventes de Kaväller.
La société de gestion William Blair américaine ouvre un nouveau bureau à Singapour en Asie. Ces locaux seront occupés par Clifford Lau, l’ancien responsable obligataire Asie Pacifique de Columbia Threadneedle Investments qui vient de rejoindre la boutique en tant que gérant de portefeuilles au sein de l’équipe dette émergente. L’intéressé, qui a aussi été responsable du bureau de Singapour de Pramerica Fixed Income, sera accompagné sur place par Johnny Chen, gérant de portefeuilles dette émergente. D’autres professionnels de l’investissement et de la distribution rejoindront plus tard ce nouveau bureau asiatique. L’ouverture du bureau de Singapour s’inscrit dans le cadre du développement international de William Blair, qui s’est traduit dernièrement par le recrutement de l’équipe dette émergente de NN Investment Partners. Cela a conduit au lancement de nouvelles stratégies d’investissement au sein de sa Sicav. La nouvelle implantation permet de renforcer le maillage asiatique et mondial de William Blair. La société originaire de Chicago est déjà présente à Shanghai, mais aussi en Europe, via des bureaux au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Suède et en Suisse, ainsi qu’en Australie.
La Commission européenne a ouvert, le 26 juin, une enquête préliminaire sur les règles de Visa sur les digital wallets (portefeuilles numériques), a révélé le réseau de paiements dans une note ajoutée à son dernier rapport trimestriel. «Visa coopère avec la Commission européenne», précise cette note.
L’opérateur boursier suisse SIX, qui vient de racheter son homologue espagnolBolsas y Mercados Españoles (BME), a décidé d'étendre son programme d’incubation et d’accélération de fintech F10 en Espagne. Madrid et Barcelone ont été choisis pour implanter les quartiers généraux de F10 sur le territoire hispanique tandis que les opérations seront aussi menées à Bilbao et Valence. SIX souhaite ainsi renforcer le secteur espagnol des fintech. F10 propose aux banques et compagnies d’assurance locales de travailler avec des start-up de la fintech, regtech, insurtech and deeptech.Le programme d’incubation en Espagne démarrera en mars 2021.
La société suisse Silex a annoncé l’arrivée d’Antoine Boissay en qualité de directeur associé à Paris. Il est en charge de la distribution auprès des conseillers en gestion de patrimoine et banques privées. Il vient renforcer l’équipe de distribution et de solutions en France, aux côtés de Paul Baignères, Martin Detroyat et Antoine Fontana. «La France est un marché clé pour Silex et nous avons l’ambition d’y devenir un partenaire de référence pour la gestion de patrimoine et l’allocation d’actifs. Antoine nous apporte une expertise rare de la distribution de solutions, combinée à sa connaissance approfondie des problématiques rencontrées par nos partenaires.», déclare dans un communiqué Patrick Paillol, CEO de Silex Finance. Antoine Boissay était jusqu'à présent responsable de la distribution de produits structurés chez Natixis, où il a notamment lancé la marque Agapan Solutions. Auparavant, il a passé huit ans chez Société Générale, comme directeur d’Adequity. Il est diplômé de l’Institut Mines-Télécom Business School et de l’Université d’Evry Val d’Essonne.
La société de gestion Sabadell AM, rachetée cette année par Amundi, a fait part au régulateur espagnol CNMV de l’introduction du mécanisme de swing pricing dans 68 de ses fonds et Sicav. Le swing pricing est une mesure destinée à réajusterla valeur liquidative d’un fondsdans le but deprotéger les porteurs de parts de forts mouvements de souscriptions et rachats. D’autres gestionnaires espagnols,dont Caixabank AM, Bestinver, March AM,Liberbank, ont pris des mesures similaires au cours des derniers mois
Lancé il y a tout juste trois ans, Ring Capital vient de recruter une directrice financière et administrative en la personne de Yasmina Bekkouche. Elle a débuté sa carrière en tant qu’analyste chez P. & Partners auprès d’acteurs du Private Equity puis elle a rejoint Capza fin 2014 en tant que contrôleuse financière puis responsable du middle office de l’expertise Equity. Elle est diplômée en 2012 de l’Ecole de Management Léonard de Vinci à Paris en spécialisation Audit et Corporate Finance. YasminaBekkouche aura la charge de piloter la gestion financière, comptable, fiscale, juridique et administrative de la société de gestion et de ses différents véhicules d’investissement. «Un des enjeux de la fonction est de digitaliser et d’automatiser le reporting et les opérations pour servir le développement de Ring», explique un communiqué. Ring Capital s’est spécialisé dans l’investissement dans des entreprises technologiques et gère un fonds de 165 millions d’euros.
Les firmes de private equity s’apprêtent à avertir le gouvernement britannique que des impôts plus élevés sur les gains élevés de leurs dirigeants pourraient pousser les négociateurs hors du pays. Un document a circulé à la fin du mois dernier, adressé aux membres du British Private Equity & Venture Capital Association, un lobby professionnel, qui soulignait que l’industrie prévoit de faire du lobbying contre les hausses de taxes sur les intéressements.